D'un côté Travis Knight s'amuse et on sent qu'il aime le matériau de base. À ce titre, toutes les scènes d'action sont réussies et très bien choregraphiées/découpées (on pense parfois à du Vaughn dans les mano-à-manos), tandis que les costumes et la direction artistique des personnages (maquillages compris) font honneur à l'ADN décomplexé de Musclor.
De l'autre, même si son compère Chris Butler est crédité au scénar, suffit de jeter un coup d'oeil pour voir que le script à plusieurs mains laisse entrevoir qu'on a pas affaire à un blockbuster complètement livre. Résultat : la structure et un humour cynico-méta lorgnant trop sur du Marvel par instants, opérant une distance avec le récit (celui de la reconnection à ses racines et à dépasser les attentes masculinistes). C'est dommage car ça fait parfois mouche (Skeletor est d'ailleurs parfaot en uber-bad guy au rire narquois) sans besoin de surlignage. De plus, passé un très bon début, le film est globalement en pilote automatique une fois de retour à Etzrnia. Dommage, même si y a à boire et à manger (Galitzine parfait en He-Man, BO synthé de qualité par Pemberton..)
Je suis très déçu par ce film. Le scénario est pauvre et manque d'intérêt, et le jeu des acteurs n'est pas convaincant. Cette adaptation n'a rien à voir avec le dessin animé ou le film de l'époque, qui racontaient une histoire bien plus belle et captivante. C'est une grande déception pour les fans de l'œuvre originale.spoiler:
Daube interstellaire d'une niaiserie intersidérale , si vous avez plus de 12 ans fuyez. Si vous avez moins de 12 ans et un QI positif , fuyez. Si vous n'êtes ni l'un ni l'autre alors ce film vous plaira.
Les images sont magnifiques, de bons effets spéciaux... Mais à part ça...
HYPER nanardesque. Avec le matériel de base c'était prévisible, mais là... Adam est envoyé dans un autre monde, la Terre (ce n'est pas une surprise, c'est le pitch de base) mais pendant le temps qu'il passe sur Terre il n'acquiert RIEN qui lui sera utile sur Eternie.
Je pense que ce film est en fait un gros doigt d'honneur à notre époque: Adam travaille dans une société... banale, à tel point qu'on ne sait pas ce que fait la boîte, spoiler: il bosse dans la résolution de conflit, il essaye même de parler avec un des ennemis en pensant le raisonner et apaiser la situation en discutant... ce qui échoue lamentablement, il est convoqué par la RH qui prend pincettes sur pincettes pour lui parler de quelque chose de problématique (spoiler: il cherche des épées sur son temps de travail, et ce n'est pas qu'il fasse un truc perso sur le temps de travail, c'est le fait qu'il cherche des ÉPÉES et il n'apprend vraiment RIEN qui lui soit utile une fois sur Eternia, même pas un truc idiot comme surfer ce qui pourrait lui servir pour tenir en équilibre sur un truc volant... non ) . Les Maîtres de l'Univers a toujours été un peu nanardesque en se moquant de la société dans laquelle on vit, en se moquant de sa propre franchise, avec des personnages qui ont des noms ridicules (spoiler: dont le film se moque lui-même ) mais là...
Franchement, très bon divertissement, fidèle au matériel aux d'origine mais prenant aussi des libertés salutaires. La bande originale est vraiment top avec pas mal de références pour les "anciens". Les acteurs sont bons. Peut-être un peu long et certains passages "comiques" un peu lourds. Pas exceptionnel mais vraiment sympa pour passer un bon moment.
Je ressors assez mitigé de Les Maîtres de l'Univers. Le film fait le choix de ne jamais vraiment se prendre au sérieux, un parti pris qui ne m’a pas totalement convaincu. Un ton plus épique et plus assumé aurait, selon moi, rendu l’ensemble bien plus crédible. En revanche, ses 2h20 sont parfaitement dosées : ni trop longues, ni trop courtes. J’ai également eu beaucoup de mal avec toutes les scènes se déroulant dans le monde réel, dont l’intrigue paraît très classique et déjà vue. Heureusement, Nicholas Galitzine s’impose comme un excellent He-Man, porté par une impressionnante transformation physique et une interprétation convaincante. Camila Mendes trouve elle aussi parfaitement sa place dans ce blockbuster, tandis que Alison Brie compose une antagoniste particulièrement réussie. À l’inverse, des acteurs comme Morena Baccarin, Charlotte Riley ou Idris Elba auraient mérité des personnages bien plus développés. Les scènes d’action sont lisibles et efficaces, mais les effets spéciaux peinent à convaincre : les fonds verts et les câbles utilisés pour certaines cascades restent trop visibles pour une production de cette ampleur. L’humour fonctionne par moments, mais il est parfois trop présent et affaiblit les enjeux du récit. Malgré tout, le film reste divertissant et offre quelques séquences spectaculaires. Pour un budget de 200 millions de dollars, j’en attendais toutefois davantage, notamment sur le plan technique.
"Les Maîtres de l’univers" méritait mieux qu’un bide en salles suivi d’un enterrement discret en streaming, un mois et demi plus tard, sans même passer par les cinémas français. Ce naufrage ne doit rien au hasard. Il sanctionne un film qui n’a jamais eu le courage d’être aussi excessif que son héros Musclor ou de son méchant cartoonesque Skeletor.
"C’est toute l’ambiguïté de cet univers, dont l’empreinte culturelle tient davantage du mème que du récit. Tout le monde reconnaît le rictus de Skeletor ou hurle mentalement « Par le pouvoir du crâne ancestral ! », mais peu de gens sauraient raconter une seule intrigue de la série sans bafouiller. Alors quand Barbie, en 2023, transforme une autre antiquité du catalogue Mattel en phénomène de société porté par Margot Robbie, la logique de studio devient imparable : si une poupée peut remplir les salles, pourquoi pas un bonhomme au torse briqué et à l’épée magique ? Le problème, c’est que Barbie n’a pas fonctionné parce qu’elle exploitait la nostalgie, mais parce qu’elle la retournait comme un gant, avec une intelligence et un cynisme que peu de studios osent revendiquer. Musclor, lui, n’aura jamais ce courage."
"Le film a pourtant de quoi séduire. Nicholas Galitzine incarne un prince Adam chétif, sans la moindre envie de briller par la force, exilé sur Terre depuis quinze ans et rattrapé malgré lui par un héritage qu’il n’a jamais désiré. Skeletor cherche cependant à s’emparer de son Épée du Pouvoir pour affirmer une autorité qu’il possède à moitié. L’origin story lorgne autant du côté de Superman que de la tragédie d’Hamlet, avec ce même refus initial du destin qui structure tant de récits héroïques. L’idée est solide. Knight souhaite faire de la musculature du Prince Adam un fardeau avant d’en faire un exploit. Ce qui efface peu à peu les rôles d’Idris Elba et de Camila Mendes dans un groupe qui n’a pas le temps d’exister."
"Il faut attendre près d’une heure d’exposition laborieuse avant que Knight ne puisse enfin s’amuser avec les jouets qu’on lui a confiés. Il y a quelques bonnes idées dans les affrontements, mais on se rapproche, la plupart du temps, d’un spot publicitaire de jeux vidéo. On vit moins l’action qu’on la contemple avec plaisir ou émotion. Quant aux dialogues, ils s’étirent avec une réplique de trop, et l’humour, burlesque et répétitif, calqué sur le manuel des Gardiens de la Galaxie de James Gunn et sur l’univers colorée du Thor : Ragnarok de Taika Waititi, retombe systématiquement après chaque gag physique, comme si le film n’avait pas confiance dans ses propres pitreries et ressentait le besoin de les commenter à voix haute. Résultat : la tension ne monte jamais vraiment, les rires non plus."
"Il y a peut-être Jared Leto qui s’amuse à cabotiner en Skeletor, derrière un masque numérique qui l’empêche d’incarner un méchant crédible mais volontairement caroonesque. Le film préfère ainsi le folklore au frisson. Même les clins d’œil les plus travaillés du film sonnent creux. Une réplique et un morceau de Queen empruntés à Highlander n’ont d’autre fonction que de rappeler qu’Amazon MGM produit aussi le reboot de ce dernier avec Henry Cavill. Le symbole, encore une fois, prime sur le sens et la citation devient un logo publicitaire plutôt qu’un dialogue avec l’œuvre citée. [...] comme si personne, sur le plateau, n’avait cru assez fort à sa mythologie pour la rendre inoubliable."
"L’échec ne tient pas au budget, largement suffisant pour porter ce projet, mais à une écriture trop calibrée et prudente pour espérer surprendre un spectateur qui, chez lui, a la télécommande à portée de main et l’ennui pour seul ennemi. En cela, le film rejoint étrangement son ancêtre de 1987 sur l’échelle de la bêtise, sans en partager l’audace. Amazon n’a pas d’excuse. Musclor version 2026 s’éteint proprement sur tous les écrans du monde sans avoir jamais eu le cran de faire du bruit. Et c’est bien dommage, car tous les ingrédients d’une bisserie étaient pourtant réunis."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Avec Les Maîtres de l'univers, Travis Knight relève le défi de ressusciter l'une des licences les plus emblématiques de la pop culture. Entre heroic fantasy, science-fiction et aventure épique, cette nouvelle adaptation cherche à moderniser l'univers de Musclor tout en restant fidèle à l'esprit de la série culte qui a marqué plusieurs générations.
Lorsque le royaume d'Eternia est menacé par le terrible Skeletor, le jeune prince Adam découvre qu'il est destiné à devenir Musclor, un guerrier doté d'une puissance extraordinaire. Face à un monde où la magie s'efface peu à peu devant une technologie destructrice, il devra accepter son destin et rassembler ses alliés pour sauver son royaume.
Le scénario reprend les fondements mythologiques de la franchise tout en leur donnant une dimension plus contemporaine. Au-delà de la traditionnelle lutte entre le bien et le mal, le film s'intéresse à la responsabilité, au sacrifice et à l'acceptation de soi. La transformation d'Adam en héros constitue le véritable cœur émotionnel du récit.
Nicholas Galitzine convainc dans le rôle du prince Adam, trouvant un juste équilibre entre vulnérabilité et héroïsme. À ses côtés, Camila Mendes apporte charisme et énergie, tandis que Alison Brie enrichit cette aventure grâce à une présence à la fois élégante et affirmée.
La mise en scène de Travis Knight impressionne par son sens du spectacle. Les paysages d'Eternia, les affrontements grandioses et le soin apporté aux effets visuels offrent une aventure généreuse, où les séquences d'action alternent avec des moments plus intimistes. Le réalisateur parvient à insuffler une véritable personnalité à cet univers fantastique, en mêlant esthétique rétro et ambitions modernes.
Au-delà de son spectaculaire, Les Maîtres de l'univers célèbre les valeurs de courage, de loyauté et d'espoir qui ont fait le succès de la franchise. Sans renier son héritage, cette adaptation propose une relecture ambitieuse capable de séduire les nostalgiques comme un nouveau public.
Une adaptation épique et divertissante qui redonne vie à une légende de la fantasy. Travis Knight livre un spectacle généreux, porté par un casting convaincant et une mise en scène qui rend pleinement justice à l'univers de Musclor.
Ce film est une claque visuelle monumentale, il est magnifique, coloré et pleins d'émotions à travers les couleurs. La musique a un style retro très bien modernisé qui va extrêmement bien avec ce film. Le plans sont ambitieux et font vraiment ressentir des émotions. Le jeu d'acteur est impeccable. Skeletor est joué à la perfection. Et le plus gros avantage du film, c'est qu'il arrive à passer de sérieux à humoristique de façon très propre sans même que ça dérange l'immersion. C'est drôle, émouvant, beau, et entraînant. L'histoire se veut volontairement kitsch mais c'est ça qu'on aime, et en plus c'est bien réalisé avec de vrais enjeux et de vrais obstacles sur le chemin du héros. J'ai jamais vu un film aussi agréable, il m'a fait du bien donc je le recommande à 100% En espérant de tout cœur qu'il y ai un 2 Je suis à ça 羅 de mettre 5/5 parce que ce film le mérite.
Je mets 1,5 pour les effets spéciaux parce que tout le reste est du niveau voire même inférieur au premier opus sorti il y a 40 ans même la présence d’idriss elba et Jared leto ne suffisent pas à relever le niveau Ils ont fait des héros des simples d’esprits , skeletor alias Jared leto n’est même pas crédible tellement il est ridicule Je ne comprenais pas pourquoi il ne sortait pas au cinéma en France vu le budget colossal du film maintenant j’ai eu un petit doute avant de voir le film qui s’est transformé en certitude au bout de 20 min du film maintenant tout s’explique je n’ai même pas pu aller jusqu’au bout tellement c’était un supplice Je déconseille vivement
Une très belle réussite pour ce Masters of the Universe qui ne se prend jamais au sérieux, assume son côté kitsch et ravira les fans du dessin animé des années 80. L'interprète d'Adam/Musclor est juste parfait. On passe un agréable moment sans jamais s'ennuyer. La bande son est à souligner avec Bryan May à la guitare pour le titre Eternia et le Princes of the Universe de Queen, un régal pour les oreilles :)
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Franchement ? J'avais gardé un super souvenir de Musclor... mais là, sérieux ??? Le jeu d'acteur est vraiment plus que limite ! Ok c'est du 18 ème degré mais faut pas pousser quand même. Effectivement, il ne fallait vraiment pas qu'il sorte au cinéma en France, c'est un coup à bloquer des salles !