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Michael R
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4,0
Publiée le 6 mai 2018
La perception de cette petite chronique familiale vaut autant que son sujet. Rêve? Réalité? On a l'impression de regarder une belle carte, sous anesthésie. C'est léger et intrigant. On glisse au-dessus de la réalité, avant de l'embrasser peu à peu (quand la disparition de la mère devient suspecte). Les comédiens et les dialogues sont incroyablement justes. Non seulement c'est le 1er Gregg Araki que je regarde sans souffrir, mais en plus c'est un coup de coeur ! Le réal a gagné un style plus posé (proche de Burton et Ford), et les personnages sont moins excentriques et torturés (même si cette histoire familiale a ses vices cachés).
Notre pote Gregg Araki continue son petit bonhomme de chemin et se charge de l’adaptation sur grand écran du roman de Laura Kasischke. Le point de départ est donc la disparition mystérieuse de la mère incarnée par Eva Green et ses répercussions. S’en suit alors un manège incessant entre passé et présent où se dévoilent au compte-gouttes les indices conduisant à cette conclusion. L’intérêt de White bird réside dans la personnalité de l’héroïne, jeune femme loin d’être traumatisée par la disparition de sa mère jusqu’au jour où éclate la vérité. Si le dénouement réserve une petite surprise, c’est loin d’être suffisant pour emballer le spectateur et finalement on se retrouve avec un film assez insipide.
Je ne connais Gregg Araki que de nom grâce à mes études, mais je ne connais pas en profondeur son cinéma et ses thématiques. Tout ce que je sais, c'est que j'ai adoré le premier film que je vois de lui. C'est pas vraiment un cinéma de scénariste parce qu'on a l'impression que le scénario, ici, joue un peu le rôle de faire-valoir tant il est rejeté au second plan. Malgré tout celui-ci est très bon, un peu trop soutenu, un peu trop gros pour être vrai néanmoins. Non, "White Bird" est un vrai cinéma de la mise en scène. Le réalisateur nous dit vraiment quelque chose à travers les images. Il y a une réelle poésie qui se dégage du film, du coup c'est vraiment très agréable à visionner. Un peu lent parfois mais tellement intéressant. On voit en tout cas que c'est Araki qui a écrit le scénario, on sent que le gars l'a travaillé avec une vision de mise en scène. Malgré tout, les cinq dernière minutes me laissent un peu sur ma fin. Je sais pas, j'ai l'impression qu'elles sont un peu bâclées. Je n'ai pas tellement compris en fait pourquoi il y avait un tel revirement. Je veux dire par là qu'on avait compris ce qu'il s'était passéspoiler: , on avait compris que le père était le meurtrier alors pourquoi l'appuyer ainsi spoiler: en le faisant avouer et arrêter par la police ? C'est dommage parce que j'ai eu le sentiment que ça venait un peu gâcher l'excellent travail qu'Araki avait fait jusque là. Du côté des acteurs, c'est aussi ça qui m'a donné envie de regarder le film. Un excellent casting avec Shailene Woodley, la nouvelle star montante d'Hollywood qui risque de s'attirer tout ma sympathie si elle continue à tourner dans ce genre de film. Christopher Meloni et Shiloh Fernandez qui sont tous les deux très bons. Et Eva Green évidemment, comme toujours excellente partout où elle passe.
Une ado voit sa mère disparaitre du jour au lendemain. Le réalisateur aime bien la marge, nous sommes dans une famille d'apparence bien américaine. Peu à peu les choses se dégradent. Ce n'est pas inintéressant mais quand même un peu. On a l'impression d'avoir déjà vu cela et mieux ailleurs. Eva Green pourtant exceptionnelle d'habitude est presque absente. Une semi déception.
Ce film n'est ni plus ni moins qu'un bon thriller dramatique autour d'une famille américaine idéale, raconté par la jeune fille en plein émoi sentimental, un bon mélange des genres aussi, le tout restant totalement superficiel.
Longtemps catalogué de réalisateur «Underground » avec des œuvres telles que « Totally F***ed up » ou « The Doom Génération », dont le style subversif ne laisse pas indifférent, Gregg Araki s’est tourné depuis quelques années vers un cinéma plus classique basé sur des sujets plus profonds tel que la pédophilie dans « Mysterious Skin » qui lui ouvrit les portes du Festival de Cannes. Avec « White Bird », le réalisateur persévère dans sa peinture d’une adolescence brisée en utilisant toujours les mêmes choix narratifs qui font sa signature : Des adolescents en perte de repère, des rêves obsédants et un rapport à la sexualité très présent.Sans pour autant, renoncer à ses mythes fondateur, le réalisateur semble s’être assagi et nous livre ici une œuvre douce, finalement d’un romantisme fou quand il s’approche au plus près des dualités physique de l’adolescente ou de la souffrance psychologique de sa mère. Par le biais de l’adaptation, le réalisateur se laisse porter par l’imaginaire de l’auteur et livre une œuvre fidèle et intelligemment mise en scène, loin et proche en même temps de son imaginaire déjanté que l’on pouvait voir dans « Doom Generation » ou « Kaboom ».Le film brille d’autant plus par l’interprétation tout en profondeur de ses interprètes, notamment Shailene Woodley (Divergente) et Eva Green (Sin City). Les deux actrices sont absolument magnifiques, dans la douceur et la tendresse pour l’une, dans l’amertume et la colère pour l’autre. Une composition magnifiquement ambigüe qui donne tout son sens au film.
Je n'ai découvert Gregg Araki que très récemment mais son univers barré et totalement débridé, ainsi que la présence de Shailene Woodley (Divergente, The Descendants, Nos étoiles contraires toussa) m'as convaincu de me rendre dans le petit cinéma à film d'auteurs du quartier.
Alors autant le dire, accrochez-vous.
C'est vraiment excellent, mais attendez-vous à découvrir la famille la plus dysfonctionnelle qui soit, mais soit.
Niveau réalisation, c'est cool, surtout dans le sens où le film est basé sur essentiellement des flash-backs référençant des époques différentes sans que l'on peine une seconde à s'y retrouver, contrairement à d'autres films où il est impossible de se situer dans le temps (non, non, Looper c'est cool). De plus, on a enfin un mec qui fait des fondus au noir très lents au moment où il faut, le rendu final est donc vraiment très sympathique.
Tout ça pour mettre en scène, très lentement (c'est aussi pour ça que c'est bien que le film fasse pile 1h30) les problèmes de cette famille qui essayent de comprendre la disparition d'une mère très spéciale du point de sa fille. Sans spoiler grand chose, lesspoiler: histoires de sexe sont la clé principale de la plupart des énigmes de ce long-métrage, donc beaucoup de scènes de nu, de séduction, et sans cacher grand chose (je pense d'ailleurs que Shailene Woodley va trouver beaucoup plus de rôles après ça). Le tout n'est néanmoins pas vulgaire du tout (peut-être un peu malsain?) et est servi par des acteurs tip-top, à la différence d'Eva Green qui, bien que collant totalement au personnage totalement cintré qu'elle incarne, a tendance à un peu surjouer.
White Bird est donc un film à voir, avec un rebondissement final qui m'as littéralement scotché sur la fin. Un réalisateur peu connu, mais un réalisateur à suivre après ça.
Des effets visuels à la David Lynch accompagnés d'un scenario magistral, le tout agrémenté par une technique cinématographique imparable. Gregg Araki nous montre qu'il n'est plus une Mysterious Skin, mais bien un Mysterious King
le final est un peu "tiré par les cheveux".. spoiler: (conserver le corps dans le congélateur sans que personne ne s'en apperçoive..) - mais la mise en scène est intéressante notamment avec la voix off du personnage central sur certaines séquences - Aussi, la présence de Shailene woodley est un gros
White Bird est une envolée esthétique, portée par le charme de Shailene Woodley, la prestation globale des acteurs, Eva Green en particulier, et la virtuosité du réalisateur, Gregg Araki, à la mise en scène pleine de fraîcheur. White Bird est un beau film sur la fin de l'adolescence, aux couleurs aussi vives et chaudes que ce passage entre l'enfance et l'âge adulte. L'épilogue est le couronnement du film, étonnant, surprenant, un véritable pied de nez : la meilleure fin ciné de l'année !
Sous une apparence de film post-ado un brin romantico-érotique exacerbé, "White Bird" diffuse lentement mais sûrement une dose empoisonnée qui brouille une piste scénaristique qui semblait évidente. Et le final ajoute encore une ultime version étonnante. Une réalisation soignée sans effets contribue à un certain réalisme, les acteurs en sobriété millimétrée prennent le temps de dévoiler plusieurs facettes inquiétantes. Mentions spéciales à la pas si désinvolte Shailene Woolley, et Eva Green au jeu troublant même si parfois trop démonstratif. L'ensemble donne un film parfaitement maîtrisé, mais sans véritablement d'âme: "White Bird" est un oiseau de passage, pas désagréable, ni mémorable.
Le grand fou qu’est Gregg Araki (Nowhere, Mysterious Skin, …) est de retour avec son nouveau film quatre ans après Kaboom, teen-movie carrément déjanté sous forme de trip hallucinant et il revient fort, mais pas comme à son habitude, il est devenu sage, plus accessible et peut-être même plus lisse. White Bird c’est un comme tout film du réalisateur, un teen-movie, mais aussi (et surtout !) un thriller, mais pas seulement car ce n’est certainement pas Araki qui va se contenter de servir un banal thriller, oh ça non ! Le film vient défoncer avec un véritable plaisir les codes établis en mettant en scène tout ce que la petite famille américaine bien sous tout rapport peut avoir de si chiant. Mais le gros problème avec White Bird c’est que tout du long on ce demande où est passé le réalisateur rentre-dedans qu’on a l’habitude de voir et surtout ce qu’on fout un peu là et c’est là tout le génie du film, c’est qu’on trouve les réponses à tout dans un final dès plus incroyable. - La suite de cette critique dans le lien ci-dessous... *FreshBuzzCinéma* -
Une intrigue bien imaginée qui est vraiment intéressante à suivre mais le tout manque de dynamisme, si bien que le film, qui a pour but de laisser le spectateur bouche bée n'arrive pas à produire ses effets. La trame est fort lente malgré les acteurs qui jouent pourtant bien leur rôle. Il y avait un vrai potentiel mais ce n'est pas bien traité.
l'atout majeur de ce film est sans conteste Eva Green, superbe dans tous les sens du terme. le scenario, lui, m'a semblé paresseux. j'ai été à un doigt de m'ennuyer. pour les fans de Gregg Araki et de Shailene Woodley. à noter que Christopher Meloni, que l'on connait surtout pour son rôle d'inspecteur dans New York Unité Spéciale, offre une belle composition.
Mis à part l'interprétation magnifique de Shailene Woodley (qui mérite ces 2 étoiles), ce film est plat, les dialogues creux et le twist final ridicule. L'ambiance fin 80' est certes bien retranscrite, mais un épisode de Beverly Hills n'aurait pas fais mieux.