Dans l’histoire du cinéma, il y a eu une bonne palanquée de films mettant en scène des personnages possédés par un démon. L’un des plus connus étant bien évidemment « L’Exorciste » de William Friedkin considéré depuis comme l’un des plus grands films d’horreur de tous les temps. Cependant, les films avec des personnages possédés, et ce, depuis plusieurs années ont la (très) très fâcheuse tendance à n’être rien d’autre que d’immondes navets dépourvus de toute ambition cinématographique. Des navets sans fond et sans forme qui n’ont qu’un seul et unique but: faire du pognon autant que possible en prenant au passage le spectateur pour un gros pigeon. C’est pour cette raison que pour moi, « Délivre nous du mal », même s’il est loin d’atteindre des sommets est tout de même un film à voir car il est largement meilleur que la plupart des films du même genre qui l’ont précédé. Mais comme je le disais juste au dessus, on n’atteint pas des sommets. Ce film souffre de plusieurs défauts. Tout d’abord d’un scénario pas suffisamment fouillé et un peu trop alambiqué par moments, ce qui fait que l’on s’ennuie à de nombreuses reprises. D’ailleurs, la première demi heure est une vraie torture, on n’en voit pas le bout, mais, fort heureusement, par la suite, ça s’améliore, sans nous faire grimper aux rideaux pour autant. Et la scène finale, censée être le point d’orgue de ce film, est elle aussi assez ennuyeuse, car mal foutue. Deuxio, le film est tout de même assez pénalisé par une mise en scène sans relief et qui fait une exploitation plus que minimale de l’espace. Et dans un film comme celui-ci, si l’exploitation de l’espace n’est pas suffisante, ce n’est pas rédhibitoire, mais pas loin. Et tertio, le jeu d’acteur est loin d’être formidable. Excepté celui d’Eric Bana. « Délivre nous du mal » reste un film correct, regardable, mais qui n’a aucune chance de faire date.