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Un visiteur
1,5
Publiée le 13 novembre 2014
Une aussi grande déception mérite une première critique. Le film a tout pour plaire, les acteurs ( peut-être le seul point positif) , le contexte ( mafia - Brooklyn) , mais le scénario est beaucoup trop prévisible. C'est mou et sa en devient presque fatiguant. On s'acharne à vouloir être surpris, stupéfait mais rien ne nous tient réellement en haleine et quand bien même notre attention laisse place à l'ennui ; c'est déjà fini.
Polar moite et poisseux enrichi par l'écriture de Dennis Lehane, ancien éducateur social devenu écrivain et à l'origine de grandes réussites à l'écran (Gone Baby Gone, Mystic River) ces dernières années. Créer une atmosphère amène à ressentir des émotions et c'est ce qu'un film peut offrir de plus riche, il faut un sens de la description d'un lieu, d'un décor, des personnages denses et à plusieurs facettes. Ce film avant tout d'atmosphère donc, au rythme lent s'infuse dans l'esprit du spectateur et il ne faudrait pas oublier pour cela la mise en scène inspirée de Michaël R.Roskam, ni la composition brute de Tom Hardy.
A mon sens « quand vient la nuit » (titre français très mauvais) est du déjà-vu. Il a pourtant en apparence tous les facteurs pour se démarquer : casting, scénariste (auteur de Shutter Island entre autres) et aux commandes le réalisateur de « Bullhead ». On se retrouve avec un polar « banal » sans grand intérêt dans son genre, manquant de rythme et de peps. Ce film aurait pu prendre des allures de grand film de malfrat à la Scorsese, sans jamais le copier. Mais l’intrigue du film ne laisse pas place à la rue, plutôt aux lieux fermés comme le bar ou le domicile du héros. Héros campé très justement par Tom Hardy qui est la seul force –mais alors petite- du film. Matthias Schoenaerts n’est pas très convaincant dans son rôle de pseudo malfrat. La mise en scène n’est même pas stylisée, on ne voit rien du Bronx et aucune empathie ne réside chez les personnages. Ce qui est bien fait narrativement c’est de toujours rester dans le présent et de ne pas montrer, pour faciliter le spectateur, le passé. Le passé de Hardy est suggéré et donnera place à une scène assez sympa vers la fin. Apres le film n’a rien à donner et ne se démarque pas de ses concurrents. Grosse déception donc pour ce film qui avait tous pour se démarquer de ses concurrents, mais finalement il finira à la même place : créneau du film du samedi soir. Dommage !
Critique de ?#?QuandVientLaNuit? alias ?#?TheDrop?. Ce film n'est pas sans rappeler l'excellent ?#?Drive? avec Tom Hardy qui nous livre la meilleure interprétation de sa carrière. Son tandem avec le regretté James Gandolfini est impeccable. Si vous voulez être convaincu je vous invite à lire cette critique mais surtout à regarder la vidéo en fin d'article.
Magnifique film noir à la fois déroutant et fascinant; déroutant comme son personnage principal qui ne cesse de s'affirmer en filigrane jusqu'à se révéler dans une grande violence et fascinant par cette incroyable tension dramatique maintenue de bout en bout par un recit tout en éllipse. Sa remarquable mise en scène le place au niveau du meilleur James Gray : The Yards !
Quand vient la nuit ne s’autorise rien d’inutile, pétri de miséricorde pour ses prisonniers de la fatalité, distillant la tension au fur et à mesure que les pièces se mettent en place comme on le devine, presque comme on l’espère, mais qui au final parvient quand même à nous bousculer. C’est un de ces films qui ne vieillissent pas, conservent leur venin, et que l’on cite en référence pour trouver de la substance à ceux qui se contentent de répéter et de copier. Pour Michael R. Roskam, c’est une consécration. Quels que soient le domaine et le décor, aussi prestigieux que soit son casting, ce réalisateur-là n’a pas fini de nous emporter.
Bon film, ni plus, ni moins. Pas parfait, ni pleinement original, mais on passe un bon moment, bien joué, bien filmé. A voir ....... enfin, quand je vois 2 salles seulement sur tout le Nord Pas-de-calais, comment voulez-vous que ça marche ?????
Habitué à nous plonger dans des univers sombres et mélancoliques, Dennis Lehane écrit ici son premier scénario de long-métrage et nous raconte l'histoire de Bob, un barman assez solitaire de Brooklyn qui tient avec son cousin un bar qui sert parfois de dépôt d'argent aux gangsters du coin. Lorsque le bar se fait braquer et que Bob trouve un chiot abandonné dans une poubelle qu'il recueille, les ennuis ne vont pas tarder à pointer le bout de leur nez. Avec "Quand vient la nuit", Lehane vient lorgner du côté du film noir où les personnages sont hantés par leur passé et par le fait qu'ils sont devenus des gens qu'ils n'avaient pas forcément voulu être comme en témoigne le personnage de cousin Marv (interprété par l'excellent James Gandolfini dans son tout dernier rôle) qui pense encore aux années où il était respecté et craint. Pas spectaculaire pour un sou, le film amène progressivement sa tension dans son univers où les gens semblent avoir renoncé depuis longtemps à l'espoir mais où un chiot et une femme peuvent changer la donne. Réalisé avec soin par Michael R. Roskam (le réalisateur de "Bullhead"), "Quand vient la nuit" a tout d'un grand polar et bénéficie de l'impeccable prestation de ses acteurs, Tom Hardy en tête.
Tom Hardy excellent porte tout le film. Le regard, la démarche, la voix, tout est intriguant chez lui, on en veut toujours plus! C'est un barman mystérieux qui encore une fois a su jongler à la perfection avec son accent anglais et l'accent américain du personnage. C'est un acteur admirable qui avait sû nous transmettre ses émotions dans Locke alors qu'il était le seul acteur du film! Il est magnifique! Et n'oublions pas que c'est notre dernière entrevue avec James Gandolfini. À voir en VO uniquement!
(...) Quand Vient La Nuit met en scène un anti-héros, probablement taillé dans le moule duquel est sorti celui de Drive, de Nicholas Winding-Refn (2011), dont l’apparente léthargie séduit instantanément. Michael R. Roskam soigne l’ensemble avec une mise en scène calibrée, illustrant une ville torturée et glacée à travers des plans resserrés pour mieux souligner le piège sans fond dans lequel évolue ses personnages. Cependant, le film manque parfois de dynamisme car même si la chute est maîtrisée, certaines longueurs se font ressentir et les cinéphiles avertis ne manqueront pas les quelques failles du scénario qui rendent la conclusion légèrement prévisible. Malgré tout, le charme opère grâce à un quatuor d’acteurs confirmés (Gandolfini, Hardy, Schoenaerts… et le chien ?) englués dans une ville sordide et sans pitié. Violence, vengeance, charcuterie en tout genre… Quand Vient La Nuit est une virée haletante dont on ressort forcément corrompu et conquis. (...
... Vient le sommeil ! Le réalisateur Michael R. Roskam arrive à créer une bonne ambiance froide et met en scène un casting formidable, mais c'est d'une longueur et d'une lenteur intenable. Au final avec le film Quand vient la nuit... vient le sommeil ! Pour en savoir plus, lisez notre critique complète NoPopCorn !
Un grand thriller dans la suite du chef d'oeuvre que sont Les Affranchis de Scorsese. Le seul défaut léger est de coller un tout petit trop au niveau du décor, des costumes, des accessoires à un réalisme éculé et vu cent fois depuis - celui de Brooklyn, du New Jersey, de Queens et du Bronx - à la limite de l'hyper réalisme. Mais en dehors de cette paresse, le reste est magnifique. Le script qui est à la limite de l'anti-dostoievskien , sans rédemption, plus proche en ce sens de J Conrad ou de V Nabokov avec une dramaturgie très apurée proche de la dramaturgie grecque mais qui ne sacrifie au plaisir du texte, au plaisir de la construction par empilements décalés. Les acteurs sont magnifique - et surtout le rôle principal - Tom Hardy - un acteur génial - dans le non-dit, réellement exceptionnel . Il construit un personnage d'une manière incroyablement subtile - par touches presqu'imperceptible mais d'une efficacité époustouflante - cela s .. son jeu est soutenu par une misce en scéne rigoureuse de simplicité.
C'est vraiment un bon film du genre même si ça reste assez classique dans le traitement. A aucun moment on s'embête et le rythme et la mise en scène sont bien réglés. C'est pas forcément le genre de films qui va me marquer mais ça restera quand même un bon souvenir. Clairement mieux que "bon sans plus". Du solide, et c'est une valeur sûre si on veut regarder un film du genre sans trop prendre de risques. C'est jusque que ça ne soulève pas des montagnes non plus.