Curieux film. Pas de suspense, la clé de l'énigme est donnée dès le départ. Pas de fond, les personnages sans profondeur, pas de sous texte social. Pas d'ambiance, malgré des paysages enneigés propices. Et pas crédible non plus, avec cette vague idée de réseau de notables criminels sexuels... Bref : rien à retenir.
Beaucoup moins surprenant que "Prisonners", "Captives" n'en demeure pas moins une bonne petite découverte qui vous tient en haleine de bout en bout. Grâce à un "labyrinthe" bien ficelé qui nous amène là ou le réalisateur veut nous amener. Sans pour autant que cela soit la bonne route^^. Un thriller habilement maitrisé avec une certaine noirceur qui nous happe assez rapidement une fois le film commencé. LEs acteurs jouent habilement et les rebondissements ajoutent un plus à l'ensemble. Nous permettant de ne pas décrocher et d'accroitre le suspens. Aussi captivant que Prisonners, il s'en démarque tout de même et nous offre une autre perspective du rapt d'enfant. Ce qui n'ait pas plus mal. Pas aussi noir et stressant que Prisonners. Captives pourrait se voir un peu plus tout public (je me comprends), mais n'en demeure pas moins un bon film du genre qui plaira sans doute à ceux qui ont apprécier prisonners (sans pour autant le comparé).
Quelle atmosphère! Du début à la fin nous sommes plongés dans ce drame profond que vivent Matthew et Tina depuis le kidnapping de leur fille Cassandra. Huit ans plus tôt, lui et sa fille s'arrête pour acheter une tarte, elle reste dans le véhicule et disparaît. Atom Egoyan ne cache pas grand chose au spectateur, il joue sur la psychologie des personnages (et n'évite malheureusement certains clichés tells que les soupçons de la police à l'égard du père... 8 ans après les faits ou encore la rancune de Tina qui tient son mari pour responsable de la disparition de Cassandra) et nous montre aussi la relation entre la captive et son kidnappeur, ce qui déplace intelligemment l'intrigue vers les conséquences, pour tous les protagonistes, de cet enlèvement.
Durant la dernière décennie du 20ème siècle, le réalisateur canadien Atam Egoyan était un invité régulier du Festival de Cannes tout en étant très apprécié par de nombreux cinéphiles. En 1997, "De beaux lendemains" fut récompensé à Cannes par le Grand Prix du Jury et est généralement considéré comme étant son œuvre la plus aboutie. La première décennie du 21ème siècle fut moins glorieuse avec, par exemple, La vérité nue, un film de commande dans lequel on ne reconnaissait pas la « patte » d’Egoyan. « Patte » qu’on retrouvait, par contre, dans "Adoration", en 2009. 2014 : Atom Egoyan était de nouveau impliqué dans la compétition cannoise avec Captives. Dans quelle forme ? Eh bien, malgré la froidure qui se dégage des images, cela fait chaud au cœur, de retrouver, de nouveau fidèle à lui-même, un réalisateur dont on a beaucoup apprécié des œuvres antérieures et qu’on avait un peu perdu de vue. Totalement passé inaperçu au dernier Festival de Cannes, "Captives" est un film … captivant qui vient prendre une place importance dans la filmographie d’Atom Egoyan.
Un très bon thriller construit sur des flash back et qui maintient le suspense jusqu'au bout. Ryan Reynolds nous offre une excellente composition dans son rôle de père meurtri. A voir
Sympa, malgré un rythme très lent. Et quelques interrogations toujours en suspens à la fin du film. Comme la partenaire du méchant (on imagine, mais ça reste des suppositions), ses intentions, ce qu'il a fait exactement de la gamine, etc..
Après un début brouillon, on comprend que la seule originalité de "The Captive" (la, le ou les captifs... anglais oblige - fort mal traduit en "Captives" pour la France) sera justement le montage - franchement très moyennement convaincant ! Amour paternel combattant contre renoncement maternel, et quelques complications policières, d'un côté (les gentils), de l'autre les méchants, un club pédophile via le net, dont Cassandra est devenue l'appât, après en avoir été la victime directe. Aucun parallèle possible, au niveau du suspense, de la qualité des interprètes et de la mise en scène, avec "Prisoners" - cet autre long métrage canadien..... On est à des années-lumière de l'excellent film de Denis Villeneuve. "The Captive" avait été fort étonnamment proposé au dernier Cannes, dans la sélection officielle : aussitôt vu, aussitôt oublié. Egoyan confirme ici un talent minuscule.
Le sujet traité, de la captivité et de la pédophilie qui rappelle quelques heures sombres (Natascha Kampusch ou Marc Dutroux) ne peut laisser indifférent, et on arrive bine à ressentir la douleur de la famille notamment avec un Ryan Reynolds au top mais il manque un soupçon de talent et de génie pour passer le cap du film moyen au bon film.
Ça fait froid dans le dos! On est complètement plongé dans l'histoire. Flashbacks un peu difficiles à suivre et fin un peu bâclée mais c'est un thriller captivant! A voir!
Dans la rubrique kidnapping & pédophilie, "Captives" tente le thriller à la façon d'un "Prisoners", avec le coté sombre et glacial en moins. Tout se déroule bien jusqu’à ce qu'on aborde la scène qui va donner suite spoiler: à la fameuse rencontre père/kidnappeur …l’évolution de cette histoire qui semblait parfaitement orchestrée aura tendance à régresser. Cependant, le film arrive tout de même à capter notre attention grâce à son sujet délicat laissant place au suspens.
Je n'ai pas retrouvé l'univers d'Atom Egoyan dans ce film. Certes c'est assez prenant, on suit l'intrigue avec intérêt c'est du boulot propre et pas mal fait mais c'est loin d'être un grand film. Il n'y a aucune finesse dans la mise en scène, guère d'originalité, je l’apparentrais à un bon téléfilm de la 6. Je l'oublierai très vite.
Chuchotements, pleurs, lamentations. Action au point zéro. Suspense du même tonneau. Longuette cette histoire incroyable, à laquelle d'ailleurs personne ne croira parce qu'elle n'est pas crédible. On tourne en rond dans ce film au scénrio touffu. Certes, on se doute que Ergoyan a voulu donner dans une espèce d'atmosphère surréaliste, mais au final il ne fait qu'énerver le spectateur qui n'en peut mais de voir des niais se mouvoir dans un drame qui n'en est point un. On ne sait pas trop où le réalisateur a voulu nous mener. En tout cas il l'a fait de manière bien tristounette. L'ennui gagnant l'assemblée, on s'endort inéluctablement vers d'autres aventures oniriques plus passionnantes.
Malgré un scénario qui tient la route, le choix de narration de Egoyan est osé mais raté. De plus, il y a un cruel manque de rythme ce qui n'empêche pas de souligner la remarquable performance de Ryan Reynolds.