De toutes nos forces
Note moyenne
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411 critiques spectateurs

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88 critiques
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27 critiques
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3 critiques
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 avril 2020
Ce film est un chef d'oeuvre d'émotion. Les acteurs sont tous parfaits. La relation père-fils compliquée au départ se charge en sentiments au fur et à mesure de l'avancée de l'histoire. Le tout sublimé par les magnifiques décors naturels de la région du Beaufortain en Savoie, de Thones et de la Clusaz en Haute-Savoie et de la région de Nice.
Pierre Augustin
Pierre Augustin

23 abonnés 202 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 mars 2020
Super film émouvant, aurait surement mérite d'être encore + poignant, incroyable comment Le sport peut amener à se dépasser
perle de rosée
perle de rosée

104 abonnés 322 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 août 2020
Ce film est très poignant, bouleversant. Les acteurs jouent très bien. Le jeune adolescent est vraiment très convainquant. Jacques Gamblin est comme d'habitude excellent. Alexandra Lamy a un rôle attachant également. On passe du rire aux larmes. C'est un film très réussi.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2020
Un très bon film sur l'handicap avec Alexandre Lamy et Jacques Gamblin . Une très bonne comédie dramatique.
Alexis D.
Alexis D.

122 abonnés 877 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juillet 2019
Un très bon film français poétique, simple, profond, bien abordé et très touchant. "De toutes nos forces" nous raconte la belle histoire d'un jeune handicapé. Résolument optimiste, bourré d'énergie positive, le nouveau film de Nils Tavernier est servi par les excellentes interprétations de Jacques Gamblin, Alexandra Lamy et Fabien Héraud. Comment s'imaginer des rêves d'adolescent lorsque l'on vit toute la journée dans un fauteuil roulant ? Comment se faire accepter par les siens lorsque l'on est atteint d'une grave infirmité motrice cérébrale ? A la veille de ses dix-huit ans, Julien (Fabien Héraud) décide de ne plus être un handicapé parmi d'autres. Il le voit bien, son père (Jacques Gamblin), au chômage après avoir été un réparateur de haute volée des téléphériques de la planète entière, ne cesse de s'éloigner, au point d'être incapable de lui adresser la parole. Certes sa mère, une charmante coiffeuse (Alexandra Lamy), est là, omniprésente, aimante, mais cela ne suffit pas. Vis-à-vis de son père, Julien est une véritable éponge. A le voir inquiet, il s'inquiète au centuple. Un couple qui se délite à vitesse accélérée, un fils ostracisé par son père : pour éviter ce qui ressemble de plus en plus à une désespérante glissade vers une sorte de non-vie refermée sur elle-même, Julien va proposer à son père l'impensable : participer avec lui à l'Ironman de Nice, un triathlon, l'une des épreuves sportives les plus difficiles au monde. Bourru, à la dérive, un rien méprisant pour son fils, Paul commencera par refuser sur le thème un rien primaire de "mais tu t'es bien regardé ?". Et puis il finira par craquer au point de s'infliger, avec son fils, un entraînement de commando marine. C'est cela qui est bien avec le cinéma : on peut tout se permettre. Y compris raconter de belles histoires, poignantes, positives, chaleureuses. Documentariste de formation, Nils Tavernier nous avait gratifié de quelques fleurons du genre avec "Tout près des étoiles" (sur les danseurs de l’Opéra de Paris), "L’Odyssée de la vie" et plus récemment "Que reste-t-il de nos erreurs ?" qui prenait à bras le corps la question de l’erreur médicale. Engagé, il l’est, incontestablement. Et pourtant, "De toutes nos forces" n’apparaît pas le moins du monde comme un film à thèse sur l’insertion des handicapés. Par l’intermédiaire du sport et du goût de l’effort, le film privilégie une approche moins frontale, plus grand public, sans pour autant éluder la réalité du handicap. Si "De toutes nos forces" fait indiscutablement du bien au spectateur, c’est avant tout parce que l’histoire dépasse le cadre de la déficience et prend une valeur quasi universelle. Avec une construction en diptyque (l’avant-course et le moment de vérité), Nils Tavernier fait le choix de ne pas montrer l’après, laissant en suspens un instant de gloire éternelle comme un ultime message d’espoir. Vivre avec un handicap, c’est possible, et les personnes handicapées peuvent elles aussi aussi avoir le sourire et repousser toujours plus loin le champ des possibles. Toujours très juste, le réalisateur ne tombe jamais dans l’écueil de la complaisance ou du misérabilisme facile, se focalisant sur la joie de vivre de Julien (incroyable Fabien Héraud dont le sourire ne cesse d’irradier la pellicule) et son besoin d’être reconnu pour lui-même au delà de son handicap. Intransigeant, persuasif et bourré d’auto-dérision, le personnage fascine par sa capacité à ne rien lâcher. Mu par la volonté simple de vivre sa vie comme il l’entend, il est, plus qu’un simple héros de cinéma, un modèle d’humanité et de courage. Mais le véritable enjeu du film réside dans la notion de don de soi. Ce sacrifice du père pour accompagner son fils jusqu’au bout de son rêve permet aux deux protagonistes d’abord de se trouver, de se comprendre à demi-mots pour finalement faire battre leurs deux cœurs à l’unisson. Avant de les jeter dans l’arène, Tavernier, avec une grande pudeur, prend le temps de restaurer le lien brisé entre ce père et ce fils que tout oppose et qui réapprennent à s’aimer en affrontant l’épreuve ensemble. Au-delà de l’exploit sportif, filmé avec brio, "De toutes nos forces" est une magnifique fable sur la paternité, le passage à l’âge adulte, la transmission et le partage et restaure l’idée de cohésion familiale à une époque minée par la perte des repères traditionnels. Quelqu’un a dit un jour que les parents grandissaient avec leurs enfants. D’abord difficile, la communication s’établit lorsque le père absent qui avait pris jusque là la tangente dépasse sa peur de ne pas être à la hauteur et assume enfin pleinement son rôle. Malgré un démarrage un peu longuet qui sent le conventionnel et la larmantine à plein nez (hormis une fabuleuse séquence d’introduction qui nous plonge habilement dans les vertiges intérieurs du père), ce long-métrage passionne dès lors qu’il se recentre sur le point de vue de Julien. En dépit de son handicap, Nils Tavernier fait du garçon une figure identificatoire pour tous ceux qui se sont un jour ou l’autre sentis en marge qui s’impose très vite comme la véritable raison d’être du film. Chose éminemment louable, alors que d’autres auraient sans doute insisté lourdement sur les difficultés propres au handicap, le réalisateur n’a besoin de que de quelques plans pour faire comprendre l’essentiel, et laisse ainsi toute sa place à l’aspect épique. Petite anecdote qui a son importance, l’une des scènes clés du film montre Julien regardant le combat ultime de "Rocky 3" à la télévision. De quoi donner des idées... Transformer David en Goliath n’était pas chose facile, mais toutes les différences semblent s’envoler dès lors que nos deux outsiders prennent le départ de la course à l’unisson avec tous les athlètes de l’Ironman. Épreuve titanesque par excellence (3,8 km de natation, 180 km de vélo, 42 km de course à pied), il ne s’agit décidément pas d’une course ordinaire. Tant mentale que physique, la compétition ne s’envisage pas en terme de gains ou de pertes. Pour Paul (Jacques Gamblin) et Julien, il s’agit, plus qu’un challenge, de donner corps à leur renaissance en tant que père et fils. 2 700 participants, des images magnifiques, un suivi de la course avec commentaires à l’appui, on sent le documentariste à l’aise. Pour autant, le cadre de Nils Tavernier n’est jamais figé. Il parvient, par un mouvement perpétuel qui suit le tandem au plus près, à rendre compte de l’atmosphère si particulière de l’épreuve (le départ dans l’eau filmé à bord d’un hélicoptère est un vrai choc visuel et rappelle les compositions d’un Yann Arthus-Bertrand) et nous fait ressentir par procuration la souffrance, les moments de doutes mais surtout la joie qui perle sous l’effort avec une grande maîtrise. Jacques Gamblin, galvanisé par la bonne humeur communicative de son jeune compagnon, signe une composition toute en pudeur et en retenue, à la fois physique et infiniment tendre, et confirme une nouvelle fois qu’il est l’un des acteurs les plus talentueux de sa génération. Au final, "De toutes nos forces", à la croisée des genres, est une course contre la montre haletante qui dépasse de loin la beauté du geste pour trouver son second souffle dans la chair même de ses personnages. En conclusion, un très beau film humain, sincère, tendre, poétique et très touchant, rempli de positif et d'optimisme malgré un côté dramatique un peu poussé, car ce film est un très bon drame français à voir car il mérite totalement d'être vu, avec en prime une bande-son vraiment magique et vraiment très prenante, très agréable, avec des plans contemplatifs très beaux, magnifiques visuellement. Un très bel hymne au dépassement de soi et de son handicap au final, avec un réalisateur, Nils Tavernier, maîtrisant totalement son sujet. Seuls quelques clichés un peu lourds et gênants peuvent gâcher un peu le visionnage, mais la très belle relation père/fils bien exécutée et très juste ne peut que toucher. En plus ce film est porteur d'un joli message d'espoir sur le handicap, sans jamais frontalement aborder ce thème mais en le normalisant car oui, le handicap ne fait pas de vous quelqu'un d'anormal, et ce sujet sans être traité amène vraiment un beau message sur le handicap. C'est un film engagé prenant et poétique qui n'est pas excellent mais qui reste un très bon film français avec un bon rythme sur le handicap, le sport et la relation père/fils, qui mérite définitivement d'être vu
Mathieu B.
Mathieu B.

43 abonnés 832 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 juillet 2019
Un film poignant interprété avec brio par le duo Jacques Gamblin - Alexandra Lamy en parents d’un fils handicapé lui aussi superbement interprété par Fabien Heraud. Les larmes sont venues s’inviter à plusieurs reprises, un signe qui ne trompe pas. Pas vraiment de temps mort dans ce film où la relation père-fils progresse au fil des minutes et où se demande s’ils vont réussir le pari fou qu’ils se sont fixés : terminer l’Ironman de Nice à 2 !
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2019
C’est à la fois touchant et brillant. On y sent la sincérité et la volonté de transmettre un message fort sur les jeunes handicapés. Sur ce plan, c’est une réussite totale. Question cinéma, il y aurait pas mal de reproches à faire si le sujet n’était pas aussi difficile à traiter. Seuls les extérieurs sont irréprochables d’autant qu’ils viennent aux bons moments. Ceux-ci permettent aux spectateurs de mieux respirer lors des nombreuses séquences de tensions dramatiques. Le choix des dialogues est forcement discutable, ils heurtent souvent la sensibilité de chacun…Impossible de toutes façons de plaire à tous. Le seul acteur parfait, et pour cause, est Fabien Héraud. Alexandra Lamy à du mal à exprimer son jeu devant Fabien, c’est peut-être trop difficile pour une mère. Gamblin s’en tire mieux mais c’est plus facile à faire et il est doué pour les rôles silencieux comme le prouvera ‘’Cheval’’, le personnage de sa vie au cinéma. Nils tavernier a réussi sa mise en scène, il aurait peut-être pu en faire moins en première partie et plus travailler les échanges père/fils lors de la terrible épreuve sportive. Quoi qu’il en soit ‘’De toutes nos forces’’ est un beau film utile pour tous.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 février 2019
Un joli film plein d'émotion, qui passe sans doute trop vite sur plus d'une étape dans la reconstruction de la relation père-fils et de la famille en général: en gros, d'une scène à l'autre, on change du tout au tout, on était contre et on devient pour en un quart de seconde. Néanmoins, toute question de sensiblerie mise à part, le film touche au but, grâce à ses acteurs et à un sens de l'image affûté. Le fil narratif ne ménage aucune surprise en cours de route, mais de belles séquences où les acteurs donnent de leur meilleur. C'est très convenable et policé, mais c'est efficace.
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 557 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 février 2019
Un film qui joue sur la réconciliation entre un père et son fils. Le fils handicapé et le père dans une passe difficile. Les personnages féminins sont relativement secondaires et font clichés. C'est un film d'hommes, c'est en même temps très éculé mais assez bien fait. La fragilité de l'homme est un thème qui a une certaine utilité là où la femme a tellement reconquis de place dans nos sociétés de pays dits "riches" progressivement depuis 50 ans. L'acteur principal est bien mais peu crédible dans le rôle de superman car il est et fait assez âgé, l'handicapé est accentué par le fait qu'il parait cumuler une forme d'handicap physique et mental léger mais clairement visible dans son expression. Aussi pour moi cela en fait un peu trop, trop de choix "commercials", conserve une mention bien mais vraiment pas au-delà. La grosse poire sentimentaliste est trop facile, je dirais que ce film est surcoté mais il reste à voir si l'on aime les acteurs et que l'on s'intéresse au handicap.
mik81
mik81

13 abonnés 135 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 janvier 2019
La réalisation ne paie pas de mine mais ce film est beau. Les clichés et le patho sont évités et la leçon de vie vous secoue et donne un bon coup de botte là où il faut. Il me donne envie de reprendre le guidage en handisport.
Audrey H.
Audrey H.

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2018
De toute nos forces est un film émouvant. C'est également un message pour toutes les personnes handicapées et leurs familles. Il montre la force que donne un rêve. C'est une véritable leçon de vie.
gizmo129
gizmo129

133 abonnés 1 668 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2018
De toutes nos forces est un beau film plein d'espoir et de promesses sur la puissance de la volonté face à la maladie ou à l'handicap. L'histoire suit le parcours d'un père démuni face à la maladie de son fils, lui le sportif, face à son enfant en fauteuil. Face à éloignement forcé par le destin, les deux êtres vont se retrouver ensemble face à une épreuve sportive très dure ou leur solidarité et leur abnégation les rapprocheront à jamais et montreront que tout est possible ! Vous aurez souvent les larmes aux yeux tellement le message est beau, les images sublimes et le beau message véhiculé par l'histoire. Toutefois, d'un œil plus critique, on aurait aimé une prise de risque plus importante du scénariste, quelques rebondissements, des problèmes voir un traitement plus en profondeur de l'handicap par une durée du film rallongée (seulement 1h20). Ce n'est donc pas un grand film de cinéma mais cela reste néanmoins un beau film et c'est déjà très bienl.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 884 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2018
Ce film est un volcan d'émotions, cela nous prend aux tripes car on ne peut être qu'ému et touché par cette histoire de dépassement entre un père, plutôt absent et son fils handicapé, qui va l'entrainer dans cette aventure folle de faire un Iron Man à 2. Le père et le fils vont pouvoir se retrouver et au delà toute la famille va se ressouder. C'est une belle histoire.
Biertan64
Biertan64

65 abonnés 1 483 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2017
Un film plein de bonnes intentions sur une belle histoire. Ce genre de film bascule souvent dans le mélo, dans les larmes faciles mais cette fois on est dans l'effet inverse et un manque d'émotion. Ce n'est pas de la faute des acteurs, globalement bons, mais peut être parce que la difficulté de la tâche est largement sous-évaluée (deux entrainements et hop, on se retrouve sur la ligne de départ de l'IronMan de Nice) ou sous-montrée et donc on n'évalue pas à sa juste mesure la souffrance de l'exploit.
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 janvier 2019
Ne vous est-il jamais arrivé de tomber par hasard sur un sujet qui vous parlait avec une force incroyable ? Je veux dire quelque chose de marquant, qui déclenche en vous un je ne sais quoi d'irrépressible au point de tourner à l’obsession. C’est ainsi que certaines personnes tracent leur voie, en bâtissant leur projet autour de ce sujet. C’est la cas de Nils Tavernier : l’idée émergea alors qu’il était au sein du service de neurologie de l’hôpital Necker à Paris pour y tourner un documentaire demandé par France 5, où il découvrit sur YouTube une vidéo montrant le jeune infirme moteur cérébral Rick Hoyt demander à son père de courir l’Ironman avec lui. Eh oui, voilà que le site YouTube suggère malgré lui des idées scénarios. Et c’est tant mieux, parce que quand on voit le résultat… Et quel résultat ! "De toutes nos forces" est touchant. Mieux, il fait du bien. Un effet souvent produit par les plus belles histoires, les plus belles aventures. La facilité aurait été de tomber dans la complaisance, et/ou pourquoi pas carrément dans le misérabilisme. Ce n’est pas le cas. Une vraie prouesse, tout simplement parce que ce film a été réalisé avec un cœur immense. Peut-être même avec les tripes. Mais il est aussi parfois drôle. Pourtant, quand on y regarde de plus près, il n’y avait guère de place à l’humour. Une vue réductrice pourrait faire dire aux spectateurs que ce film est une thèse sur l’insertion des handicapés. Ce n’est pas là non plus le cas. C’est seulement un cas isolé, comme le public aimerait en voir plus souvent. Le public… ou devrais-je dire plutôt le grand public. La réalité du handicap n’est cependant pas éludée (bien au contraire), en élaborant une approche par l’intermédiaire du sport (voire du goût de l’effort), emblème du défi envers soi-même en vue de se sentir exister, vibrer, et par le besoin irrépressible de partager quelque chose et (oui je sais, ça fait beaucoup de « et ») de dire que le handicap n’est pas vraiment un handicap et (encore un) qu’on peut vivre avec. En somme, "De toutes nos forces" se revêt d’une valeur universelle. Les personnes handicapées peuvent elles aussi avoir le sourire et agrandir encore et encore le champ du possible. Vivre avec un handicap, c’est possible ! Pour le prouver, le casting n’a pas été de tout repos : voulant réellement un infirme psycho-moteur et non un acteur qui aurait feint ce handicap, le documentariste converti en cinéaste a effectué un véritable Ironman du casting sur cinq mois en sillonnant d’abord pas moins de 180 établissements spécialisés puis en visionnant des dizaines (voire des centaines ?) de vidéos. Son choix s’est porté sur Fabien Héraud. Je soupçonne ce choix édicté par une intime évidence. Pourquoi ? Eh bien il n’y a qu’à regarder ce jeune garçon ! Il rayonne d’une énergie de vie incroyable, de cette capacité à en vouloir toujours plus : vibrer plus fort, frissonner plus fort, capter toujours plus de sensations excitantes… en somme, vivre comme toute personne non handicapée, proche des siens. Il parvient même à rendre fier Julien de ses petits coups en douce ! Il a de quoi, car ça ne doit pas être loin de la fierté à être mis sous les feux des projecteurs en tant que comédien. Le fait est que Fabien Héraud illumine la pellicule de son sourire, de sa joie de vivre, même si tout n’a pas été facile. D’abord pour son soudain et inattendu métier d’acteur, parce qu’il a fallu apprendre beaucoup de choses. Cependant je crois qu’on peut féliciter Nils Tavernier pour avoir su si bien le diriger et le conseiller, et sans doute Jacques Gamblin et Alexandra Lamy (pour ne citer qu’eux) quant à leur participation active et très impliquée. Ensuite parce que Fabien montre très bien que rien n’est simple. En témoignent les coups de gueule de son personnage. La conséquence est qu’il fascine par son entêtement, cette formidable capacité à ne jamais rien lâcher. Mieux : il se montre têtu, intransigeant, persuasif. Des qualités indispensables pour s’imposer dans un monde qui ne s’est jamais adapté à celui des handicapés. Mais des qualités qui peuvent devenir de lourds défauts sans une once d’humour, traduite le concernant sous le signe de l’autodérision. De cette façon, il devient au fil du récit un modèle d’humanité et de courage, d’une intelligence insoupçonnée puisqu’on le voit rassembler toutes les pièces du puzzle (les trophées, les coupures de journaux, l’article sur Internet concernant la team Hoyt, point de départ de ce scénario), triompher de toutes les difficultés, et même de s’improviser en coach avec son œil rivé sur le chrono tout en dispensant les encouragements les plus volubiles. C’est-à-dire bien plus qu’un simple héros de cinéma. Pour parvenir à cela, Tavernier prend le temps de présenter cette famille sur le fil du rasoir. Paul Amblard (Jacques Gamblin) est un homme qui avait souhaité avoir un fils après avoir eu la fille. Le vœu fut comblé avec l’arrivée de Julien, mais quand il fut révélé que celui-ci ne marcherait jamais comme les autres, il refusa son handicap et se réfugia dans son métier de réparateur en téléphériques, fuyant ainsi à travers le monde ses responsabilités de père et laissant sans sourciller toutes les tâches à sa femme. Oh ! on ne peut guère le blâmer. Cela peut paraître choquant, mais c’est vrai, on ne peut pas vraiment le blâmer. Imaginez que vous ayez contre toute attente un enfant handicapé. Essayez d’imaginer toutes les difficultés inhérentes à ce handicap : les démarches administratives, les aménagements, les conséquences sur votre emploi du temps, sur la nature de votre métier, cette différence qui vous saute à la figure, le regard et le jugement des autres par rapport à cette différence (par ailleurs évoqués). Personne n’est prêt à cela. Personne n’est prêt face à la lourde tâche qui l’attend. Du coup ça fait peur. C'est normal. Et beaucoup parmi eux prennent la fuite. C’est scandaleux, mais c’est humain. La nature humaine est ainsi faite. La preuve nous en est donnée par l’intermédiaire de Paul Amblard. Dans la réalité, ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Sinon, il n’y aurait pas autant d’établissements spécialisés que certaines personnes considèrent comme étant plus un garage à handicapés qu’autre chose. D’accord, certains d’entre vous me direz qu’ils placent leur progéniture dans des lieux plus adaptés, mais combien leur rendent visite régulièrement, leur proposent ne serait-ce que des petits week-ends d’évasion ? Eh bien ils ne sont pas nombreux. Croyez-moi, je sais de quoi je parle ! Mais revenons à nos moutons. Tout a une fin : Paul se retrouve au chômage et doit cohabiter avec ce qu’il a fui jusque-là. Cette fois, prendre la tangente n’est plus aussi facile, même avec sa tâche de pompier volontaire. Et c’est en toute logique qu’il a des prises de becs (par ailleurs très réalistes) avec sa femme Claire (Alexandra Lamy). Un père pris dans les vertiges de la chute libre vers le néant face à une mère trop craintive et protectrice au bout du rouleau mais qui fait face tant bien que mal. Les deux acteurs sont excellents car ils interprètent tout cela à merveille. Mais pas que : on apprécie les maladresses du père qui finalement agit mieux par les gestes que par les paroles, tandis qu’on comprend (et approuve ?) l’assentiment que la mère a envers son mari. Leur jeu d’acteur est si excellent que je pense même que pas mal de gens peuvent se reconnaître en eux, et que ce film va leur donner à réfléchir. A eux et à d’autres, car comme je l’ai dit plus tôt, le sujet est universel. Ce qui est remarquable aussi, c’est l’évolution de l’expression scénique. Jacques Gamblin a le visage fermé, préoccupé et presque résigné, limite torturé. Alexandra Lamy a les traits tirés, les yeux trahissent un sérieux assentiment envers son mari. Puis peu à peu, les visages s’ouvrent devant la perspective d’une vie meilleure. Les sourires sont francs et trahissent un bonheur sans cesse grandissant. Une image m’a marqué, celle de l’apparition à contre-jour d’Alexandra Lamy au moment de partir au restaurant : resplendissante, telle une nymphe. Cependant l’enjeu se dessine peu à peu sur le don de soi, le sacrifice pour accompagner son enfant jusqu’à l’accomplissement de son rêve, et même au-delà : celui de faire battre leurs cœurs à l’unisson, et de rétablir une vraie cohésion familiale. Le fait est que leurs cœurs battent à l’unisson, avec celui du spectateur. Il faut dire que la réalisation de Nils Tavernier est de toute beauté, empreinte de son expérience de documentariste. Certaines prises de vues sont magnifiques, poétiques à souhait de par leur association tournoyante avec la musique de Bardi Johannsson. Les décors y sont aussi pour quelque chose : la montagne est belle. Certaines séquences silencieuses (je veux dire sans réplique) valent tous les dialogues du monde et se suffisent à elles-mêmes. Seule la partition du compositeur semble mettre des mots restés introuvables sur les images, y compris le splendide titre "Sail" (Awolnation). Tavernier a eu la bonne idée de ne pas réduire l’histoire à ces deux personnages. La multiplication des personnages secondaires contribuent à authentifier le récit. Je pense évidemment à la sœurette (Sophie de Fürst) pour le coup très mature, mais surtout à Yohan interprété par un époustouflant Pablo Pauly. Non seulement il a su jouer avec brio ce jeune pote lui aussi handicapé (apparemment une hémiplégie), mais en plus il a apporté une bonne petite dose d’humour, et ce très tôt dans le film en disant avec un aplomb incroyable « Y’a que chez les vieux qu’on déjeune à 11 heure ». J’imagine assez bien toute une salle rire de bon cœur devant ce genre de réplique que nous avons tous eu un jour ou l’autre. Et puis il y a des moments intenses, faits de tous petits riens spoiler: , comme le moment où Julien remercie sa mère pour tout
. Oui, Nils Tavernier a su retranscrire tous ces petits moments intenses, tous ces petits moments qui forcent l’admiration. Je citerai en exemple les gros plans effectués sur les mains de Julien quand elles s’affairent à quelque chose de difficile pour lui spoiler: (dépliage d’un fauteuil roulant, la reprise de la course devant son père épuisé…)
. L’épreuve est filmée avec brio. D’abord cette plage noire de participants, puis ce tsunami humain provoqué par le starter libérateur pour déferler sur la mer. Puis la gestion de l’effort durant l’épreuve de natation. Mais au-delà de cet exploit sportif, "De toutes nos forces" est une ode magnifique à la paternité (et à la maternité), le passage à l’âge adulte, au partage et à l’esprit de cohésion. Car l’épreuve donne l’occasion à Paul et Julien à redonner naissance aux liens en tant que père et fils. Echouer n’est plus envisageable, la déception n’en serait que trop grande, et pour cela il faudra passer par la souffrance, les doutes, et les coups du sort. Le spectateur craint même que cette perle de joie très perceptible soit à un moment donné réduite à néant, mais le second souffle permet d’offrir un final laissé volontairement par le cinéaste en suspens comme pour figer un instant de gloire dans la postérité en le transformant en message d’espoir. Nils Tavernier a servi un grand film authentique, une authenticité permise par la sensibilité, l’implication, le talent de tous les acteurs, motivés à n’en pas douter de cette joie et cette furieuse envie de vivre si communicative de Fabien Héraud à travers son personnage Julien. Un ensemble on ne peut plus crédible. Un pur moment de bonheur.
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