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🎞️ DaeHanMinGuk 🎬
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3,0
Publiée le 5 mai 2014
Ce film a eu de très bonnes critiques de la presse lors de sa sortie. Aussi, j’ai été très attiré par cet ovni indépendant tourné en noir et blanc avec un budget ridicule. Les acteurs sont très bons mais les situations sont un peu « extraordinaires ». J’entends par là : est-ce qu’il existe vraiment des jeunes new-yorkaises de 27 ans aussi lunaires et immatures qu’elle ? La scène finale explicative du titre du film en dit long sur ce point mais avant, de nombreuses autres scènes sont difficilement crédibles (au passage, une question pour les scénaristes du film : dans quel quartier de Paris, les enfants ont-ils école, et donc une récréation, le samedi après-midi ?). J’ai eu du mal à croire au personnage étant donné son âge « avancé » alors qu’avec une fille de 18-20 ans, cela aurait été beaucoup plus crédible. Néanmoins, même si je ne pense pas que ce soit le but recherché, de nombreuses situations de l’héroïne m’ont fait sourire tant on a affaire à un « cas » et qu’elle est superbement jouée par Greta Gerwig. Le film commence avec beaucoup de rythme puis faiblit par la suite, ce qui est un peu paradoxal pour un film qui ne dure que 1h26. Malheureusement, n’étant pas une jeune new yorkaise de 27 ans avec des attitudes d’ado, je n’ai pas pu m’identifier à l’héroïne. Or, je pense que cette identification était souhaitable, voire souhaitée. Peut-être n’étais-je tout simplement par la cible du film ? En résumé, je trouve le film sympa mais surcoté.
Baumbach aime New York et plus particulièrement Brooklyn où il a grandit et il le prouve encore une fois en y situant cette comédie dramatique légère au ton doux-amer qu'il affectionne, où l'on suit la pétillante Frances dans sa quête de soi-même, tant au niveau sentimental que professionnel. Le film parait malheureusement aussi peu structuré que notre apprentie danseuse, on peine à accrocher à la trame narrative faite de tranches de vie relativement désarticulées les unes par rapport aux autres, parfois pas franchement pertinentes ou qui ne débouchent sur pas grand chose. De plus, le côté puéril et lunatique du personnage de Frances, s'il peut être intéressant au départ, finit par agacer au fil des minutes ce qui est forcément préjudiciable tant elle occupe une part importante dans ce film qui, sans être véritablement bancal, parvient tout juste à susciter l'intérêt.
Un film d'une douceur incroyable et qui parle follement bien de la vie et des êtres humains. Les personnages en plus d'être attachants sont profonds, réels. Ils ne sont pas noirs ou blancs mais bien comme nous, vivants. C'est une ode à la vie et à comment la saisir. Comment avancer, comment sourire, comment prendre les choses qui viennent ponctuer votre vie. Et croire en sois-même. Tout est fin, tout est à sa place, le noir et blanc, les cut sévères mais utiles, les travellings, la musique. On entre et on ressort, tout est encore à sa place, mais tout à déjà changé, un fragment de vie dans nos mains. Un petit bonheur !
Le charme et le naturel de Greta Gerwig, la nouvelle star du spin-off de "How I Met Your Mother" colore ce film en noir et blanc. "Frances Ha" est une jeune femme vivant à la grande pomme et qui st toujours à la recherche d'un sens dans sa vie. Danseuse apprenti donc fauché, elle navigue de squat en squat chez des amis mais pris dans une légèreté insouciante. Paumée et décalé, Frances soulève un fait de société universelle et des questionnement affectifs sans mépriser la bonne humeur. C'est une œuvre à part loin de prendre un point de vue grave et mélancolique mais qui n'en reste pas moins très léger. Il y'a comme une distance qui se crée entre ce personnage tellement jovial et inconscient de la précarité de son état et la réalité majoritaire à New York comme à Paris en passant par Londres. Paradoxalement, la peur de passer à côté de sa vie et de tenter de sortir de sa précarité s'entrechoquent et nous avons peur de passer à travers ce film sans réfléchir et l'apprécier. A conseiller pour une petite expérience sans plus !!
Frances est une New Yorkaise de 27 ans toujours apprentie de sa compagnie de danse, rêve de devenir chorégraphe, vit toujours en co colocation avec son amie de longue date, et a beaucoup de mal à se caser sentimentalement. On assiste durant une heure trente à sa gentille dégringolade d’ados, ou jeune adulte attardée ; mais heureusement, une maturité tardive va faire jour. Ce film a la grande intelligence de bien capter l’air du temps et les tourments de la génération des trentenaires actuels ; la difficulté à quitter l’adolescence pourtant déjà loin derrière eux, l’angoisse des responsabilités liés à l’âge adulte. On voie cette jeune fille s’éterniser dans une situation précaire pouvant la conduire à une réelle exclusion sociale. Cette analyse est très fine et portée par le personnage très attachant de Frances. Il pose de vraies questions sur les attentes affectives et sociales de toute cette génération. Mais le climat reste toujours très gaie, jamais lourd, juste parfois un peu mélancolique. Le charme de ce film tient surtout à la belle prestation de l’actrice principale et coscénariste, la jeune Greta Gerwig. Son interprétation est physique et ce personnage très attachant nous empoigne littéralement dans ce que l’on pourrait considérer par erreur à une pauvre vie. Loufoque, perdue, très gauche, incasable ; elle est la « Annie Hall » de la décennie. Ce jeune réalisateur New-Yorkais du cinéma indépendant US est un fan de Allen et çà se sent ; les références à « Manhattan » et « Annie Hall » sont claires et assumées. Il se revendique aussi de Truffaut et de la Nouvelle Vague. Son film est aussi assorti de musiques emballantes et dans cet esprit Nouvelle Vague, source de son inspiration, il appelle des musiciens de film français d’époque ; Georges Delerue en tête. La limite de ce film se situe à deux niveaux : peu novateur et quelques baisses de régime dommageables. Cependant ne boudons pas notre plaisir devant ce film au charme fou. Le journal du dimanche : « Impossible de résister au charme maladroit et à la bonne humeur à toute épreuve de cette anti-héroïne (...) Greta Gerwig trimballe sa jolie nonchalance dans une image en noir et blanc élégante, et nous embarque dans son épatante valse des sentiments »
Bon film qui se situe à mi chemin entre la série Girls et Inside Llewyn Davis des frères Coen. On y retrouve la même ambiance : le personnage principal est aussi burlesque que celui de Lena Dunham dans Girls ; et l'histoire est proche de la unsuccess story d'Oscar Isaac dans le dernier Coen. J'ai personnellement été tout de même un peu déçu tellement autour de moi on m'en avait fait tout un plat ! Mais on passe quand même un bon moment. C'est drôle, les images sont belles et Greta Gerwig est épatante. Le film plaira surtout aux jeunes générations entre 20 et 30 ans.
Ce film se distingue par son approche très réaliste, noah baumbach voulant coller au plus près du quotidien new yorkais de son héroïne. On dénote de nombreuses similitudes avec la série girls et pas juste à cause d'Adam driver. Le noir et blanc amène beaucoup de profondeur quant aux questionnements sociale et affectif abordés dans le film et son actrice principale est une belle promesse.
Réalisé dans le plus pur style New Yorkais propre aux films de Woody Allen, Frances Ha raconte les (més)aventures d'une jeune femme enfant acceptant difficilement l'idée de devoir grandir comme tout le monde, confortablement vautrée au sein d'une amitié quasi fusionnelle (à la limite de l'ambiguïté) propre à entraver toute initiative d'émancipation. Transcription Ricaine de la Bobo Parisienne, le film brosse le portrait très "matériellement comblé" d'une succession de personnages visiblement trop préoccupés par leurs petites personnes pour pouvoir saisir l'ampleur du gouffre abyssale caractérisant la vacuité de leurs dilemmes existentiels, laissant fatalement de marbre tout individu ayant une expérience du réel un peu plus piquante que cette fable moderne sur l'oisiveté narcissique érigée en mode de vie à part entière. Ainsi donc, à moins de s'extasier devant une meuf courant les rues de New York sur fond de David Bowie (agrémentés de quelques pas de danse au passage pour le style), pas grand chose à se mettre sous la dent avec ce film tout juste bon à entretenir une douce fascination pour le spectacle sociologique désolant qu'il propose malgré lui...
Inclassable, telle est l'héroîne de ce film, véritable petit bijou... Inclassable, tel est aussi le film lui-même qui navigue entre comédie potache et réalisme... En fin de compte, on ne sait trop s'il faut en rire ou grimacer...
Un film qui redonne goût à la vie, un film qui donne envie de croire en ce qui nous fait exister et qui nous pousse à poursuivre nos rêves. Un personnage magnifique, attachant et unique, un modèle qu'on a envie de ressembler. Un film qui rend heureux.
Le film est pour l'essentiel l’œuvre de deux personnes bien ancrées dans le cinéma indé américain : le réalisateur Noah Baumbach et Greta Gerwig, ici scénariste et actrice principale. Il se trouve qu'il ressemble sur bien des aspects à Inside Llewyn Davis, sorti quelques semaines plus tard ; on suit à chaque fois des artistes en désuétude qui galèrent au sein d'un New York tentaculaire et déprimant pour qui n'a pas les moyens d'y vivre. Sauf qu'à la différence du film des frères Cohen, Frances Ha est plein de vie, de positivisme, et d'humour aussi. La pétillante, chaleureuse et charmante Greta Gerwig porte le film sur ses épaules et nous entraine dans ses aventures humaines, que ce soit dans la recherche d'un emploi (d'abord idéalisé, puis finalement raisonné) ou dans la quête de l'amour, avec des étapes chaotiques. Tout cela alors que sa relation avec sa "meilleure amie" semble lui apporter plus de mauvaises que de bonnes choses. Le choix du noir et blanc est intéressant, car il étalonne le film et permet de différencier les personnages sur leur caractère et non sur leur apparence.
Ce film dont on m'avais beaucoup parlé m'a surpris drole touchant et magnifique voila les mots sur le DVD et je confirme ce film est très bon ! On est toujours surpris amusé fasciné par la maitrise du jeu d'acteur, par la liberté de Frances par la beauté de certaine scène par la force de certain mots. C'est un cocktail explosif d'ingéniosité et de sensibilité avec une pointe d'humour ! Noah Baumbach est le fils caché de Woody Allen ! Voila que dire de plus Greta Gerwig est touchante, et en plus elle joue dans EDEN de mia Hansen Love ce qui risque de confirmé son statut de très bonne actrice . de plus le film te plonge dans dans l'histoire comme jamais tu suis sa vie mais tu as l'impression d'y être et c'est beau ! Reellement ce film amène bonne humeur et sourire je conclurai tout simplement en disant que Frances Ha est un vraie révélation de 2013 et il faut le voir car c'est un film plein de vie !!
N’est pas Woody Allen qui veut. Noah Baumbach à beau filmer New York avec un Noir et Blanc voluptueux dans l’esprit de « Manhattan » et Greta Gerwig à beau avoir un tempérament comique à la Diane Keaton (en plus forcé quand même), « Frances Ha » n’atteint jamais le mordant et la grâce du cinéaste New-Yorkais. La faute à un scénario qui ne dépasse pas l’anecdotique, misant beaucoup trop sur le charme de son actrice, et finalement très conventionnel (le happy-end final qui respecte l’habituel cahier des charges hollywoodien et le cliché de l’« adulescente » auquel se résume un peu trop l’héroïne). Le résultat est une succession de scénettes parfois amusantes, mais qui jamais ne débouchent sur une véritable émotion ou sur un élan romanesque. Bref, un film qui cherche beaucoup à séduire, le fait par moments, mais demeure artificiel.
Noah Baumbach est un cinéaste indépendant apparu en 2005 avec le très remarqué "Les Berkman se séparent". Ses deux films suivants "Margot va au mariage" et "Greenberg" déjà avec Greta Gerwig dans un rôle secondaire, passent relativement inaperçus. "Frances Ha", sa dernière production si elle reste confidentielle aux States , rencontre un franc succès critique en France lui permettant de dépasser les 200.000 entrées. Comme Woody Allen, Noah Baumbach est un juif new yorkais dont il se montre ici le digne héritier, prolongeant l'oeuvre du maître en adaptant les mêmes thématiques aux préocupations des années 2010 ce que Allen maintenant âgé de 78 ans n'est plus en mesure de faire (en vérité la veine autobiographique chez Woody Allen s'était tarie dès 1997 avec "Harry dans tous ses états") . Allen à la manière de Chaplin se mettait lui-même en scène pour exprimer ses doutes existentiels au moyen de comédies douces-amères très bavardes, rythmées allègrement par les musiques ayant bercées son enfance (Gerschwin, Cole Porter, Django Reinhardt, Sidney Bechet, Duke Ellington,...). Noah Baumbach ne procède pas autrement avec "Frances Ha" en transposant ses interrogations sur un personnage féminin interprétée par Greta Gerwig devenue sa muse et qui heureux hasard a tourné juste avant avec Woody Allen dans "To Rome with love" (2011). Si le propos et l'humour d'Allen étaient essentiellement inspirés de la communauté juive new yorkaise , Noah Baumbach enfant de la mondialisation est plus préoccupé par les moeurs d'une génération qui doit se construire dans un monde qui bascule dans l'incertitude permanente du lendemain et qui dans le cas présent doit apprendre à vivre en communauté dans les grandes métropoles aux loyers devenus inaccessibles. C'est justement les pérégrinations de Frances, jeune danseuse immature que nous suivons dans sa quête d'un chez soi bien à elle qui lui permettra d'enfin affirmer sa personnalité quitte à devoir sacrifier comme nous le montre la scène finale, les dernières lettres de son patronyme pour faire entrer l'étiquette qui marque sur la boîte aux lettres de son nouvel appartement l'affirmation de son existence propre. Il était temps pour Frances qui semblait s'être endormie seule dans l'adolescence alors que ses colocataires successifs et notamment sa meilleure amie Sophie, filaient tous à grand train vers leur vie d'adulte. C'est cet abandon des oripaux de l'enfance, plus long et douloureux pour certains dont nous parlent Baumbach et Gerwig. Mais qu'on se rassure, le parcours de la jeune femme somme toute très saine et équilibrée sera fait d'embûches jamais très graves comme chez Allen, parsemé de petites saynètes tour à tour drolatiques ou émouvantes qui nous réchauffent le coeur. Greta Gerwig, actrice issu du mouvement mumblecore qui fait la part belle à l'improvisation, est confondante d'une spontanéité et d'une naïveté dont elle nous apprend qu'elles n'arrivaient souvent qu'à la trentième prise réclamée par le réalisateur, quand la fatigue lui otait toute possibilité d'intellectualisation de la scène. Baumbach amoureux du cinéma français y fait souvent référence notamment à la musique de Georges Delerue. La photo en noir et blanc fait à nouveau penser à Woody Allen ("Manhattan") dont l'ombre tutélaire bienveillante semble planer sur tout le film. Si Baumbach a trouvé en Greta Gerwig sa Diane Keaton ou sa Mia Farrow, quelques jolis films inspirés sont à venir . Personne ne sans plaindra.