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Un visiteur
3,5
Publiée le 1 août 2016
« La Couleur de la Victoire » est une belle biographie qui met en valeur le sport, mais qui n’évite cependant pas certains clichés. La narration est plaisante, et le rythme est correct. La retranscription de l’ambiance de pré-guerre de l’Allemagne nazie est tout à fait saisissante, notamment dans l’atmosphère particulière du Stade Olympique de Berlin. Les acteurs nous délivrent de bonnes prestations. Un film plaisant qui fera peut-être découvrir certains éléments historiques.
Jesse Owens est l’un des sportifs les plus symboliques du siècle passé. Il aura fallu attendre 80 ans après ses incroyables exploits pour que le cinéma s’intéresse véritablement à sa personne. Et encore, « la Couleur de la Victoire » n’est pas le grand film auquel il aurait eu droit. Une réalisation plus que classique et pas toujours juste dans les faits. Le scénario aborde également les enjeux politiques dans une atmosphère de xénophobie et d'antisémitisme autour de l’organisation des JO de Berlin de 1936 mais ne fait que survoler les problèmes raciaux que l’athlète aurait rencontrer aux Etats-Unis. Néanmoins, le film est intéressant et fort bien interprété par Stephan James et Jason Sudeikis.
Critique de "Race". Un biopic basique quoi, bon c'est le système hollywoodien ils ont dû adapté l'histoire au cinéma. Beaucoup de détails ne reflètent pas l'histoire de Jesse Owens. Mais bon, on prend ce qu'on nous sert. Sinon un bon film dans l'ensemble même si on sait d'avance comment ça se termine. [3,5/5]
On peut attendre plus de cette bio d'un grand champion malheureusement assez tombé dans l'oubli (rapidement !). Il est tout à fait juste et normal qu'il ait enfin un film à sa "gloire" (dans son sens noble), tant il a battu des records impressionnants, qui ne pourraient plus se faire de nos jours (et même si les temps, épreuves et fonctionnements ne sont plus comparables). Mais c'est surtout sur son courage et sa détermination qui sont à montrer en exemple, face au nazisme et à la barbarie. Nier que les JO soufflent selon la politique et véhiculent même d'autres valeurs qu'uniquement celles sportives, me semblent assez hypocrite. C'est ce qui pêche donc dans tout le film qui effleure ce thème (pourtant central ?!). Certes, on reste dégouté face à la "négociation" du Pdt du CIO avec les autorités nazies, mais la force de la démonstration de Jesse Owen n'est jamais bien montrée. Peu de souffle, de tension. Le film n'est en rien épique par rapport à l'accomplissement de cet athlète. Qq peu embêtant pour un tel sujet ! De plus, j'émets des sérieux doutes quand à la véracité de certains moments (le champion allemand Long a-t-il été aussi exemplaire ? La relation entre Owen et son coach aussi intense ?) : on ressent trop de "sirop" qui aseptise le propos qui aurait mérité plus de conviction et de démonstration politique. Je suis même choquée de constater que jamais Hitler ne parle dans ce film, on a l'impression d'avoir affaire à un "jeunot avec une moustache qui se cache derrière sa casquette de peur d'être reconnu" mais surtout sous l'unique influence de Goebels ??! Le film veut certainement trop traiter de sujets : la vie privé de Owen (gnan gnan à souhait!), sa relation avec son coach, les pressions subies par sa communauté...tout est intéressant mais tout tombe à l'eau en étant que partiellement traité au final. Il en résulte un film assez fade avec de sérieuses ellipses (la reconstitution est néanmoins assez bien faite, excepté certaines scènes à l'intérieur de stade, assez laides) mais qui endort à cause de son traitement académique. Dommage aussi à la fin de ne pas avoir plus relaté dans quelles conditions Owen a vécu, suite à ses exploits qui, comme le disait son père "n'ont servi à rien". Mais cela serait alors une autre histoire à conter : le racisme "ordinaire" aux USA, même pour les héros! Cet homme méritait donc un film plus complexe et riche (lui-même devait l'être un peu plus que cet homme lisse au final) mais il a le mérite d'exister et de tenter de le réhabiliter comme il se doit ! La question demeure : le sport peut-il transcender les peuples et l'histoire ?
Ce film est tout à fait plaisant à regarder. Il nous emmène en voyage en 1936 à Berlin pour les jeux, pour nous raconter l'ascension fulgurante de Jesse Owens. Ce film dépeint aussi les aspects politiques de l'époque avec le nazisme en toile fond, mouvement qui voulait utiliser le sport et les jeux comme une vitrine de ses valeurs. On y voit aussi l'aspect, disons contradictoire des USA, qui d'un côté ont tout fait pour que les Juifs et Noirs ne soient pas bannis des jeux, tandis qu'eux-mêmes imposaient des règles sociales très strictes entre Blancs et Noirs. Un beau film en fait sur Jesse Owens.
L'histoire du grand champion Jesse Owens qui a ridiculisé, par ses performances, les thèses nazies. Ce biopic, raconté tout en sobriété, m'a donné envie de connaître l'histoire de cet athlète tant le film me paraissait exagéré. Mais non, il était vraiment surhumain ! Malgré cela, son retour aux USA dû le confronter une nouvelle fois au racisme présent cette fois dans son propre pays (cf spoiler: la scène où Jesse et son épouse sont renvoyés vers l'entrée de service pour assister à la réception organisée en son honneur) . Une scène m'a mis les poils : spoiler: l'entrée de Jesse dans le stade olympique de Berlin , impressionnant ce que doit ressentir un athlète à cet instant.
Beaucoup trop patriotique à mon goût, on dirait qu'il n'y avait que les américains et les allemands à ces Jeux Olympiques. Les mauvais effets spéciaux n'aident pas à mieux apprécier ce film. Le côté positif est le message que fait passer le personnage de Jesse Owens quand il affirme ne se sentir libre que lorsqu'il court. On ressent beaucoup d'humilité, de courage et d'espoir à travers ce personnage. Voir ma critique ici :
Un film intéressant à plus d'un titre. Tout en suivant le volontaire sportif qui rêve d'exploit et la relation avec son coach, il pénètre aussi les décors arrières d'une compétition internationale où le politique a autant sa place que le sport. Les rencontres préliminaires au déroulement des jeux, les questionnements sur la participation d'une nation, ou de sportifs individuels aux jeux illustrent ce propos. En ressort une ironie absolue. L’Amérique qui prétend fustiger l'idéologie nazi ne traite néanmoins pas une part de sa population à l'égal de l'ensemble des citoyens. Porter en étendard de grands idéaux mais ne pas les appliquer est assez commun mais cette mise en abîme est réussie.
Pourvu que l'ancien humoriste, qui officiait au théâtre de la main d'or, ait le loisir de voir ce film ! Cela lui permettrait de mesurer qu'en 1936, racisme et antisémitisme étaient quasiment de synonymes. La tenue des J.O d'alors à Berlin a fait l'objet de discussion, notamment aux Etats-Unis : fallait-il boycotter ces jeux, se demandait-on... L'époque était au racisme : les noirs ne devaient pas se mélanger aux blancs. Qu'un sportif noir devienne un héros et soit acclamé par la foule, c'était une belle claque à la clique hitlérienne et notamment son Goebbels en charge du ministère de "l'information". C'était également une leçon aux racistes américains. "La couleur de la victoire" est un témoignage historique précieux : savoir que les deux seuls juifs américains présents ont été "dispensés" de leur prestation sur le stade, savoir également que le président Roosevelt n'a pas complimenté, ni reçu l'athlète aux quatre médailles olympiques, sont des éclairages précieux sur cette époque sinistre. N'oublions pas que la démence a été au pouvoir et a mis le monde en guerre, ne l'oublions pas et ce film contribue à nous protéger de l'amnésie. C'est aussi l'occasion de voir le tournage des "dieux du stade" par Leni Riefenstahl et son positionnement nuancé par rapport à l'odieux et ignoble ministre de la propagande.
« La couleur de la victoire » est un biopic agréable et prenant, qui retrace l’incroyable talent de Jesse Owens et sa participation historique aux jeux Olympiques de Berlin durant la propagande Aryenne. Le sujet est forcément passionnant, malheureusement, le film ne monte pas sur la plus haute marche du podium. Si l’académisme dans la façon de filmer et certains effets spéciaux un peu cheap peuvent gâcher le plaisir visuel, c’est surtout le manque de rigueur historique et des prises de positions pas toujours justes qui énervent. Passé ces défauts, le film est un écrin pour l’esprit sportif dans ce qu’il a de plus beau, comme ce moment très surprenant où Luz Long qui vient de perdre devant son public et son chancelier, félicite pourtant son adversaire chaleureusement. Le second point fort du film est la façon dont il parvient à dépeindre avec justesse le paradoxe Américain qui consiste à combattre le nazisme dont les idées sont totalement repoussantes mais de continuer la ségrégation qui, elle, semble naturelle ! Quand on pense que Jesse de retour victorieux aux USA, doit prendre une entrée de service pour se rendre dans le prestigieux hôtel où est tenue une cérémonie en son honneur ! Le chemin contre la ségrégation n’a pas été aussi rapide que le 100m de Jesse…
"La couleur de la victoire" est un film remarquable et magnifique. Le réalisme de Berlin dans les années 30 est bluffant, l'histoire de ce champion olympique est passionnante, les acteurs sont bons et justes. Tiré de l'histoire vrai de Jesse Owens, jeune afro-américain qui se prépare à courir sous le drapeau américain pour les jeux olympiques de Berlin de 1936. Ce film est une réussite, dévoilant une histoire vrai avec un message d'espoir et de liberté. Touchant et émouvant, très bon moment.
Film efficace, bien réalisé, esthétique, et dont les acteurs sont excellents. Je connaissais mal l'histoire incroyable de Jesse Owens, qui est ici très bien racontée. La Couleur de la Victoire a également le mérite, outre de rappeler les atrocités de la doctrine nazie, d'aborder la face sombre de l'Amérique de Roosevelt.
Un biopic puissant et saisissant qui sort à point nommé et fait réfléchir dans le contexte actuel post Super-bowl et pré-oscars aux USA. Un excellent film, dynamique et inspirant!
Le film est assez captivant puisqu'il permet non seulement d'observer le prodigieux parcours de l'athlète Jesse Owens mais aussi d'analyser la vive controverse qui entoure les Jeux olympiques de 1936 en Allemagne nazie. Si, d'un point de vue strictement sportif, le film se révèle absolument sublime et cumule les moments forts, il fait au contraire preuve d'une évidente faiblesse d'un point de vue politique en sombrant trop souvent dans la caricature. Pour exemple, les scènes où Avery Brundage menace fièrement Joseph Goebbels paraissent bien peu plausibles. Il en va de même concernant les plans effectués sur la tribune d'Adolf Hitler... On peut y voir les hauts dignitaires nazis adopter sur commande des mines dépitées ou triomphantes en fonction du vainqueur de telle ou telle épreuve. Enfin, le dédain diabolique d'Hitler envers Owens semble excessivement maquillé quand on sait que le chancelier allemand ne refusa nullement de saluer le champion olympique ! Bref, le film joue de manière trop convenu sur la touche gentil / méchant pour faire passer un message évidemment bon et cela nuit à sa crédibilité. Du reste, il n'en demeure pas moins époustouflant sur bien des aspects. La reconstitution du stade olympique est impressionnante et les prestations de Stephan James et Jason Sudeikis sont extrêmement convaincantes, pleines d'humanité. Elles permettent de montrer que le sport parvint à unir les hommes en des temps qui devaient rapidement dégénérer. Finalement, le film rend un hommage sincère à Jesse Owens, quitte à jouer de manière un peu trop facile avec les véritables faits. '' La couleur de la victoire '' est avidement conseillé aux amateurs de sport comme d'Histoire. En revanche, les autres risquent de s'ennuyer un peu.
Curieusement je regarde à la suite d'un autre, un excellent biopic méjugé par la critique presse et non par les spectateurs. Faut il croire que certaines critiques presse ne comprennent rien aux biopic ? possible voire certain. Ce biopic comme le précédent nous apprend beaucoup sur la biographie de la personne concernée et il n'y a que peu d'approximations sur les circonstances et les choix réellement faits, j'ai quelques connaissances de cette histoire. Le tout est fort bien réalisé, équilibré, on ne s'ennuie jamais. A la fin du film des précisions renseignent sur les suites de la vie réelle. J'apprécie aussi beaucoup que l'histoire s'arrête aux jeux olympiques de 1936 avec des informations complémentaires car la suite n'ajoute pas au fait que l'on ait là l'un des plus fameux athlète de tout les temps.