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gjolivier1982
70 abonnés
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3,0
Publiée le 1 mai 2014
Voici un objet très étonnant que ce Tom à la ferme. Nul doute que le réalisateur est très talentueux car il est capable d'insuffler une tension dramatique hallucinante avec peu. La musique est également très réussie. Dommage que la fin soit très franchement ratée. Spoilers on ne comprend pas pourquoi Tom ne rentre pas dans le bus surtout pour partir le lendemain matin. Spoilers Mis à part ces quelques réserves, on suit avec intérêt les péripéties de Tom jusqu'à la fin...décevante au possible.
Le dernier film de Xavier Dolan est encore un film qui dérange. Il se passe dans un milieu rural fermé et avec des personnages proche de la folie. Un jeu d'attirance et de rejet presque sado maso va se mettre en place... Avec une atmosphère et une bande son proche de celles d'Hitchcock qui nous met en attente de quelque chose qui finalement se termine de manière frustrante.
Un film bien différent des deux premier films de Dolan que j'avais adorés qui explore un peu plus que dans le troisième (Laurence anyways) la violence des rapports humains. A ce titre, le film est une vraie réussite. Le spectateur est plongé dans un huis clos inquiétant, oppressant et fascinant sans imaginer l'issue.
Très bon film. L'accent canadien passe bien pour une fois;-). Beauté de Tom. Belle transposition de l'émotion. La violence est belle. Excusez la. Mais pas trop quand même.
Après un "Laurence Anyways" au sommet, ce "Tom à la ferme" nous fait un peu redescendre. On retrouve évidemment la patte de Dolan (que j'admire beaucoup) mais malheureusement pas tout le temps débarrassée de ses quelques défauts...
« Tom à la ferme » : derrière cet excellent titre, si anodin et presque enfantin, se cache un noir thriller hitchockien, à la fois drôle et dur, qui séduit par ses audaces visuelles. Le très prolifique Xavier Dolan ne manque pas d’idées ! Son film comporte beaucoup de ruptures de ton, de dissonances, qui passent par exemple par des ellipses si foudroyantes qu’elles provoquent le rire, ou encore par la géniale musique de Gabriel Yared qui surgit inopinément et fait naître l’angoisse en quelques secondes. Il manque juste un peu de mystère dans cette histoire – on est légèrement déçu à la fin de constater que le scénario est moins étrange que la manière dont il a été porté à l’écran…
Etrange relation sur le mode attraction-répulsion, dominé-dominant, entre Tom le citadin et Francis le fermier. Xavier Dolan filme surtout un thriller intime en en huis-clos, et montre la bétise qui peut s'emparer de l'humain quand celui-ci se sent maitre d'un lieu (ici la ferme). si son film n'évite pas des incohérences dans les relations entre les personnages mais après tout, la logique ne fait pas toujours partie de l'être humain, Dolan est une grand cinéaste capable d'installer des personnages en quelques instants. Certaines scènes sont d'une drolerie folle, il y a de la tendresse quelques instants mais Dolan pointe l'homophobie avec force, volonté et idées.
Certes utilisant certains codes du film d'horreur citadin versus redneck, "Tom à la ferme" n'en est clairement pas un ! Un thriller psychologique à la rigueur traité plus comme un drame social voire sociétal qu'un divertissement. Mieux vaut y aller en connaissance de cause plutôt que de s'attendre à une course poursuite à la tronçonneuse dans les champs de maïs! Le film est plutôt bien fait, prenant parfois le spectateur à contrepied dans la tension psychologique présente tout au long du film. Une réalisation talentueuse qui ne cesse d'être confirmée film après film.
Moins prétentieux que Laurence Anyways, ce film sur une relation trouble pourrait s'avérer banal. C'était sans compter sur la réalisation virtuose de Xavier Dolan et l'interprétation des comédiens, tous excellents.
Un film franchement déroutant, et très malsain dans sa mise en scène et son atmosphère. Dans cette histoire qui joue, là-encore, sur les non-dits concernant la mort d'un jeune homme de 25 ans, Xavier Dolan livre une sorte de thriller glaçant, en essayant de casser les codes du genre. Tourné dans le Québec profond, cette sombre histoire entre un frère, une mère, un fils gay dont il faut taire la vie dissolue et l'amant qui se pointe pour les funérailles de son copain, on se perd dans ce dédale d'intrigues. L'ensemble est quand même cinématographiquement bien fait, mais l'ambiance générale m'a glacée et ne m'a pas permis de rentrer dans le film. Comme toujours avec Dolan, il faut comprendre le contraire de ce qu'il veut montrer, et le rôle du grand frère psychopathe accentue cette sensation de malaise
Après j'ai tué ma mère, les amours imaginaires et Laurence Anyways, j'attendais avec impatience ce Tom à la ferme. Dès les premières minutes du film j'ai été conquis. Xavier Dolan a su mettre en place une tension quasi sexuelle entre les deux personnages principaux. Une tension gênante, inquiétante, et qui tient en haleine jusqu'à la scène finale qui est magistrale. L'esthétique est également très travaillée (comme toujours chez Dolan). Un CHEF D'OEUVRE!
Xavier Dolan crée dans "Tom à la ferme" une ambiance terriblement oppressante grâce à une photographie sublime – la façon dont le crépuscule est filmé est magnifique – qui met en valeur les couleurs froides, d'où une noirceur omniprésente. L'isolement de Tom est aussi souligné par cette atmosphère ainsi que par l'austérité des paysages. Les premiers plans, montrant son trajet en voiture jusqu'à la ferme, font penser à "Shining" et sont porteurs de la même dose d'étrangeté angoissante. Le jeu de Dolan, entre timidité, rébellion et folie douce, apporte beaucoup d'ambiguïté, mais aussi de l'humour et bien sûr de la peur. On ne parvient jamais réellement à cerner les personnages mais ils exercent une fascination constante. Souvent dans l'ombre ou filmés en gros plans, ils sont autant des étrangers que des êtres familiers ; on partage en tout cas leurs émotions avec la même intensité qu'eux. Malgré le côté thriller, qui est souvent l'occasion d'effets grandiloquents, il y a ici beaucoup de subtilité : entre attirance et répulsion, la relation entre Tom et Francis est passionnante et étonnante. Francis, notamment, rappelle ce qu'est un méchant idéal de film : plutôt qu'un Dark Vador qui fascinerait mais pour lequel on n'éprouverait jamais de haine, il s'agirait selon moi plutôt d'un homme a priori banal mais qui inspirerait finalement du dégoût par ses actes, et ce tout en autorisant une part d'empathie pour le spectateur. Dans "Tom à la ferme", ce qui crée l'effroi, c'est cette étrangeté qui surgit sans prévenir dans un cadre banal, pétri de normalité, ce sont des champs de maïs qui se transforment en poignards meurtriers. En ce sens, il est le descendant direct de "Harry, un ami qui vous veut du bien".