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Un visiteur
3,5
Publiée le 26 août 2013
A la fois sublime et répugnant, excitant et lassant, Jeune et Jolie a la même conception étrange que tous ses homologues cannois. En effet, le film de François Ozon, (un des bons réalisateurs français du moment: Potiche, Dans la maison) a créé la sensation au festival a égalité avec La vie d'Adèle. De même, la jeune actrice Marine Vacth n'avait rien à envier à Adèle Exarchopoulos. De beaux yeux verts mélancoliques, une bouche pulpeuse, une voix envoûtante, l'ancienne mannequin est déjà comparée à Laetitia Casta. Jeune et Jolie narre en quatre saisons la vie d' Isabelle une fille de 17 ans qui se prostitue à l'insu de ses parents. Ce qui fait la force du film est qu'on ne découvre jamais la motivation qui anime Isabelle: l'envie de rébellion et d'indépendance vis à vis de ses parents, expérimenter la peur d'un jeu dangereux, la curiosité ou tout simplement le plaisir. Le spectateur est mal à l'aise, comme pris au piège. Il est comme un troisième personnage invisible dans la chambre, à la fois poussé par le désir d'en voir et savoir plus, et honteux de son intrusion tel un voyeur pervers. Il est à al fois loin et près. Il est le seul à qui le spectacle est destiné mais sait pertinemment qu'il ne peut y participer. Remords et excitation, voilà ce qui ressort de Jeune et Jolie.
Jeune et Jolie de François Ozon est un portrait troublant de l’adolescence, où le mystère d’une jeune fille se déploie sans jamais se livrer. Porté par la présence magnétique et la beauté sculpturale de Marine Vacth, le film fascine par sa distance clinique et son absence de jugement.
Ce film est évidemment du pur Ozon. Provocant, sulfureux, scandaleux. Magnifique! La jeune actrice crève l'écran, elle est simplement sublime et nous propose un voyage en 4 saisons qui titille notre vice et nos sens, à tel point qu'on en oublierait presque l'histoire et les autres personnages. Ce film est à la fois dérangeant, émouvant, et même franchement drôle parfois! Ozon a évité avec justesse les clichés et la vulgarité pour traiter ce sujet sensible. En ressort un beau film "à la française", profond et original. Attention aux âmes sensibles, certaines scènes de sexe très crues peuvent vraiment déranger.
Rituel singulier d'un passage de l'adolescence à l'âge adulte ? Illustration d'une tendance générationnelle à l'insensibilité et la déconnexion morale ? Évocation d'un fantasme féminin tabou ? Version moderne et réaliste de Belle de Jour ? Difficile de bien cerner ce film. Voilà qui le rend intéressant. François Ozon tourne autour d'un mystère insondable. Une transgression à froid. Ici la prostitution est choisie non par nécessité (Isabelle évolue dans un milieu aisé et ne dépense pas l'argent de ses passes), non par plaisir (tout juste parle-t-elle de curiosité, d'envie, mais sans excitation, sans jouissance). Une expérience pour l'expérience. Une façon pour la jeune fille de tester le monde, de tester son rapport au monde, un rapport de séduction (les potentiels de sa beauté, son pouvoir sur les hommes) et de force (vis à vis de l'autorité familiale). Bref, une exploration des limites de la liberté. Ozon maîtrise d'un bout à l'autre sa réalisation, en cultivant une intensité troublante sans livrer les clés de cette histoire. Il évite le piège de la provoc' facile, de la vulgarité, mais fait preuve d'assez d'audace pour créer un inconfort et un questionnement permanents. La charge symbolique est parfois un peu appuyée via l'introduction, par exemple, d'une scène de classe où l'on étudie un poème de Rimbaud, "On n'est pas sérieux quand on a 17 ans", ou encore via le choix des chansons de Françoise Hardy. Mais le cinéaste capte intelligemment un mystère féminin, joliment incarné ici par Marine Vacth, révélation du film, tout en beauté, en opacité, fascinante et inquiétante. Un sphinx.
"Jeune et Jolie est une œuvre brutale, dérangeante mais intelligence. Isabelle reflète la jeunesse d’aujourd’hui en proie au désir et au sexe. François Ozon a très bien mise en scène et me laisse voir un film d’une grande sensibilité et sincérité. Ces trois personnages marquent le style du réalisateur. Les femmes sont primordiales et nous livre une prestation remarquable. Avec beaucoup d’émotions et de réalisme, Jeune et Jolie a manqué son prix au dernier festival de Cannes mais pas sa parodie pornographique"
Deuxième film de François Ozon que je regarde et je ne suis pas déçu. L'image est nikel, les comédiens bons et toujours une intrigue qui met le spectateur dans l'expectative et toujours un dénouement qui laisse le spectateur perplexe. J'ai l'impression qu'Ozon est fasciné par les adolescentes difficiles et la bisexualité des femmes. Un petit bémol : La musique. il en manquait pour souligner les suspens, les moments de tension.
J'ai bien aimé ce film qui est très bien joué par une actrice vraiment très belle, cela touche un sujet très sensible et très réel de notre époque, j'ai moins aimé la fin - à voir
Du pur Ozon, qui dresse un dans ce film un portrait de jeune fille se prostituant. Il traite le sujet avec beaucoup de sensibilité et de justesse, sans être moralisateur et sans porter de jugement. Il offre un rôle en or à la jeune et très jolie Marina Vacth qui crève littéralement l’écran.
On va voir un film de François Ozon comme on va voir un film de Pedro Almodovar. J’entends par la qu’on sait que l’on va aimer, mais quelque part on se retrouve à ne plus être surpris…Jeune et Jolie est filmé d’une façon « libre arbitre » le réalisateur nous laisse à notre propre jugement. Film perturbant si on le regarde avec des yeux de parent, mais film qui nous renvoie à un questionnement sur la place du sexe dans la vie, sur le rapport qu’on l’on peut avoir au sexe suivant l’age, suivant les étapes de la vie. Intéressant même si j’ai trouvé que quelques scènes étaient filmées de façon un peu caricaturale à mon goût, mais ce n’est là que mon ressenti
En fait ce film joue un peu sur la même corde sensible que les chips. T'as pas forcement envie d'en manger (en plus t'aimes pas forcement ça toi, les chips) mais elles sont là sur la table du salon. Alors t'en prends une, histoire de te saler un peu le palais. Et puis deux, et trois ... Et en fait t'as à peine le temps de t'en rendre compte que t'en es déjà à plonger carrément la main au fond du paquet (que tu soudes en 15 minutes). Ben là c'est pareil, tu te dis que tu regardes juste 5 minutes le temps que tes pâtes bolo de chez picard finissent de décongeler dans le micro-onde mais en fait le père François te prend par la main de force et t'embarque en mode syndrome de Stockholm ! PS : y a que moi qui ai trouvé que Marine Vacth était le copié/collé féminin du JB. Meunier des Les Choristes ??!!