Oh boy commence comme un Woody Allen : une photo en noir et blanc au grain travaillé, des airs de jazz d'un autre siècle, un anti-héro qui vole d'humiliation en désillusion. On pense fugitivement que le film va évoluer vers une version arty cheap de Oslo, 31 août (24 heures, c'est le temps de faire des retrouvailles et des bilans existentiels), mais malheureusement Jan Ole Gerster est loin d'avoir le talent de Joachim Trier.
Il y a un réel mystère à voir ce film... la suite ici :
Un très bon film, à la fois léger et mélancolique par moments, à l'image de son héros, espiègle mais désabusé. L'intrigue est simple, mais les personnages attachants, en particulier Tom Schilling, excellent dans le rôle principal. L'atmosphère qui se dégage du film invite le spectateur à le suivre dans son errance à travers Berlin, sur un fond de musique jazz parfaitement appropriée. Les dialogues sont bien écrits, souvent drôles, et abordent aussi des sujets plus graves avec finesse. Le travail sur la prise de vue et sur la lumière est magnifique, très esthétique, ce qui rend le film vraiment agréable à regarder. Un très bon moment !
Derrière une allure anodine, ce film focalisé sur l’absurdité des rapports humains illustre un certain malaise allemand (du moins sous l'éclairage du fascisme passé, car il pourrait aussi être transposé en France). Soutenu par le choix d'une esthétique noir-et-blanc, il se déroule en toute fluidité, baigné de sonorités jazzy. Le sujet central consiste à mettre en avant l'absurdité de situations de la vie et des institutions qui l'administrent, l'illusion de la communication rationnelle, l'entre-choc des individualités, l'enfermement des subjectivités dans leur monde, la dimension tragique de leur impuissance et ceci, à travers une tranche de vie d'un jeune Berlinois, incapable de construire quoi que ce soit, entraîné ici et là malgré lui et qui se réfugie, quelque peu déprimé et mutique, dans l'alcool-cigarette (faute de café)... Plutôt pessimiste en son fond, le film brosse aussi une critique de l'embourgeoisement d'une ville en plongée libérale, de l'esprit de surveillance et d'inspection de la vie des autres, de l'esprit bobo prétentieux et moraliste, de la mentalité machiniste, bref tout ce qui concoure à briser ou du moins cisailler l'image du soi-disant modèle de réussite allemand. Alors que la culture du pays apprend à évoluer dans la plus claire rationalité, le film révèle ici un paradoxe: à trop se couper du sentiment d'autrui au nom de principes, à trop refuser de considérer l'autre à part, dans son individualité propre, à trop considérer son propre regard comme le centre du monde, l'entente et la compréhension entre les gens sont devenues artificielles, aliénantes et le rapport humain réel s'avère donc impossible. Mêlé de dépression romantique, ce Weltanschauung à la froideur rationaliste bon teint a pour résultat un mépris pathologique des subjectivités, chacune enfermée dans un égocentrisme bien-pensant. Artistiquement, OH BOY s'inscrit en plein dans la lignée du Théâtre de l'absurde et le renouvelle, en y réinsufflant une force pertinente. Parcouru d'un humour réjouissant et d'une certaine mélancolie en errance, on peut néanmoins en regretter parfois l'excès de visée démonstrative, des portraits psychotiques un peu trop appuyés malgré la cohérence globalespoiler: et une fin évidemment... absurde . Pour un premier long (réalisé par Jan Ole Gerster), c'est du bon.
Un film un peu hors norme, voguant entre légèreté et drame dans une atmosphère étrange teintée de poésie. L'histoire est simple et charmante, ce garçon qui se cherche est extrêmement touchant et le tout se regarde avec plaisir.
Une jeunesse un peu perdue. Ce film très urbain dépeint avec délicatesses les émotion que l'on rencontre à la sortie de l'adolescence, le remise en question et enfin, une tasse de café, comme un symbole des rêves à atteindre.
l'errance , la recherche , la nuit , un jeune perdu , Berlin , le hasard , les retrouvailles , les rencontres , l'expérience , l'initiation .....une espèce de road movie au trvars de la nuit en noir et blanc à suivre la transformation , on l'espère d'une jeune en homme ... très bon film , à voir .
Oh Boy s’installe dans la vie de Niko (Tom Schilling), jeune berlinois marginal, durant une journée entière. Sans amis, sans travail ni diplôme, il va vivre, toujours en gardant la tête haute, 24 heures d’échecs et de désillusions. Le film, fort de récompenses obtenues dans différents festivals dont six Lola au festival du film allemand, 2 prix au festival d’Angers, ainsi que d’autres nombreux prix à l’étranger (République Tchèque, Oldenbourg, Marrakech…), fort également d’une campagne publicitaire pour le moins réussie profitant notamment du renouveau du cinéma Allemand, pouvait apparaître comme un véritable chef d’œuvre. Le premier film de Jan Ole Gerster n’est certes pas un mauvais film mais ne mérite pas l’encensement médiatique qui lui est fait. Loin d’être un film exceptionnel, Oh Boy s’apprécie comme une comédie dénonciatrice, originale, et provocatrice. La suite ici:
Je viens de parcourir le web sur les critiques (presse et internautes) de ce film... Je vais être un peu sélectif mais sans références ou connaissance de l'Allemagne sa culture et Berlin mieux vaut ne rien dire...C'est comme parler du film "la vie des autres" sans comprendre la guerre froide ! Ce film est c'est vrai un clin d œil à la Nouvelle vague avec un Jean-Pierre Léo "made in Germany". Cela étant dit ...je pose la question .. ne trouvez vous pas que cela ne se lit pas ou ne se regarde pas comme Hiroshima mon amour...?? "Il ne s'est rien passé a Nevers !" Courez vite surtout si l Allemagne des tags des banlieues glauques des usines désaffectées de la danse contemporaine l’errance quasi goethienne de ce Werther au chômage et des inévitables réminiscences du passé ne vous font pas peur... Finalement cette Allemagne là vous deviendra sympathique bien loin des clichés ordonnés des "cadrillons" qui sortent de leur Mercedes pour monter dans un airbus Lufthansa impeccable et gérer le commerce du monde...Une pièce a toujours deux faces (même les euros allemands).
Un film en noir et blanc mais ce n'est pas génant On suit un jeune homme berlinois Niko Fisher, qui passe une mauvaise journée avec l'impossibilité de boire son café. Depuis deux ans, cet anti-héros, gentil dans le fond, s'interroge sur sa vie et son devenir sans pouvoir répondre et lors de cette journée il en assume toutes les conséquences. Le rythme du fim, la musique tès agréable,font que l'on ne s'ennuie pas face aux divers personnages, tous plus ou moins perturbés Dommage qu'il ne soit pas projeté dans beaucoup de salles
Ce film qui nous arrive d'Allemagne est une bonne surprise, plus par le style que par le fond. On accompagne pendant une journée à Berlin, un jeune post-ado issu d'un milieu privilégié, adepte de la glandouille, velléitaire, hésitant, pas trop courageux, bref un peu tout le monde. Les rencontres successives s'enchaînent de façon un poil artificiel certes, la petite amie, le meilleur ami, le père, la vieille copine d'école, ...pour ne pas transformer ce film en un exercice de style. Pour autant, et malgré la faiblesse et les facilités du scénario, on suit avec plaisir les tribulations de ce jeune Berlinois. L'image est plutôt belle, les dialogues sont portés par un humour inattendu.
(...) Oh Boy est ce que l’on pourrait qualifier d’essai raté. Jan Ole Gerster déborde de bonnes intentions mais ne les exploite jamais totalement. Peut-être n’a-t-il pas osé se laisser aller, peut-être manque-t-il encore de maturité… quoiqu’il en soit, Oh Boy laisse un goût de frustration une fois la séance terminée. C’est exactement le contraire que nous étions venus chercher…