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2,0
Publiée le 18 février 2016
Si vous aimez le thriller à vengeance apocalyptique, alors "The Exterminator" est fait pour vous! Durant près de deux ans, la censure française interdit d'ailleurs obstinèment la sortie de ce film! Tortures au fer à souder, malfrats passès au hachoir à viande, meurtres au lance-flammes! Le rèalisateur James Glickenhaus (on lui doit le très bon "Blue Jean Cop") filme l'horreur et le spectaculaire sans la moindre concession! En prime, on assiste dans la scène d'intro à une dècapitation au ralenti d'un rèalisme saisissant! Vengeur vètèran de la guerre du Vietnam, Robert Ginty incarne un personnage très (voire trop) proche de celui interprètè par Charles Bronson dans "Death Wish 3" de de Michael Winner! Mais, à l'opposè de la force physique du père Bronson, il inquiète par son aspect poupin et adolescent! De la sèrie noire abondamment colorèe rouge sang où seul contre tous, l'exterminator saigne la ville à blanc dans une symphonie nocturne, sanglante et hyper violente! Certes, c'est du sous "Death wish" un peu surfait et sans grande originalitè mais c'est plutôt efficace au final! A noter qu'une suite a vu le jour en 84 sous le titre "Exterminator II"...
Avec un titre pareil et le mec au lance-flammes sur la jaquette, on aurait pu s'attendre à un bon gros nanar bien réac' comme les ricains savaient les faire dans les années 80. Raté! Ce n'est qu'un triste navet particulièrement glauque et interminable (j'avoue avoir passé les 20 dernières minutes en avance rapide tellement ça devenait pesant). Regarder cette daube jusqu'au bout est un supplice que je ne souhaiterais même pas à mon pire ennemi!
Film de vigilante facho typique de ce début des années 80, le film de James Glickenhaus est une série B virile qui est d’une assez belle efficacité. Certes, l’acteur principal n’a pas nécessairement le charisme suffisant pour incarner ce personnage fort, mais ses failles apparaissent tout de même de manière évidente. Le film milite sans doute sans finesse pour des solutions radicales, mais il est loin d’être le pire dans le genre puisque le point de départ est un passage à tabac raciste. Et puis le protagoniste est tout de même montré comme quelqu’un qui perd les pédales. Il s’agirait donc plutôt d’une version d’exploitation d’un film comme Taxi Driver. Sauf que James Glickenhaus n’est pas Scorsese. Pur film bis, The Exterminator se regarde à nouveau avec un certain plaisir coupable, d’autant que le blu-ray sorti par Carlotta est de bonne qualité. De quoi réévaluer ce nanar pas si catastrophique finalement.
John et Michael sont deux vétérans du Vietnam. Ils ont combattu ensemble et sont devenus des frères d’armes. A la fin de la guerre, ils se sont réinsérés dans la vie active et Michael a fondé un foyer. Tout allait pour le mieux jusqu’à ce que ce dernier se fasse violemment agresser et soit laisser entre la vie et la mort, paralysé à vie. Il n’en fallait pas plus pour que John veuille se faire justice lui-même, sous les traits du justicier "L'Exterminateur".
Exterminator : Le droit de tuer (1980) est un vigilante-movie particulièrement jouissif. C’est typiquement le genre de film avec lequel on en a pour notre argent. De la violence aussi bien physique que verbale, des armes à feu, des explosions, du sang, des pervers, des loubards, … Bref, le film transpire par tous ses pores, le nihilisme, la violence et l’inaction de la police. On prend un réel plaisir à voir ce vétéran se transformer en redresseur de torts, au cœur d’un New York déshumanisé & crasseux.
Pour son second film, James Glickenhaus offre le rôle-titre à un acteur n’ayant pas les épaules pour ce type de rôle, une gueule de « monsieur tout-le-monde », voir même une gueule de benêt, en la personne de Robert Ginty (Le Chevalier du monde perdu - 1983) et c’est en cela que le film détonne. Oubliez le bourrin Charles Bronson du justicier dans la ville (1974) ou le badass Robert Forster dans Vigilante - Justice sans sommation (1983). Bien connu des nanardeurs pour son inexpressivité et son regard de bovin, Ginty a le mérite de bien camper son personnage et surtout, de nous permettre de nous identifier (même si son jeu d’acteur peut parfois laisser à désirer). Ne vous fiez pas à l’affiche mensongère, à aucun moment, Ginty règle ses comptes avec un lance-flamme flanqué d’un casque de moto.
Si le film ne brille pas par son scénario ou ses interprètes, il faut tout de même reconnaître qu’il n’est pas avare en scènes trashs et à ce niveau, on ne boude pas notre plaisir. Le réalisateur s’est clairement lâché dans la violence, tant dans les propos que dans les actes. Il y dépeint un New York dépravé avec son lot de pervers, de dealers, de prostituées, … Donnant lieu à une constante surenchère outrancière d’images violentes avec ce justicier aux méthodes expéditives spoiler: (le chef mafieux qui finit dans un hachoir industriel). Un vigilante totalement décomplexé et assumé, où l’on y retrouve une scène de décapitation à la machette d’un réalisme saisissant, les ruelles de la grosse pomme qui cachent dans ses recoins des maisons closes où dans l’une d’entre-elles se trouve spoiler: un sénateur pédophile et pervers qui prend un malin plaisir cramer les seins d’une prostituée avec un fer à souder. Un monde de dépravé où notre vétéran aura fort à faire pour se venger
Si vous étiez venu pour du grand spectacle dénué de la moindre subtilité, pour voir un film bourrin et politiquement incorrect, alors cette Série B est pour vous. A noter enfin, qu’il existe une suite sobrement intitulée Exterminator II (1985) et toujours en compagnie de Ginty.
J ai découvert ce film par le biais de l excellent bouquin « Vigilente » de Yal Sadat qui fait une excellente étude de ce pan du cinéma en s attardant sur plusieurs exemples du genre et dans quel contexte ces films ont été fait. « The exterminator » est pour le coup un des films à découvrir. Il s ouvre sur une scène très cruel dans un camp Viet Cong avant de retrouver certains des survivants en tant que travailleurs pauvres dans un New York en pleine décrépitude. Il évite le piège du film de justicier bas du front et tendancieux même si sa brutalité peut passer parfois pour du voyeurisme. Même s il semble par moment s égarer en route, il est à la fois un pur film d exploitation mais aussi une forme de capsule temporelle sur une ville qui semblait courir à sa perte.
Très bon film, les bas-fond de New-York et la délinquance ont été filmé avec beaucoup de réalisme. C'est donc un film convaincant! Si le film est dominé par un esprit de vengeance, ce film pose à sa façon le problème de l’intégration dans la société américaine des soldats ayant participé à la guerre du Vietnam.
« spoiler: Plus jamais personne ne te fera de mal ! »
Entre Paul Kersey et Max Rockatansky, il y a John Eastland. Ce vétéran deviendra l'Exterminateur après que spoiler: son meilleur ami, Michael, un camarade d'armes avec qui il a servi et survécu au Vietnam, soit sauvagement agressé et laissé tétraplégique, et que leur employeur, un homme bienveillant, soit impitoyablement racketté par la mafia .
Des spoiler: voyous qui ont tué Michael aux flics corrompus qui lui tendent des pièges, l'Exterminateur réglera ses comptes avec les mafieux, les proxénètes violents, les pervers pédophiles, y compris des personnalités politiques, et les voyous qui prennent plaisir à faire souffrir des vieilles dames isolées survivant grâce à leurs maigres pensions, avant de s’échapper de New York .
Écrit et réalisé sans fioritures par James Glickenhaus, avec Christopher George, Samantha Eggar et Robert Ginty, « L'Exterminateur » a été produit avec un budget de seulement 2 millions de dollars. il a connu un grand succès public au début des années 1980, rapportant 35 millions de dollars dans le monde.
Un film qui m'a marqué durant mon adolescence. Certes, il a un peu mal vieilli, mais il reste à voir absolument. Son histoire de vengeance sort des sentiers battus et lui donne une identité bien à lui. C'est un classique du cinéma d'action des années 80 qui a acquis, avec le temps, un véritable statut de film culte. Si vous ne l'avez jamais vu, je vous le conseille au moins une fois.