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Un visiteur
4,5
Publiée le 30 juin 2011
découverte tardive de ce film , mais au combien envoutante . Le rayon vert est une oeuvre belle et sensible remarquablement interpretée avec une Marie Rivière inspirée dans ce qui apparaît comme une improvisation magistralement orchestrée .
Je suis assez déçu, j'en attendais sans doute de trop, j'ai bien aimé certaines choses, comme les longues conversations qui peuvent durer plusieurs minutes, avec très peu de changement de plans, je trouve ça assez fascinant de laisser comme ça les acteurs s'exprimer. Ensuite, j'aime bien le personne de Marie Rivière, bien qu'un peu nunuche, elle me rappelle ma propre misanthropie, le paradoxe de ne pas faire confiance aux nouveaux, et puis d'aimer/détester la solitude en même temps, tout en ne voulant pas être seule. Il y a quelques scènes que j'aime bien, comme la scène du cercle de lecture où ils parlent du rayon vert, la scène de discussion sur les végétariens. Je trouve ça assez sympa à voir, mais une heure trente, c'est peut-être un poil long, le film n'est pas ennuyant, mais je trouve qu'il est toujours sur le même ton, je ne le trouve pas très riche en émotions et ceci malgré l'intérêt que je porte au personnage principal. Du coup je suis un peu sceptique. C'est loin d'être mauvais, mais ça ne m'a pas convaincu outre mesure. Un bon film, mais sans plus.
Ce que l'on reproche généralement au cinéma de Rohmer, c'est d'être redondant, et que le réalisateur ne renouvèle jamais ni ses histoires, ni ses dialogues, et encore moins son style. Alors oui, c'est vrai, c'est un peu toujours pareil. Mais du moment que c'est bien fait... Je suis particulièrement sensible à ce genre de cinéma. Les longs dialogues, les divers thèmes brassés, les multiples personnages, les paysages... Tout cela m'a beaucoup touché, c'est comme si j'avais vu la vie filmée de manière naturelle dans ce film. D'ailleurs, il n'y a ici aucun artifice de mise en scène: tout est fait au plus simple. Ou au plus vrai, plutôt. Les acteurs aussi ne jouent pas vraiment, on dirait qu'ils improvisent, comme s'ils étaient filmés en plein débat, en pleine discussion (il n'y a qu'à voir les enfants). Et puis toutes ces petites histoires qui font l'intrigue, elles sont toutes autant passionnantes que profondes, et c'est superbe, tant sur le plan humain qu'émotionnel. Le cinéma, c'est peut-être une retranscription de la réalité, mais de manière déformée. Dans "Le rayon vert", cette différence est minime, et ça ne rend ce film que plus beau. Seuls petits défauts: les choix vestimentaires, qui ont vraiment vieillis, et la fin, un peu bâclée. Mais sinon, c'est du tout bon, on a là un excellent film.
La richesse des films de Rohmer repose en général sur des dialogues peaufinés par l'écriture subtile et inspirée de leur réalisateur. Que s'est-il alors passé sur le Rayon Vert ? Quelle idée que d'aller faire apparemment improviser des dialogues aux acteurs ? Certes, cela aurait pu ajouter du réalisme au film, mais il aurait fallu pour ça que les acteurs soient inspirés. On se retrouve ainsi avec quelques scènes bien inintéressantes et, puisque les acteurs s'en rendent sûrement compte pendant qu'ils jouent, mal interprétées. Je pense que Rohmer, séduit uniquement par l'idée du rayon vert, a écrit dans la précipitation ce film qui est loin d'avoir l'épaisseur et le charme d'une Nuit de la pleine lune ou d'Une Pauline à la plage.
2° fois que je le vois, autant de plaisir ... sur la fin.
La première heure ? (jusqu'à l'arrivée à bayonne), le film a de bons moments et d'autres moins intenses. Quelques scènes semblent improvisées, j'ai cherché le message du film.
La rencontre de Lena marque un tournant dans le film. J'apprécie les sourrires, les regards échangés entre les protagonistes, ce qu'ils se disent et ce qu'ils ne se disent pas, ...
Et là, le truc en plus : je comprend le mal être de Delphine, ce qu'elle cherche, sa difficulté de communication, je reconnais des proches et moi même dans les divers personnages, le film me parle.
j'avoue avoir regardé ce film à reculons... mais au fur et à mesure, je me suis reconnu dans le personnage de marie rivière. je l'ai trouvé agaçante, énervante, tête à claque. et puis je me suis dit qu'au fond, j'étais carrément comme elle. elle m'agaçait, comme je dois paraitre agaçant aux yeux des autres. c'est pourquoi j'aime tant ce film. il distille une douce mélancolie, un tel amour de la vie et de l'amour. c'est beau, c'est grand, c'est rohmer. merci, eric !
Eric Rohmer, ou l'art de faire des films culcul la praline . la vision des sentiment par rohmer me fait pensée à ses vieux pervers qui regarde les jeunes filles avec des soquettes. long ... lent ... ennuyeux .. inutile , la honte du cinéma français . max pecas à côté de rohmer c'est coppolla .
Il n'y a dans ce film ni violence, ni sexe, ni scènes de ménage, ni gadgets, ni gags bêtes, ni héros, ni... tout ce qu'on trouve dans les autres films. ça change ! On dirait même une histoire de gens normaux... ça reste sympathique, un brin poétique, original, presque réaliste (si ce n'était la lubie du scénariste de créer un personnage qui trouve régulièrement des cartes à jouer sur son chemin). J'hésite entre 2 et 3 étoiles tout de même.