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4,0
Publiée le 12 juin 2026
Avec Le Rayon vert, Éric Rohmer transforme les hésitations sentimentales et les errances estivales en une exploration d’une rare finesse de la solitude contemporaine. À travers le personnage de Delphine, remarquablement incarné par Marie Rivière, le film saisit avec une justesse presque documentaire les contradictions, les fragilités et les attentes qui accompagnent la quête d’une rencontre authentique. Rohmer excelle dans l’art de faire émerger des enjeux existentiels profonds à partir de conversations anodines et de situations du quotidien. La légèreté apparente du récit laisse progressivement place à une réflexion subtile sur l’intuition, le hasard et le besoin de trouver sa place parmi les autres. Malgré son minimalisme narratif et son refus de tout spectaculaire, Le Rayon vert demeure l’une des œuvres les plus sensibles et les plus lumineuses de Rohmer.
”Le rayon vert“, l’un des grands chefs d’oeuvres d’Éric Rohmer.
Un film qui parlera à tout le monde et surtout à ces jeunes célibataires dans cette quête si difficile qu’est l’amour. Encore plus difficile quand vous connaissez la solitude toute une vie, que cela vous ronge profondément. Trouver quelqu’un peut être le remède mais il y a toujours une peur que cela se passe mal et que cette expérience nous isole davantage voir à jamais. Il faut croire à l’amour, à la vie du moins essayons un instant.
Il y a littéralement tous les personnages dans mon esprit bon cela fait beaucoup certes. Je te comprends Delphine et je déteste tout aussi bien pour penser comme moi.
Le genre de films où on passe par toutes les émotions. On rigole assez souvent dans de nombreuses séquences notamment avec les passages de drague les plus ringards au monde mais j’ai envie de vous dire ça fait partie du jeu de la rencontre. Ça rajoute un charme assez particulier. Dans le film, on apprend aussi pleins de trucs, je ne m’attendais pas à un cours de physique par exemple.
Bref, un des plus grands films de romance à la française. Et bon l’amour arrive au moment où l’on s’attend le moins enfin bon j’attends toujours et force et courage à ceux qui attendent leur tour également.
Le rayon vert est un instant et un phénomène rares que dessinent à l'horizon le coucher du soleil et la mer. Par analogie, Eric Rohmer décrit son héroine Delphine dans l'attente du moment aléatoire et fugitif où elle découvrira l'amour et l'homme de sa vie. Pour l'heure, Delphine est une jeune femme seule, hésitante et velléitaire. Sans amoureux, quelles vacances d'été s'offrent à elle? spoiler: Ses séjours à la campagne, à la mer, à la montagne, décevants, la ramènent toujours à Paris, dépitée...et seule.
Rohmer réalise une peinture très juste d'un certain célibat, un célibat à la fois pesant et confortable dans lequel de dévoilent les inhibitions et les contradictions de l'héroine, sa confusion. Marie Rivière est très convaincante dans le rôle, cette Delphine dont le comportement social et le caractère témoignent, on ne s'en étonnera pas de la part de Rohmer, d'acuité et de sagacité. Totalement dépourvu d'effets dramatiques et esthétiques (plans fixes, peu ou pas d'éclairage), le récit du cinéaste s'appuie sur les confidences ou les conversations étonnamment naturelles de Delphine. Cette mise en scène minimaliste a cependant son revers: une certaine monotonie, sinon austérité, s'installe, et l'intérêt qu'on porte à la jeune femme se dilue dans des séquences dialectiques un peu languissantes.
J'adore Rohmer, mais ce film là est à mes yeux une catastrophe. Le cinéaste, qui habituellement suit un scénario très travaillé, choisit ici de faire confiance au hasard et à l'improvisation de ses comédiens. Ce n'est vraiment pas le meilleur choix. Le rythme est traînant, les scènes peu convaincantes, la force dramatique généralement absente. C'est mauvais au point de faire rire de bon cœur (je n'exagère pas). L'expérience était amusante, mais je ne reverrai pas ce film.
« Le Rayon Vert » est l'un des meilleurs films d'Éric Rohmer, une œuvre qui plonge profondément dans l'univers des sentiments et de la vérité. L'histoire de la jeune Delphine, interprétée avec une sensibilité touchante par Marie Rivière, m'a captivé. Elle incarne à merveille cette femme à la recherche de l'amour, confrontée à la solitude et au désir de reconquête de la vie. Le film brille par sa simplicité, sans pour autant négliger la complexité des émotions humaines. Les dialogues, souvent improvisés, ajoutent à l'authenticité du récit, et la scène finale au bord de la mer, avec l'attente du fameux rayon vert, est d'une intensité et d'une beauté rare. Rohmer parvient avec brio à capturer l'essence de la quête de bonheur et d'amour de son personnage principal, tout en proposant un voyage à travers la France des années 80. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Une jeune femme cherche l'amour dans une esthétique très fin des années 70. Une réflexion sur l'amour à la fois moderne dans le ton et désuète dans le propos . Une vue des plages de la libération sexuelle avec des femmes seins nus.
Un des plus mauvais film d'Eric Rohmer si l'on ne sait pas ce que veut dire le manque d'inspiration, il faut regarder ce film, Marie Rivière joue très bien son rôle de déprimée coincée, ce film c'est du sérieux pas de la rigolade
Très dépouillé. Presqu'un documentaire, avec acteurs qui jouent de manière fade. Il se passe pas grand chose. Cela reste intéressant, plaisant même à regarder.
Les plus beaux dialogues d'Eric Rohmer, ont dans ce films été improvisés. Mention spéciale à Marie Rivière, trop rare au cinéma malgré sa prestation magistrale. L'une des plus belle fin du cinéma français.
Beau portrait d'une jeune femme solitaire, terriblement moderne, à contre courant de la superficialité des liens sociaux contemporains, se protégeant de tout ce qui risquerait de la mettre en danger, de tout ce qui porterait atteinte à sa morale, à sa pureté. Il s'en dégage de la sincérité et un sens profond du sacré. L'amour est encore porté en triomphe par Rohmer, le rayon vert par lequel l'être se découvre entièrement.
Le point de vue de l'auteur bascule vers la fin du film, dans le point de vue de Delphine, ce qui nous place dans sa réalité (qui est fictive). Cette nouvelle utilisation du réalisme est intéressante car elle provoque une croyance envers le récit et le personnage. Mais aussi un partage de son état émotionnel, et ça c'est du cinéma.
On suit Delphine entre Paris, Cherbourg et Biarritz. Une femme seule désespérée qui souffre de sa solitude. Film décevant et un peu ennuyant car il ne se passe pas grand chose à part les 10 dernières minutes.
Le Rayon Vert et la lecture de son message sans être le cœur de ce film à tout de la métaphore du conte sur le récit, c'est d'ailleurs assez explicite, d'où le peu d'utilité de mon intro ( rire ) ...
Il y'a au cour du déroulé de l'intrigue toute une impression d'incompréhension de ce personnage, qui sans être à la marge, ne trouve pour autant pas sa place. La chronologie de la Solitude édifié par Eric Rohmer met souvent mal à l'aise et restitue très bien l'état des émotions à fleurs de peau de Delphine, ses larmes sont synonymes de fragilités accrus, on se sent donc à l'écart avec elle ...
Heureusement, le sourire chasse les tourments !
Encore une fois j'avais un peu peur à l'idée de me retrouvé confronté à un film faussement tourmenté, imbu de soi-même, sans relief ... Conte d'été avais déjà su me surprendre, ce fut une novelle fois le cas pour mon grand plaisir. La distribution est encore à souligner, plutôt deux fois qu'une, tant son soucis du réel viens dynamité une histoire en fin de compte vu sous un autre angle aurait coulé à peine avoir vivoté quelque peu. Rohmer et les siens rejoue aux confins de la petite histoire une interprétation philosophique de ses années et témoigne en même temps une incarnation joviale et triste de ces dernières.
Le Rayon Vert se fait désirer, il arrive finalement et il secoue.
Je suis totalement passé à côté de Le Rayon Vert. Le personnage de Delphine, même si il est y avait quelques choses d'intéressant à dire dessus (une femme seule qui reste malheureuse par peur d'expérimenter de nouvelles choses), est au final complètement antipathique tellement elle est exclue des autres et ne fait aucun effort pour s'intégrer. En plus de cela, les dialogues sont complètement banales (en soit ça n'est pas un défaut car ça sonne authentique) mais ça rend le film complètement ennuyant à suivre. Bref, une grosse déception de mon côté.
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5,0
Publiée le 28 juin 2021
Le meilleur de Rohmer. On entre dans ce « rayon vert » comme en un univers où les sentiments atteignent à la vèritè parce que ressentis et non recrèès artificiellement. Sur un banc à la pointe Sainte-Barbe du côtè de St-Jean-de-Luz, le soleil est en train de disparaître derrière l'horizon. Les larmes de Marie Rivière tombent à flots...Regardez...Attendez...Oui !