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Zarkalexia
58 abonnés
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2,0
Publiée le 4 janvier 2024
J’avoue que si on doit vraiment décrypter le film c’est tout ce que l’on fuit comme comportements … une ado qui se donne , un monsieur âgé que l’on porte en tendresse alors qu’il sollicite une enfant , des parents qui passent un peu ,,, pour à la fin on ne peut que se poser la question d’Isabelle . Est ce que c’est son premier rapport qui l’a bousillée ? Son père ? Sa libido ? Teste t’elle les limites . Bref j’ai trouvé ça émouvante du début jusqu’à la fin quand même
François Ozon c'est un peu le frère caché d'Abdelatif Kechiche, non ? Dans le genre vieux pervers qui s'assume et transpose ses fantasmes à gerber sans pudeur à l'écran en toute détente et est ensenscé dans l'entre-soi de l'univers de Cannes... Révoltant...
Marine Vacht est très jolie et n'a pas un rôle difficile puisqu'elle se déshabille et montre peu d'expression à part bouder et être triste (ce qui est déjà pas mal). On ne comprend pas trop les raisons mais bon, ca arrive et ca arrivera. Les lolitas et le complexe d'Electre, c'est pas une invention. Un film qui n'apporte rien mais qui se regarde parce que c'est du Ozon et qu'il sait faire des films.
Ce qui est admirable dans ce film, c'est la passion qu'Ozon met au service de son personnage. Tout le récit se contracte et se déploie à mesure qu'il s'incarne dans son personnage, par la force de son caractère. La mise en scène n'a plus qu'à capter la bonne temporalité, à s'approcher du corps de Marine Vacth pour nous faire frémir, s'approcher de ses yeux pour nous perdre, montrer encore et encore son vice pour nous bouleverser. Si le film manque de réponse sur son mal-être, de vision sur le monde, c'est qu'il est porté par une profonde fascination autour des multiples facettes du désir féminin et de son érotisme. En ressort un grand message d'acceptation, mais ne vous y trompez pas, au fond, c'est de la perversion.
Ce n'est pas ce film qui me réconciliera avec le cinéma français. Un scénario inachevé, indigent, le jeu des acteurs est lui aussi très pauvre et les dialogues sont peu réalistes. Enfin, le réalisateur de ce brouillon nous présente une prostitution agréable jeune et fraîche pour vieux riches. À vomir !
Une jeune fille de 17 ans qui se prostitue… le sujet semble banal. François Ozon traite cependant ce sujet avec la délicatesse de son regard pour nous proposer une histoire presque discrète qui alterne 4 saisons et 4 chansons pour rendre le tout à la fois léger et grave. S’il dévoile abondamment la plastique de Marine Vacth, ce n’est jamais par voyeurisme malsain, plutôt pour que le spectateur ne se trompe pas d’interprétation et prenne conscience que la mélancolie diffuse du personnage principal se joue à la fois sur l’élégance, la provocation et l’ambiguïté.
"J'aime le sexe, donc je me prostitue, je gagne énormément d'argent, et je ne fait du mal à personne, et donc pourquoi pas." Ca est donc la question clef du film et la question éternellement moral qui donne du pain sur la planche. Un beau film, pas trop compliqué et très bien interprété par Marine Vacth. Néanmoins, un peu plus de profondeur des personnages aurait été souhaitable.
Pas grand chose à dire sur Jeune et jolie. Ça ne m'a pas complétement absorbé mais l'intrigue est prenante et le personnage principal est assez fascinant. Je ne sais pas quoi dire de plus mais un film assez profond et bien réalisé, je recommande.
Le sujet est intéressant et les acteurs nous captivent.
Mais légèrement déçu, on a l'impression que le film ne va pas assez loin et ne fait que traiter certaines facettes des problèmes de l'héroïne. La détresse du personnage semble pourtant très profonde.
C'est également dommage que, dans le dernier tiers, le film devienne à ce point un drame bourgeois, la plus value n'est pas immense et les problèmes de l'héroïne pourraient être transposés à n'importe quel jeune
J'ai vu un film... un film particulièrement dérangeant sur les premiers désirs d'une adolescente, à notre époque, avec un glissement de ce désir, de la recherche de l'émoi, vers un plaisir tarifé et une recherche de soi... Le film, totalement maîtrisé à tous les niveaux, avec une comédienne qui explose à l'écran (Marine Vacth) est particulièrement dérangeant... Il montre, mais sans pourquoi, sans réelle explication, sans approfondissement des motivations...
La prostitution n'est pas le sujet prioritaire du film mais bien le mal-être de cette adolescence, laquelle n'arrive pas vraiment à mettre des mots sur son ressenti... Et c'est cette adolescente qui observe avec mélancolie, désillusion le monde des adultes, avec son hypocrisie et ses tourments... Le pourquoi n'est pas vraiment la question... Et c'est un peu angoissant, car on on continue à chercher... à travers ce portrait insaisissable...
On ne peut s'empêcher de trembler pour elle, par ses comportements inconscients (rapport non-protégés, entrer dans une chambre sans savoir ce qui l'attend derrière, supporter la mort d'un de ses clients sous ses yeux...). Et dernier point, comment peut-on "aimer" un tel film et être à ce point déranger par le thème ?
Les chansons, de Françoise Hardy, le poème de Rimbaud, la réalisation fine et le casting donne un cachet particulier à ce film de François Ozon...
On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans. − Un beau soir, foin des bocks et de la limonade, Des cafés tapageurs aux lustres éclatants ! − On va sous les tilleuls verts de la promenade. Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin ! L’air est parfois si doux, qu’on ferme la paupière ; Le vent chargé de bruits, − la ville n’est pas loin -,! A des parfums de vigne et des parfums de bière…
− Voilà qu’on aperçoit un tout petit chiffon D’azur sombre, encadré d’une petite branche, Piqué d’une mauvaise étoile, qui se fond Avec de doux frissons, petite et toute blanche… Nuit de juin ! Dix-sept ans ! – On se laisse griser. La sève est du champagne et vous monte à la tête… On divague ; on se sent aux lèvres un baiser Qui palpite là, comme une petite bête…
Le cœur fou Robinsonne à travers les romans, − Lorsque, dans la clarté d’un pâle réverbère, Passe une demoiselle aux petits airs charmants, Sous l’ombre du faux-col effrayant de son père… Et, comme elle vous trouve immensément naïf, Tout en faisant trotter ses petites bottines, Elle se tourne, alerte et d’un mouvement vif… − Sur vos lèvres alors meurent les cavatines…
Vous êtes amoureux. Loué jusqu’à mois d’août. Vous êtes amoureux. − Vos sonnets La font rire. Tous vos amis s’en vont, vous êtes mauvais goût. − Puis l’adorée, un soir, a daigné vous écrire… ! − Ce soir-là,… − vous rentrez aux cafés éclatants, Vous demandez des bocks ou de la limonade… − On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans Et qu’on a des tilleuls verts sur la promenade.
Présenté au festival de Cannes en 2013, ce Drame écrit et mis en scène par François Ozon nous propose un film froid, voyeur, aux dialogues rarement pertinents. On n'est pas sérieux quand on a 17 ans, on peut tomber amoureux, être insouciant, rêver d'amour ... Ces sujets alléchants auraient pu être retenus dans un scénario nous parlant de la jeunesse ; malheureusement François Ozon n'en retient que peu de choses, nous servant un sujet sur la prostitution débordant de mélancolie. Résolument hermétique à l'écriture de François Ozon, je me suis un peu forcé à voir "Jeune et jolie" pour la présence de Marine Vacth, actrice que j'ai récemment découverte dans " Mascarade" le dernier film de Nicolas Bedos. Bien mal m'en a pris car je me suis passablement ennuyé.
François Ozon est un réalisateur qui sait valoriser la sexualité et la femme a l'écran, et il nous offre une fois de plus un très beau film avec un scénario très bon, l'histoire d'une jeune lycéenne de 17 ans qui se prostitue en dehors des cours sans que ses parents soient au courant, ce scénario obligé le réalisateur a nous monte des scènes sexuellement explicites, et ce sont de très jolies scènes. Les décors sont très beaux et nous ajoutent une ambiance de vacances très plaisante et appréciable. La BO est vraiment géniale et très belle et le travail des lumières est très bon. Marine Vacth est tout bonnement géniale dans le rôle, sauf quand elle pleure où la on n'y croit pas du tout, le couple Géraldine Pailhas et Frédéric Pierrot est parfait et le jeune Fantin Ravat est excellent et son personnage est tellement bien écrit et attachant.La famille a une très bonne complicité et c'est une belle famille qui ressemble un peu a celle de Timothée Chalamet dans "Call Me By Your Name" je trouve. Bref, c'est un très beau film, avec de très bons acteurs et une BO très mémorable.
François Ozon nous surprend beaucoup avec "Jeune et jolie" qui nous plonge au coeur de la prostitution d'une mineure dans de beaux hôtels parisiens. Jamais nous ne saurons vraiment la raison de cette prostitution: volonté de découvrir la sexualité avec des hommes expérimentés? Soif de l'inconnu, de l'incertain? Envie de prises de risque, de frissons, d'adrénaline? Gain d'argent facile pour une adolescente? Le réalisateur laisse le mystère entier et c'est tant mieux. Ozon s'amuse à mettre en branle la tranquillité au sein d'une famille bourgeoise recomposée, il y a un peu de Chabrol dans tout cela. Marine Vacth est sublime et joue vraiment à merveille, une très belle découverte pour ma part. Du très bon Ozon.