6638 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
716 critiques spectateurs
5
51 critiques
4
199 critiques
3
221 critiques
2
125 critiques
1
73 critiques
0
47 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Claude DL
122 abonnés
1 919 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 3 octobre 2014
Film vraiment très bien fait sur les dérives toujours possibles d'une adolescente qui s'ennuie entre sa famille recomposée, ses études au lycée, l'éveil de sa sexualité et qui veut goûter la liberté loin des convenances. La jeune et très belle actrice est troublante de naturel et les seniors se souviennent tous du passage difficile de leurs enfants par l'adolescence. Certes beaucoup de scènes osées, mais vulgarité absente. A voir.
L'actrice est jeune & jolie et se débrouille plutôt dans ce film. Le casting est bon, la mère et le beau père sont très bien joués. Quoi qu'en disent certains grincheux, ce film est tout en retenue. Ozon n'explique pas l'acte mais sa mise en scène n'est pas scabreuse. Le final est un peu étonnant, il aurait pu couper le film quelques minutes avant lors de la "surprise party".
Un film qui me réconcilie avec le cinéma de François Ozon, qui ne m'a pas toujours convaincu avec ses films. "Jeune et jolie" a le mérite d'évoquer un fait d'actualité, la prostitution chez de jeunes femmes, même s'il s'agit généralement d'étudiantes, alors que l'on a affaire ici à une lycéenne. Marine Vacth, effectivement jeune et jolie, brille à l'écran, et convainc largement dans son rôle de victime d'un système dans lequel elle se sera enfermée toute seule. La réalisation est sobre mais efficace, et laisse place à un scénario très bien écrit. Les scènes fortes sont surtout présentes dans la première partie du film, qui tend à perdre en épaisseur à mesure qu'on se rapproche de la fin.
François Ozone à du style, le sien. Dans la veine de Sous le sable avec le clin d'œil Rampling, le film suit l'adolescente de bout en bout, à son propre rythme sans se perdre dans des explications documentaires. Marine Vacth est parfaite, mystérieuse, trouble, fraîche, sensuelle, dangereuse... Les chansons de Françoise Hardy ponctuent le film admirablement. Les autres acteurs dont Géraldine Pailhas sont impeccables. François Ozon construit une œuvre admirable.
Les critiques des personnes à la morale bien pensante qui calife cette oeuvre de pornographique me font doucement rigoler. Pour ma part ils n'ont pas sue lire entre les lignes; ce n'est absolument une apologie de l'argent facile puisque "Léa" n'en a rien à faire. C'est le parcoure d'une jeune femme qui à travers la prostitution ce cherche c'est peu orthodoxe et discutable mais ce film ne fait aucunement l'apologie de la prostitution. Pour ma part j'ai adorée la photographie est sublime tout autant que Marine Vacth et la voie de Françoise Hardy envoutante. Merci Ozon!!
Marine Vacth est brillante et excellente dans le rôle d"'Isabelle", elle est d'une fraîcheur, d'une beauté, d'un talent immense, elle nous charme et nous enivre par la même occasion, elle m'a bluffée dans ce film. Le scénario est vraiment bien écrit, merci à François Ozon pour ça. La mise en scène, les acteurs, les musiques, les dialogues: Tout nous embarque dans l'univers d'Isabelle, c'est une vraie surprise et un très bon film. Que feriez-vous si vous appreniez que votre fille de 17ans était devenue prostituée du jour au lendemain?
Un film qui fait parlé de lui. Ozon reste le maître incontesté du cinéma décalé français. C'est tout sauf du voyeurisme. Par contre, le point négatif est que la bande-son c'est pas le top, sauf pendant la fête. Hormis cela, n'hésitez pas à le regarder.
Grand Film ! François Ozon a su réaliser un film sur un sujet qui peut être tabou pour certaines personnes. Ce qui est fort dans le film c'est qu'il ne montre pas juste le "métier" ou la "pratique" qu'entretien Isabelle (Marine Vacth : belle découverte), il est engagé sur cette pratique, tout en restant pudique au niveau des sentiments et des scènes de sexe/d'amours. Beaucoup de choses, comme les sentiments d'Isabelle, sont sous-entendues mais François Ozon n'oublie pas le spectateur en laissant des ouvertures pour que ce dernier puisse se faire sa propre opinion. La force du film est de ne pas être centré que sur Isabelle, on observe les différentes réactions de sa famille, en particulier sa mère. De plus vers la fin, pour revenir aux sentiments d'Isabelle, quand cette dernière a un petit copain, on se rend compte qu'elle a pris de l'avance et de la maturité grâce ou à cause de cette pratique et que du coup elle n'a plus de point commun ou d'intérêt pour les garçons de son âge. Enfin la dernière scène, à l'hôtel avec la femme de Georges est très puissante et laisse une ouverture sur ce que va entreprendre (ou non) Isabelle. Je finirai cette critique comme elle a commencé : Grand Film !
Jeune et jolie retrace une partie de la vie d'Isabelle pendant ses 17 ans. C'est une jeune fille qui est incontestablement très jolie mais compliquée. Derrière cette beauté se cache un mal être ou bien la quête d'un désir inassouvi qu'elle tente de trouver. On sent que cette fille n'est pas une jeune fille ordinaire comme on peut le voir chez les jeunes de 17 ans, elle est décalée et ce qu'elle recherche lui est interdit, cet interdit lui plait. Bref, c'est un film très intéressant dans son genre et jouée par une actrice qui a du talent.
elle est vraiment très belle un petit air de julia roberts !!! vous verrez laissez vous emporter pas l'histoire de cette ado. un des meilleurs de Ozon ... bonne séance ED
Ozon et Marine a osé. J'ai bien aimé ce film, où la beauté de Marine Vacth est magnifiée. Je ne la croyais pas si bonne actrice ; elle m'a bluffé. Pour sa prestation, elle mérite tout simplement d'être césarisée. Son côté vicieuse et perverse mâtinée de timidité est très touchant. Les seconds rôles sont excellents. Ce film est à la fois subversif, dramatique, touchant et parfois drôle. J'ai passé un bon moment.
Le début de Jeune et Jolie à la plage l'été est une référence avouée à La Collectionneuse (Rohmer 67) où Haydée Politoff joue l'air de ne pas y toucher la séductrice balnéaire. C'est donc un "Conte Moral" et la construction de Ozon en 4 parties (été, automne, hiver, printemps) correspond aussi au cycle des Contes des quatre saisons de Rohmer. Il ne s'agit donc pas de "traiter du problème de la prostitution étudiante" comme certains critiques l'ont cru lourdement, mais bien de poser le plus simplement possible une question morale, c'est-à-dire une question du point de vue du jugement que chacun porte sur son propre comportement. Isabelle, simplement, clairement, se pose une question morale. C'est simple et pur comme une comédie de Marivaux ou une tragédie de Racine. Le langage et le jeu des deux actrices principales font aussi écho à cet idéal classique, que n'ont pas vu beaucoup de critiques. La mère de l'héroïne incarnée par Géraldine Pailhas exprime ses sentiments d'amour puis de terreur avec une parfaite clarté. Et c'est devenu une banalité depuis 2013 de souligner que la beauté limpide de Marine Vacth (Isabelle) n'est en rien froide mais transparente comme de l'eau. On y sent d'ailleurs son "caractère introverti", comme elle dit elle-même. Ozon a le courage de ne rien faire de plus, de ne pas juger, de ne pas "faire artistique". On aime ou pas, le style qu'adopte Ozon pour son histoire mais on ne peut pas nier l'ambition classqiue. Sincérité, simplicité, une sorte de modestie (qu'on n'a pas vu en 2013 en écrasant le film sous la référence à Bunuel) : c'est un grand film d'Ozon et le public l'a confirmé immédiatement. Ozon, très prolifique, peut-être trop, comme Rohmer, demandera du recul pour qu'on trie ses meilleures productions.
Marine Vatch est Jeune & Jolie mais aussi une comédienne touchante autour de laquelle tourne ce beau film profond et juste. Au delà du thème principal, des portraits intéressants sur l'adolescence et ses doutes, la position de parent et ses craintes et d'autres personnages aussi réussis. La réalisation est belle et rend bien l'ambiance visée par le film. Pour mon premier Ozon, je suis plutôt satisfait
Ce film est fascinant, il nous montre sous un jour des plus modernes une tranche de vie d'une adolescente. Cela déroute et dérange sans doute, et c'est à faire pâlir de peur n'importe quel parent de jeune fille (je parle en connaissance de cause). En effet cette période de la vie est celle de la provocation, du goût du risque, de l'expérience des premières désillusions, de l'utilisation à outrance des nouvelles technologies de communication alors en mélangeant tout cela Ozon nous propose une plongée dans une prostitution qui semble de prime abord un peu absurde et aberrante, mais il a l'intelligence de ne pas répondre vraiment aux inévitables questions qu'on se pose voire qui nous hantent bien après la projection. Et il y a Marina Vacth qui a la beauté du diable.