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JSCooper
10 abonnés
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3,5
Publiée le 13 juin 2025
The Batman s’inscrit dans la longue tradition des adaptations du Chevalier Noir, mais sans parvenir à égaler la puissance évocatrice de la trilogie de Christopher Nolan. Si le film propose une atmosphère visuelle et sonore remarquablement travaillée, il peine à trouver une identité forte qui justifierait vraiment sa relecture du mythe.
La Gotham de Matt Reeves est poisseuse, étouffante, plongée dans une obscurité permanente, presque picturale. De ce point de vue, le film est une réussite : l’ambiance immersive renoue avec l’esprit du polar noir, et le soin apporté à la mise en scène et à la bande-son est indéniable.
Cependant, une fois passée la fascination visuelle, le fond laisse un goût d’inachevé. Le scénario, sans être mauvais, suit des ficelles classiques — corruption, vengeance, révélations sur le passé — sans grande surprise ni vraie montée en tension. Là où Nolan imposait des enjeux philosophiques et moraux forts (The Dark Knight en tête), The Batman se contente d’un fil narratif prévisible et parfois étiré inutilement : les longueurs sont réelles et pèsent sur le rythme, notamment vers le milieu du film.
Robert Pattinson incarne un Batman jeune, torturé, replié sur lui-même. Ce choix d’interprétation avait du potentiel, mais peine à convaincre pleinement. Il manque une vraie présence, un charisme qui rendrait le personnage marquant. On voit beaucoup le justicier, cloîtré sous le masque, mais très peu Bruce Wayne : une dimension pourtant essentielle pour équilibrer la dualité du personnage. Le milliardaire public, la façade mondaine, sont presque absents — et cela appauvrit l’épaisseur du héros.
Quant au Riddler de Paul Dano, il s’inscrit dans une veine plus dérangée, plus "tueur en série", et fonctionne plutôt bien. Mais comme l’ensemble du film, il ne révolutionne rien : The Batman semble constamment hésiter entre faire du neuf et rejouer des partitions déjà entendues.
En résumé, The Batman est une œuvre ambitieuse sur la forme, visuellement aboutie, mais qui pêche sur le fond. Un film respectable, parfois fascinant dans son atmosphère, mais qui manque d’originalité, d’intensité dramatique et d’un vrai souffle narratif. Il y a du style, certes — mais il manque l’âme.
Bon encore un Batman. Premier commentaire : on peut faire des films sombre avec un peu de lumière à l’écran, histoire d’y voir quelque chose. L’histoire est pas mal et on est bien pris par le récit. En fait il y a du bon et du moins bon ! Robert Pattinson à mon grand étonnement fait le job en Batman. Bref : 3,5 étoiles - 0,5 (3H c’est trop long et le film est trop noir) = 3 étoiles tout tout juste.
je dois vous avouer au début a l'annonce de acteur pour incarner batman j'étais d'abord surpris et très perplexe. jme suis dit le film sera un échec . puis jais laissé le bénéfice du doute . un batman débutant qui se cherche en chevalier noir . plus axé sur le détective cela m'a énormément plus est surpris . je valide donc se film excellent. parlons pas du pingouin incarné a la perfection
Le pire Batman peut-être... il ne gagne rien, il pend même une correction avec Catwoman ! Il a l'air apeuré, mais non quoi c'est Batman, il doit être l'opposé de ça. Sinon le film est bien filmé et mis en scène, juste que le Héros n'est PAS SUPER!
de revoir Batman sur grand écran c'était incroyable dans un Gotham noirceur et surtout féroce avec des enjeux très bien mené par l'homme mystère et j'ai hâte de voir ce que la suite nous réserve avec des news perso. 驪
Le Batman est une « valeur sûre » qui se décline ici dans la noirceur. Les images sont sombres, le film est long mais on retrouve un Batman aussi investi dans le travail d’enquête que dans la bagarre.
"Un étonnant Batman que ce "THE BATMAN"! Si les films mettant en scène des super-héros (Superman et compagnie...) ont pris l' habitude de renchérir dans la noirceur, cet opus sur le justicier de Gotham City postule pour la médaille d' or de la production la plus sombre. Il faut bien se rendre compte que dès que les lumières de la salle vont s' éteindre, le spectateur va pénétrer dans un très long tunnel (3 heures de film) pour n' en ressortir qu' à la fin du générique. En même temps, me direz-vous, Gotham City n' est ni Ibiza, ni Hawaï. Le film surprend totalement par la manière dont le personnage de Bruce "Batman" Wayne est présenté. Le film de Matt Reeves pourrait presque être étiqueté dans la catégorie des polars purs et durs. Ainsi voit-on ici plus un double de "L'INSPECTEUR HARRY" de Don Siegel sorti en 1971, qu' un héros doté de supers pouvoirs. C' est très curieux, et singulier. Si Robert Pattinson ne démérite pas dans le rôle titre, avec sa mine sans cesse maussade voire dépressive, je lui préfère clairement Christian Bale, sans doute plus proche physiquement du personnage dessiné par Bob Kane. Zoë Kravitz est une "Catwoman" très convaincante et les autres rôles sont parfaitement attribués à des pointures bien rôdées (John Turturro, Colin Farrell, Jeffrey Wright ainsi qu' Andy "Gollum" Serkis). Bref, que du beau monde! Les effets spéciaux sont parfaits, et au niveau d' une production d' un tel budget. Voilà donc un très bon spectacle de près de 3 heures, ce qui est tout de même un peu longuet par moments. Mais ne faisons pas la fine bouche et ne boudons pas notre plaisir. Même si montrer quelques moments du quotidien de Bruce Wayne aurait sans doute participé à rendre l' oeuvre un peu plus humaine. Ce n' était clairement pas l' objectif de la production."
The Batman est une véritable claque visuelle et sonore. L’ambiance noire et pesante, parfaitement maîtrisée par Matt Reeves, crée une atmosphère unique où Gotham semble presque palpable. Robert Pattinson, dans le rôle du Batman, apporte une dimension plus humaine et torturée au personnage, loin des versions plus traditionnelles. Son interprétation donne du crédit à ce Batman jeune, en proie à ses démons. La mise en scène est magnifique, avec une photographie sombre et une bande-son qui renforce l’intensité de chaque scène.
J’ai aussi adoré le côté enquête du film, qui apporte une fraîcheur bienvenue à l’histoire, loin de l’action pure. Même si le film souffre de quelques longueurs par moments, il ne faillit jamais à captiver grâce à sa profondeur et sa tension constante. The Batman s’impose comme l’une des meilleures adaptations du Chevalier Noir, avec une vision audacieuse qui fait du bien à la saga.
Très bon film sur le justicier masqué de Gotham City. Une nouvelle approche est crée sur Bruce Wayne, par rapport à toutes les adaptations que l'on a eu à l'écran. C'est une superbe tentative, comme l'a réalisé Todd Philips pour ses 2 films 'Joker'. Ici, de l'écriture nouvelle, de la profondeur est apportée au personnage de Bruce Wayne. Le vilain est très intéressant, et l'histoire se déroule bien correctement. Le film est très beau visuellement, les acteurs sont géniaux, ce que je pourrais reprocher cependant, c'est un manque de scènes d'actions et d'utilisation de gadgets de la part de Batman. La fin est un peu brouillon de mon avis, on arrive pas très bien à cerner spoiler: pourquoi le vilain décide de faire confiance à des inconnus , et l'exécution est un peu trop facile à mon goût. Un film de super-héros fort divertissant, qui change des immondices récentes de Marvel.
On revient au Batman original de DC (aka Detective Comics) avec une enquête policière complexe dans l’univers de Batman avec la seule vraie star du film: Gotham City. Pas de gadget délirants mais crédibles, des combats basiques mais brutaux, des antagonistes et compagnons de Batman très humains: un film Batman ancré dans notre réalité et ça fait plaisir.
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The Batman, c’est un peu comme si David Fincher s’invitait chez DC avec une lampe torche et une envie furieuse de repeindre Gotham en gris. Le film s’ouvre, s’étale, s’installe et ne s’excuse jamais de durer trois heures. Trois longues heures. Mais attention : pas trois heures de baston spectaculaire et de punchlines qui claquent. Non. Ici, on suit un Bruce Wayne à peine sorti de l’adolescence émotionnelle, avec un regard qui hurle « j’ai lu Nietzsche deux fois et je dors dans une cave ».
Et pourtant, ça marche. En tout cas, la plupart du temps. Le pari de Matt Reeves, c’est de faire de Batman un vrai détective, pas juste un ninja milliardaire avec un fétiche pour les chauves-souris. Le film prend son temps pour construire une ambiance poisseuse, étouffante, qui rappelle plus Zodiac ou Seven que The Dark Knight. On y découvre une Gotham malade, rongée par la corruption, la violence et, apparemment, une météo qui a signé un pacte avec l’Enfer pour ne jamais laisser passer le soleil.
Robert Pattinson, lui, campe un Batman introverti, mutique, limite sociopathe – ce qui n’est pas une critique, mais un compliment dans ce contexte. Exit le playboy milliardaire, bonjour le reclus névrosé. Son interprétation a déstabilisé, mais elle a su convaincre ceux qui en avaient marre des Batmen bodybuildés qui sourient comme des mannequins Calvin Klein. Ce Batman-là est jeune, imparfait, et ça le rend plus humain – ou en tout cas, plus crédible dans son désespoir.
Mais soyons honnêtes : tout n’est pas parfait. Le film est si sombre qu’on pourrait croire qu’il a été tourné dans une cave sans électricité. À force de vouloir être sérieux, il frôle parfois l’auto-parodie. Et cette lenteur... mon Dieu, cette lenteur. Par moments, on a l’impression que le scénario avance à la vitesse d’un escargot dépressif, surtout quand le film se prend pour une thèse de sociologie urbaine.
Heureusement, la réalisation est sublime. Chaque plan est composé avec une minutie presque maniaque, la musique de Michael Giacchino donne une véritable identité sonore à cette version du chevalier noir, et Paul Dano réussit à être flippant sans tomber dans le surjeu – un exploit quand on porte un masque de cuir et qu’on hurle à travers des vidéos YouTube.
Au final, The Batman réussit là où beaucoup échouent : proposer une relecture originale sans trahir l’essence du personnage. Mais à vouloir à tout prix fuir le spectaculaire, le film finit par tourner en rond dans sa propre noirceur. Un excellent polar déguisé en blockbuster, ou un blockbuster qui fait semblant d’être un polar ? Allez savoir. Ce qui est sûr, c’est qu’on n’est pas prêt d’oublier ce Batman qui pleure dans la pluie...
Le plus sombre, le plus humain, le plus réaliste... Le meilleur des Batman. Celui qui n'est pas un monstre de muscles, un héros à l'honneur inébranlable, un playboy en costume ou une icône : c'est un homme meurtri, c'est un détective, c'est la nuit, la vengeance. Son combat ou ses manières ne nous sont pas décrits comme les meilleurs — ce sont les siens.
C'est ça, Batman : l'ombre qu'on ne voit pas, mais que l'on craint. Celui qui se fond dans la nuit comme la nuit se fond dans son cœur. Batman n'est pas un héros que le monde acclame, un héros qui fait rêver... C'est la justice telle que lui seul la perçoit, à travers sa souffrance. Ce n'est pas un héros, c'est un homme brisé par la vie.
Alors oui, The Batman est pour moi non seulement le film le plus fidèle au personnage, mais aussi le film de "héros" qui rebat les cartes de ce genre.
Si l'on peut juger le film long — ce qui est vrai — je pense que cette longueur est nécessaire pour plonger dans la dure réalité du personnage. Le film vous ennuiera peut-être, vous frustrera sûrement, mais il vous montrera ce qu'est réellement Batman à travers des images magnifiques et une bande-son d'exception.
À une époque où les films de super-héros se confondent tous, se dénaturent pour plaire, celui-là ne vous accompagne pas dans votre visionnage : il vous jette une expérience au visage et vous dit de vous débrouiller. Comme Gotham le fait avec ses habitants.
Ce film n'est fait que pour ceux qui comprendront l'essence du personnage qu'est Batman.