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Un visiteur
1,5
Publiée le 22 septembre 2013
Scénario complètement inconsistant, des acteurs qui minaudent, des dialogues horrible et beaucoup de bâillements, de trépignements sur son fauteuil. Bref, pas le meilleur du film du réalisateur.
Le réalisateur François Ozon réussit à décrire avec grande subtilité le parcours sentimental d’Isabelle, une adolescente de 17 ans et cela à partir de son anniversaire fêté en famille et puis à Paris. Peu à peu ce film révèle un immense manque d’affection chez Isabelle. Aussi ce manque est la cause réelle qui va motiver un instinct de rébellion chez cette adolescente contre l’autorité familiale. C’est également cette même insoumission qui va la conduire dans ce nouveau monde : un labyrinthe de couloirs et de chambres d’hôtels anonymes.
François Ozon nous montre que malgré cette errance d’Isabelle, c’est bien de l’affection et une forme d’amour paternel qu’elle recherche, en vain, chez ses clients et dans ce monde vide d’affection et d’amour. Si au départ il semble que les parents d’Isabelle lui fournissent tout l’amour qui lui est nécessaire, les paroles qu’elle échangera avec l’un de ses vieux clients va bien prouver que cela n’est pas le cas.
L’attitude d’indifférence et du manque de pragmatisme très bien joué par l’acteur du beau-père d’Isabelle envers la nouvelle situation de Véronique ne fait que renforcer un sentiment de climat de lourd indifférence, ou alors est-ce le désir de ne pas vouloir comprendre, de fuir cette situation embarrassante pour les deux parents de l’enfant ? L’attitude d’Isabelle ne représente-elle pas une sorte de menace pour l’unité petite bourgeoise de cette famille ?
Mais le réel drame pour Isabelle réside dans le fait qu’elle ne se retournera jamais vers la vie ‘dite normale’. Depuis qu’elle entre dans ce nouveau monde, les hommes et les femmes qui en font partie ne sont plus pour Isabelle que des objets de jeu, de phantasmes et qui existent pour être manipulés. La porte s’est refermée pour toujours derrière elle et Isabelle ne sait plus aimer.
François Ozon décrit très bien ce phénomène par la suite dans le court histoire d’amour qu’Isabelle va vivre avec un étudiant.. ..Elle décide sur un coup de tête de l’aimer et de le rejeter quelques semaines après, sur un même coup de tête. Une aventure ou un jeu comme un autre.. …Où l’amour n’existe pas, plus jamais.
Très bon film! Il arrive à traiter son sujet, avec une forte charge érotique, sans tomber dans le graveleux ou le voyeurisme. Je pense à une version contemporaine d'Emmanuelle, à la fois plus froide, et plus "border line". Par un de ces hasards bienvenus, il est encore à l'affiche lorsque sort un rapport parlementaire sur le même thème. La député aurait beaucoup gagné à venir au cinéma. Elle aurait pu percevoir une part de la réalité et de l'imaginaire français. Celui qu'elle confond avec le ruisseau des immigrées qui se prostituent à la chaine sous le contrôle de passeurs/proxénètes. Nous ne sommes plus à l’heure de Zola ou de Marthe Richard. Au contraire, le film est une réflexion quasi philosophique sur la liberté, la responsabilité, et la loi. Une toute petite réserve, inutile d’en faire trop !
Jeune et jolie est ce film dont on a pas mal entendu parlé avant sa sortie .Et c'est aussi un bon film qui est surtout bon pour son actrice Marine Vacth qui joue parfaitement bien ce rôle de femme dont on ne comprend pas les idées et dont on ne sait pas ce qu'elle veut .Dans ce film ce qui est vraiment fort c'est le fait que la soit disant léa ne se prostitue pas pour avoir de l'argent et mieux vivre mais bien juste pour l'éxperience dont elle prend gout au bout d'un moment mais le spectateur n'en a pas l'impression car elisabeth dans le film n'a pas l'air heureuse à un seul moment . Mais jeune et jolie a aussi des défauts comme par exemple sa lenteur qui peux vite lasser... Ce qui est aussi amusant , c'est la facon dont elle parle a son petit frère ( sans aucun tabou) avec comme argument le fait qu'elle soit sa soeur alors que lui ne sait rien d'elle. On retrouve aussi ensuite notre héroine essayer d'autres métiers comme le babysitting et on voit qu'elle gagne beaucoup moins qu'en se prostituant . Le beau père (fréderic Pierrot ) a aussi un bon rôle avec les enfants et leurs intimité . Au final on peut tirer un certain humour dans ce film . Mais ce film reste un drame et des moments sont vraiment dur et tristes comme le fait que l'héroine ne puisse se passer de se prostituer ou le fait qu'elle des rapports très compliqués avec sa mère ou alors qu'elle est un comportement de "pute" avec son beau père après le babysitting. Jeune et jolie est donc quand même un bon film dramtique à voir!
Chez Ozon, il y a des choses à garder, d'autres à jeter. Avec Dans la maison, François Ozon avait peut-être signé un de ses meilleurs films, et maintenant, avec Jeune & Jolie, il en signe un nouveau très intéressant. On est quand même bien loin d'un Potiche ou du temps qui reste etc. Là, on est dans du bon Ozon. Le film est vraiment intéressant, c'est pas un film sur la prostitution, alors c'est vrai que c'est un peu facile de le critiquer sur le fait qu'il ne montre pas le côté vraiment sordide et affreux de la prostitution, c'est pas ce que montre le film. Le film s'intéresse plutôt à une crise d'adolescence, et en ça il est vraiment réussi. On ne sait pas pourquoi cette histoire commence, mais on s'en fout. On y croit complètement. J'ai trouvé ça vraiment léché visuellement, y a des idées de mise en scène, c'est vraiment un bon film.
Difficile de passer après le vicieux Dans la Maison au scénario et au jeu d’acteur plutôt élaboré. Dans ce nouveau film d’Ozon, on trouve une certaine simplicité : l’année de ses 17 ans, Isabelle (le mannequin Marine Vacht !) se lance dans la prostitution sans raison apparente. On suit ses péripéties sur toute une année, une chanson (de Françoise Hardy) par saison. Pas de détours alambiqués ni de manipulations excessives.
Si les prestations d’acteurs semblent avant tout inégales (Marine Vacht accapare toute l’attention), le film s’octroie tout de même un certain charme dans l’indolence. Même irrégulier, le rythme bénéficie de la succession des saisons, ce qui permet de relancer la narration avec de longues ellipses simples, sans paraître trop artificielles.
L’atout majeur de ce film réside dans sa vision de la prostitution sans complaisance ni moralisme. L’enjeu n’est pas de dénoncer mais de raconter ce qui aurait pu être une fable. D’où une certaine impuissance explicite de la psychanalyse.
Malgré un semblant de critique de la bourgeoisie, Ozon nous offre un film léger sur un sujet que l’on envisage que sérieusement, où le drame n’est pas nécessairement une tragédi
C'est le film d'un détachement, le film d'un apprentissage et surtout le film de l'affirmation, bien que difficile et timide, d'un être à part entière. Isabelle a beau être jeune et jolie, elle est aussi fragile et vaguement provocatrice. Pourtant, c'est sans désir, ni même dévergondage qu'elle se lance dans la prostitution, avec un sourire qui en dit long... Un sourire, non pas de satisfaction mais de mélancolie, celui d'une clarté qui lui fait posséder son corps tout autant qu'en faire prendre possession. Qu'elle soit face à la brusquerie de certains clients où à la douceur (presque) perverse de Georges, le client plus "exceptionnel". L'amour, elle ne le connait que très furtivement, elle le vit comme une jeune fille de 17 ans et elle le perd aussi dès que survient, chaque fois l'acte sexuel où le plaisir s'invite sans que cela ne soit clairement signifié au départ.
Ce n'est pas ici le portrait d'une adolescente lambda qui découvre la transgression mais plutôt la naissance au monde d'une jeune femme. Une jeune femme que Marine Vacth illumine d'une présence inoubliable. Ce n'est pas tant sur sa beauté que s'arrête la caméra mais sur cette présence entêtante, ce faible sourire, qui en font un souvenir fort. C'est un personnage à la fois fantomatique et extrêmement réel mais surtout c'est une incarnation par l'actrice à la fois agaçante et extrêmement touchante voire bouleversante.
Et Ozon dans tout ça ? Il est à l'image du petit frère qui observe avec ses jumelles, qui arpente le chemin du désir et de la découverte, qu'on protège mais qui entend tout... Il veut envahir tout l'espace, percer les secrets, montrer mais avec un regard encore "pudique" dans le sens où aucune image de sexe, jamais, n'est explicitement sale dans ce film. Les scènes sont là mais toujours coupées au moment opportun, jamais totalement voyeuses, jamais totalement pures. Il n'y a alors aucune vulgarité. Et dès lors, si Ozon tout comme le petit frère veulent saisir Isabelle, c'est dans son intégralité, sa personnalité entière et sa construction présente et à venir qu'elle échappe. Il y a cette part latente de mystère qui fascine, qui ne s'accorde à aucune saisons, qui accepte l'ironie (en chansons ou en succession de plans en parfait décalage). Isabelle est comme le passage d'une saison à une autre: brusque et douce à la fois. Changeante, mouvante mais aussi cyclique et en variation constante, avec toujours dans le visage quelque chose de connu, d'apprivoisable tout autant que de variable... Une symphonie où la morale est absente, où tout échappe aux explications, ou personne ne comprend vraiment tout en voulant juger, sauf peut-être le réalisateur, qui laisse le temps à Isabelle de grandir, de chercher et même de comprendre...D'aller au bout d'elle-même, sans n'avoir encore rien vu de la vie que d'autres seront prêt à lui livrer (peut-être même sous les traits de Charlotte Rampling).
François Ozon revient avec un nouveau film après l'excellent Dans La Maison. On y suit l'histoire d'Isabelle, jeune adolescente de 17 ans, qui se découvre en tant que nouvelle femme. Le scénario est plutôt malin et original puisque chaque saisons représentent une étape cruciale dans la vie de cette jeune. Et puis le film commence plutôt fort puisque que le mal est déjà fait dans sa première partie ce qui permet de développer toute la psychologie du personnage. Entre scènes chocs et moments plus délicats, on y découvre le talent de la jeune (et jolie) Marine Vacth, sans doute l'une des révélations de l'année (attendez La Vie d'Adèle n'est pas encore sortit) qui interprète très justement cette adolescente en quête d'identité. Il y a certes un côté un peu lassant mais ce Jeune & Jolie est tout de même une réussite, c'est un film intense et innovant par rapport aux autres du même genre. Merci monsieur Ozon.
Jeune, jolie et.... lassante, Marina Vacht ne nous fait jamais ressentit de l'empathie pour elle. Le scénario ne tient pas la route par ailleurs. Cette déclinaison de l'intrigue en 4 saisons est irritante. On a hâte d'en finir dès la seconde partie. Le cinéma de François Ozon s'encroute depuis quelque temps.... Ce film ne vaut pas le détour quand bien même le réalisateur passe son temps à filmer sa muse sous toutes ses coutures....
très beau film très bien interpreté par cette jeune actrice qui à mon humble avis va faire une belle carrière elle est tres juste dans son role et naturelle
J'en avais lu du mal, je n'étais a priori pas fan du sujet traité, je m'attendais à détester... Et en fait, j'ai trouvé que ça se regardait bien. Les acteurs sont excellents (la scène où Géraldine Pailhas apprend que sa fille se prostitue est criante d'authenticité, ça a même failli m'arracher une larme -larme que j'ai quand même contenue, je me refusais à pleurer pour un film comme ça), et c'est finalement ça le véritable atout du film. Je pensais que ce serait creux, mais j'ai trouvé qu'il y avait quand même un fond, une histoire, et que ça se laissait très agréablement regarder. Ce qui m'a déplu finalement, c'est plus le personnage d'Isabelle que le film en lui-même. Et je me demande quelles étaient les intentions d'Ozon, quel rapport il entretient avec son personnage... Finalement, je trouve que Jeune et Jolie est une sorte de croisement trash de La boum (la diction de Marine Vacth m'a semblé très old school, peut-être parce qu'elle articule beaucoup et que ça ne fait pas très contemporain) et Lolita (pour le côté très vicieux de l'héroïne). Néanmoins, je garde des réserves. Pourquoi avoir fait ce film ? Je me pose rarement cette question, mais là j'aimerais bien comprendre. Je suis sceptique, ni révoltée ni emballée.
Les 45 premières minutes sont dans l'ensemble ratées à cause principalement des très nombreuses scènes de nu. Filmer de front n'a rien de très brave et les accumuler témoigne d'un certain manque d'idées. Cependant, les minutes qui suivent sont beaucoup mieux d'où un certain regret vers la fin.