2260 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
173 critiques spectateurs
5
22 critiques
4
64 critiques
3
62 critiques
2
21 critiques
1
3 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
tupper
193 abonnés
1 587 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 1 août 2016
Je commence par les défauts, il y en a peu et comme ça ce sera fait : quelques longueurs, aux contraires quelques ellipses mal placée (la compétition des JO est un peu bâclée) et des mièvreries pas très utiles (les passages avec femmes et maîtresse). Une des grandes réussites est d'éviter de tomber le travers habituel de ce genre de production qui glorifie les USA et le personnage principal bien au delà de la réalité. Ici au contraire Jesse apparaît non pas comme un leader déterminé mais comme quelqu'un d'indécis, influençable et soumis parfois et dont les choix ne sont pas uniquement guidé par une idéologie humaniste mais aussi par l'égoïsme d'un sportif, la recherche du compromis, bref la vraie vie. Les USA non plus ne sont pas épargnés avec la mise en avant de la discrimination des noirs, des magouilles politico-financière avec le régime nazi. Cela crédibilise le récit qui mêle dans une réalisation soignée histoire, politique et sport. A noter un plan d'une grande beauté : Jesse et son entraîneur à contre jour lors de leur entrée dans là stade olympique de Berlin. Superbe.
un joli biopic, très d'actualité sur tous les plans et qui nous montre bien une certaine hypocrisie (celle des américains donneurs de leçons aux allemands tout en promouvant la ségrégation raciale et l'inégalité des races dans l'Amérique post-crise des années 30). jesse Owens restera au moins, par sa magie et son courage, un des plus grands athlètes de l'histoire américaine.
En cette période olympique, des producteurs avisés n'ont pas manqué l'occasion de nous proposer un biopic sur un des héros nationaux américains. Et c'est donc un portrait de Jesse Owens, le célèbre athlète des années trente, que nous propose le réalisateur Stephen Hopkins. Le contexte historique de l’époque a rendu les exploits du sprinteur américain mémorables. En effet, le film présente cette période où la ségrégation raciale fait rage aux Etats-Unis et fait face à la montée du nazisme en Allemagne. Il y a donc bien des choses à raconter dans ce film : l'aspect historique et politique est vraiment ce qu’il y a de plus intéressant dans le long-métrage. Le scénario n'occulte pas, en effet, les atermoiements du comité olympique américain quant à savoir si la délégation US ne se devait pas de boycotter ces Jeux. Par contre, deux autres intrigues annexes, la vie privée de Jesse Owens et la situation de son entraîneur, ne sont pas des plus captivantes. Le personnage de Jesse Owens n'est pas assez creusé, et Stephan James, qui l'interprète, n’est guère convaincant. La reconstitution des JO 1936 à Berlin est un joli tour de force visuel, et on nous propose de belles anecdotes sur ces Jeux hors du commun restés dans l'Histoire. Jusqu'au bout le film est intéressant, mais se contente d'être une jolie leçon d'histoire et manque vraiment d'incarnation, sauf peut-être dans quelques rôles et intrigues secondaires.
Un beau film, de facture classique mais aussi un témoignage historique et une belle leçon d'humanisme. Que d'humiliations indignes et stupides subies par les noirs non seulement de la part des nazis, ce que l'on savait mais aussi de la part des Américains, ce que l'on savait moins, après l'abolition de l'esclavage pourtant.
Excellent biopic sur l'incroyable parcours de Jesse Owens, ce grand champion afro américain qui a défié Hitler sur ses terres aux JO de Berlin 1936 !! J'ai tout aimé dans ce film : la reconstitution historique, les entraînements, les compétitions...le rendu est très prenant, très émouvant et j'ai vraiment passé une excellente soirée !! Un film remarquable à voir absolument pour ne pas oublier que de tels hommes ont eu le courage de tenir tête à l'inacceptable !
J'ai adoré et j'ai été fort émue ! L'histoire de cet athL7TE noir américain qui a remporté 4 médailles d'or au jeux olympiques de Berlin en 1936 en pleine montée du fascisme en Allemagne est très intéressante. Le film montre aussi le racisme aux USA et les conditions difficiles des noirs. La retransmission des compétitions d'athlétisme sont super bien faites et on les vit intensément. Le film est passionnant du début à la fin. Bravo aux acteurs et bien sûr au réalisateur.
Comment commencer une critique par un coup de gueule ? Le TITRE ! Le mot "Race" n'était-il pas suffisant et assez fort pour décrire l'idée principale du film ? SI. Alors que l'on arrête de nous trouver des noms à la mords-moi-le-noeud qui pue le politiquement correct et laissez le titre original. Ensuite, dans Race, on s'en carre complet des histoires d'amour de Jesse Owens et de comment il a réussi à reconquérir sa promise. Nous ce que l'on voulait, c'était de la compétition, du racisme et de la terreur sur l'idéologie anti noir que ce soit américain ou nazi. Là, tout est beau, tout est rose, désolé je ne pense pas que Jesse Owens était aussi épanoui, on voit bien son visage des images d'archives quand il défile à son retour d'Allemagne, il savoure à moitié sa victoire car il sait que tout cela va durer un temps, ensuite il sera de nouveau traité comme un noir en amérique dans les années 30/40. Puis le film est inexacte ou plutôt les américains (et les scénaristes) ont la mémoire courte.. Quand le représentant de la AAU déclare : "Nous, aux Etats-Unis nous prenons des décisions de façon démocratique (concernant la participation des USA aux JO)" mais ils savent pas que Hitler a été ELU de façon démocratique par le peuple allemand ? Des sous-entendus totalement faux ! Un point très intéressant était l'amitié entre Jesse Owens et le sauteur allemand, ça s'était du cinéma et ça s'aurait valu le coup que l'on s'y pense un peu plus dessus, mais non. Bref un film en demi teinte. Dommage.
Le jeu de mots du titre énonce bien explicitement le synopsis principal du film : Le combat d’un jeune afro-américain sportif participant aux Jeux Olympiques de Berlin sous la dictature allemande. Le cinéma a laissé beaucoup de séquelles craintives sur ce type de d’œuvres comme « Seul contre tous » avec Will Smith ou « Elvis & Nixon » dernièrement, décevants puisqu’ils étaient construit sur la longueur. Mais l’aspect sportif étant représenté par « Eddie The Eagle » ou « Invictus » entre autre, le film était attendu avec septicité et division. Dès les premières secondes du long-métrage, la bande originale et la présentation du personnage Jesse Owens rassure le spectateur sur le rythme du métrage. L’athlète découvre à ses dépends la défiance d’une Amérique raciste et la domination d’une dictature allemande. Certaines scènes peuvent paraître choquantes mais c’est cette vision outrancière est réalistement reconstituée. Le récit ne se limite pas qu’à l’exploit de l’athlète mais exploite aussi les protagonistes qui ont agit autour de l’événement dans un combat libéral au sein même de la dictature allemande. Leni Riefenstahl, brillamment interprétée par Carice Van Houten, est une camerwoman allemande dont sa prise de position vise à conserver la liberté d’expression court-circuitée par le gouvernement. Aussi, Jeremiah Mahoney, le président du Comité Olympique des Etats-Unis de 1936, s’est durement battu pour participer à l’événement et y faire concourir tous types de sportifs à l’encontre du racisme européen omniprésent. Des clins d’œils en hommage à des acteurs de l’ombre courageux et déterminés. Il est tout aussi intéressant de remarquant les précautions prises quant à l’interprétation d’Adolf Hitler, transparent. Un biopic majestueusement travaillé notamment dû à l’interprétation de scènes bien pensées sur la technique. A titre d’exemple, les plans caméras de la première course olympique nous intègre complètement à l’intérieur du personnage principal lors de sa découverte du stade, du stress contenu avant de performer et de la pression nazi. C’est pourquoi, « La Couleur de la Victoire » nous embarque dans un tourbillon de justice et de victoire qui met en avant tous les acteurs et les composantes de ce combat historique.
Bilan : En 2009, « Invictus » fracassait les salles. « La Couleur de la Victoire » s’aligne sur un nouveau fait historiquement sensible. Brillant.
Sujet passionnant et très bien traité dans ce film. Ce biopic n'oublie aucun enjeu lié à l'histoire de Jesse Owens, et sait les rendre importants et captivants, avec notamment de nombreux dialogues très intelligents autour de dilemmes idéologiques. Dans ce contexte, le message envoyé serait-il plus fort si un noir ne participait pas au J.O, ou si au contraire il remportait tout face aux concurrents allemands ? Il y a également un bel esprit sportif montré dans ce film, qui prouve une nouvelle fois que dans une épreuve, il n'y a pas de blancs ou de noirs, d'allemands ou d'américains, mais seulement des concurrents. Le fair-play doit surpasser les différences d'idéologie, qui ne devraient même pas être un enjeu en lien avec le sport. La photographie du film est également superbe, lors de magnifiques plans où de nombreux ouvriers construisent le stade avec les moyens de l'époque, ou lorsque qu'un bateau quitte les rivages de New-York. La relation entre Jesse et son coach est très intéressante, même si on en a connu des plus fortes rien que cette année dans "Creed" ou "Eddy The Eagle". Mais on aurait pu attendre un peu plus d'intensité vers la fin, lors des épreuves sportives, qui ne réussissent pas à être aussi saisissantes que les scènes qui traitent les enjeux politiques.
Tres classique dans la narration et l'ecriture , parfois un peu simpliste mais toujours interressant sur le plan historique. Pas desagreable a regarder.
La couleur de la victoire est un hommage à Jesse Owens, premier sportif noir, qui défia Hitler de par ses performances dans l’entre-deux guerres. L’histoire de ce héro olympique est palpitante et pleine de richesse, mais le film est construit avant tout pour se voir sélectionné dans une course aux Oscars. En effet, la mise en scène très académique et les moments de chaudes larmes nous rappellent pour exemple, 12 years a slave. Ainsi, et pour ne froisser personne, le poids politique est bien léger dans cette fable pourtant ancrée dans un contexte historique sur le nazisme et le racisme. Les acteurs jouent avec convenance, mais aucun ne marque une poigne dans des prestations qui auraient pu être mémorables. Bref La couleur de la victoire se contente de suivre le chemin tout tracé d’un biopic intéressant seulement grâce à l’image que véhiculent le véritable sportif et son entourage et non les acteurs qui les imitent. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Sans doutes trop d'attente pour ma part autour de ce film. Dommage également que ce film coupe des passages de ce récit, qui engendre beaucoup de curiosité. Un biopic qui se laisse regardé, delà à être transcendant...
Un biopic à l'américaine qui a pour mérite principal de donner la vedette à celui qui fut, peut-être, le plus grand athlète de l'histoire de l'athlétisme. Il a aussi pour mérite de montrer du doigt le racisme aux Etats-Unis.