3400 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
285 critiques spectateurs
5
16 critiques
4
98 critiques
3
92 critiques
2
42 critiques
1
20 critiques
0
17 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
joelle g
102 abonnés
945 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 17 avril 2014
Je n'ai pas du tout accroché à ce film , je n'ai pas aimé l'ambiance et finalement je n'ai pas du tout trouvé du génie dans la réalisation que tout le monde glorifie . Glauque c'est vrai mais ennuyeux au final . Des dialogues minimalistes . De bons acteurs néanmoins . Je suis déçue .
Dès son premier film, bien que par bien des côtés irritants, on savait qu'on tenait en Xavier Dolan un phénomène et que ce serait une aventure palpitante que de suivre sa carrière, fût-elle en zigzags. Dans un sens, Tom à la ferme est sa première oeuvre adulte, débarrassée en tous cas de pas mal de coquetteries de mise en scène qui bridaient souvent l'enthousiasme. Dolan est incroyablement doué et il le prouve dans ce quatrième opus aux confins du sordide, duel en huis-clos avec un garçon décédé au milieu qui conditionne les relations troubles et troublantes entre un frère et un amant. Sans effets de manches, cette-fois ci, Dolan parvient à rendre une atmosphère magnétique et malsaine à la fois, avec des dialogues secs, une agressivité quasi permanente, des bulles d'humour et une interprétation excellente pour les trois rôles principaux. Et ce, dans un film qui est loin d'atteindre à la perfection. Ce cinéaste là est un phénomène et il n'a pas fini de le montrer (dès Cannes, cette année ?).
Après j'ai tué ma mère, les amours imaginaires et Laurence Anyways, j'attendais avec impatience ce Tom à la ferme. Dès les premières minutes du film j'ai été conquis. Xavier Dolan a su mettre en place une tension quasi sexuelle entre les deux personnages principaux. Une tension gênante, inquiétante, et qui tient en haleine jusqu'à la scène finale qui est magistrale. L'esthétique est également très travaillée (comme toujours chez Dolan). Un CHEF D'OEUVRE!
On s'est presque ennuyés. Pas vraiment d'intrigue dans ce film tendance masochiste ou l'on navigue entre la mère folle, le fils refoulé et le gendre maso. Peu crédible et sans surprise.
Alors ... Comment dire... C'est un thriller paysan, sadisme et masochisme s'y mêlent avec une pointe d'humour incorporé dans pas mal d'horreur, quand même, sur fond de temps pourri (cris de corbeaux dans les champs de mais en octobre un jour d'enterrement). Ça sent le fumier dans la stabulation (pour les connaisseurs qui se reconnaîtrons sans peine) et c'est joué par deux hommes très beaux et très jeunes et ... Christine Lagarde (je me demandais bien où elle était passée celle là: magnifique et admirable reconversion)... Alors tenté ???
Christine Lagarde est merveilleuse en paysanne endeuillée. P.-Y. Cardinal est beau. Evelyne Brochu est bonne. Xavier Dolan revêt un poulpe blond sur le crâne. Amateurs de cinéma, oubliez.
Bien qu'étant un bon exercice de style, ce Tom à la ferme ne mérite cependant pas la pluie d'éloges dont il a fait l'objet, certains même n'hésitant pas à le comparer à du Hitchcock. Loin, bien loin de ses trois quasi-chefs-d'oeuvre précédents, Xavier Dolan semble s'être offert une petite récréation sous la forme d'un film de genre, lui-même ayant déclaré dans une interview l'avoir réalisé très rapidement. L'ensemble est bancal, offrant pas mal de surplace mais aussi quelques moments intenses, en particulier lorsqu'il s'agit de traiter de l'ambiguïté qui règne entre Tom et le frère de son défunt amant. Mais le souci majeur est que, malgré les thèmes traités, aucune réelle émotion ne semble affleurer à la surface du film, tant Dolan paraît avoir voulu maîtriser absolument tout, de manière froide et scolaire (malgré le fait qu'il n'y ait presque plus rien ici des éclats esthétiques auxquels il nous avait habitués). Sans compter que le moment paroxystique tant attendu de ce prétendu thriller n'arrive en fin de compte jamais. Finalement, on peut se dire que, venant du petit génie québécois du 7ème Art, ce film est décevant, mais aurait pu paraître bien plus accompli s'il avait émané d'un réalisateur un peu plus lambda...
Est ce qu'il suffit de se prétendre un grand réalisateur pour faire des grands films. Ce film est la preuve du contraire. Scénario mauvais, situations invraisemblables, mise en scène ridicule.
Sous forme d'un conte (l'ogre qui emprisonne le Petit Poucet), Xavier Dolan signe une métaphore sur la passion amoureuse. Tom est sous l'emprise d'un bourreau et n'arrive pas à s'en détacher. Les personnages sont dessinés de façon très grossière, comme dans tous les contes, ce qui dessert la subtilité du propos. La mise en scène de ce jeune prodige reste virtuose.
Xavier Dolan, avec cet exercice de style, signe son film le plus excitant depuis "J'ai tué ma mère", renouant avec cette énergie de sale gosse incroyablement doué.
Quatrième long-métrage du prodige québécois et encore une réussite. Dolan parvient à mélanger le thriller avec le drame familial, dénoncer l'homophobie et provoquer avec une relation sadomasochiste mise crûment en scène. Le tout est merveilleusement servi par une réalisation sans faille et la musique envoûtante de Gabriel Yared. On pardonnera à Dolan quelques longueurs mais le félicitera pour l'impressionnante prestation de ses interprètes, Pierre-Yves Cardinal, grande révélation en tête. Enfin, on notera que "Tom à la ferme" est le genre de films à revoir impérativement afin d'en saisir toutes les subtilités.
Peut-on réaliser un film symphonique sur le désir et le deuil avec 4 personnages dans un décor boueux et froid avec un budget limité ? Oui on le peut lorsque le réalisateur est Xavier Dolan. Des scènes de corps à corps terrifiantes et érotiques qui donnent sérieusement envie… de se mettre au tango ! Film vu à l'UGC Ciné Cité des Halles le vendredi 18 avril 2014 séance de 20h35
Film mode, que la lecture des critiques faisait espérer bien meilleur qu'il n'est. Histoire assez incohérente, dont le point de départ déjà passe mal: Tom va à l'enterrement de son ami-amant-compagnon (?) mort où, comment , et se retrouve dans un bled complètement paumé, avec la mère déphasée du copain, et le frère, brute absolue, tordue et homophobe. Tom a sur la tête un genre de ramasse poussière ("tête de loup"?) jaunasse et crade qui a tout l'air d'une perruque. Il travaille dans la pub (pas pour les soins capillaires) et prend plaisir (?) à se faire taper dessus par le délicieux frérot. La musique insiste lourdement sur l'angoisse qu'on doit ressentir, et, et, on s'en fout! Heureusement le film s'arrête quand on n'en avait vraiment assez de tout cela, des citations, du héros inexistant, des vaches, des hangars et des vues de routes et champs depuis un hélico.