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Nicolas F.
25 abonnés
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3,0
Publiée le 20 novembre 2014
Pas mal pour un premier film. L'idée de base et l' univers original rendent le film plutôt plaisant, sur le principe du conte reprenant la mécanique des Mille et une nuits. Les pointes d'humour noir et le jeu des acteurs sont également à mettre à l' actif du projet. En revanche, les caricatures des personnages que le réalisateur entend critiquer affaiblissent par leur lourdeur le scénario. Même si ce choix parait assumé, une telle approche semble aujourd'hui dépassée.
Partant d'une idée originale absolument géniale, se basant entre autres sur la bêtise et la folie humaine, cette farce tourne vite au drame, et prend le spectateur! Parfois maladroit, souvent brillant le film de et avec Partick Ridremont est une réussite!
Magnifique surprise! Un mélange d'humour et d'émotion! Beaucoup de justesse dans les thèmes abordes: l'enfance, la peine de mort, l'amour. Un très beau moment de cinéma avec une fin particulièrement émouvante.
Tout simplement j'ai adoré se film notamment par la performance de l'acteur principal qui est tout simplement excellente j'aurai aimé encore quelques flashbacks sur la vie de notre condamné qui est très touchant dans son rôle de rejeté n'ayant connu que 'haine et mépris jusqu'ici... Par contre le rôle du candidat à l’élection est bien trop caricatural ce qui est dommage... A voir !!!
Je met rarement de notes aussi basses pour une simple raison. Quand on se trouve face à un film creux, on peut généralement se rattraper sur la technique. Certains paquets cadeaux sont vides mais ont le mérite d'être joliment emballés. Ici on ne peut rien sauver, à part peut-être la prestation du toujours impeccable François Berléand en directeur de prison inflexible. Tous les personnages sont caricaturaux : la secrétaire est sexy et a un chignon, le journaliste a un calepin, un chapeau années trente et une barbe de trois jours, le producteur véreux est juif et a des rollex au poignet. Non je n'exagère pas. Les acteurs sont hors contexte, ne savent pas si ils sont dans une comédie, une fable philosophique ou un drame (mais le réalisateur le sait-il lui même ?) ou ne savent tout simplement pas jouer (mention spéciale à la fille du directeur de prison dont le jeu et la voix rappellent le son d'une craie sur un tableau noir - pourquoi engager une actrice qui ne sait visiblement pas ce que jouer veut dire ???). Non il n'y a rien à sauver, et surtout pas les deux heures de ma vie que je ne récupérerai jamais, faute au copinage évident de certains journalistes cinéma complices de ce naufrage total. Ni rire, ni humilité, ni talent, ni émotion. A part l'énervement.
Ne sachant pas trop à quoi m'attendre ce film m'a vraiment surpris ! Une réflexion bien menée mêlant subtilement les émotions et les contrastes entre des scènes touchantes, humaines et drôles et celles plus dramatiques tournant autour de la peine de mort. Les acteurs sont au top, les scènes souvent très denses émotionnellement et explorent en profondeur l'âme et la vie d'un condamné.
Très prometteur pour un premier film, une perle tout en originalité qui se démarque vraiment de ce qu'on a pu déjà voir.
Un très beau film bourré de sincérité, ce qui compense allégrement ses défauts de premier film. Drôle, tendre et bouleversant en plus d'être intelligent.
Fort. Poignant. Intense. Émouvant Une mise en scène impressionnante et captivante. Des dialogues forts, un film bien mené, des acteurs convaincants. Une très bonne surprise pour ma part, n’étant de surcroît pas fan du genre.
C'est un film curieux qui ne manque pas d'audace mais qui est quand même très bancal. L'ensemble manque de cohérence et d'homogénéité, on se disperse entre le mélo, le comique, la critique de nos politiques, de la dénonciation de l'info spectacle, de la manipulation des masses par l'intermédiaire des médias. Par moments le film est très réussi et par d'autres il tombe dans le lourdingue.
Idée de base très intéressante qui aurait pu donner un film poignant mais ce n est pas du tout l axe choisi par le réalisateur ...humour noir , caricatures ,histoire creuse peu d analyse la mayonnaise n a pas prise ! Seuls les quelques discours sont prenants...dommage
Un conte de fées moderne. Un homme condamné est autorisé à dire quelques mots - mais la loi ne précise pas combien de temps. Lamers commence à raconter sa triste histoire . A minuit, l'exécution est reportée d'une journée. Chaque soir, cette Shéhérazade moderne continue ... Cette fois ,un film plutôt manipulateur dépasse du reste en entrelaçant comédie pure (le gouverneur est un imbécile de première classe° et drame , dans ce monde sordide de la garde de prison et le directeur (François Berléand) utile . La vie n'est pas toujours amusante. Le film suggère qu'une cigarette peut offrir la consolation, mais qui, surtout ,qu'être à l'écoute de l'autre aide. J'écoute, pourquoi tu es. Pour un premier film, Ridremont montre qu'il a des capacités et des idées.A suivre et à voir 3/5
Avec "Dead Man Talking", Patrick Ridremont signe un film avec une idée de base géniale : celle d'un condamné à mort qui échappe à son exécution chaque soir en racontant son histoire jusqu'à minuit. Cette idée pouvait s'écrouler si elle n'était pas suffisamment bien exploitée sur la durée mais Ridremont, aussi à l'aise devant que derrière la caméra signe un scénario bien abouti qui ne repose pas seulement sur son idée mais qui donne la part belle aux différents personnages présents que ce soit celui du directeur de la prison (irrésistible François Berléand), du gardien ou du prêtre. Bénéficiant de dialogues aussi drôles qu'émouvants ainsi que d'une mise en scène maîtrisée à la superbe photographie, ce film s'impose comme un petit bijou du cinéma belge.
Pendant les cinq première minutes j'ai cru à un grand film d'humour noir.....Et puis non, le registre change, le ton devient grave, on est dans la noirceur crépusculaire, celle qui précède la mort.... Quelques flash backs sur le passé du condamné, jeux de seringues en stand by, enfance, le présent immédiat c'est de continuer à parler de 20h à minuit pour gagner à chaque fois 24h de survie... Cette partie est là est très bonne, excellente même... j'ai moins aimé l'enjeu politique qui en résulte.... L'un des candidats est trop rétro, un ton à la poelvoerde, des mimiques à la louis de Funès, il dénote par moment avec l'ambiance lourde du film.....C'est presque drôle, mais ça dérape un peu dans la forme, pas dans le fond...... On ne s'ennuie pourtant pas et l'on est pris de ressentis de toutes sortes, d'empathie avec le malheureux.... Les personnages autour sont un mélange de cynisme et de caricature.....Christian Marin, le prêtre, qui voit des anges, François Berléand, charger de l'exécution et sans états d'ames, voire indifférent, et le grand gardien noir, qui semble sorti de "la ligne verte", prêt à toutes les confessions.... La fin est magnifique, pathétique même au sens noble du mot, totalement émouvant... L'on fait son propre constat sur la peine de mort et reste groggy comme lors d'un décompte sur un ring de boxe, décompte qui signifie que l'éxécution pourrait avoir lieu....J'ai aimé....
Un petit loupé *** Avec Dead Man Talking, le réalisateur-acteur Patrick Ridremont signe son premier film. *** Shéhérazade des temps modernes ? Le sujet attise indéniablement la curiosité. Les décors et les divers plans offrent une ambiance sombre, oppressante, glauque, en adéquation avec le contexte. L’histoire présente pourtant un deuxième visage, avec la mise en scène d’une parodie de la société, où l’importance des médias, la manipulation politique, le pouvoir, occupent une place de choix. Le drame rencontre le cocasse. Un contraste saisissant en découle. La peine de mort, le traumatisme de l’enfance, l’influence du passé sur le présent, le rapport à la justice, la tolérance ou l’intolérance, l’espoir, le bonheur, constituent autant de pistes de réflexions. Une tension subtile se crée, invitant à une introspection étonnante. L’espoir d’un revirement de situation tient en éveil jusqu’au bout. La prestation des acteurs participe activement à donner au projet une valeur sûre. *** L’absence de rythme fait cependant défaut à l’ensemble. Le manque de clarification au niveau de l’espace-temps dérange. L’insuffisance des récits oraux tant attendus déçoit. Permettre au spectateur d’entendre, en même temps que les personnages, la totalité des souvenirs du condamné aurait sans doute été judicieux. En effet, les bribes, maladroitement données en pâture, le laisse inévitablement sur sa fin ; alors que l’exploitation du talent d’orateur de l’homme conteur aurait certainement apporté au scénario le supplément d’âme essentiel à une séduction réussie. Captiver l’auditoire derrière l’écran, en lui donnant le sentiment d’assister lui même à l’ultime confession, semblait indispensable. Or, la dépendance des protagonistes face à leur envie d’en apprendre toujours plus n’est aucunement contagieuse. La transmission ne s’effectue pas, donc le plaisir s’amenuise. *** Intriguant, Dead Man Talking rend perplexe, mais a le mérite de marquer les esprits. ***