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Raph
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4,0
Publiée le 2 février 2025
“Goth-âmes perdues” !
Dans une tentaculaire Gotham pluvieuse et nocturne, un quidam masqué, Riddler (Paul Dano) - flanqué d’un point d’interrogation en guise d'étendard - sème le chaos dans les rangs de l’élite médiatique. Ce personnage cagoulé de cuir façon S.M. ne veut qu’une seule chose, faire éclater la vérité sur la corruption qui gangrène la cité. Après l’assassinat du Maire Mitchell, Gotham sombre dans le chaos. C’est alors qu’apparaît dans le ciel, l’emblème ailé de celui que l’on surnomme “Vengeance”. Il ne faudra que quelques minutes à Matt Reeves pour emprisonner le spectateur dans son univers ultra-sombre faisant écho à “The Joker” de Todd Phillips. De là à dire que “The Batman” serait la véritable suite aux pérégrinations d’Arthur Fleck (Joaquin Phoenix), il n’y a qu’un pas ! Tout porte à le croire en tout cas, à commencer par les émules du clown torturé - grimés comme lui, lors de la nuit d’Halloween - envahissant une rame de métro avant de s’en prendre à un innocent passager. Dès lors, la première confrontation de Batman (Robert Pattinson) sera contre les disciples de Fleck. Quant au personnage de Riddler, celui-ci porte au plus profond de son être, les mêmes stigmates que le Joker. Cet enfant orphelin, élevé dans les méandres de l’institution Arkham, n’est rien d'autre qu’un monstre de Frankenstein abandonné par ses créateurs. Ce sacrifié sur l’autel du profit, de la gentrification et des inégalités sociales, prépare sa revanche depuis des années, et son parcours sanglant, croisera un Batman désavoué et désabusé, marqué lui aussi, par des décennies de lutte. Le Crime a de beaux jours devant lui, d’autant que dans sa quête de justice, Batman ne peut compter que sur le détective James Gordon (Jeffrey Wright)... Il est difficile aujourd'hui d'avoir encore quelque chose à raconter sur Batman. Pour Matt Reeves, pas de problème, il suffit de transformer un long-métrage à la facture “super-héroïque” plus que formelle - tant l’univers DC Comics a été pressuré au cinéma - en un surprenant thriller urbain aux connections infinies, dans lequel la mafia et la politique font collusion, alors qu'un tueur en série en décime les rangs. Parcouru par une insondable noirceur, aussi bien au niveau des décors que de la photographie, il s’agit bel et bien de la noirceur de l’âme humaine et son côté obscur que la caméra de Matt Reeves capte tout au long de ce monumental canevas dramatique de près de trois heures. La déception doit être immense pour les aficionados du patriotisme et du manichéisme exacerbé dont les studios Marvel (Disney) ou DC (Warner) ont su nous abreuver depuis des lustres. Cette relecture originale, gothique et désespérée voit ses personnages emblématiques démystifiés comme rarement. Catwoman (Chloé Kravitz), le Pingouin (Colin Farrell, méconnaissable) et Alfred (Andy Serkis, balafré et boiteux), font partie d’un grand tout bien moins fantasmé qu’à l’accoutumé. Le “Chevalier Noir”, pour sa part - dont Robert Pattinson prête ses traits d’écorché vif - tombe l’armure et derrière son masque, le justicier ne peut cacher un regard meurtri, celui d’un homme qui doute, d’un homme qui voudrait comprendre son passé pour mieux améliorer l’avenir de Gotham. Jamais super-héros n’aura paru aussi humain !
Très bon film, je trouve que Robert Pattinson incarne très bien Bruce WAYNE avec son coté plus sombre. L’histoire est bien écrite et nous plonge très bien dans cet univers
Pour le coup, c'est une sacrée surprise et des meilleures: en faisant le pari d'évacuer au maximum les codes super-héroïques (encore plus que Nolan) et de tout miser sur le registre du film noir, Matt Reeves signe une nouvelle adaptation dont la singularité emporte le morceau. Très sombre (presque aucune scène de jour) et quasi totalement axé sur l'aspect "détective", le film déroule dans une atmosphère captivante sa plongée dans les bas-fonds de Gotham, nous offrant du Batman à foison (Pattinson est impeccable) et très peu de Bruce Wayne. Si les inévitables scènes d'action exigées par la prod' sont présentes, elles restent totalement lisibles et réalistes, presque un comble à l'heure actuelle. La longueur du film peut sembler excessive, mais sa démarche à contre-courant du genre lui confère un intérêt qui fait passer la pilule sans problème, d'autant plus avec un casting convaincant et un travail photographique remarquable. Franchement épatant.
Depuis des décennies, Batman fascine, se réinvente et s'impose comme l'une des figures les plus emblématiques du septième art. Avec The Batman, Matt Reeves offre une lecture inédite et saisissante du justicier de Gotham, porté par un Robert Pattinson habité et un univers visuel d'une noirceur hypnotisante. Un chef-d'œuvre qui redonne au mythe toute sa profondeur et son intensité.
Délaissant la grandiloquence des précédentes adaptations, Reeves plonge Gotham City dans une atmosphère suffocante et crasseuse, rappelant les polars des années 70 et l'esthétique d'un Seven de David Fincher. Loin du justicier aguerri, ce Batman est un détective hanté par son passé, encore fragile et en pleine quête d'identité. Robert Pattinson livre une performance introspective et nuancée, incarnant un Bruce Wayne rongé par la colère et le doute, loin du playboy milliardaire habituel.
Matt Reeves impose une réalisation maîtrisée, où chaque plan est ciselé avec une précision redoutable. La photographie de Greig Fraser (à qui l'on doit Dune) sublime l'esthétique sombre du film, baignant Gotham dans une lumière rougeoyante et oppressante. L'ambiance sonore, servie par une bande originale envoutante de Michael Giacchino, accentue encore la tension et la mélancolie de ce thriller palpitant.
Face à ce Batman en pleine introspection, Paul Dano incarne un Riddler glaçant, loin de la caricature excentrique vue par le passé. Son jeu trouble et malsain fait de lui un adversaire redoutable, rappelant par moments le Joker de The Dark Knight. Colin Farrell, méconnaissable en Pingouin, apporte une touche mafieuse et viscérale, tandis que Zoë Kravitz livre une Catwoman subtile, féline et terriblement charismatique.
Avec The Batman, Matt Reeves délaisse l'action spectaculaire au profit d'une intrigue dense et immersive, où l'enquête prend le pas sur la simple opposition manichéenne entre le bien et le mal. Chaque détail de la mise en scène, chaque regard de Pattinson, chaque révélation contribue à tisser un récit haletant, qui captive jusqu'à son final grandiose.
En redonnant à Batman sa dimension de détective torturé, en ancrant Gotham dans une réalité glauque et immersive, The Batman s'impose comme l'une des meilleures adaptations du personnage. Plus qu'un film de super-héros, c'est un thriller noir d'une richesse visuelle et narrative exceptionnelle, confirmant Matt Reeves comme un maître du genre et Robert Pattinson comme un interprète magistral du Chevalier Noir. Un véritable tour de force cinématographique.
J'ai perdu mon temps jusqu'à la 46ème minute très exactement, où j'ai complètement lâché l'affaire.. Pourtant, cette version empesée a de nombreux aficionados, si j'en juge par le nombre d'étoiles décernées par les cinéphiles et internautes. Une maigre étoile pour l'ambiance sombre et puis c'est tout.. Nous n'avons pas vu le même film ou alors nous ne partageons pas les mêmes valeurs : Robert Pattison est insipide, Zoé Kravitz qui joue Selina Kyle / Catwoman, ne possède aucun sex appeal ( rendez-nous Michelle Pfeiffer et Anne Hathaway !) et le film n'ouvre aucun espace d'humour et de fantaisie. Ils auraient peut-être pu nous mettre le Joker pour apporter un peu de folie à ce blockbuster qui pèse des tonnes d'ennui.
Entre la trilogie Nolan et le dyptique de Burton sans oublier les autres itérations dont celle du BatFleck, trouvez sa place était un pari osé. Et pourtant ! THE BATMAN est peut être la meilleure interprétation à l'écran du héros ! Non pas que Robert Pattinson soit le parfait acteur pour le rôle même s'il donne parfaitement le change mais Matt Reeves et son équipe ont su retranscrire judicieusement qui était Batman. On a ici le détective en action dans ses jeunes années. Limite si les planches de YEAR ONE ne sortait pas directement sans pour autant la jouer copier / coller visuellement (On est à des années lumières d'un SIN CITY ici). L'atmosphère des comics transpire dans chaque scène. Scénaristiquement, il y a un mais qui ne fait pas atteindre la perfection : Certaines idées (notamment autour du "rat" ou de la survie ou non de certains protagonistes) gâchent le plaisir. A voir si Reeves osera donc aller plus loin pour un THE BATMAN II surtout avec le personnage "mystère" de Barry Keoghan...
Avec The Batman, Matt Reeves nous livre une relecture sombre et immersive du Chevalier Noir, portée par une mise en scène soignée et une ambiance qui flirte avec le thriller noir. Robert Pattinson incarne un Bruce Wayne torturé, encore en quête de lui-même, et s’éloigne des versions précédentes du personnage pour proposer une interprétation plus introspective et vulnérable.
L’esthétique du film est indéniablement réussie : Gotham devient un personnage à part entière, poisseuse, corrompue et magnifiquement capturée par la photographie sombre et pluvieuse de Greig Fraser. L’influence de Seven et Zodiac se ressent dans l’enquête menée par Batman contre le Riddler, interprété par un Paul Dano glaçant. La tension est palpable, et l’enquête policière apporte une approche réaliste et oppressante rarement vue dans les adaptations du personnage.
Si le film excelle dans son ambiance et son atmosphère, son rythme parfois trop étiré peut donner un sentiment de longueur, notamment dans sa dernière partie. De plus, certains personnages, comme Alfred ou le Pingouin, mériteraient d’être plus exploités. Néanmoins, la bande-son immersive de Michael Giacchino et la photographie magistrale compensent largement ces quelques défauts.
The Batman est une réussite qui renouvelle le mythe avec une approche plus ancrée dans le réel. Un polar noir captivant, porté par une direction artistique inspirée et une interprétation habitée de Pattinson. Un excellent film, même si quelques longueurs l'empêchent d'atteindre la perfection.
Ce film est incroyable. L'ambiance sombre et stressante qu'impose le réalisateur Matt Reeves est très réaliste. La photographie est sublime et que dire des acteurs. Robert Pattinson donne à Bruce Wayne, un côté plus sombre et tourmenter que ces prédécesseur. Paul Dano donne une aura de mystère et un côté vraiment dérangeant au Riddler, que l'on avait pas avec Jim Carrey. Colin Farell, joue le Pingouin à la perfection presque autant que Danny DeVito. Seul manque, l'absence d'une scène teaser au prochain film, et l'absence de l'iconique scène de la mort des Wayne. J'attends avec impatience le second film qui ne sortira qu'en 2027.
Bien qu'il n'arrive pas à la cheville de la trilogie de Nolan , ce film est tout de même excellent. Il change des autres batman dans le sens où on à affaire ici à un batman qui mène une enquête policière. Il y a donc beaucoup moins d'action que dans les précédentes versions mais cela n'enlève en rien le coté sombre de Gotham et la réussite de ce film. Juste grandiose
Pas spécifiquement fan de Marvell, je dois bien reconnaitre que ce film violent, parfaitement dirigé par Matt Reeves nous offre une belle photographie et des décors spectaculaires. De l'action, des cascades, des bastons et encore de l'action : peu de dialogues mais ça bastonne à tout va. Bien secondé par Zoë Kravitze en Catwoman et Collin Farrel en pingouin, Robert Pattinson alias Bruce Wayne est réellement efficace.
Ils ont tout misé sur le décor pour dire "regarder comment c'est beau et stylé, on va même insister pendant des heures pour que vous le voyez bien" du coup 3h de film...c'est déjà long à la base mais quand le scénario ne suit pas c'est vraiment trop long. Personnages inintéressants, enquête inintéressante avec des des dialogues inintéressants.
Choisir le très mauvais et peu charismatique RP pour incarner LE héros Batman était une erreur de casting incompréhensible. Mais s'ajoute scénario passable, bande son médiocre, et réalisation inadaptée pour le plus mauvais des films réalisés sur le super héros. Je passe !
Quel film sombre dans tous les sens du terme ! Le personnage de Batman est présenté comme un homme torturé, en quête de son passé, de l'histoire de son père. Robert Pattinson fait bien le job dans le costume de Batman seulement il ne génère pas de sympathie. Le défaut majeur de ce film reste, à mes yeux, sa longueur injustifiée ! A vrai dire, je n'ai pas été conquise par cette version.
Avis en demi-teinte ! Je n'ai pas apprécié les images trop sombres de façon continuelle. Côté emberlificoté avec les personnages "méchants", on s'y perd parfois. En revanche, l'éclaircissement sur la fortune de sa famille était plus intéressant. Pattinson n'a pas un énorme rôle en gardant toujours le visage impassible et personnage devenu dépressif qui lui est à creuser ! 3,4/5