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xavierch
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3,0
Publiée le 22 septembre 2014
Un film sur la vie des femmes qui s'engluent dans leur ordinaire, et qui finissent par en être désabusées. Les sentiments évoqués sont très intéressants, on retrouve d'ailleurs un peu de nos vies parfois, mais le film manque cruellement d'une histoire, car filmer la vie de tous les jours est insuffisant pour faire un film. Dommage.
Mettre en scène l'ennui de femmes quadragénaires au foyer enchainées à leurs habitudes ne doit pas servir de prétexte à ennuyer le spectateur ! Ici on baille rapidement, avec des scènes plus ordinaires que la vie ordinaire, et on se demande comment ces femmes qui ont tout (argent, mari, enfants...) peuvent s'inventer autant de soucis. On s'insurge alors quelque peu des tracas existentiels de la petite bourgeoisie, et le résultat s'avère aussi morne et déprimant.
La Vie domestique c'est un Desperate Housewives en region parisienne, mais sans les piscines et la vie plus haut de gamme. C'est un film chargé de non-dits mais qui ne se veut pas moralisateur non plus. C'est la vie de tous les jours. Celle d'une banlieue plutôt classe moyenne où les hommes vont au travail et les femmes vont au centre commercial après avoir déposé les enfants à l'école. Le film marche bien, il n'y a pas de temps mort et les personnages sont intéressants. C'est réussi.
Tout couple se reconnaîtra à un moment ou un autre dans ce film sans doute un peu trop académique, mais les actrices y jouent leur rôle avec conviction et cela donne au film un ton à la fois sérieux et touchant.
Pas de rythme, pas d'histoire, pas de fin... Mais des incohérences (enseigner Virginia Woolf à des jeunes pour leur faire aimer la littérature, c'est comme commencer un cours de maths par des équations du troisième degré) et des caricatures de femmes désoeuvrées et insatisfaites de banlieues cossues. Quant on est passé par la case "Desperate housewives", on devient exigeant, forcément. Quant à Emmanuelle Devos, on a l'impression que, film après film, elle nous déroule toujours le même genre de personnage, une femme intelligente et hyper sensible, frustrée, ronchon et insatisfaite. Bof.
Un film ennuyeux comme l'est la vie de ces femmes au foyers qui subissent cette vie routinière avec leurs maris goujats à souhait! Toutes les scènes sont décrites aux moindres mouvements tellement il n'y a pas grand chose à raconter...!Heureusement que la seule bonne et vraie actrice Emmanuelle Devos nous permet d 'apprécier quelques scènes dont celle du début du film avec le dîner, puis celle avec Marie Christine Barrault (petit rôle exceptionnel), et encore celle avec sa classe et ces élèves... Ce qui permet de rester jusqu' à la fin qui se termine si brusquement!
Le film est passionnant d'abord parce qu'il pose un regard sur ce qui est un angle mort en termes de représentation sociale et artistique et pose la question très intrigante : que font donc celles qui ne font rien ? Ce que montre le film, c'est un entre-deux sociologique, une middle class de banlieue assez aisée, sans plus. Bref, un fragment de réalité très américaine transplanté dans la France périphérique, la description de Desperate Housewives franciliennes. Le quotidien millimétré de ce microcosme vient à être troublé par l'incursion d'un mystérieux fait divers, qui plane de loin en loin sur le film. Étonnant en ce qu'il provoque une rupture tonale, il agit comme un micro-récit, un film dans le film qui attise la curiosité des personnages comme des spectateurs, tous excités par la même frustration voyeuriste, mise au carré pour le spectateur déjà voyeur de leur "vie domestique". Ce point de fuite inquiétant, rappelant le réel sordide derrière le vernis, n'éloigne toutefois pas le film de son sujet.
Si le film est si réussi, c'est qu'il trouve le ton juste, ni condescendant ni indulgent, dont l'acide est d'autant plus violent que très subtil. La démonstration réside par ailleurs dans sa structure : vingt-quatre heures dans la vie de Juliette, évoquant très vite Mrs. Dalloway. Cette journée, possible renaissance sociale pour Juliette, va être filmée comme un thriller, tout en suspens, attentes, péripéties et rebondissements, en outre plastiquement très beau. La journée est cristallisée par l'entretien d'embauche qu'attend Juliette pour devenir éditrice, et parallèlement rythmée par les préparatifs d'une soirée improvisée par la rencontre de trois voisines. Ces quatre femmes s'individualisent, comme autant de facettes possibles de la femme au foyer et gardent toute une part de mystère irréductible aux stéréotypes. Où est le mari d'Inès ? Pourquoi Marianne, qui représente la fuite possible vers l'ailleurs et l’ouverture au monde, a-t-elle renoncé à sa carrière ? Que pleure Betty : la mort de sa grand-mère ou de son canapé ? La scène de dialogue entre Juliette et sa mère, Marie-Christine Barrault, est un modèle d'écriture foudroyant. Les maris sont eux attaqués à différents niveaux : absents, régressifs, incapables de la moindre initiative domestique et pour finir interchangeables comme le montre la scène de l’échange de manteau. Si toutes les comédiennes sont très convaincantes, le film est porté par Emmanuelle Devos qui après Le temps de l'aventure continue d'irradier le cinéma français. Tour à tour drôle et émouvante, elle livre une composition poignante, qui suit le spectateur sur le long cours.
Le quotidien de 4 femmes au foyer, milieu bobo en banlieue chic. S'occuper des enfants, l'école, les courses,le blues ne de pas s'épanouir,l'ennui, les états d'âme. Malgré le talent des comédiennes principales,le scénario est vite creux, tourne en rond. Un film du quotidien,de la condition féminine et des tâches ménagères,du temps après lequel on court,de la vie que l'on aurait rêvé avoir sans savoir vraiment quel projet précis mettre dessus. C'est quand même un peu ennuyeux, sans aucun rebondissement avec une vision un peu caricaturale et facile du rôle des pères, conjoints, maris qui travaillent mais qui eux s'épanouissent et mènent eux la vie qu'ils veulent sans grande contrainte. Intéressant, bien joué mais sans grand intérêt et assez ennuyeux.
Une vision glaçante de la société contemporaine vue de la bourgeoisie consumériste française qui veut vivre à l'américaine dans des banlieues aseptisées et s'y ennuient ferme. La misère y fait parfois surface au détour de la disparition d'une petite fille ou d'un club de lecture pour étudiantes de la diversité en section pro... Emmanuelle Devos est parfaite en bobo décalée qui ne trouve pas sa place et Noguerra, Régnier et Ferrier font peur dans leurs rôles de desperate housewives ! La réalisation implacable de la réalisatrice donne un ton de thriller domestique rare dans le cinéma français, il manque peut-être un soupçon de folie qui aurait pu porter le film au niveau d'un American Beauty.
On ne pourra pas s’empêcher de qualifier ce long-métrage d’Isabelle Czaika de Desperate Housewives à la française. Emmanuelle Devos tout d’abord, son talent est sans égal. Son énergie, ses regards de la vie et du vide sont époustouflants. Julie Ferrier ensuite étonne dans son rôle de bourgeoise insatisfaite. La Vie domestique est la chronique de femmes de bourgeoise banlieue qui vivent, pensent, agissent et subissent chaque évènement quotidien. On est même déçu lorsque le fondu générique arrive, car on en veut encore. Techniquement, on pourra reprocher à la chef monteuse son manque d’attention, car les faux raccords sont si nombreux qu’ils gâchent la qualité de certaines séquences. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Un récit développé par petites touches : 24 heures de la vie d'une femme au foyer superbement interprétée par la grande Emmanuelle Devos. Beaucoup d'annotations d'une grande justesse, même si certains développements sont un peu appuyés (les charges contre le lycée public et son pauvre proviseur). Un film qui mérite que l'on s'y attarde.
....Le titre du film colle parfaitement , mais que retenons nous durant toute sa durée ? Des scènes de vie, des tranches vécues par ces femmes de banlieue, leur propre destin. Une certaine frustration et aussi une reconnaissance dans ces moments et ces gestes de la vie presque courante. Le casting est très bon, mais le scénario est inexistant et les dialogues trop consistants parfois pour apprécier le déroulement du long mé n'existe pas de véritable fin non plus, juste peut être qu'en chacun de nous, il existe ce besoin de faire une pause, l'heure du bilan, nos états d'âme que cette vie bouleverse. Un film trop philosophique peut être, trop cérébral...c'est aussi un choix.
Que ce "téléfilm" peut être poussif ! .. C'est sur un mode très-trop convenu et très-très bavard (mais avec un vrai déficit en mots d'auteur, ce qui guère supportable !) que la caméra de la réalisatrice épie ces nanas quadragénaires mal dans leur vie (toutes sont des femmes au foyer), on le dira comme ça ... Faut dire qu'elle plante le décor d'une manière peu subtile en caricaturant jusqu'à l'excès leurs "hommes" (tous très pénétrés de l'importance de leur job et bien sûr peu ou pas présents au foyer. Donc, elles portent le poids d'assurer la quotidienneté (tâches X ou Y, enfants) ... sentent émerger en elles le ferment d'une possible révolte, s'emmerdent. Voire, virent limite dépressives. Sujet nouveau et exaltant n'est-ce pas ! Si en plus la caméra est paresseuse .... Et que dire des acteurs : Emmanuelle DEVOS nous sert du DEVOS (je réaffirme ici qu'elle n'a plus de critères de sélection et tourne trop), quant aux autres - Hélène Noguerra en tête (joue mal) - ils/elles ne sortiront pas grandis de ce désastre cinématographique (je fais une exception pour la grande prestation de MC Barrault). En un seul mot : chiant.
Un bon film qui retranscrit vraiment fidèlement l'atmosphère de ce bijou littéraire Arlighton Park de Rachel Cusk publié en 2007 à L'Olivier... C'est à dire un film d'atmosphère où il ne se passe pas grand chose justement et qui ne passe jamais loin de provoquer l'ennui du spectateur certes. Mais que cela sonne juste, pour une certaine classe sociale de notre vie moderne, j'en conviens, plutôt aisée. Filmer le temps qui s'écoule au rythme des allers et venus à la maison, de la solitude une fois tout le monde partis vers ses activités. Filmer l'ennui, le vide autour de soi et à l'intérieur de soi est un exercice difficile que la réalisatrice relève. Emmanuelle Devos, Marie-Christine Barrault (apparition brève mais ô combien marquante) et Julie Ferrier sont très justes dans leur jeu où beaucoup de choses passe par les regards, les silences, le peu de mots prononcés et les attitudes. La banlieue est filmée dans ses deux dimensions, lisse et ordonnée en apparence mais ayant bien du mal à contenir les illusions perdues, les compromis qui laissent insatisfaits, les choix pas complètement assumés... 24 heures de la vie d'une femme... plus à mode Desperate qu'en mode "Zweig". A voir, si on est en forme !