L'homme de Kansas City
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soniadidierkmurgia

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3,5
Publiée le 2 mai 2026
En 1949, Randolph Scott est à la veille d’entamer la décennie la plus féconde et rémunératrice de sa carrière qu’il consacrera désormais presque exclusivement au western dont il va devenir avec James Stewart (ses six films avec Anthony Mann) l’icône des années 1950. Une reconnaissance tardive qui ne fera que se confirmer avec le temps, Scott étant désormais reconnu comme le précurseur de l’homme sans nom que deviendra Clint Eastwood à la suite de son passage devant la caméra de Sergio Leone. Les quatre réalisateurs récurrents que seront Bud Boetticher (sept westerns en commun), André De Toth (six westerns en commun), Edwin L. Marin (six westerns en commun) et Ray Enright (cinq westerns en commun) permettront successivement à Randolph Scott de façonner son image d’homme intègre de peu de mots à l’allure marmoréenne imposante et au sens de l’honneur sans faille (à quelques exceptions près). Dans « L’homme de Kansas City » qu’il tourne sous la direction d’Edwin L. Marin en 1949 pour la Fox, Scott déroge en effet aux caractéristiques évoquées plus haut. Le scénario écrit pas Frank Gruber d’après son roman prend pour cadre initial les exactions commises dès avant la fin de la Guerre de Sécession par les Raiders de Quantrill (guérilleros sans scrupule pro-confédérés à la solde du mercenaire William Quantrill comportant dans leurs rangs Jesse James et son frère Frank) notamment lors du massacre tristement réputé de Lawrence où spoiler: Jim Dancer (Randolph Scott) profite du tumulte pour régler le compte de Bert Slocum (Barry Kelley), l’assassin de son frère qu’il confond avec son frère. La guerre terminée, Jim Dancer devient un hors-la-loi dont la tête est mise à prix. Essaimant l’Etat du Kansas jusqu’au-delà de ses frontières, il finit par être capturé par un détective. Celui-ci trouvant la mort lors de son convoiement, Dancer retrouve la liberté et prend l’identité du détective pour tenter de s’offrir une nouvelle vie. Mais dans la ville où il entend prendre racine les choses n’iront pas sans heurts, des anciens membres du gang Quantrill étant présents sur place. Il va alors devoir marcher sur le fil du rasoir pour parvenir à s’extraire de sa condition de paria
. Un personnage complexe aux multiples facettes pour Randolph Scott qui livre une interprétation convaincante et sobre comme à son habitude dans un film parfaitement réalisé par un Edwin L. Marin dont le travail avec Randolph Scott a été un peu injustement écrasé par la réputation du fameux « cycle Ranown », voyant Scott devenu producteur collaborer avec Bud Boetticher pour sept films qui ont fait date. Un film à découvrir aux côtés de « Canadian Pacific » et « La piste des caribous » tournés avec le même réalisateur dans des sorties DVD somptueuses.
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