⚔️ « Par le pouvoir du Crâne ancestral... JE DÉTIENS LA FORCE TOUTE PUISSANTE ! »
... Ça y est, je me chauffe ! 藍藍
Il y a des films qu'on attend pendant des années. Masters of the Universe en faisait partie pour moi. Alors, verdict ? Franchement, ce n’est pas un mauvais film… mais ce n’est clairement pas non plus le film de l’année.
En tant que fan du dessin animé, j’ai retrouvé avec plaisir une grande partie de ce qui faisait le charme de la série : son humour, son ambiance, son univers coloré et ce petit côté kitsch totalement assumé. C’est parfois spectaculaire, parfois franchement ridicule… mais finalement, cela fait aussi partie de l’ADN des Maîtres de l’Univers.
Le film a au moins une qualité essentielle : il ne m’a jamais ennuyé. Le rythme est soutenu, les scènes d’action s’enchaînent efficacement et l’ensemble assume pleinement sa nature de pur divertissement. Il ne cherche pas à devenir plus profond ou plus intelligent qu’il ne l’est réellement, et quelque part, c’est plutôt honnête.
J’ai également apprécié les nombreux clins d’œil au film de 1987, ainsi que le passage des personnages du dessin animé à une version live, globalement réussi. Globalement, j’ai bien dit… parce que Dentos, désolé, mais ça ne passe pas. Je ne le trouve ni crédible ni vraiment menaçant.
En revanche, concernant Skeletor, je vais être beaucoup moins mesuré : le Skeletor de Jared Leto est au top, même s’il est très différent de celui de Frank Langella. Il lui apporte un côté véritablement démoniaque, une folie et une théâtralité qui fonctionnent parfaitement avec l’univers. Bon, il faut aussi reconnaître que l’évolution des effets spéciaux et des techniques de maquillage aide énormément à rendre le personnage encore plus impressionnant !
La véritable bonne surprise reste néanmoins Nicholas Galitzine. Après nous avoir charmés dans My Dear F*ing Prince aux côtés de Taylor Zakhar Perez et dans The Idea of You avec Anne Hathaway, il prouve ici qu’il peut également porter un film d’action. Son Prince Adam est drôle, attachant et suffisamment charismatique pour nous faire oublier certains défauts du scénario. Quant à sa transformation physique en Musclor… franchement, elle est impressionnante. Là-dessus, rien à dire : le contrat est largement rempli.
Passons maintenant aux choses qui fâchent. L’humour fonctionne parfois très bien, mais il devient aussi, par moments, beaucoup trop potache. Toute l’intrigue terrestre ne sert pratiquement à rien et rend le début du film inutilement lourd. On attend simplement que l’histoire démarre vraiment et que l’action quitte enfin la Terre.
La Sorcière est également beaucoup trop peu présente, alors qu’elle aurait mérité une place bien plus importante. Duncan manque cruellement de prestance, ce qui reste tout de même un comble quand le personnage est interprété par Idris Elba. Allô, Idris Elba ! Comment peut-on avoir un acteur pareil et lui donner si peu de matière ?
Et puis il y a Démonia (Evil-Lyn). Là, je dois avouer que je suis resté sur ma faim. Alison Brie me paraît beaucoup trop effacée et manque clairement de présence pour un personnage aussi emblématique. Forcément, la comparaison avec Meg Foster est inévitable, et pour moi, elle ne tient pas une seconde. Son interprétation ne m’a tout simplement pas convaincu.
Personnellement, j’aurais adoré voir Tilda Swinton dans le rôle. Elle aurait apporté cette froideur, cette élégance et cette aura mystérieuse qui collent parfaitement au personnage. Et tant qu’à refaire le casting, Mads Mikkelsen aurait fait un Roi Randor absolument magistral. D’ailleurs… pourquoi avoir fait mourir Randor ? C’est un choix scénaristique que je ne comprends toujours pas.
Cringer, de son côté, n’est pas assez peureux pour être totalement fidèle au personnage que l’on connaît. Et surtout, il manque quelqu’un. Un personnage essentiel. Un personnage dont l’absence se fait réellement sentir : Orko. Franchement, faire Masters of the Universe sans Orko, c’est un peu comme faire Les Schtroumpfs sans le Grand Schtroumpf.
Au final, Masters of the Universe reste un film imparfait, parfois maladroit, mais suffisamment généreux et sympathique pour que l’on passe un bon moment. Les fans nostalgiques seront probablement les plus indulgents et les plus réceptifs, car ils reconnaîtront les références, l’ambiance et l’esprit de la série.
Ce n’est pas une grande réussite, mais ce n’est certainement pas non plus le désastre que certains pourraient imaginer. C’est le genre de film idéal à regarder un samedi après-midi pluvieux, avec un paquet de pop-corn, sans trop réfléchir.
Et soyons honnêtes : après l’avoir vu, je comprends beaucoup mieux pourquoi il n’a finalement pas été distribué dans les salles françaises. Son côté très américain, très nostalgique et parfois très kitsch aurait probablement eu du mal à trouver son public chez nous. Dommage… car malgré ses défauts, il possède un vrai charme et, surtout, il ne se prend jamais au sérieux.
Ma note : 7,5/10. Une adaptation imparfaite, mais sincère, qui fera avant tout plaisir aux fans de la licence… dont je fais partie !