Les Hauts de Hurlevent
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soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 janvier 2025
« Les Hauts de Hurlevent » réalisé par William Wyler en 1939 reste encore aujourd’hui la plus célèbre adaptation de l’œuvre d’Emily Brontë dont il faut bien avouer qu’elle n'a pas suscité les vocations à Hollywood au contraire par exemple des « Quatre filles du docteur March » de Louise May Alcott qui depuis 1918 a bénéficié de cinq adaptations (1933, 1949, 1994, 2018 et 2019) alors que derrière le film de William Wyler rien n’a émergé des studios de la Mecque du cinéma. S’il n’est pas encore oscarisé (Wyler avec trois Oscars et 9 nominations est le champion dans la catégorie qui lui est propre), le réalisateur a déjà une très solide carrière derrière lui avec 25 films achevés depuis 1926. Sous contrat avec la MGM qui est avec la Paramount le studio spécialisé dans les productions glamour de prestige le plus souvent inspirées du patrimoine de la littérature mondiale, Wyler se voit proposé par Samuel Goldwyn la transposition à l’écran de ce célèbre roman, joyau de la littérature anglaise. Le rôle de Cathy Earnshaw est dévolu à Merle Oberon débarquée quatre ans plus tôt de Londres où elle a été remarquée pour sa prestation dans le rôle d’Anne Boleyn au côté de Charles Laughton dans « Les vies privées d’Henry VIII » d’Alexander Korda. Samuel Goldwyn veut en faire sa nouvelle star, Greta Garbo donnant des signes de lassitude qui conduiront à l’arrêt définitif de sa carrière peu après « Ninotchka » d’Ernst Lubitsch. Ayant déjà travaillé sous la direction de William Wyler dans « L’ange des ténèbres » qui lui a valu sa seule nomination pour un Oscar, Merle Oberon est supposée s’accomplir pleinement dans ce drame larmoyant. Après que Ronald Colman, Douglas Fairbanks Jr. et Robert Newton aient été envisagés pour le rôle de Heathcliff, c’est Laurence Olivier qui décroche le rôle. Écrit par Ben Hecht et Charles MacArthur, deux écrivains et scénaristes réputés, le scénario fait l’impasse sur le deuxième tome du livre qui en réalité suit les drames amoureux sur deux générations des familles Earnshaw et Linton. Pour la cause, plusieurs personnages seront supprimés et l’intrigue déportée sur la seconde moitié du XIXème siècle. Dans la campagne anglaise du Yorkshire, Mr Earnshaw propriétaire du manoir des Hauts du Hurlevent ramène d’un voyage à Liverpool, Hearthcliff un enfant abandonné qu’il décide d’élever aux côtés de sa progéniture (Hindley et Catherine) afin de lui inculquer le sens du partage et la prise de conscience des devoirs humanistes imposés par sa position sociale. spoiler: Heathcliff d’une nature sauvage, après une difficile adaptation se lie d’amitié avec Catherine alors que ses rapports avec Hindley sont empreints de jalousie et de rivalité. A la mort de Mr. Earnshaw, Heathcliff est immédiatement relégué aux écuries par Hindley (Hugh Williams). Dans le même temps l’amitié entre Catherine et Heathcliff se transforme en un amour passionnel nourri d’un romantisme exalté consécutif à la situation conflictuelle qui règne au sein de la demeure. La jeune femme est bientôt tiraillée entre son amour et sa condition sociale. Son goût du luxe et de la sécurité matérielle lui commande de choisir le riche voisin (David Niven) issu d’une haute lignée qui veut en faire son épouse
. L’intrigue qui joue sur les passions contrariées s’enroule essentiellement autour de l’irréfragable frontière qui sépare depuis toujours les classes sociales entre elles. Le roman comme le film font leur miel des valses-hésitations de Catherine qui n’arrivera jamais réellement à décider où son destin doit la conduire. Merle Oberon incarne à merveille cette jeune femme se consumant face à un choix douloureux entre passion et raison. Tour-à-tour amoureuse éperdue puis soudainement hautaine et lointaine, l’actrice est ici à son meilleur. La partition de Laurence Olivier plus lisible et linéaire en fait un Heathcliff parfaitement cohérent et obstiné. L’acteur venant du théâtre shakespearien sera régulièrement en conflit avec Wyler qui l’oblige à de nombreuses prises (on parle d’un record de 72 prises pour une seule scène) afin de lui faire acquérir le ton approprié au langage cinématographique. L’acteur dans sa biographie rendra hommage au grand réalisateur d’origine française qui lui aura permis de finaliser la transition de son jeu vers plus de subtilité. Un William Wyler en accord complet avec son chef opérateur Gregg Toland (oscarisé pour le film) pour parvenir à donner l’apparence des paysages brumeux de l’Angleterre du Nord à des décors naturels situés dans la banlieue de Los Angeles. Le film auquel il est difficile de trouver des défauts patents est resté dans les mémoires et dans le patrimoine du cinéma mondial, fidèle témoin d’une époque où les sentiments devaient s’effacer devant les convenances bourgeoises et surtout rester confinés entre gens évoluant dans le même biotope. Autre époque autres mœurs ! Mais les choses ont-elles si profondément changé ?
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2024
le charme opère sur ce film désuet grâce au scénario et aux acteurs. une tragédie qui en dit long sur l'amour au delà de la vie. aimer à jamais, même après la mort.
obligeance française
obligeance française

6 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 octobre 2023
Malgré son atmosphère particulière qui flirte avec le fantastique, des acteurs convaincants et un noir et blanc élégant, ce film est inégal et souffre de longueurs. Le côté mélodramatique est aussi un peu trop appuyé pour s'attacher sincèrement aux personnages.
ManoCornuta

358 abonnés 3 067 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 octobre 2023
C'est avec une manière très théâtrale, pour ne pas dire shakespearienne, que William Wyler s'attaque à l'un des monuments de la littérature du XIXe siècle. N'ayant pas lu ce classique mais avec quelques renseignements pris, cette adaptation parcellaire (la moitié de l’œuvre en fait) accuse quand même le poids des ans, dans des procédés de mise en scène qui sentent le cinéma d'avant-guerre et une certaine exagération des gestes et des répliques. Un petit défaut de modernité, compensé par des interprètes somme toute impressionnants et une maîtrise globale des rebondissements.
LE PASSIONNÉ
LE PASSIONNÉ

30 abonnés 242 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 octobre 2023
Cinéphile, J'ai essayé de regarder mais ls dialogues sont tellement inaudibles que c'était un calvaire pour essayer de comprendre et suivre. C'est bien dommage que l'image est de bonne qualité mais que la bande sonore soit immonde. Les anciennes œuvres me rebutent toutes à cause de cela. Les voix féminines sont toujours trop criardes et l'élocution beaucoup trop rapide qu'il en est impossible de comprendre.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 405 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 octobre 2022
Adaptation du roman célèbre d'Émily Bronte, c'est un des fleurons de la filmographie de Merle Oberon, épouse à la ville d'Alexandre Korda producteur et aussi réalisateur anglais le plus important de l'époque.

Wyler poursuit avec ce film, un des fils rouge de sa filmographie, celui de la femme vénéneuse, névrosée que ses atermoiements et ses incohérences conduisent à éloigner de l'amour qu'elle cherche au fond d'elle-même.

Si au plan esthétique, le film est une réussite portée par un casting dont les premiers rôles sont tous tenus par des Britanniques, ( laurence Olivier, David Niven et Geraldine Fitzgerald) le romantisme exacerbé de l'intrigue m'a empêché d'y adhérer totalement.

Wyler est un cinéaste beaucoup plus admiré outre Atlantique que dans l'hexagone ou il fut peu défendu comme auteur à part entière de la période de l'âge d'or hollywoodien. Selon moi largement à tort.

Pour la petite histoire Merle Oberon cacha pendant de nombreuses années ses origines sri lankaise par sa mère, par crainte d'être discriminée. Un accident de voiture survenu avant le tournage du film, dont elle garda des séquelles au visage ( cachées par le maquillage) altèrerent la suite de sa carrière.
Alexander The Great
Alexander The Great

9 abonnés 14 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 octobre 2022
Chef-d'oeuvre ! On est ici dans ce qu'est l'excellence dans l'interprétation des acteurs. Laurence Olivier montre tous ses talents et, preuve s'il en faut, qu'il fait partie des tout grands de cet art.
Damien S
Damien S

37 abonnés 480 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 février 2022
Malgré les différentes ré adaptations et même à la lecture de l'oeuvre prodigieuse d'Emily Bronte, Heathcliff restera à tout jamais Laurence Olivier et Catherine, Merle Oberon, tant cette adaptation est magnifique. Un des plus beaux films des grandes heures d'Hollywood.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 826 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 novembre 2021
S'attardant sur l'hésitation tragique de Catherine entre son amour fusionnel avec Heathcliff et ses aspirations mondaines alors atteignables par le mariage seul, l'intrigue incarne le romantisme absolu d'une certaine catégorie de films hollywoodiens, très classiques dans leur mise en scène et assez emphatiques tant dans leur bande sonore que dans la direction d'acteurs, où le charisme de Laurence Olivier s'habille d'une douloureuse froideur. L'adaptation attendue d'un roman emblématique.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 727 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 décembre 2020
Il y a ce côté possession et envoûtement chez Catherine.
Elle dit qu’elle EST Heathcliff.
Et le film avec ses aspects précieux sur l’amour aborde tout au long du film cette thématique qui fait la force du film: le froid sur le cœur qui l’empêche de s’épanouir et cet amour quelque peu malsain qui la ronge toujours en pensée emprisonnée dans son âme.
Bunuel avait tout misé sur cet aspect.
Wyler le distille avec davantage de retenue.
sebastien r
sebastien r

5 abonnés 24 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 novembre 2021
Ce film c'est un chef-d'œuvre. La meilleur adaptation à l'écran et de loin...
C'est un film très bien mise en scène, touchant... Sir Lawrence Olivier touche à la perfection au sublime... La fin très touchante.. Un film à voir.
DaftCold
DaftCold

26 abonnés 213 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 janvier 2020
Comme beaucoup de film auquels je met cette note : le film ne m'a pas passionné... Mais je dois reconnaitre qu'il est bien réalisé. Malgré mon ennui, je me suis quand même attaché au personnage. La narration est lente, surtout quand on pense qu'Ellen est entrain de tout raconter à ce pauvre monsieur qui voulait juste un résumé rapide (mais c'est un détail)... La plus grande qualité de ce film, ce sont les acteurs qui ont un jeu plus que convaincant.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 18 août 2019
Je m’attendais à un film gothique, mais à part quelques éléments superficiels, c’est plutôt une tragédie amoureuse assez traditionnelle. Même si le film est beaucoup moins fort, j’ai retrouvé quelques qualités de Wyler que j’avais remarquées dans L’Héritière: l’efficacité de ses mouvements de caméra, la modernité du rythme, le choix d’un récit au long cours avec des ellipses juste où il faut, des personnages féminins complexes... ce n’est pas un chef-d’œuvre inoubliable mais plutôt une bonne surprise pour moi.
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 030 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 janvier 2016
Un grand classique de la romance, ce film tiré du roman d' Emily Brontë étonne surtout par la qualité de sa mise en scène qui date pourtant de 1939.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 novembre 2015
un film mythique de l age d or du cinema. A voir absolument ! !! Laurence Oliver était réellement un superbe acteur et très bien accompagné.
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