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Un visiteur
4,5
Publiée le 9 juillet 2013
Les rêves dans une société du marché, les valeurs humaines baffouées, l' abandon...tels sont les thèles traités dans ce film qui ne sombre pas dans le défaitisme ni dans le fatalisme ce qu'on trouve souvent dans les films français. Ici le protagoniste subit les coups durs de la vie, mais ses rêves sont intactes et sa volonté se forge au fur et à mesure des événements.Même si Frances se trouve écartée de ses objectifs elle n,e perd jamais son espoir et il met en évidence ses talents. En plus, elle n'est ni jalouse de sa comine Sophie ni rancunière. C'est la pureté de son caractère qui fait sa force. Les faits de la vie quotienne sont courts et font la synthèse de sa vision. On a pas les séquences longues et ennuyeuses de certains films qui n'ont par ailleurs aucun sens. Les plans sont eceptionnels avec une beauté rarement atteinte. Même on trouve de belles images de Paris qu'on ne trouve pas souvent dans les films français. Le noir et blanc fait une abstraction et permet au spectateur de s'introduire dans l'univers de son personnage.
Intelligent, drôle, décalé, vrai....On peut encore faire des bons films avec de faibles moyens !! Comme quoi les meilleurs films sont souvent ceux à petits budgets qui imposent, a default d'avoir des millions de dollars à investir, de se creuser un peu la tête pour accoucher de scénarios brillants doublés d'acteurs fabuleux !
Fan des "berkman se séparent", je suis d'autant plus déçu par ce film. Déjà je le trouve surcoté à un point... mais bon, on a l'habitude. Ce qui me gêne, c'est le côté fabriqué, genre mode d'emploi Indé avec tous les tics jusque dans le jeu de l'héroïne qui minaude "je suis ouf, originale et décalée" mais j'y crois pas une seconde. Rien n'est vraiment sincère je trouve. Grosse déception
"Kicking and Screaming", le premier film de Noah Baumbach, n'est jamais sorti dans les salles de cinéma françaises. Il date de 1995. Même punition pour les 2 suivants. Ce n'est qu'à partir de son 4ème film, "Les Berkman se séparent", sorti en 2005, que les distributeurs français s'intéressent à ce réalisateur new-yorkais. Depuis, une certaine critique française s'est emballée sur le cinéma de ce proche de Wes Anderson. Cette quasi hystérie est-elle vraiment justifiée, avec ses références à Woody Allen et à la Nouvelle Vague de Godard et de Truffaut ? La réponse est malheureusement négative et quand on sort d'un film en ayant l'impression d'avoir perdu son temps sur toute la ligne, on est partagé entre frustration et colère. Davantage encore quand on espérait se retrouver face à une œuvre qui, avec le recul, pourrait prétendre occuper une place importante dans le cinéma des années 10. Il est malheureusement (ou heureusement!) probable que ce film particulièrement creux, snob et prétentieux sera rapidement oublié.
On a l'impression d'avoir déjà vu ce film il y a longtemps, à cause du noir et blanc et surtout des références à la nouvelle vague. L'histoire n'a rien de palpitant, on s'ennuie un peu, mais l'héroïne est très touchante et on s'attache à elle, rassurés de voir qu'elle s'en sort pas trop mal finalement.
N'est pas Woody Allen qui veut et il suffit pas de faire du noir et blanc pour faire quelque chose d'originale. décidément c'est l'arnaque de l'année. Suivre les bêtises d'une fille NY gâtée en simulant des situations faussement embarrassantes ne fait pas un film drôle. Ce film n'est ni drôle, ni touchant ni magnifique
Voici un film dont on ne peut se plaindre du noir et blanc. On ne s'en rend même pas compte. Tout de suite, le réalisateur nous accroche à l'insouciance débordante d'une Frances inclassable mais surtout "incasable". Quand d'autres pourrait végéter et sombrer, elle, elle vit. Ce film emmène ailleurs, nous dit clairement "Be Happy"...
Je ne sais comment exprimer mon sentiments à l'égard de ce film...Noir et blanc des images merveilleusement belles, une actrice qui sort plus que de l'ordinaire je dirais même extraordinaire, touchant, cru, vrai quelques longueurs toutefois.
Une comédie brillante, dont on trouvera la singularité, au-delà des références évidentes de Baumbach (le cinéma d'auteur new-yorkais, la Nouvelle Vague et ses héritiers: Carax et Desplechin). Cette singularité réside dans l'incroyable sens des nuances qui caractérise le film: l'émotion perce sous le burlesque, le rire est toujours un peu triste. Ces nuances, on les retrouve aussi dans le portrait de Frances (Greta Gerwig), une jeune femme pas encore installée dans la vie, qui court beaucoup, souffre un peu. A la manière des meilleurs Rohmer (Les Nuits de la pleine lune, Le Rayon vert, mais aussi Ma Nuit chez Maud, La Collectionneuse), le film raconte un moment de la vie d'un personnage, une quête (d'appartement surtout) qui s'achève au moment où Frances Ha peut enfin inscrire son nom sur une boîte aux lettres. Ce qui nous est raconté dans Frances Ha est donc très mince mais le charme du film tient dans ce refus de la surcharge narrative et du symbolique. Le simple portrait d'une jeune femme en somme.
On se laisse tout simplement porter par cette femme et son propre rythme de la vie. Bien sur tout n 'est pas parfait mais c'est essentiellement cette imperfection et cette fragilité joué de la plus belle des manieres par grita gerwig qui nous emeut au fil de ces adresses.
ce film malhonnete invente un nouveau genre : le narcissisme du scenario. A tout moment, le texte semble se regarder dans le miroir pour se contempler et se demander si l'effet de la phrase, du bon mot, de la pensee profonde est bien reussi. Consequence : les personnages sont irritants et ne laissent aucune place a la projection du spectateur puisqu'ils occupent toutes les places... et en fin de compte aucune. Film a fuir.
Frances Ha…Sans préméditation, hier soir j’ai revu Manhattan de Woody Allen, et forcément il y a des points communs entre les deux films, ne serait-ce que la géolocalisation puisqu’on est à New York, en noir et blanc, où il est question de séparations, de doutes, d’envies, d’art, de trouver sa place dans le monde, tout ce que l’on aime ! Au départ, Greta Gerwig qui interprète Frances, m’agace…et sa roommate aussi. Ces personnages ne me sont ni sympathiques, ni intéressants, plutôt hystériques et culcul à force de se balancer des « I love you » très américains à tout bout de champ. Mais heureusement, ça change très vite, et en bien ! Frances commence à m’intéresser et je me retrouve vite en empathie parfaite avec elle…comme quoi tout arrive ! Et finalement le film passe en un éclair, comme une œuvre évidente et essentielle. Alors bien sur ça rappelle parfois la série « Girls » de Lena Dunham, en moins bavard et plus poétique, mais qu’importe, signe des temps, nous avons tous les mêmes préoccupations universelles. J’aimerais signaler les nombreux emprunts que Noah Baumbach s’est autorisé dans Frances Ha…des « hommages » au cinéma français et plus particulièrement à la nouvelle vague. La musique de Georges Delerue intervient de nombreuses fois, mais aussi celle des « 400 coups » de Jean Constantin, « Modern Love » de Bowie où la il n’est plus question d’emprunt mais limite de plagiat, puisqu’elle sert à refaire la scène de la course de « Mauvais Sang » de Leos Carax, dans le sens opposé, et de jour…Si cela émeut les djeunes d’aujourd’hui tant mieux, mais ce serait encore mieux s’ils découvraient le film de Carax. Les deux précédents films de Baumbach étaient franchement pessimistes, et là, enfin, tout s’éclaire après un passage noir et sans pitié, jusqu’à devenir solaire, si bien que je suis sorti de là avec une banane inamovible. C’est rare lorsque je reste assis jusqu’à la fin du générique, mais là, j’étais empli de frissons très agréables, en me demandant si je n’avais pas vu là, le meilleur film de ces 7 derniers mois. Je recommande vivement.
On nous a un peu vendu ce film comme la "comédie de l'été", drôle, rafraîchissante, et patati patata... Bon eh bien le résultat est assez loin de ça. Ce que je regretterais surtout, c'est un mauvais équilibre trouvé, entre d'une part toute la fixation sur l'héroïne, sa vie, avec de longues scènes de dialogues (parfois drôles parfois moins) et de l'autre un metteur en scène qui essaie de se trouver sans y parvenir, à part la séquence référence à Mauvais Sang le reste est plutôt moyen, pour ne pas dire mauvais : tous ces moments où se superposent des éléments de vie de l'héroïne (comme au tout début) avec une musique derrière pas vraiment enivrante, m'ont clairement emmerdé. Le choix du noir et blanc, je me demande encore si c'est aussi judicieux que ça. Surtout que ce choix laisse présumer une opposition dans le récit, entre un côté drôle et un triste, or ce-dernier, je l'ai jamais trouvé... Car soit le film est drôle, et dans ce cas on rigole (quoique), soit c'est désespérant, mais il y a tellement d'ironie là-dedans que jamais je n'ai trouvé ça triste, déprimant, comme si l'héroïne savait qu'elle allait se rattraper et que tout irait bien. Enfin sur le côté de l'humour, là-aussi je suis partagé. Car c'est de l'humour assez risqué. Ce genre d'humour décalé, soit on en fait tout un film (donc un truc totalement barré, déjanté, fou - ce qui n'est pas le cas ici) soit on le dose de temps à autres, mais à côté de ça on a une vraie base. Or ici, la base, c'est ça justement, et cet humour marche 1 fois sur 2 ou 3, et quand le côté "décalé" tombe à plat, ça en devient ridicule... Bref au-delà de ça c'est surtout l'absence de réel style du metteur en scène qui m'a énervé, car l'histoire tient plutôt la route, les interprétations sont de haute volée (l'héroïne est majestueuse, il faut le dire), mais le tout est rarement beau, jamais émouvant, très peu passionnant, trop léger pour être sincère.
Collaborateur régulier de Wes Anderson – il est en effet le co-scénariste du film culte « La Vie aquatique » et du tout aussi excellent « Fantastic Mr. Fox » – le talentueux Noah Baumbach est également le réalisateur de plusieurs joyaux, des drames intimistes et sarcastiques pour la plupart (« Les Berkman se séparent », « Margot va au mariage », « Greenberg »). Son nouveau film, « Frances Ha », attendu par les cinéphiles, sort le mercredi 4 juillet en salles.
Synopsis Allociné : Frances, jeune New-Yorkaise, rêve de devenir chorégraphe. En attendant, elle s'amuse avec sa meilleure amie, danse un peu et s'égare beaucoup …
Après le sublime « Greenberg », tourbillon des sentiments entre deux solitaires sous le soleil de Los Angeles, Noah Baumbach propose aujourd'hui une attendrissante chronique de la loose noir & blanc, portée par sa compagne à la ville, l'hilarante et radieuse Greta Gerwig, dont « Frances Ha » pourrait faire être perçue comme une déclaration d'amour à sa personne.
Greta nous fait rire lorsqu'elle court pour dénicher un distributeur d'argent et qu'elle trébuche, ou lorsqu'elle commente le « Starboard Anal Sex », Greta nous distrait mais nous fait également pleurer. La « Frances Ha » qu'elle incarne possède des rêves irréalistes, rapidement désenchantés, et des tracas, hélas souvent guidés par des enjeux financiers. Elle danse un peu. Elle sort beaucoup. Avec sa meilleure amie, la pétillante Sophie (Mickey Sumner, farfelue). De déconvenue en victoire, Frances apprend tendrement à surmonter la vie.
Pour explorer les affres du passage à l'âge adulte avec justesse, le réalisateur a su dénicher la femme parfaite. La sienne. Il y a beaucoup de Greta Gerwig dans « Frances Ha » clame-t-il sur tous les toits. Greta Gerwig, actrice devenue co-scénariste pour l'occasion, réussit avec brio à interpréter une jeune femme à la fois très consciente, très contrôlée, mais capable d'être emportée par le chaos et l'illusion.
Le toujours très sophistiqué Noah Baumbach s'aventure comme un poisson dans l'eau dans le drame noir & blanc, précision clinique quasi chirurgicale lorsqu'il magnifie ses personnages et subtilité de mise en scène avant tout. Animé par un désir de renouveau, le réalisateur des « Berkman se séparent » a choisi le cadre géographique de New York, sa ville natale, et une teinture noir & blanc pour offrir au film un regard neuf, un air joyeux, romantique et généreux comme le personnage de Frances. Une forme d'offrande au maestro Woody Allen (« Manhattan »). Un esprit Nouvelle Vague également, influence majeure du cinéma de Baumbach, avec Éric Rohmer et François Truffaut cités comme maîtres à penser. Bien joué, même si la perspective du noir & blanc amène de temps à autre un côté intimiste presque trop relevé, comme si Baumbach nous tendait une sextape entre les mains.
Au montage, un jeu d'accélérations inopinées, d'ellipses savamment placées, de dialogues perfusés à la mélancolie. Résultat : une légèreté équivalente aux bulles de champagne, teintée du style délicat et attentionné de son auteur.
Bilan : Naissance d'une comédienne à suivre dans ce film au doux parfum Woody Allen, Nouvelle Vague et frères Coen, la constellation Greta Gerwig. De toute évidence nourri par des éléments autobiographiques de son actrice principale – scénariste, « Frances Ha », réalisé par le petit protégé de Wes Anderson, est la tranche de vie d'une jeune travailleuse d'aujourd'hui, présentée comme un miroir du changement et des transitions.