Note moyenne
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Dès les premières minutes, Gotham nous attrape par le col : pluie sans fin, crasse, néons fatigués, ombres épaisses, on la sent presque sur la peau. Matt Reeves en fait un enfer couleur rouille dont les murs semblent pleurer, et c’est le Gotham le plus vrai que j’aie vu dans un Batman. Je suis sorti avec l’impression d’avoir vu un polar noir, où un justicier tourmenté démêle des énigmes, bien plus qu’un film de super-héros. Et ce plaisir d’enquêter à ses côtés, de remuer les dossiers et de tomber dans les fausses pistes, devient rare dans un blockbuster. Certaines scènes m’ont scotché : les pas qui résonnent dans le métro avant qu’on aperçoive Batman, la poursuite filmée à ras du pare-chocs sous la pluie, le couloir éclairé par les flashs des tirs, le Pingouin à terre qui voit la silhouette avancer dans les flammes. La musique de Giacchino, entre marche funèbre et menace, donne au film son pouls, et je la place parmi les plus belles partitions de super-héros de la décennie.
Sous l’enquête, j’ai trouvé une vraie réflexion sur la vengeance, traitée comme une maladie contagieuse. Le « I’m vengeance » du début en est un symptôme, et le tueur qui idolâtre Batman en pousse la logique à l’extrême. Le film bascule quand Bruce découvre qu’il a servi de modèle à d’autres, et qu’il lui faut devenir une lumière dans les ténèbres. Ce Bruce-là est un deuil qui marche, rongé par la dépression, et le film assume ce parti pris jusqu’au bout. Le Riddler est son double déformé, un orphelin comme lui mais sans manoir, produit de la même corruption qui ronge la ville. Batman, lui, aveuglé par son privilège, s’acharne sur les symptômes. Le film ose même une idée dérangeante, celle que ce monstre a en partie raison. Une police, une mairie, une justice et des élites pourries donnent au peuple de bonnes raisons de se révolter, et l’on y lit sans effort un miroir de notre société.
Pattinson m’a séduit en Batman, massif et silencieux, comme perdu dans son armure. Son Bruce Wayne « emo » me laisse sur ma faim face à Christian Bale, même si l’idée d’en faire le vrai masque, une coquille vide, se défend. Quant à Paul Dano, il glace le sang, avec un Riddler entre génie et enfant blessé dont l’instabilité fait peur, quitte à flirter parfois avec la caricature.
Je trouve que Reeves signe un blockbuster d’auteur, qui impose une vision radicale au cœur d’une machine à franchise. Mon seul grief tient en un chiffre, 2h55. Les deux premières heures ont une patience hypnotique, puis le dernier acte, trop hollywoodien, avale le souffle. L’arrestation du Riddler aurait déjà offert une fin naturelle, et c’est dommage pour un film qui avait tout d’un chef-d’œuvre. On en sort trempé jusqu’à l’âme, avec en tête une silhouette qui avance dans le feu et la rare sensation qu’un blockbuster a osé être triste.
Sous l’enquête, j’ai trouvé une vraie réflexion sur la vengeance, traitée comme une maladie contagieuse. Le « I’m vengeance » du début en est un symptôme, et le tueur qui idolâtre Batman en pousse la logique à l’extrême. Le film bascule quand Bruce découvre qu’il a servi de modèle à d’autres, et qu’il lui faut devenir une lumière dans les ténèbres. Ce Bruce-là est un deuil qui marche, rongé par la dépression, et le film assume ce parti pris jusqu’au bout. Le Riddler est son double déformé, un orphelin comme lui mais sans manoir, produit de la même corruption qui ronge la ville. Batman, lui, aveuglé par son privilège, s’acharne sur les symptômes. Le film ose même une idée dérangeante, celle que ce monstre a en partie raison. Une police, une mairie, une justice et des élites pourries donnent au peuple de bonnes raisons de se révolter, et l’on y lit sans effort un miroir de notre société.
Pattinson m’a séduit en Batman, massif et silencieux, comme perdu dans son armure. Son Bruce Wayne « emo » me laisse sur ma faim face à Christian Bale, même si l’idée d’en faire le vrai masque, une coquille vide, se défend. Quant à Paul Dano, il glace le sang, avec un Riddler entre génie et enfant blessé dont l’instabilité fait peur, quitte à flirter parfois avec la caricature.
Je trouve que Reeves signe un blockbuster d’auteur, qui impose une vision radicale au cœur d’une machine à franchise. Mon seul grief tient en un chiffre, 2h55. Les deux premières heures ont une patience hypnotique, puis le dernier acte, trop hollywoodien, avale le souffle. L’arrestation du Riddler aurait déjà offert une fin naturelle, et c’est dommage pour un film qui avait tout d’un chef-d’œuvre. On en sort trempé jusqu’à l’âme, avec en tête une silhouette qui avance dans le feu et la rare sensation qu’un blockbuster a osé être triste.
Un film Batman très sombre, au rythme lent et aux musique opressante.
Robert Patinson offre une interprétation très réussie de ce Batman torturé et centré sur la vengeance.
Hâte de voir le 2 !
Robert Patinson offre une interprétation très réussie de ce Batman torturé et centré sur la vengeance.
Hâte de voir le 2 !
Et si le plus gros problème de Batman, c’était Batman lui-même ?
Ce que j’aime dans *The Batman*, c’est que le film ne se contente pas de nous montrer un justicier qui cogne sur des criminels dans les rues sombres de Gotham. Il questionne ce que Batman représente réellement.
Au début, Bruce Wayne est persuadé que pour combattre le crime, il doit devenir une figure terrifiante. Il veut incarner la vengeance, faire peur aux criminels et leur rappeler qu’ils ne sont jamais à l’abri. Sauf qu’il n’est pas le seul à vouloir punir ceux qu’il considère responsables du chaos.
Le Riddler, lui aussi, s’attaque aux criminels et aux puissants d’une ville gangrenée par la corruption. spoiler: Mais sa volonté de justice bascule dans la vengeance et la violence.
Et c’est là que le film devient intéressant : Batman doit faire face aux conséquences d’un symbole qu’il ne maîtrise pas totalement.
En voulant incarner la vengeance, il a contribué à rendre cette idée séduisante pour d’autres. spoiler: Le film ne dit pas que Batman et le Riddler sont identiques, mais il montre les limites d’une justice qui repose uniquement sur la peur et la punition.
spoiler: C’est pour ça que la fin fonctionne aussi bien. En venant en aide aux habitants après l’inondation, Batman comprend qu’il peut représenter autre chose que la terreur. Il peut protéger, rassurer et donner de l’espoir.
Finalement, *The Batman* raconte autant l’évolution de Bruce Wayne que celle de son symbole : passer de la vengeance à l’espoir. Et c’est peut-être là que réside la véritable différence entre un justicier qui punit et un héros qui inspire.
Ce que j’aime dans *The Batman*, c’est que le film ne se contente pas de nous montrer un justicier qui cogne sur des criminels dans les rues sombres de Gotham. Il questionne ce que Batman représente réellement.
Au début, Bruce Wayne est persuadé que pour combattre le crime, il doit devenir une figure terrifiante. Il veut incarner la vengeance, faire peur aux criminels et leur rappeler qu’ils ne sont jamais à l’abri. Sauf qu’il n’est pas le seul à vouloir punir ceux qu’il considère responsables du chaos.
Le Riddler, lui aussi, s’attaque aux criminels et aux puissants d’une ville gangrenée par la corruption. spoiler: Mais sa volonté de justice bascule dans la vengeance et la violence.
Et c’est là que le film devient intéressant : Batman doit faire face aux conséquences d’un symbole qu’il ne maîtrise pas totalement.
En voulant incarner la vengeance, il a contribué à rendre cette idée séduisante pour d’autres. spoiler: Le film ne dit pas que Batman et le Riddler sont identiques, mais il montre les limites d’une justice qui repose uniquement sur la peur et la punition.
spoiler: C’est pour ça que la fin fonctionne aussi bien. En venant en aide aux habitants après l’inondation, Batman comprend qu’il peut représenter autre chose que la terreur. Il peut protéger, rassurer et donner de l’espoir.
Finalement, *The Batman* raconte autant l’évolution de Bruce Wayne que celle de son symbole : passer de la vengeance à l’espoir. Et c’est peut-être là que réside la véritable différence entre un justicier qui punit et un héros qui inspire.
La meilleure adaptation du personnage selon moi et certainement l’un des meilleurs films de super héros existant
J'ai aimé les acteurs, l'ambiance, les couleurs, le fait que batman ne soit pas invincible
J'ai pas aimé : c'est beaucoup trop long, Bruce Wayne en mode émo /dépressif, les scènes d'action filmées de trop près (course poursuite) où on ne comprend pas grand chose
J'ai quand même passé un bon moment donc "pas mal", je regarderai le 2.
J'ai pas aimé : c'est beaucoup trop long, Bruce Wayne en mode émo /dépressif, les scènes d'action filmées de trop près (course poursuite) où on ne comprend pas grand chose
J'ai quand même passé un bon moment donc "pas mal", je regarderai le 2.
J’ai vraiment aimé l’univers de Batman dans ce film. La photographie et les effets spéciaux sont au top et donnent une ambiance sombre et particulièrement réussie à Gotham. L’histoire nous tient en haleine jusqu’au bout malgré les presque 3 heures de film. Il y a beaucoup de choses à suivre, mais l’enquête reste suffisamment prenante pour ne pas voir le temps passer. Une version de Batman plus sombre et plus réaliste, qui m’a vraiment plu.
Yvan La Prune :
Critique au courrier du Cinéma et pour notre page Facebook "Je fais mon Cinéma" qui aime les films d'action, testostérone, gros muscles et beaux garçons. Donne son avis sur The Batman de Matt Reeves sorti en 2022
J'allais à reculons voir ce énième Batman de Matt Reeves, persuadé qu'on allait encore me resservir la même soupe tiède sur fond de chauve-souris gothique pour adolescents en crise. Et pourtant, contre toute attente, je n'avais pas été déçu par cette purge habituelle.
Il fallait bien admettre que cette ambiance volontairement noire, ce côté obscur d'une société gangrenée par des politiciens véreux et ces méchants au physique bien singulier avaient de quoi réveiller mes instincts de spectateur fatigué. Batman incarnait enfin ce chaos de la nuit, cette ombre lourde qui planait sur les méfaits d'une pègre crasseuse. C'était un vrai coup de polish salutaire à un univers et des personnages vus et revus, explorant les zones sombres de Gotham d'une façon encore jamais vue.
Tout comme Joaquin Phoenix avait magistralement changé la donne avec le Joker de Todd Phillips, Robert Pattinson inventait ici une nouvelle version originale et torturée du chevalier noir. Il surprenait par la noirceur brute de son interprétation, tout à fait étonnant face à Zoë Kravitz dans ce néo-polar poisseux qui renouvelait enfin la franchise. J'affectionnais particulièrement ces ambiances glauques et ces bad boys ténébreux, et pour une fois, mes attentes coupables n'avaient pas été trahies. Mais parce qu'avec moi il y a toujours un mais … J'enrageais encore en pensant à cette fichue romance. Pattinson et Kravitz avaient beau être bons, ils manquaient cruellement de mordant, de ce venin indispensable. Leur petite amourette restait bien trop superficielle à mon goût. Deux ombres rebelles et cabossées comme eux auraient dû s'aimer avec une fougue animale, une sauvagerie viscérale qui faisait cruellement défaut. C'était un gâchis monumental, dommage. Je donne la note de 3,1 sur 5. Parce que c'est, long, émouvant, et d'une exquise atmosphère gothique et Gotham.
Critique au courrier du Cinéma et pour notre page Facebook "Je fais mon Cinéma" qui aime les films d'action, testostérone, gros muscles et beaux garçons. Donne son avis sur The Batman de Matt Reeves sorti en 2022
J'allais à reculons voir ce énième Batman de Matt Reeves, persuadé qu'on allait encore me resservir la même soupe tiède sur fond de chauve-souris gothique pour adolescents en crise. Et pourtant, contre toute attente, je n'avais pas été déçu par cette purge habituelle.
Il fallait bien admettre que cette ambiance volontairement noire, ce côté obscur d'une société gangrenée par des politiciens véreux et ces méchants au physique bien singulier avaient de quoi réveiller mes instincts de spectateur fatigué. Batman incarnait enfin ce chaos de la nuit, cette ombre lourde qui planait sur les méfaits d'une pègre crasseuse. C'était un vrai coup de polish salutaire à un univers et des personnages vus et revus, explorant les zones sombres de Gotham d'une façon encore jamais vue.
Tout comme Joaquin Phoenix avait magistralement changé la donne avec le Joker de Todd Phillips, Robert Pattinson inventait ici une nouvelle version originale et torturée du chevalier noir. Il surprenait par la noirceur brute de son interprétation, tout à fait étonnant face à Zoë Kravitz dans ce néo-polar poisseux qui renouvelait enfin la franchise. J'affectionnais particulièrement ces ambiances glauques et ces bad boys ténébreux, et pour une fois, mes attentes coupables n'avaient pas été trahies. Mais parce qu'avec moi il y a toujours un mais … J'enrageais encore en pensant à cette fichue romance. Pattinson et Kravitz avaient beau être bons, ils manquaient cruellement de mordant, de ce venin indispensable. Leur petite amourette restait bien trop superficielle à mon goût. Deux ombres rebelles et cabossées comme eux auraient dû s'aimer avec une fougue animale, une sauvagerie viscérale qui faisait cruellement défaut. C'était un gâchis monumental, dommage. Je donne la note de 3,1 sur 5. Parce que c'est, long, émouvant, et d'une exquise atmosphère gothique et Gotham.
The Batman surpasse yout ce qui a été produit précédemment. Il n'y a rien à jeter que ce soit aussi bien dans le scénario sombre à souhait que dans le casting et l'interprétation des acteurs.
J'ai hâte de voir une suite...
J'ai hâte de voir une suite...
Franchement, je vais être honnête et je l’avoue, je me suis endormi au bout d’une heure mais je peux pas mettre une note ultra basse cest la honte.
Pour moi un trés bon Batman. Tous les thèmes de la saga sont présent : Noirceur, gothisme, lutte contre la corruption et pour la Justice. Le côté trés humain du Batman ressort bien ( en héritier de la famille et du personnage, impecable) Bien sûr, on ne peut comparer avec la trilogie Dark Night, qui a pris bien plus de temps pour développer l'histoire du Super héros. Les "vilains" sont trés crédibles, charismatiques.
Un très bon film entraînant avec une narration qui est accrochante et une mise en scène digne d’un Blockbuster mais des personnages peu développés comme leurs jeux d’acteurs qui gâchent la magie de ce film. Des acteurs plus compétents aurait pu être choisis pour un film aussi attachant que je recommande.
film assez long et qui manque plutôt d'ampleur.
mais l'ambiance générale du film est très plaisante et l'aspect enquête est bien exécuté.
mais l'ambiance générale du film est très plaisante et l'aspect enquête est bien exécuté.
J'ai regardé pendant 3 heures un fabuleux Pattinson hagard, livide et taciturne qui marche lentement dans le noir. Son visage peut rester pratiquement immobile et pourtant on distingue le trouble, la colère, l'attention, la douleur, parfois une espèce de sidération. Bruce Wayne ferait un très bon vampire ;-)
La matière cinématographique et scénaristique est d'une incroyable densité. C'est beau : le grain, l'ombre, parfois un rayon de lumière. L'image n'est jamais aseptisée. Rien à voir avec les blockbusters de super-héros que l'on connaît.
La grammaire du film est délicieuse. Nous avons passé un excellent moment et avons hâte de voir le 2ème volet.
C'est l'un des meilleurs films que j'ai vus récemment.
La matière cinématographique et scénaristique est d'une incroyable densité. C'est beau : le grain, l'ombre, parfois un rayon de lumière. L'image n'est jamais aseptisée. Rien à voir avec les blockbusters de super-héros que l'on connaît.
La grammaire du film est délicieuse. Nous avons passé un excellent moment et avons hâte de voir le 2ème volet.
C'est l'un des meilleurs films que j'ai vus récemment.
Difficile d’avaler cela après la trilogie de Nolan on sent un univers bien différent, logique car on cherche un thème plus sombre mais il faudrait quand même se fier a l’essence du héros. Les batarang, une batmobile plus futuriste, Une batave, et franchement un autre casque. Sinon le film est plutôt pas mal pattinson et Zoé joue bien leur perso
Tim Burton avec Michael Keaton, Christopher Nolan avec Christian Bale, Zack Snyder avec Ben Affleck. Batman est un des super-héros qui cumule le plus de nouvelles adaptations jonglant entre des versions différentes mais si identiques en même temps. Alors, à l’annonce d’un nouveau film il y a de quoi déjà sentir les relents de l’overdose. Que peut-on bien attendre d’un énième Batman ? Eh bien, pour plusieurs raisons il s’avère que Matt Reeves fait un petit miracle audacieux, étonnant, et même atypique avec ce personnage multi-exploité.
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