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hubertselby
85 abonnés
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0,5
Publiée le 9 janvier 2014
Si je voulais voir de la belle photo en noir et blanc j'irai au musée, si je voulais voir un beau film en noir et blanc je regarderai la vie est belle de Capra. Je ne nie pas la beauté esthétique du noir et blanc, il existe un beau travail de la part du chef opérateur mais ça se limite à ça. Je ne comprends pas la débauche de qualificatif élogieux de la part de la critique. Ce film traite de l'amitié de deux artistes ou pseudo artistes, deux nanas un peu perchées auxquelles les critiques qui vivent dans des lofts ou de jolis appartements parisiens aimeront s'identifier. Pourquoi part elle à Paris ? Juste comme ça... Je crois voir Valérie Bruni Tadeschi jeune, dans son monde paumé. Si vous aimez ce film vous aimez certainement le groupe Brigitte et c'est très cohérent. Elle est perdue dans l'espace qu'elle ne sait pas occuper, elle est perdue dans sa vie, elle ère sans but ni volonté et rebondit sur la vie avec plus ou moins de bonheur... Mais la vie ce n'est pas ça, sauf dans les quartiers bourgeois bohème que je vomis de plus en plus tant ils sont coupés de la réalité... On était dix à cette séance, je peux vous jurer que pas un rire n'a résonné dans la salle, j'y suis allé après lecture des éloges que j'ai pu lire sur le film mais jamais au grand jamais je n'ai assisté à un tel décalage... Les comparaisons avec le Manhattan d'Allen me font doucement rire, Woody a le mérite d'être drôle dans ses textes, il a le mérite de filmer avec amour la grosse pomme, ici la présence du vide est telle que j'avais peur de tomber de mon siège. Au bout de 45 min on assiste à un course dans Chinatown assez belle puis plus rien pendant bien longtemps. Un point positif : la présence de la musique de Georges Delerue et c'est tout. Je pense qu'on a voulu la rendre évanescente, elle est transparente. Ce film est un hymne à l'ennui, une ode à l'oisiveté visuelle, la quintessence du cinéma nombriliste...
Ce film est une bouffée d'air frais, une histoire décalée, drôle et séduisante avec une Greta Gerwig ultra touchante et irrésistible. Une petite merveille.
Prenez une dose de nouvelle vague française, une dose du cinéma de Woody Allen, un soupçon de Stephen Frears et vous obtenez l'ossature de ce film arty mais touchant. Le film ne se réduit pas aux références de sa réalisatrice et nous propose un joli portait de femme en passe de devenir adulte. Ce n'est pas non plus la révélation que certains critiques ont annoncée lors de sa sortie.
Parce qu'il faut bien un avis contraire à la tendance générale !
Frances Ha, comme son titre l’indique d’emblée, est un film qui tient presque entièrement sur son personnage-star. Attachante et/ou irritante, l’avenir et l’impact du film dépendra totalement du ressenti de chacun éprouvé envers ce singulier personnage et nous... comment dire...
Coscénariste (avec Noah Baumbach) et actrice principale, Greta Gerwig porte le film sur ses épaules avec une belle énergie. Elle compose une grande ado, rigolote, maladroite, un peu agaçante parfois, toujours attachante. Une « apprentie de la vie » qui court, tombe, se relève, s’égare, repart… Dans un pur style indépendant US, en noir et blanc, la caméra de Baumbach épouse le rythme un peu fou-fou du personnage et sa vie « bordélique », avec un souffle naturel qui balaie les clichés et refuse tout appesantissement, tout pathos. Le réalisateur capte un flux de vie et c’est en cela que son film est plaisant, enthousiasmant. Il capte aussi l’air du temps et quelque chose de générationnel à travers ce portrait d’une jeune femme qui peine à passer à l’âge adulte, qui semble privilégier l’amitié à l’amour, et qui galère au quotidien, financièrement et professionnellement, en cultivant un sentiment de décalage social. Pour cette jolie chronique douce-amère, le réalisateur est allé puiser quelques références dans la Nouvelle Vague : évocation de Jean-Pierre Léaud, clins d’œil à Truffaut (Les 400 coups…), emprunt de musiques à Georges Delerue, etc. Côté dialogues, on oscille entre une verve aux accents alleniens (par le débit, le côté analytique et maladroit, l’humour décalé) et une sensibilité « girly ». Sans être absolument mémorable, le résultat sonne juste et distille un charme certain.
En tant que cinéaste new-yorkais indépendant, Baumbach me fait plus penser à un Hal Hartley, disparu aussi vite qu'il apparut qu' à un Jim Jarmush qui devint très vite et à juste titre un cinéaste majeur. Filmer son actrice favorite au quotidien dans un New York en noir et blanc ne suffit pas pour s'imposer en cinéaste crédible.
Très bien. Ne serait-ce que parce que les premiers rôles sont féminins et c'est déjà trop rare. Ensuite parce que l'insouciance de Frances est finalement attachante, même enviante. Dommage que ce soit un peu court. 1h20, ça aurait pu être développé ou détaillé un peu plus.
Pur produit du cinéma indépendant new yorkais, ce film suit les tribulations d'une jeune danseuse à la personnalité touchante et maladroite, interprétée à merveille par la géniale Greta Gerwig qui apporte fraicheur et spontanéité à son personnage. Dans un noir et blanc superbe qui sublime les rues de New York, ce film incarne bien une certaine génération désemparée ayant du mal à passer à l'age adulte.
Frances Ha c'est l'histoire d'une femme qui n'a pas encore grandit, qui refuse les responsabilités de la vie d'adulte. Contrairement à la plupart des gens qui passent par l'adolescence, la mentalité de Frances est celle d'une enfant qui aime et pardonne aussi facilement qu'elle boude, jalouse, ment, etc. Toujours en équilibre entre la sale gosse égocentrique et immature et l'enfant pleine de rêve, d'espoirs et de bonheurs faciles Greta Gerwig est toujours juste. Le scénario et les dialogues souffrent parfois d'une certaine fatuité intellectuelle mais corrigent ce défaut par une fraîcheur, une vérité et un humour léger. Pas tout à fait Woody Allen, pas tout à fait Godard ou Rohmer, Frances Ha est un film générationnel qui s'adresse avant tout aux bientôt trentenaires ou jeunes trentenaires. Un bon film (et une superbe actrice), qui marquera probablement une génération tout comme Garden State a marqué la mienne il y a 10 ans.
Un film américain atypique, qui nous délivre, avec tendresse et humour, une tranche de vie, le parcours d’une jeune New-Yorkaise, aussi maladroite qu’attachante. Une comédie dramatique intelligemment construite, aux dialogues fins et pertinents, filmée dans un superbe noire et blanc. Une réalisation poétique, bercée d’une douce musique, qui recèle une vraie richesse de situations et de personnages. Une œuvre légère mais profonde !
Dans une réalisation sans personnalité, Greta Gerwig, d'une maladresse gracieuse, donne de l'intérêt au film.
Il y a avec Frances Ha un réel questionnement social, sa situation économique (comme affective) étant compliquée, le personnage pourrait sombrer dans la dépression, mais son charme repose, au contraire, sur sa manière de rester nonchalant, dynamique et souriant. Il y a chez Frances un côté enfantin (la relation avec son amie ressemble à une amitié entre collégiennes), et une certaine façon de se démarquer du côté trop sérieux des 'grandes personnes' (il faut voir la leçon de "play fight" avec celle qui l'héberge, et la réaction que suscite ce "manque de maturité").
La particularité qui se dégage du jeu de Greta Gerwig repose sur une gestuelle aérienne qui accompagne ses mots (elle ne dit pas "I make love" en restant les bras croisés) et sur son imprévisibilité. Cette gestuelle peut d'ailleurs rappeler Jean-Pierre Léaud, évoqué par un personnage secondaire, dans 'La Maman et la Putain', qui accompagne avec classe toutes les paroles prononcés par des gestes millimétrés.
Ce film new-yorkais ne marquera pas l'Histoire du Cinéma par sa mise en scène mais par son personnage principale, l'un des plus attachants, drôles et intelligents de l'année.
Quelle déception ! Bon, peut-être que la note aurait été moins mauvaise si je ne m'attendais pas à voir un chef d’œuvre. Les critiques étaient tellement positives et la bande d'annonce tellement aguicheuse que j'y allais vraiment de bon cœur. Et bien, je me suis ennuyée du début à la fin, j'ai trouvé l'histoire d'amitié entre les deux filles complètement surfaite et trop fleur bleue. Bref, malheureusement, c'est vraiment un film qui ne m'a pas du tout touché, ni marqué, même avec le recul, je n'y trouve aucun qualité et aucun charme.