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Jean-François S.
25 abonnés
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2,0
Publiée le 8 octobre 2013
D'une façon rhétorique le film est une belle réussite et le titre annonce bel et bien le contenue du film. C'est quelque part un bel exercice de style pas évident de filmer la banalité du quotidien. Oui mais il faut être un spectateur un peu masochiste pour aller voir au cinéma ce que l'on a souvent chez soi ou que l'on vit tout les jours. Peut-être qu'un jour ce film deviendra un témoignage du style de vie des français au début du XXIème siècle. Mais en attendant c'est un film bien chiant qui commence comme il se termine, sans véritable début, et surtout sans fin. On pourrait le projeter en boucle, on n'y verrait pas de rupture.
Pour ma part, je trouve que l' émotion du film repose essentiellement sur Laurent Poitrenos ?,qui joue le mari de Devos; elle, dans un activisme permanent impeccable: elle cuisine, sait tenir son intérieur, s' adonne aux tâches domestiques avec "élégance" etc, donne des cours facultatifs à un public d' élèves visiblement peu intéressées mais cependant à l' écoute, et cette résignation omniprésente dans sa vie personnelle. Et lui dans un rôle de proviseur au service de sa mission, aimant sa femme, qui ne manque pas de s' exprimer avec des réparties intéressantes. Je persiste à dire que cet acteur bien choisi est essentiel dans ce jeu collectif. J' apprécie sa façon de dire les choses, d' être présent face à Devos. Il est aussi bien qu' elle! les autres filles amènent leurs touches perso, et N.Régnier vit dans un b....l assez impressionnant! La critique de Télérama m' a choquée, à la limite de misogynie.
près un joli » l’année suivante » ou Demoustier prenait son temps pour vivre et apprendre à se connaitre et un « D’amour et d’eau fraîche » avec le couple parfait du cinéma français Pio Marmai et …Anais Demoustier et une échappée belle en amoureux, la réalisatrice abandonne son actrice fétiche et ses idées pour nous livrer une adaptation d’un livre « Arlinton park » de Rachel Cusk, quelque chose de moins personnel et du coup peut-être moins touchant.
Les murs blancs, l’absence d’amour et le confort des vies des protagonistes n’arrangent rien à l’affaire il est vrai. Pire, le manque de psychologie est flagrant: premièrement, elle cède à l’ambiance anti bobos (une pharmacie? non un pays ) qui règne depuis plusieurs années pour attirer un public nombreux et déjà conquis...
Même si ce film a des longueurs, même s'il n'est pas renversant au possible... Je dois admettre qu'il m'a beaucoup touchée. Il m'a rappelé à quel point la vie amoureuse et familiale peut très vite être un piège terrible pour toutes les femmes. Que le rêve d'épanouissement, de réalisation de soi, de joie et de bonheur n'est, pour une grande majorité des femmes, possible qu'aux jeunes adolescentes, et que très vite, notre insouciance nous est volée... J'ai pensé à Virginia Woolf, j'ai pensé à des femmes rencontrées dans mon enfance et adolescence, à mes heures de baby-sitting, et à mon ancien couple en Italie (le film cite l'Italie comme un lieu de rêve, alors qu'il est sans doute celui où les femmes sont le plus domestiquées...) En voyant ce film, je me suis rappelée de la chance d'être de nouveau libre, de pouvoir de nouveau pleinement m'autodéterminer. Avec l'envie de faire attention aux femmes de mon entourage pour ne pas être également enfermée entre quatre murs d'une banlieue petite-bourgeoise...
Chronique familiale douce-amère sauvée par l'interprétation d'Emmanuelle Devos. Avec plein de ces petits malaises entre devoir envers le cocon familial et les quelques petits plaisirs individuels féminins comme de s'acheter un joli chemisier rose un peu ajouré qu'on hésitera à porter pour sortir en couple... A l'heure de la mondialisation, ce que l'on peut retenir de ces intrigues parallèles est bien le retour aux bons vieux schémas sociaux puisque, faute de travail pour tous, des femmes intelligentes, instruites, se retrouvent à la maison. Proches de leurs grands-mères. On se croit revenu après la dernière guerre. Pères nourriciers et mères tendant à se surpasser entre les soins aux maris, aux enfants, et leur vocation première de femme au foyer. Sauf que le regard est plutôt grinçant (l'épouse qui aime fumer sa petite cigarette avant de rejoindre monsieur au lit, la mère jouée magistralement par Marie-Christine Barrault). Si l'ensemble pèche par trop de "piques" tacites envers les hommes que cette rentrée dans le rang arrange forcément, malgré la lucidité de la réalisatrice qui signe en filigrane sa sympathie pour ses congénères, il manque le coup de sang humoristique capable d'envoyer promener cette inertie (un fracas quelconque, une bonne fugue par exemple) !
pas mal en effet, sur les aspects de la vie des femmes sans emploi, avec mari occupé, mais on s'ennuie ferme car un film sans relief et un sujet peut être trop proche d'un certain quotidien...que l'on connait trop bien?
Vu ce film samedi soir, très déçue..C'est lent, des plans qui n'en finissent pas, des scènes qui se suivent et ne se ressemblent pas, bof bof. Mise à part Emmanuelle. Sinon on se croirait dans Desperate Housewives mais en français et en plus mou et en nul.
Il ne se passe rien. Les personnages sont caricaturaux: les hommes tous des cretins finis et les femmes toutes insatisfaites de leur vie de corvees. Heureusement qu'Emmanuelle Devos joue bien; elle sauve le film.
Voilà un film qui mérite qu'on le regarde avec attention. 24 heures dans la vie d'un couple, et plus précisément de la femme, la ménagère de moins de 50 ans. Plusieurs couples gravitent autour de celui-ci comme autant de possibles doubles, qui se font écho, qui se ressemblent. Dans cette banlieue, chacun pourrait vivre la vie de l'autre, sans changer de ressenti sur son existence : celui d'avoir fait une croix sur ses rêves de jeune adulte étudiant et de vivre dans un confort conformiste tout juste supportable. Beaucoup de finesse dans les situations, les dialogues, les non-dits. Des hommes absents, qui ne voient rien, ou qui font exprès de faire semblant de ne rien voir ; qui n'assument pas grand chose dans leur vie domestique. Ils ramènent l'argent, offrent le confort, et il ne faut pas leur en demander plus. Chacun se satisfait de sa petite vie professionnelle à laquelle il accorde une importance démesurée ; une bonne excuse pour ne pas avoir trop à subir la routine quotidienne de la maisonnée. Quant aux femmes, il y a celle qui gère tout, si bien qu'on a l'impression que personne n'arriverait à faire ce qu'elle fait dans sa journée : elle est vraiment douée, elle le fait si bien... Il y a celle qui est parvenue à ce confort de la middle-class : elle se réalise pleinement dans cette vie, sauf quand un grain de sable vient déranger tous les efforts qu'elle fait pour vivre cette vie parfaite : elle n'a aucune autre aspiration que de contempler sa routine et de s'en satisfaire. Il y a aussi celle qui a un gamin ingérable ; capricieuse et superficielle, elle semble encore se demander comment font les autres pour gérer une marmaille qu'elle considère autant qu'un bien matériel, un peu encombrant. Enfin il y a la déprimée, celle qui a pourtant l'air toujours souriante, mais qui se fera aider par une jeune fille au pair car, bien qu'enceinte, elle ne s'occupe ni de son intérieur, ni de ses enfants. Et puis il y a la Mère, celle d'Emmanuelle Devos, dans une scène savoureuse. Elle aurait pu être la mère de chacune d'elles. Enervant prophète qui distille aussi bien les critiques culinaires que le passé et l'avenir de la vie de ces mères de famille. A peine un soupçon d'aigreur - ou bien de réalisme ? Et ces femmes n'ont aucune révolte. La seule qui semblera refuser ce destin est à la fois à l'aube et au crépuscule de sa vie de mère. Elle n'entrera pas dans le moule... Mais à quel prix ! Le jeu des acteurs et des actrices est parfait, les décors également. La tension est palpable mais le film reste cohérent : rien ne bouscule véritablement la vie de ces couples standard. Un mot sur l'ennui : est-ce un film où l'on s'ennuie ? Probablement si on le regarde de manière superficielle, pour se détendre. Mais si on porte un regard attentif, alors il n'y aura aucun ennui, car chaque plan, chaque séquence porte nombre de subtilités qui permettent d'analyser en profondeur les intérieurs des êtres et des choses. Les acteurs sont dirigés à la perfection et incarnent leur personnage avec épaisseur et cohérence. Bref, c'est un très bon film, à condition d'aimer le genre.
Malgré l’intérêt du point du vue sur le sujet abordé toutes les actrices, excepté Hélèna Noguera, donnent l'impression de réciter leurs dialogues qui sonnent faux et anti-naturels. Pas facile, partant de là, de donner de l'épaisseur et de le la consistance à une scénario qui peut vite ennuyer dans sa retranscription du quotidien. Dommage!
Je trouve toujours audacieux la réalisation de ce genre de film. J'ai aimé les acteurs, le scénario et les sujets abordés. C'est simple et sans chichis. Un genre que j'apprécie mais, je comprends que de payer une place de cinéma pour ça, c'est gâché ou presque... à voir, quand même !