6657 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
717 critiques spectateurs
5
51 critiques
4
199 critiques
3
222 critiques
2
125 critiques
1
73 critiques
0
47 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Max Rss
258 abonnés
2 329 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 22 mars 2019
Ce qui peut être cool avec François Ozon, c'est qu'il est un cinéaste singulier. En effet, nul ne sait jamais quelle tronche pourra avoir le prochain film du bonhomme. De plus, le père François se plaît à varier les sujets abordés. Ici, il filme une adolescente, qui, pour on ne sait quelles raisons, s'adonne à la pratique du tapin. En gros, voici un sujet tout indiqué pour faire grincer bon nombre de mâchoires. Ozon opte ici pour une réalisation hyper épurée, son film s'en trouve alors très abrupt. Tout pour favoriser la non-adhésion quoi. Et son film ne convainc pas. Le problème ne vient pas du sujet abordé, ni des scènes de sexe mais bel et bien de la façon dont il est abordé. Ça crève les yeux : Ozon la joue petit bras pour être certain de ne pas trop choquer la caste trop bien-pensante. Il ne prend finalement aucun risque tout en prenant soin de faire le minimum pour avoir matière à se rincer l'oeil. Alors qu'une histoire comme celle-ci était une porte grande ouverte pour conduire à une descente aux enfers. Mais non, on décide de rester sage. Dommage. Monsieur Ozon, si l'envie de refaire un film similaire vous prend un jour, pensez à assumer votre démarche et à pousser votre idée au maximum, quitte à vous attirer des foudres. Est-il grave de susciter le courroux ? Bien d'autres cinéastes l'ont fait !
Vraiment de la frappe ce film. Le meilleur film d’Ozon assez perturbant, malgré ce genre d’histoire assez ancrée chez les adolescents. De bons dialogues, rebondissements et dénouement. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 4/5
Très beau et subtil malgré le sujet abordé (prostitution) qui est malheureusement un sujet d'actualité de nos jours, dommage qu'on ne pousse pas plus loin le "pourquoi" cette jeune fille aime ça et recommence, alors qu'elle paraît plutôt froide lors de ces relations (a part avec l'homme âgé auquel elle s'attache vraiment). Mais peut-être n'y a-t-il pas vraiment de raison et la fille ne sait elle-même pas trop pourquoi, on peut aussi tenter de le deviner, peut-être est-ce la cause du manque de son père qu'elle essaie de compenser avec tous ces hommes qui lui donne de l'affection par le sexe et l'argent
Film de basse intensité pour un problème sociétal pourtant bien conséquent. Si le scénario dévie pour acheminer son personnage vers une morale stabilisatrice, il ne semble pas s'éloigner de l'âge inconditionnel de la beauté souveraine. On pourra féliciter l'actrice de ne pas avoir vacillé devant une gérontophilie présageant ses premiers pas au cinéma. La construction du personnage est toutefois réaliste et occurrente mais la séduction paraît assouvir toute vibration des sentiments qu'ils soient maternels ou féminins et on se lasse devant cette déchéance scénaristique qui tombe à plat.
Il fallait beaucoup de talent pour traiter d'un sujet aux apparences à priori susceptibles d'être scabreuses : la prostitution d'une jeune fille de 17 ans qui peine à éprouver les joies de sa sexualité naissante. En fait, la superbe actrice, ex-mannequin, qui a joué le rôle en avait réellement 22 : pas de détournement de mineur donc,, mais peu importe... François Ozon, le réalisateur, ne s'est pas dérobé devant ce travail difficile et si la plastique de la jeune fille n'a plus guère de secrets pour nous à la fin du film, les scènes sont traitées sans mauvais goût, et presque avec le romantisme qui émanait des photos de David 'Hamilton.C'est un beau film qui n'est pas passé inaperçu du public, (712 000 spectateurs en salles lors de sa sortie) mais qui doit l'essentiel de son succès à Marine Vacht qui joue avec beaucoup de naturel. Bon, c'est sûr, les amateurs de métaphysique vont étaler tout leur savoir sur le sujet de la prostitution enfantine, mais il faut savoir raison garder :ici, c'est un sujet simple et à traiter comme tel : la sortie de l'enfance et la découverte de la sensualité. A voir sans réserves. willycopresto
Ozon sait toujours surprendre avec son cinéma. Et tant mieux. Avec "Jeune et jolie", le réalisateur n'échappe pas à cette règle et nous emmène à nouveau là où on ne l'attend pas. Malheureusement, et en dépit de plusieurs artifices sensés rendre son oeuvre originale voire déconcertante pour certains, on reste un peu sur sa faim. Où réside la provocation du cinéaste? Très loin à la ronde. Espérait-il vraiment déranger? L'ensemble s'avère un peu trop gentillet voire insipide en dépit d'un final inattendu et particulièrement réussi. Pas de doute, Ozon aurait pu faire mieux.
A travers cette histoire d'une mineure qui se prostitue François Ozon raconte avant tout l'adolescence et toutes les difficultés que cela comportent. La dure transformation d'une fille en femme avec ces mensonges qui engendrent diverses querelles avec les parents. Intéressant mais pas franchement passionant.
Pour une jeune fille de 17 ans, Isabelle a tout pour elle : la beauté, une famille aimante à l'abri du besoin, des amis. Elle semble pourtant trouver son émancipation dans la clandestinité et la violence. Des secrets enfouis, un manque, des réponses à atteindre, que cache et que recherche vraiment Isabelle ? Le tour de force du film est d'avoir laissé de côté tout voyeurisme, racollage et moralisation, sujet qui s'y prêterait pourtant totalement. Le film est habité par un climat étrange, planant et énigmatique cristallisé autour de la jeune Marina Vacth. Un grand film, obsessionnel et déroutant.
Comme bien des Ozon, ce film m'a laissé de marbre. Impossible pour moi de fendre la croûte de froideur qui enveloppe son cinéma et pourrait le rendre intéressant plus que barbant. Deux étoiles tout de même car Marine Vacth est absolument délicieuse à regarder.
Les premiers dialogues sont affligeants de banalités, comme les suivants, en fait. On assiste au voyeurisme d'un jeune homme sur sa soeur qui, en peu de temps et sans aucune explication, se prostitue. Elle fait tout en secret de ses parents et ne semble être attirée que par les hommes d'âge mûrs capables de payer ses charmes. L'actrice principale ne semble pas éprouver la moindre émotion, semble avoir une vie aisée, un environnement sein et ne manque visiblement pas d'amour dans son foyer ni rencontrer de problèmes d'argent ou d'amis... C'est pauvre au niveau du scénario et à défaut de nous apporter des réponses, le film nous offre une "jeune et jolie" actrice déshabillée qui se prostitue pour une raison que n'importe qui peut donner : "Je sais pas". Une coquille vide.
Marine Vatch est Jeune & Jolie mais aussi une comédienne touchante autour de laquelle tourne ce beau film profond et juste. Au delà du thème principal, des portraits intéressants sur l'adolescence et ses doutes, la position de parent et ses craintes et d'autres personnages aussi réussis. La réalisation est belle et rend bien l'ambiance visée par le film. Pour mon premier Ozon, je suis plutôt satisfait
Drame qui nous montre la vie sexuelle d'une fille de 17 ans, Jeune Et Jolie ma laissé sceptique. Il faut dire qu'il n'y a pas vraiment d'histoire. C'est assez contemplatif mais il ne se passe pas grand chose. Ça ne mène à rien. J'ai trouvé la première partie ou elle se prostitue assez malsaine. Voir son corps juvénile de fille de 17 ans avec des hommes qui sont plus vieux que son père c'est un peut choquant. Surtout qu'on voit quand même pas mal de scène de sexes même si elles sont courtes. Puis vient la deuxième partie à partir de l'hiver qui est plus intéressante et qui a enfin un soupçon de scénario. Le problème vient d'Isabelle qui est une fille torturé et chiante dans le sens "personne ne peut me comprendre", une sorte d'ado rebelle alors qu'elle à tout ce qu'elle veut. Le turc c'est qu'il n'y à aucune raison à ça donc ça n'a pas de sens. Personne ne peut la raisonner du coup et nous spectateur on est pas impliquer. A commencer par une famille que j'ai trouvé belle avec une mère et un beau-père qui ont les bons mots pour lui parler ainsi que le petit Victor son frère qui fait rire et qui a une très belle relation avec Isabelle. Alors je dois quand même félicité Marine Vacth qui est ravissante et pour qui ça n'a pas du être facile de tourner ce genre de scènes. Mais malgré un manque d'histoire et de fond, le film est agréable grâce à sa réalisation qui est pure, c'est doux, coloré et la b.o. est vraiment jolie. Malheureusement la fin est absente mais bon vu le reste j'en attendais rien. Au final, Jeune Et Jolie est un film qui possèdes assez de qualités visuel pour qu'il mérite d'être regardé même si il est poil trop long et qu'il ne pose aucune question n'y réflexion sur la prostitution.
16 199 abonnés
13 142 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 18 février 2016
Avec sa "Jeune et jolie", François Ozon signe là son quatorzième long-mètrage en quinze annèes de carrière! Une position singulière au sein d'un cinèma français de plus en plus en proie avec des nuages noirs! Mais c'est quoi son truc ? Connaître le prix des choses en fait, savoir se que coûte un long-mètrage et du coup adapter ses propres sujets au budget. "Jeune et jolie" prend appui sur un fait de sociètè : la prostitution ètudiante mais en conclure que c'est là le sujet du film serait vèritablement rèducteur! Le sujet, s'il doit y avoir un sujet par rapport à ce film, c'est plus l'idèe de l'adolescence! spoiler: Cette jeune fille a envie de dècouvrir des choses, d'explorer sa propre sexualitè! Alors elle le fait peut-être de manière violente aux yeux de ses parents (Gèraldine Pailhas et Frèdèric Pierrot, formidables) mais Ozon n'avait pas envie de juger ça! Le rèalisateur voulait accompagner Isabelle, d'être à ses côtès et de voir ce que ça provoquait en elle! Comme souvent chez Ozon, la cellule familiale bourgeoise est dynamitèe par l'un de ses membres! Le personnage d'Isabelle est un rèvèlateur mais qui reste opaque et mouvant! Comme ce continent noir qu'est la sexualitè fèminine! Ozon aborde un peu cette fille comme un mystère! Lui-même ne connait pas les raisons et n'a pas envie d'en donner en èvitant d'ouvrir des pistes au spectateur! D'un naturel èpoustouflant, Marine Vacth porte à elle seule le mètrage! Une actrice à surveiller de près qui s'est donnèe corps et âme, repoussant ses limites pour une prestation difficile et remarquèe! Nommèe pour le Cèsar du meilleur espoir fèminin, elle dû laisser la statuette à Adèle Exarchopoulos pour "La vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2". Dur de faire un choix, les deux jeunes comèdiennes aurait mèritè chacune un Cèsar...
Le film est pas mal mais le personnage de Marine est impersonnel, pas attachant, avec un caractère ambivalent... C'est très déstabilisant et ça a joué sûrement sur mon intérêt sur l'histoire peu conventionnelle. Néanmoins la mise en scène est sobre et les seconds rôles tiennent le coup. Le rythme est suffisamment intéressant pour tenir jusqu'au bout.
Ode à la jeunesse, fable poétique en quatre saisons
Présenté en compétition à Cannes 2013, Jeune & Jolie est le 14ème long métrage de François Ozon [i], qui après Dans la Maison (2012), aborde un de ses thème de prédilection : les errances de l’adolescence, ici en quatre saisons et 4 chansons. Malgré le scandale provoqué, Jeune & Jolie va bien plus loin que l’idée de prostitution : ce sont toutes les thématiques de la séduction, du jeu, des valeurs sociétales, de l’entrée dans la vie adulte, du rapport au corps et à l’altérité, qui sont abordées ici avec élégance et distance par un réalisateur accompli. Dans le cocktail de ce beau film, l’amoralité est en effet un ingrédient parmi d’autres, il y a aussi et surtout de la tendresse, de l’humour, de l’ingénuité et de l’innocence.