Un film que j'attendais comme un fou depuis la première annonce qui en a été faite avec ce premier titre alléchant qui devait être "Animal Rescue". J'attendais The Drop car, d'une part, le scénario m'intriguait, et, secondement, j'ai été bluffé par Bullhead, premier film de Mickael R. Roskam. Le casting enfin s'annonçait plus que bon. La production démarrait sous les meilleures hospices ! Deux ans plus tard, que peut-on dire devant l'oeuvre finie ? Et bien que c'est une semi déception. Une déception dans le sens où j'en attendais plus, beaucoup plus. D'une part à cause du scénario qui me laissait présager un film sombre, haletant, impressionnant, et tous les superlatifs que l'on peut trouver. Et d'une autre part parce que le film opère une montée en tension incessante tout le long du film qui est résolue de manière bien trop peu forte par rapport à ce que tout le reste du film promettait. La réalisation est excellente, les acteurs sont parfaits, même plus que parfaits, la photo est magnifique, l'ambiance est prenante, mais j'en suis sorti avec un goût d'inachevé, de facilité dans la résolution de son intrigue. Je m'attendais à quelque chose de plus fort, de plus intense, de plus riche et complexe, comme l'était Bullhead par exemple. Ici, on se retrouve finalement devant une oeuvre extrêmement belle à l'extérieur mais bridée à l'intérieur. Bridé, c'est le mot, j'ai l'impression que le film ne dévoile qu'à moitié son potentiel hors norme et je ne peux m'empêcher de le regretter. Néanmoins, ça reste un bon film, je n'ai pas vu les 1h45 passer, j'en voulais plus. Sauf que dans ce cas là, c'est pas forcément au bénéfice du film...
En espérant que Roskam revienne aux bases pour sa troisième réalisation et nous propose une expérience aussi forte que Bullhead avec toutes les qualités qu'à The Drop (Quand vient la nuit) !