Ni drôle ni touchante comme l'annonce la promo du film, mais cette oeuvre a le mérite de parler à toute une génération, et d'être en quelque sorte un reflet de la vie contemporaine aux US et ailleurs, avec ce personnage principal de loser lunaire incarné par Greta Gerwig. Agréable à visionner malgré des longueurs.
Film frais. On pense évidemment à Woody Allen avec ce noir et blanc qui sublime New York. Et l'héroïne est pétillante et maladroitement pleine de charme...
Un film très frais et très moderne. L'actrice Greta Gerwig est très credible. Une decouverte. On dirait un Woody Allen des temps modernes. Certaines scènes restent un poil agacantes. Belle photo 4/5
Cela faisait longtemps que je voulais voir ce film. Son affiche et sa bande-annonce m'intriguaient, et puis ce nom : Frances Ha, comme quelque chose d'insaisissable, de charmant et maladroit à la fois. A l'image de ce film, parfois profondément énervant, et parfois profondément touchant. « Frances Ha » c'est l'histoire de loosers magnifiques, aux premiers rangs desquels les deux héroïnes principales : Frances et sa meilleure amie Sophie. Incapables de grandir, approchant la trentaine, elles vivent ensemble en colocation et de manière complètement fusionnelle. Bien que très différentes, elles ont les mêmes « trips », le même goût pour des choses qui paraîtraient ridicules ou infantiles pour d'autres personnes de leur âge. Elles sont vraiment faites l'une pour l'autre, et leur « adulescence » semble vouée à durer toute leur vie... Jusqu'au jour où Sophie décide d'emménager avec une autre amie dans un quartier plus huppé. Frances vit cette décision comme une trahison, et alors que Sophie semble enfin prendre sa vie en main et devenir adulte, Frances, en comparaison, paraît s'enfoncer toujours plus dans l'infantilisme et rater sa vie, de malentendus en maladresses, de choix absurdes en amitiés passagères. Personne ne peut remplacer Sophie, et mieux comprendre Frances, ce qui la désespère vraiment. Pendant un certain moment, on assiste ainsi à l'errance de Frances, à sa vie qui part complètement à vau-l'eau, à un point tel que ça en devient agaçant. Le film devient un condensé de loosers, de moments de loose totale, de loose esthétisée pourrait-on dire. Mais deux choses viennent contrebalancer cet aspect pour le moins horripilant : la fin, lumineuse, et Greta Gerwig, l'actrice qui joue Frances. Son jeu très physique, plus vrai que nature, étonne et envoûte. Comment ne pas s'attendrir devant ses tentatives répétées – et ratées – de viser la lune ? Elle est vraiment l'âme de ce film, et le réalisateur ne s'y est pas trompé : tout tourne autour d'elle. L'esthétique et le ton du film, à la croisée de la Nouvelle Vague française, de Woody Allen et même de la tendre maladresse de « The Shop Around the Corner » de Lubitsch, viennent sublimer le personnage de Frances, et s'il y a beaucoup de pose mi-bobo mi-hipster, s'il y a un verni intello névrosé passablement agaçant, « Frances Ha » est au fond l'histoire d'une fille qui veut vivre ses rêves jusqu'au bout, mais pas une histoire de conte de fées ou de carte postale, juste une histoire humaine, terriblement humaine, joyeusement et bordéliquement humaine. Et qui, tout bien pesé, vaut le coup d'être suivie.
Il y a une belle fraîcheur dans ce film qui plonge dans les difficultés (et les facilités) de trentenaires new yorkais qui fait penser à la fois aux films de Truffaut et à Manhattan. On y suit les tourments et les hésitations d'une génération entre adolescence et âge adulte, qui peine à grandir. Un film à la fois aérien et mal dégrossi, loufoque et obstiné comme Frances. Donc profondément charmant.
Film générationnel? Film bobo new-yorkais? Frances promène sa grâce enjouée et sa maladresse nonchalante d'appartements en colocations en hésitant à rentrer de plein pied dans l'âge adulte. Sorti il y a quelques années, le film avait été très bien reçu et les spectateurs séduits par cette légèreté inconséquente l'ont sans doute apprécié justement pour ça, de même que pour la beauté du noir et blanc, ses jolis intermèdes musicaux et l'impression de rentrer dans l'intimité de ce quotidien branché. Mais pour ma part, ce manque de consistance dans les dialogues et le scénario et les problèmes superficiels de cette jeunesse bourgeoise et immature se sont révélés parfois agaçants, voire complètement inintéressants. Question de génération peut-être. Même si Frances Ha dégage un charme indéniable, sa volonté de capter le quotidien et la réalité façon Nouvelle Vague sonne en outre un peu faux et prétentieux. Pas mal, mais sans plus...
Coqueluche du cinéma arty-bobo-hipster, N. Baumbach s'est fait remarqué par une poignée de films et son association avec G. Gerwig, actrice très appréciée des cinéphiles arty-bobo-hispter, devenu un couple à la ville également, top de la hype, s'associent pour livre un film qui parle à ce public puisque c'est une dramédie en N&B située à NY avec des hommages appuyés à W. Allen et de manière plus générale à la Nouvelle Vague (Frances rêve d'aller à Paris parce que c'est chic bien sûr). Alors bon, on peut très s'arrêter à ce genre de considérations et se dire que le film n'a alors pas d'autres intérêt que celui de suivre un personnage principal agaçant, nombriliste et futile, le tout s'adressant à un public agaçant, snob et égocentrique. On pourrait mais le film est pourtant très intéressant car il livre une étude de caractères qui saisit en instantané une certaine frange de cette génération (25-30 ans, citadins, artistes dans l'âme et hésitant entre maturité et immaturité). Les hommages pleuvent, les acteurs sont très naturels (les dialogues ne sont pas improvisés et ça ne se ressent pas alors que le jeu des acteurs est très naturel), Baumbach signe une mise en scène discrète et on passe un bon moment surtout que le propos est parfois pertinent. De beaux moments en dépit d'un personnage principal un peu agaçant, touchant de par sa nature et évoluant au sein d'un microcosme new-yorkais qui n'est pas forcément ma tasse de thé mais bon. C'est parfois drôle, franchement touchant, sincère bien que vain mais du bon cinéma quand même. D'autres critiques sur
Femme cherche liberté dans le coeur d'un New York noir et blanc. Greta Gerwig nage dans un océan de fantaisie, sans vraiment de but. En adolescente attardée, l'engagement n'est vraiment pas à l'ordre du jour. Malgré le fait qu'elle mène une vie "fauchée", Noah Baumbach ne film pas vraiment la classe moyenne américaine. Ou alors une classe moyenne qui a du bol. Une envie de faire du cinéma sur un destin de jeune femme en quête de repère. Malgré la vingtaine bien tassée, elle ne reflète pas vraiment une génération qui se veut être sacrifiée. J'ai un gros problème d'identification, mais çà ne regarde que moi. C'est vivant, humoristique, mais mineur.
Pétillant et revigorant, a l'image de l'actrice principale, Frances Ha est une intelligente, rythmée et poétique histoire qui retrace le parcours semé d'embûches d'une jeune femme qui ne vieillie pas, bloquée dans une lobotomie d'adolescente qui empêche son esprit brillant et artistique de s'exprimer. Lancinent, en manque peut être d'émotivité à cause d'une mise en scène trop distante, le long métrage est une sorte d'anti dépresseurs face à la complaisance de l'être humain devant les méandres de son existence.
Vraiment très sympathique cette petit chronique new-yorkaise. On y suit les galères professionnelles, amoureuses, et amicales d'une jeune femme de 27 ans, mais le tout baignant dans un humour omniprésent et de bonne humeur communicative. A voir.
Un film qui donne espoir dans le renouveau du cinéma américain. Pleine de fraîcheur, à la fois audacieuse et terriblement snob, cette histoire est un véritable torrent de mélancolie et panache. Les personnages sont construits brillamment et le tout est soutenu par un noir et blanc sublime. Une ode à la Nouvelle Vague assez réussie, même si on aurait aimé sortir un peu de ce monde bourgeois. Un beau moment qui profite en plus de dialogues savoureux.
Bien qu'un film assez étrange dans son ensemble, un certain charme s'en dégage. Dommage que celui-ci s’adresse à une classe bien précise. Il semble assez évident que l'histoire de Frances plaira définitivement à tous les "hipster/bobo" du monde entier. Noah Baumbach y fait l’apologie d'un style de vie et encourage une certaine liberté, un certain décalage, voire trouble psychologique... Un gros dommage aussi que la danse, qui est censée être la passion de Frances, ne soit pas plus au centre du film. Pour ce qui reste du film, il n'apporte rien de bien nouveau, si ce n'est une bande sonore réussie.
Un film très atypique ! En noir et blanc. Il traite de la jeunesse désenchantée à New York, des difficultés des jeunes adultes à rentrer dans la vie. Dialogues bien écrits et l'actrice principale est particulièrement pétillante.
La candeur est le maître mot de ce long métrage à part. Une introduction innocente et insoucieuse de l’avenir. Au fur et à mesure que la vie avance, que Frances déménage, son entourage mûri et prend des chemins prédestinés. Frances elle, n’avance pas, ne grandit pas. C’est cette position qui fait prendre conscience au spectateur de sa vie et de son parcours. Cela peut être difficile ou positif. Quoi qu’il en soit Frances Ha, sous ses apparences enfantines et une comédie dramatique qui ouvre à la réflexion avec soit. On sourit, mais on est surtout touché. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44