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JR Les Iffs
101 abonnés
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4,0
Publiée le 18 janvier 2016
Film d'espionnage. Les services secrets français recoivent l'ordre d'éliminer une activiste allemande qui a travaillé avec des terroristes. Pour cela, on a trouvé un personnage faible qu'on mettra dans le bras de cette femme, puis après avoir tué la militante, on fera en sorte d'accuser son amant du meurtre. Machiavélique plan qui échouera.
Belle réalisation de Heynemann. L'atmosphère sombre des services secrets est bien rendue. Même si le scénario peut sembler irréaliste (quoique), il n'est reste pas moins que l'ensemble est cohérent, avec de bons dialogues, des acteurs de grande classe, une réalisation sans défaut, et avec quelques très beaux moments de cinéma. Les sentiments, plus fort que la raison d'Etat ?
Film très moyen, j'adore Rochefort mais là, le personnage ne lui va pas. De plus il n'y a ni intrigue ni suspense, c'est mou. Dommage car l'idée était bonne. De plus on a pas compris pourquoi la "doublure" rate sa mission ! Bref très décevant.
Un film qui mélange politique et espionnage, comme il y en avait beaucoup dans les années 70/80. Ici on est dans l’après RAF, en Allemagne, des terroristes repentis, d’autres pas, et les services secrets français qui veulent faire le ménage en Allemagne, et éliminer une ancienne dirigeante des Brigades rouges. Le scénario ne fait pas dans la finesse, pas toujours crédible aussi, bien sûr essayant de mettre en porte à faux les services secrets français. Mais le film vaut surtout pour la formidable interprétation du duo de grands acteurs Philippe Noiret et Jean Rochefort, Noiret étant formidable, d’un cynisme absolu à fond dans son rôle de chef du SSDEC, sans état d’âme ou empathie, et Rochefort le grand naïf, nonchalant, servant d’appât qui tombe amoureux de la proie .Très belle confrontation qui compense un film un peu rébarbatif et trop académique.
La seule présence commune de Philippe Noiret et de Jean Rochefort est un signe de qualité, et "Il faut tuer Birgitt Haas" confirme cette prédiction. L'histoire a de bonnes bases et montre l'action d'une équipe de barbouses français qui doit éliminer une terroriste allemande. C'est efficace, bien fait, mais repose essentiellement sur la réussite d'un plan quand même très aléatoire, ce qui nuit à la crédibilité de l'ensemble.
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4,0
Publiée le 9 mars 2026
Quand va t-on rèhabiliter l'oeuvre toute entière de Laurent Heynemann aux sujets solides et prècis, courageux et difficiles ? Voici une adaptation rèussie de « l'histoire de Birgit Haas » de Guy Teisseire qui rèvèle une grande sensibilitè que l'on attendait pas! Un film d'espionnage mèconnu et remarquablement ècrit qui se signale surtout à l'attention par son duo èmouvant Philippe Noiret / Jean Rochefort! il se passe ègalement quelque chose de magique entre le grand Rochefort et la mystèrieusement belle Lisa Kreuzer, quelque chose que le cinèma seul permet! Et une musique qui, grâce à Philippe Sarde, devient aussi inoubliable que ces deux amants magnifiques perdus dans le Munich de 1980! L'authenticitè des intentions de Heynemann, l'emporte sur ce qui aurait pu n'être qu'un film ennuyeux! A voir absolument (merci Arte)...
Le film entre dans le vif du sujet très vite, et s'impose donc des décors austères, des hommes énigmatiques, des discussions directes, concises mais non dénués de non dits avec une intrigue claire qui paraît simples à première vue. Le contexte est alors encore brûlante puisqu'il est moins question de la Guerre Froide que d'une évocation de la Fraction Armée Rouge. Pourtant on peut trouver que le point central du grain de sable paraît légèrement capillotracté, où comment croire qu'un "faux" adultère amènerait à un tel risque ?!... SPOILERS voir site !... Mais le récit prend aussi une autre tournure, se lit sous une autre facette, d'abord et avant tout avec le face à face Athanase/Noiret et Bauman/Rochefort qui est évidemment l'atout maître du film. Le vrai soucis du film reste le personnage de la terroriste Bigritt/Kreuzer, on a bien du mal à croire au coup de foudre aussi aidé que soudain du couple avec Bauman/Rochefort, mais encore moins celui de la terroriste, de surcroît l'actrice semble peu crédible en terroriste aguerrie, elle est trop lisse, trop sage, sans force et aspérité. Un film méconnu qui gagne à être redécouvert malgré ses quelques maladresses. Un bon moment. Site : Selenie
Un film d’espionnage assez sombre qui confronte deux grands acteurs autour de cette machination d’amour. Cela n’a rien à voir avec, mais c’est un peu l’ancêtre de corned beef sans le comique.
Birgitt Haas est une ex-terroriste allemande d'extrême gauche, bien encombrante pour son pays. A la suite d'une magouille politique, un service secret français hérite de la tâche de devoir la liquider. Mais pas question d'utiliser un bon vieux poison, ou des freins sabotés, non non. Les exécuteurs choisissent d'élaborer un crime passionnel : un chômeur paumé est sans le savoir recruté pour la sale besogne... Il faut quand même admettre que le point de départ est capillotracté. On imagine mal un service développer une telle opération sur plusieurs semaines, avec les moyens qui suivent et pour un résultat plus qu'aléatoire. Pour autant, "Il faut tuer Birgit Haas" est un film d'espionnage plus que divertissant, avec un esprit davantage 70's que 80's. On retrouve ce ton sombre, voire nihiliste, propre à l'espionnage de cet époque. Avec en prime une ambiance grisâtre et des personnages moroses. Pas de fioritures mais quelques coups bas dans le scénario. Et des protagonistes très humains. Ca tombe bien, l'ensemble s'offre une digression sous forme d'une touchante histoire d'amour, au milieu des intrigues sinistres. Le film bénéfice indubitablement de la présence de ses deux acteurs principaux. Philippe Noiret en chef de section avec des valeurs morales, mais qui reste efficace et qui sait être impitoyable. Jean Rochefort en homme brisé, qui croit que la chance lui sourit alors qu'une machination l'écrase. Je souligne au passage le choix du réalisateur d'affiche un quasi plan-séquence lors du premier vrai dialogues entre les deux hommes, dans un restaurant. Quant à elle, Lisa Kreuzer campe la "cible". Considérée comme ennemie publique n°1 alors qu'elle semble elle-aussi en petite forme, bien loin de la terroriste dangereuse. Je n'aurai pas été contre une développement de son rôle, car mis à part une scène au départ, elle arrive tardivement dans l'intrigue; Par ailleurs, il s'agit d'une co-production franco-allemande, se déroulant dans les deux pays. De quoi assurer un petit dépaysement, et renforcer l'ambiance d'espionnage européen.
Excellents numéros d'acteurs de Noiret, Rochefort, Le Coq et Blanche. Heyneman a voulu montrer le cynisme des services secrets et des tueurs d'Etat. Il témoigne ici d'un certain respect pour les militants de la Fraction Armée Rouge qui ne passerait sans doute plus aujourd'hui. Toutefois, le scénario ne tient pas debout. Pourquoi les services secrets allemands feraient-ils appel à leurs homologues français, dont la tâche en territoire allemand est évidemment plus difficile, au lieu d'arrêter ou d'exécuter tout simplement eux-mêmes leur cible ? De plus, on voit mal les raisons de la tuer, alors que son arrestation représenterait un grand succès, sauf si elle avait de dangereux secrets à dévoiler. L'idylle éclair avec Rochefort n'est pas non plus crédible. Mais ça se laisse tout de même voir pour la qualité de l'interprétation.
Classé film d’espionnage, ce film est bien davantage un thriller politique et surtout psychologique dénonçant les esprits manipulateurs des gens de pouvoir, qu’ils soient dans le monde de la guerre secrète ou de la politique en général. Donc une histoire très psychologique mais pas verbeuse, très réaliste et sans gadgets « bondesques », très mature, où prévalent les silences, les regards et les tensions. Laurent Heynemann atteint très bien son objectif, aidé par l’interprétation remarquable de Noiret et de Rochefort, sans oublier l’héroïne jouée par Liza Kreuzer. Rebondissements, foirades des grands esprits et des stratagèmes étatiques : la fin peut paraître déroutante mais m’a bien réjoui devant ce gâchis où tous y perdent.