Rio 70
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tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 avril 2014
Le synopsis de départ était vraiment alléchant, mais au final "Girl from Rio" se trouve être une belle petite déception. La réalisation de Jess Franco n’a rien de honteuse, mais le déroulement de l’intrigue s’avère des plus ennuyeuse à visionner et ce malgré la présence de bien charmantes actrices dont une Shirley Eaton qui campe avec bien peu de conviction le rôle d’une femme qui est prête à tout pour pouvoir contrôler les hommes qui décide de venir dans sa cité futuriste. A noté aussi la présence, dans ce film bien kitsch et qui manque cruellement de saveur, de l’immense Georges Sanders qui a visiblement bien du mal à se sentir concerner par son personnage.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 juillet 2013
Rio 70 (que j'ai vu sous le titre "The girl from Rio") aurait pu être une amusante kitscherie des années 60 dans le genre de Danger Diabolik de Mario Bava mais dans les mains de Jesus Franco c'est devenu n'importe quoi pourtant cette idée d'une ville dirigée par une femme qui veut prendre le pouvoir sur les hommes était vraiment un pitch de départ amusant. Malheureusement la mise en scène de Franco est comme souvent paresseuse et sans entrain, cette sorte de sous-James Bond se suit avec un certain ennui et l'on regrette l'absence d'un vrai humour et de délire. A réserver en priorité aux masos qui veulent se taper la filmographie complète de Franco.
Yannickcinéphile

2 879 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 novembre 2023
Sumuru la cité sans hommes est déjà un film qui commence mal, vu que Sumuru n'est pas une cité mais une femme, et que la cité s'appelle Femina ! Enfin, passons. Voilà un métrage sorti la même année que Barberella, et on a exactement le même style visuel ! Des costumes ultra-kitsh et très cheap, des couleurs flashys en pagaille, des filles sexy qui se trimballent continuellement en maillots de bain ou en bas résille, même pour faire la guerre, des décors en carton qui font plein de bruits bizarres, c'est du Franco pur jus et du cheap des années 60 en barre. Malheureusement, pas pour le meilleur ! Visuellement très fade, la seule bonne idée c'est d'avoir utilisé les bâtiments très betonnés du Brésil d'alors (Brasilia?) comme cadre sf, mais tout le reste est à l'avenant. Figuration minimale, intérieurs en carton, costumes de fête foraine, réalisation pleine d'effets de style poussifs (les zoom continuels sur les yeux de Franco!), bruitages insupportables et musique dissonnante, Sumuru devient vite difficilement regardable et audible. Certes, il y a un côté nanar fauché sympathique, mais il faut être honnête, le film a tellement pas les moyens de ses ambitions qu'à un moment faut juste revoir ses ambitions !
Le scénario part d'une bonne idée, avec ce monde où des femmes vivent dans une cité séparée, mais en vrai, c'est totalement inexploité. Cette cité c'est plus une bande de gangsters féminins qui va s'opposer à une bande de gangsters masculins, et au milieu, un couple de héros va tenter de s'en tirer. S'il y a un peu d'action, Franco nous fait du Franco, avec des tas de scènes annexes qui s'étalent en longueur (le carnaval, les tortures sans envergure...), des dialogues longuets et pompeux pour rien du tout, et malgré ses 90 mn Sumuru semble durer le triple. Clairement, la cité des femmes n'est là que pour surfer sur la vague femdom, amazone, qui régnait dans le milieu du cinéma d'exploitation, ça permet de placer des filles sexy dominantes, de les faire zigouiller aussi, mais c'est tout. Dommage.
Côté casting on a quelques noms un peu connus, surtout du côté féminin avec Shirley Eaton et surtout Maria Rohm. Sincèrement, le casting est le meilleur point du film. Les interprètes croient en leurs personnages, jouent avec sérieux non sans apporter un peu de distance par rapport à la nanardise de l'ensemble, ce qui permet aussi de ne pas trop rester dans le premier degré (en particulier chez Richard Wyler et George Sanders). Ils parviennent plus d'une fois à relever l'intérêt d'un passage nul.
Sumuru, la cité sans homme est un Franco mineur (pléonasme!), qui peinera à justifier le visionnage. Très pauvre formellement, peu intéressant côté intrigue, ce n'est pas scandaleux, mais c'est juste très quelconque.1.5
Jean Mariage
Jean Mariage

1 abonné 99 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juillet 2025
Souvent présenté comme une suite au film The Million Eyes of Sumuru, lui aussi produit par Harry Alan Towers, mais réalisé par Lindsay Shonteff, Sumuru, la cité sans hommes, ne fait que reprendre le personnage de Sumuru, sorte de Fu-Manchu féminin qui cherche à établir un monde dominé par les femmes. Il ne s’agit pas du tout d’une suite.
Comme on pouvait s’y attendre Franco ajoute une bonne dose d’érotisme. Il colle une scène de lesbianisme entre Sumuru et sa lieutenante, scène tournée à l’insu de Shirley Eaton qui ne mangeait pas de se pain là. Franco utilise donc une doublure dont on ne voit jamais le visage et dont les cheveux sont beaucoup plus longs, ce qui permet de repérer aisément l’arnaque. Tout cela reste cependant assez sage.
Je trouve toujours jubilatoire de voir toute la critique intello, qui ignorait royalement les films de Franco lors de leur sortie, ou tirait dessus à boulets rouges, crier aujourd’hui au « génie ». Ici, le summum est atteint avec, comme cerise sur le gâteau, une analyse de Jean-François Rauger, directeur de la programmation de la Cinémathèque Française (excusez du peu), d’une durée de presque une demi-heure ! (En bonus de l’édition chez Artus).
On y apprend qu’une des caractéristiques du style de Franco est qu’il fait volontiers durer ses plans plus longtemps qu’il ne le faudrait et « prend son temps », bref que là où l’imbécile trouve que le film manque de rythme et ne voit que du remplissage pour faire du métrage, le spécialiste distingue la marque d’un auteur.
Cela dit, le film, avec son côté BD pop qui joue franchement sur le second degré, se laisse voir avec un certain plaisir. Il y a toujours un certain je-m'en-foutisme et Franco n’hésite pas nous infliger cinq bonnes minutes de documentaire touristique en promenant sa caméra pendant le carnaval de Rio ! Mais il faut reconnaître quelques belles trouvailles et cette qualité qui est que l’on reconnait immédiatement la patte de l’auteur.
Ce qui permet aussi d’emporter le morceau c’est la présence du grand George Sanders, ici en gangster raffiné qui ne supporte pas les tortures qu’il est « obligé » de faire subir à ceux ou celles qui lui résistent. Quant à Shirley Eaton, elle est de nouveau parfaite en femme dominatrice et vénéneuse. Face à elle, Richard Wyler en bellâtre tombeur de femmes, est aussi excitant qu’une pelle à tarte.
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