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Olivier B.
25 abonnés
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3,0
Publiée le 26 août 2013
Pas mal étant le terme qui convient, mais franchement pas indispensable dans le sens où d'ici 1 moi, j'aurais tout à fait oublier cette petite comédie sans relief. Cela dit, j'ai tout de même passé un assez bon moment, sans toutefois être entièrement entré dans l'histoire, à aucun moment.
Très bonne surprise ! Heureusement (pour moi) la danse reste en toile de fond... On suit les tribulations d'une New-yorkaise un peu perdu dans sa vie. Un portrait réaliste, avec un humour au second degré rare chez les américains. La direction est fantastique, les acteurs vrais, la musique parfaite, on se demande juste pourquoi le noir et blanc, et pourquoi pas le format cinémascope !?
De la juxtaposition des scènes, au noir et blanc qui servent véritablement cette comédie fraîche et très bien réalisée, nous nous laissons volontiers séduire par l'histoire de Frances (Greta Gerwig), attachante, non chalande, ancrée dans l'air du temps.
La saison cinématographique estivale est à l’image cet été 2013 : en pleine torpeur ! Et pourtant… pourtant… Il existe une petite bombe de fraîcheur, de candeur et de douceur : Frances Ha ! Sortie en catimini et dans une indifférence médiatique bien affichée, ce film réalise le miracle de trouver un public, son public ! Cela est souvent le cas pour les œuvres originales et intelligentes. Car nous détenons là vraiment une vraie petite merveille. Malgré un habillage très eighties (lumière, décors, musique…) c’est bien notre société qui est épinglée ici à travers l’histoire de Frances, fille un peu perdue, beaucoup trop maladroite et qui se cherche. Noah Baumbach (dont on se souvient de l’excellent “ Les Berkman se séparent ”) nous entraîne sur le parcours de cette jeune femme si atypique, voire incasable. Elle est pourtant radieuse dans ses contradictions, ses coups de cœurs, ses peurs. C’est une héroïne d’aujourd’hui, témoin de son époque à l’image d’une Catherine de Jules et Jim… Et le parallèle ne se fait pas uniquement sur le noir et blanc retenu pour mettre en lumière le film. Noah Baumbach aime son actrice Greta Gerwig autant que Truffaut aimait Jeanne Moreau ! Le scénario est d’ailleurs coécrit par le réalisateur et son actrice. Beaucoup de justesse et de transport dans leur histoire librement inspirée de la vie de Greta Gerwig, mais il n’y a pas que cela ! La forme est tout aussi originale presque littéraire, chaque étape de vie étant marquée par un lieu, une sorte de chapitrage. Et l’on se surprend à vouloir découvrir la fin au plus vite, avec anxiété et une réelle curiosité. Et quand celle-ci arrive, c’est à regret que l’on quitte Frances, à qui l’on s’est tant attaché… It's just the power to charm !
Très déçue par ce film dont la bande-annonce m'avait bien attirée. Certes, Greta Gerwig joue très bien et est attachante mais jusqu'à un certain point seulement. Au bout d'un moment son personnage devient agaçant, ce qui est le cas de sa copine tout au long du film. Il ne se passe pas grand chose et tous les sujets son effleurés sans être creusés ; on ne sait pas où on va, si bien que l'on s'ennuie.
Dans la droite ligne des films indépendants américains, ce Frances Ha ne surprend guère par son histoire d'une looser en quête d'indépendance. C'est très bavard, un peu cucul, et quelques situations sont assez improbables (le voyage à Paris). Mais au diable ces défauts, ce film est l'occasion de découvrir la trombine et la dégaine de Greta Gerwig, tornade blonde et souriante, agaçante mais attachante. Rien que pour elle, Frances Ha vaut le déplacement !
Frances Ha est un mélange ultra bien foutu de "Girls" et d'hommage à la Nouvelle Vague. Avec une actrice excellente et une photo superbe. Frais, léger, tout en portant un regard touchant et juste sur le passage à l'âge adulte dans notre société contemporaine. A ne pas rater.
Frances Ha. est une sorte d'expérience. C'est différent. Un peu de Woody allen, des scènes classiques de film indépendants américains ... Bref un savant mélange de plein de choses qui fait un film original, frais et léger. L'actrice porte le film, elle est parfaite. Bref c'est un très bon moment et ça fait du bien de voir un film court.
Série de sketches un peu faciles, décevante au regard des éloges des critiques. En fait ce film a pris tous les ingrédients destinés à plaire aux critiques, justement : image et ambiance très cinéma d'auteur, personnages loufoques et un peu anti-héros... J'imagine les critiques qui "checkent" leurs cases au fur et à mesure. Malheureusement, l'ajout d'ingrédients censés marcher ne font pas un bon film d'auteur.
Parée d'un blouson de cuir trop grand pour elle, Frances est une jeune femme apprentie dans dans une compagnie de danse. Rêvant de devenir chorégraphe, elle passe son temps avec sa colocataire et meilleure amie Sophie à sortir, boire, fumer, et jouer aux dés. Quant cette dernière compte déménager dans une autre ville, Frances s'aperçoit qu'elle est totalement perdue.
Véritable nomade (les chapitres sont d'ailleurs divisés selon le lieu où elle habite), on pourrait voir en Frances Ha un portrait d'une jeunesse en mouvements constants. Mouvements qui peuvent rappeler la passion que cette femme a pour le cinquième art, la danse. De même, Frances vit au rythme des Quatre Cents Coups (références parmi d'autres à la Nouvelle Vague et au cinéma français, sans même parler du noir et blanc) et courre vers une vie qu'elle ne maîtrise pas.
Après Greenberg, Noah Baumbach nous fait un nouveau portrait d'une personne déboussolée, en marge d'une société qui ne comprend pas forcément comment le monde et les gens fonctionnent. Ces scènes faussement improvisées (textes précis, beaucoup de répétitions) sont des fragments de vies brouillons et succins où tout va très vite, que cela soit les dialogues où cette volonté de filmer ces dialogues en une prise. Frances Ha est en effet très bavard et laisse peu de répit aux spectateurs. On regrette l'absence d'une réelle évolution narrative, laissant un scénario stagner jusqu'au dernier quart d'heure, plutôt réussi.
Drôle, bref et décalé, ce film visant une certaine forme d'anecdotisme pourrait être le penchant positif d'Oh Boy, petit film indépendant allemand sorti quelques mois plus tôt. Là encore, le réalisateur est obligé de faire confiance à son interprète pour que son œuvre tienne debout. L'excellente Greta Gerwig (également scénariste) répond présent en portant Frances Ha sur ses solides épaules de femme aussi pudique qu'excentrique, sentimentale que détachée, déterminée qu'effacée. Une femme de paradoxes.
Frances Ha est réussi et peut être n'existe que par rapport à l'évocation de ses références assumées à Jean Luc Godard, Eric Rohmer ou Woody Allen. C'est peut êtres celles-ci qui donnent au film sa légèreté bien aidée par son actrice principale au charme malhabile et inapte aux rapports sociaux affectifs. Les scènes les plus réussies sont celles qui montrent les deux jeunes femmes en colocation ; une relation étonnante s'instaure entre elles. Problème : le film ne sait pas toujours où il va, le scénario a des faiblesses par la répétition de ses intrigues. L'utilisation d'un beau noir et blanc semble justifié (magnifiques contrastes). La musique est très bien choisie. Un petit film sympa.