Derniers Avis : La Couleur de la victoire - Page 11
La Couleur de la victoire
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Un visiteur
3,5
Publiée le 27 juillet 2016
En cette année olympique retour sur l’une des éditions les plus marquantes : les JO de 1936 à Berlin avec ce biopic sur l’athlète Jesse Owens: La Couleur de la Victoire. Un film de sport qui a rendez-vous avec l’Histoire.
Jesse Owens est sûrement l’un des plus grands sportifs que l’olympisme ait connus. Son parcours jusqu’aux Jeux olympiques de Berlin méritait en effet à lui seul un biopic. Originaire de Cleveland (la même ville que LeBron James, même si LeBron est né à Akron) en Ohio, Owens montre rapidement des qualités de vitesse et de course impressionnantes. Arrivé le temps d’aller à l’université à l’Ohio State University et rencontrera Larry Snyder, l’entraîneur qui le conduira jusqu’à Berlin. À partir de ce moment-là, Owens va entrer dans la légende notamment lors du Big Teen Championship à Ann Arbor en 1995 où il va battre 3 records du monde en une seule et même journée. Dans une Amérique toujours marquée par le racisme, cette victoire représente tout un symbole. Un an plus tard en pleine ascension de l’Allemagne nazie d’Hitler, Jesse Owens parvient à décrocher 4 médailles d’or au cours des épreuves d’athlétisme. La plus marquante restera celle du saut en longueur face au redoutable Carl « Luz » Long, symbole et figure de la race arienne. Totalement en désaccord avec l’idéologie Nazie, Long va entretenir une longue amitié avec son concurrent de l’époque Jesse Owens.
C’est tout cela que tente de raconter La Couleur de la victoire. Réalisé par Stephen Hopkins le film passe en revue l’histoire de Jesse Owens, de son entrée à la fac jusqu'à ses 4 médailles d’or avec les États-Unis aux JO de 1936. Principalement réalisateur pour le compte de séries depuis 2007, Hopkins avait tourné quelques longs-métrages plus ou moins oubliables tels que Perdus dans l’Espace (avec Matt LeBlanc) ou bien plus récemment Moi, Peter Sellers en 2003 et les Châtiments en 2007. C’est un biopic, il ne faut donc pas s’attendre à voir de l’originalité. On a donc droit à une construction très classique dans la mise en scène, alternant exploits sportifs et moments plus intimistes. Cependant il y a une chose que le cinéaste arrive bien a retranscrire c’est la conséquence et la portée de la victoire sportive au combien politique à cette époque dans une Amérique très inégalitaire sur le plan racial. Dans La Couleur de la Victoire, Hopkins ne s’intéresse que très peu aux courses d’athlétisme, elles durent à l’écran, le même temps qu’un sprint à savoir entre 10 et 20 secondes. Oubliez donc les ralentis (vous n’échapperez pas à quelques-uns tout de même), ce film se concentre sur la portée et la symbolique des victoires d’Owens. Histoire de traiter le sujet dans son ensemble, le réalisateur va s’intéresser au débat de l’époque sur la participation ou non des USA à ces JO. On a donc droit de suivre les tractations qui ont lieu entre le comité olympique américain et les dignitaires nazis et notamment avec le Joseph Goebbels. Loin d’être mémorable, cette partie a le mérite d’être intéressante à suivre. Jeremy Irons dans le rôle d’ Avery Brundage y est impeccable comme toujours.
Malheureusement, on en dira moins de Stephan James (vu dans Selma) qui a été choisi pour incarner Jesse Owens. Froid et manquant cruellement de charisme (le sourire légendaire d’Owens est totalement absent), l’acteur ne dégage aucune âme et aucune envie de s’y attacher.
La Couleur de la Victoire est donc un film à voir si vous voulez connaître le parcours de Jesse Owens et de la portée de ses victoires, 3 ans seulement avant le début de la Seconde Guerre Mondiale. Très classique dans sa mise en scène et avec un acteur principal un peu froid, le film de Stephen Hopkins s’apprécie tout de même sur certains points. Un grand et bon moment d’Histoire à quelques jours de Rio.
Un film sans surprise, pour qui connait un peu l'histoire d'Owen, et bourré de clichés. Le bon noir surdoué, les méchants blancs racistes, l’entraîneur seul à croire en lui, tout y est ... Loin de valoir "Les chariots de feu", peu d'émotions en final. Le seul intérêt de ce film est de rappeler la place d'Owen dans l'histoire du sport.
Stephen Hopkins ne s'est pas loupé et a livré le film ce qu'on lui a demandé... il n' a en effet pris aucun risque et s'est contenté de faire du classique... On a donc droit à un film sans originalité ni surprise avec tous les ingrédients de ce genre de films, ceux autour d'un exploit sportif à savoir le pauvre petit garçon parti de rien qui va sauter les obstacles malgré les difficultés et ce avec l'aide d'un coach sur le déclin qui va se reprendre grâce à lui et qui l'amènera jusqu'au bout.... Le résultat est donc un peu fade et manque d'émotion, d'intensité... Heureusement, le contexte historique est captivant et l'interprétation excellente alors ça passe quand même super bien d autant plus que les acteurs sont impeccables (j avais des doutes sur Sudokis plus habitué aux petites comédies us un peu faciles mais il sen sort admirablement bien! Au final, le film est long mais passe comme du petit lait! C'est juste dommage qu'il ait été si académique, si calibré.... Il aurait été bcp plus émouvant et marquant ... Ca reste un bon film à voir et qui a le mérite de mettre en lumière cet épisode historique et sportif des plus importants et ce beau bras d'honneur à l'idéologie nazie...
Sans doutes trop d'attente pour ma part autour de ce film. Dommage également que ce film coupe des passages de ce récit, qui engendre beaucoup de curiosité. Un biopic qui se laisse regardé, delà à être transcendant...
Un beau film, de facture classique mais aussi un témoignage historique et une belle leçon d'humanisme. Que d'humiliations indignes et stupides subies par les noirs non seulement de la part des nazis, ce que l'on savait mais aussi de la part des Américains, ce que l'on savait moins, après l'abolition de l'esclavage pourtant.
Excellent film, le racisme jamais aussi bien montré. Ainsi qu'un Hitler complétement .... (je ne dirais rien à ce sujet) Superbe biographie de l'athlète, juste dommage qu'ils n'ont pas assez approfondi a certains passage, pour moi lorsque je vois le film on sait directement qu'il va gagner tout les prix. Alors qu'il est évident que pour lui ça a du être très difficile, dommage :)
C'est un très bel hommage à Jesse Owens, à son courage, à sa détermination et à son intégrité. Être le meilleur (sans dopage) dans un environnement aussi hostile, et aux États Unis et en Allemagne, est quand même tout à fait extraordinaire !!! Dommage que cet hommage ne lui a pas été offert de son vivant !! Outre la rétrospective historique "La couleur de la victoire" est une très belle et émouvante histoire humaine.
Un biopic indispensable sur un personnage et un athlète extraordinaire qui a réalisé des exploits incroyables à un moment et un endroit si emblématiques. Manquant de profondeur, on a malheureusement la sensation qu'il manque des éléments indispensables à la narration de cette vie. J'aime par contre beaucoup le titre anglais : "Race" qui est à double sens. Dans la mouvance des biopics, il fallait faire celui-ci, l'acteur incarne bien Jesse Owen et court vraiment comme lui. A découvrir, même si on reste sur sa faim.
Évidemment, tout le monde a entendu parler de Jesse Owens, cet athlète Afro-Américain qui remporta 4 médailles d'or aux Jeux Olympiques de Berlin en 1936. Pour autant, un petit rafraîchissement de mémoire n'est pas inopportun, d'autant que ce « biopic » est parfaitement réalisé par Stephen Hopkins (« L'ombre et la proie », « Prédator 2 ») visiblement inspiré par son sujet. On suit donc la vie de ce jeune sprinter surdoué, de son adolescence à son incroyable ascension au sein de l'équipe US d'athlétisme, malgré la politique ségrégationniste menée par son propre pays. La politique internationale, sur fond de montée du nazisme, rend son exploit encore plus incroyable, tout comme son amitié naissante avec un de ses adversaires Allemands. La reconstitution des épreuves sportives est particulièrement bien orchestrée et on se sent vraiment immergés dans l'ambiance étrange de ces dernières Olympiades avant la seconde guerre mondiale. Tous les ingrédients qui vont pousser les pays du monde à se déchirer sont déjà présents pour former une intrigue passionnante et réaliste. Une très belle leçon d'histoire, teintée du courage, de la fierté et de la droiture de ce sportif d'exception. La dernière scène qui le voit contraint, à cause de sa couleur de peau, de rentrer par une porte dérobée dans la fête donnée en l'honneur de ses victoires par ses propres concitoyens est édifiante... Ces contradictions absurdes donnent une vision assez précise des us et coutumes de cette époque troublante et font de « La couleur de la victoire » un film magnifique qui se suit avec passion et un grand respect pour cet homme hors du commun.
passionnant du début à la fin, ce biopic sur Jesse Owens nous plonge en plaine montée du nazisme et des jeux olympiques de 1936 à Berlin. la violence contre les juifs fait déjà rage et le gouvernement d'Hitler accepte pour éviter le boycott des USA de cacher l'ambiance et les exactions qui font tâche dans la capitale allemande. les USA sont de leur côté en plaine période de ségrégation avec les noirs et nous découvrons le formidable parcours de cet athlète quadruplement médaillé d'or, son combat pour être accepté. sans manichéisme ni pathos, nous découvrons le courage de cet athlète allemand qui tiendra tête au péril de sa vie en assumant son amitié avec Owens, le rapport trouble de la relation entre le grand industriel Avery Brundage et Goebels, l'immonde compromis pour ne pas faire courir deux athlètes juifs, et le refus malgré sa victoire de laisser entrer Owens et son épouse par l'entrée réservée aux blancs à son retour aux USA. une histoire connue mais intelligemment narrée, portée par des comédiens investis. Révoltant, passionnant et émouvant.
L'histoire est forcement magnifique. Mais la réalisation manque vraiment d'imagination, c'est très plat et on s'ennuie très vite. L'émotion n'est pas assez bien montré. Les acteurs sont correct. Un film intéressant pour une partie de la vie de Jesse Owens mais sans doute plus intéressant de voir un documentaire sur sa vie.
L'histoire de cet athlète est très intéressante mais j'ai trouvé le film un peu trop "plan plan" car on sait ce qu'il va se passer dès le début! En effet, le scénario ne met pas suffisamment en avant le nazisme dans cet univers sportif où justement les juifs et les noirs n'avaient pas leurs places.
Super film, vraiment à regarder, touchant et pas du tout barbant comme peuvent l’être certains films qui évoquent le nazisme et le racisme, je vous le conseil ;)
Un assez bon biopic mais un manque certain d'émotions, d'épaisseurs dans les interprétations. Très linéaire mais intéressant. Beaucoup de thèmes abordés mais malheureusement survolés. Donc au final; l'histoire est prenante, la mise en image reste discutable. 3.5/5 !!!