L'inconnu du lac
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335 critiques spectateurs

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pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 juin 2013
Lors du dernier festival de Cannes, si l'on en croit la presse qui fait l'opinion, il y a eu deux très grands films, français de surcroit, tournant autour de l'amour, du désir et de la passion, deux films mettant en scène l'homosexualité. " La vie d'adèle" qui a obtenu la palme d'or, un budget conséquent et qui ne sortira qu'en octobre et "L'inconnu du lac" d'Alain Guiraudie, petit budget et depuis aujourd'hui sur les écrans.
Les médias qui décernent les lauriers sont tous ébaubis par ce polar nudiste mais également ce coup de pied bien placé dans le cinéma bien-pensant. Bon, des journaux plus conservateurs parlent de porno lent et rasoir, mais les mêmes présentaient Frigide Barjot avec admiration...
Alors qu'en est-il vraiment ? Une chose est certaine, l'idée de voir des hommes nus sous toutes les coutures attire les dames du troisième âge qui remplissaient aux deux tiers la salle où j'ai vu le film aujourd'hui. Elles étaient émoustillées comme des jeunes filles se rendant dans une boîte à gogo dancers, elles parlaient et riaient fort en entrant ...et beaucoup moins en sortant, car le film leur a sérieusement cloué le bec et c'est déjà un bon point.
Le silence est d'ailleurs intervenu dès la première image de ce parking sous les arbres, la bande son, uniquement composée des bruits ambiants, du bruissement des feuilles, des clapotis du lac, des pas sur les cailloux, ayant imposé d'emblée son pouvoir.
Un jeune homme descend de sa voiture et se dirige vers un lac où bronzent et s'observent des hommes seuls ou en couple, la plupart nus. C'est Franck, vivant sereinement son homosexualité faite de désirs soudains et d'étreintes rapides dans les sous-bois avoisinants. Il rencontre Henri, homme solitaire, divorcé, toujours habillé, à la recherche d'échange et d'amitié plutôt que de sexe, avec qui il va nouer une relation amicale. Mais Franck va flasher pour un beau mâle qu'il surprendra un soir en train de noyer son amant du moment comme on se débarrasse d'un vêtement démodé. Il va cependant tomber vraiment amoureux de ce dangereux individu...
La première chose qu'il faut reconnaître à ce film, c'est d'imposer un décor en dehors des sentiers battus. Gonflé de situer son film uniquement sur une zone de drague gay et, qui plus est, plage nudiste! Mais attention, ici rien n'est gratuit, pas de voyeurisme malsain. Le cadre sert au propos libertaire du réalisateur mais aussi à l'histoire. Les hommes sont nus mais sans être impudiques, seulement libres sous le soleil, un peu comme dans un petit paradis hédoniste. Et même si on en voit un éjaculer ou faire une fellation à son compagnon, ce n'est jamais choquant, car Alain Guiraudie met naturellement en scène l'amour. Il filme un sexe comme n'importe qu'elle autre partie du corps. C'est radical pour certains, militant sans doute dans son idée de ne pas dissocier amour et sexualité (ben oui, on utilise ses organes génitaux quand on est amoureux), mais crédible et sain. Pour le coup, c'est une sacrée prouesse et donc le signe d'un réalisateur qui a des couilles (oui, je sais c'est facile....) mais surtout un grand talent, car à partir d'un propos qui peut sembler uniquement gay, il s'adresse en fait à tout le monde, renvoyant le spectateur à s'interroger sur ses propres désirs, sur son rapport à l'amour (physique ou pas), à la représentation que l'on en fait. Et comme ces hommes sur cette plage parlent aussi, et pas pour ne rien dire, le message touche à l'universel.
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César D.
César D.

39 abonnés 616 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 juin 2013
un festival de baloches qui ballottent, de gros ventres et de coups de soleil, voilà qui résume assez bien ce film. un jeune homme drague sur une plage de cailloux (ouille!) et tombe sous le charme d'un brun ténébreux. tellement même, qu'il ne réagit pas normalement après qu'il ait surpris celui-ci en train de zigouiller un de ses amants. mouais.
le réalisateur n'a rien trouvé de mieux que de nous infliger quelques scènes pornographiques, histoire de sortir de leur torpeur les pauvres spectateurs, assoupis par ces images de cartes postales (très belle photographie et excellent travail du son). étant moi-même homosexuel, j'ai trouvé la description des us et coutumes des endroits de drague assez bien vue, même si je ne l'ai pas expérimenté moi-même (certains de mes amis l'ont fait pour moi ^^).
dernier détail qui a son importance : la toute dernière minute est totalement incohérente. personne ne réagirait comme ça, voyons! à moins d'avoir une case en moins, ce qui n'est pas le cas du héros. ça fiche tout par terre. comme si ce ratage avait besoin de ça!
PS: même si le film est chiant à mourir, tous les acteurs sont très bons. dommage pour eux.
Flore A.
Flore A.

36 abonnés 518 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juin 2013
Une mise en scène virtuose, un cadre superbe, des images splendides magnifiées par les changements de luminosité, les bruits de la nature et notamment du vent, le désir, la passion ... : ce thriller oppressant doublé d'une fine étude des rapports humains possède de solides atouts et un (seul) bémol : je ne suis pas persuadée qu'il était indispensable de filmer autant de bites et de rapports aussi frontalement et même si oui, bien sûr, dans l'intérêt du film, il faut aussi montrer cet aspect-là crûment, j'aurais bien raccourci pour ma part la partie du film qui flirte avec le porno. Ce film n'en est pas moins une très belle réussite, avec des acteurs épatants, tout particulièrement Patrick d'Assumçao très touchant dans le rôle d'Henri.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 13 juin 2013
Après 20 minutes où le film reconstitue assez bien l'ambiance d'un lieu de drague, on s’ennuie vite.
Le pseudo thriller du crime n'arrive pas à relancer la dynamique du film. Alors le réalisateur met des plans de forêt avec le vent comme bruit de fond : çà fait cinéma d'auteur.
A la fin, malgré le bon jeu des acteurs, on ressort en s'étant ennuyé ferme. Il n'en reste rien que le voyeurisme d'une éjaculation en gros plan et de paires de testicules (pas belles) affalées sur des pierres....
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 13 juin 2013
En raison de l'importante promo du film, je me suis un peu fait avoir... Le film est long, ennuyeux. Y'a pas grand chose à dire d'autre. Quelques beaux plans malgré tout mais bon, franchement, j'ai eu un peu l'impression de dépenser mon argent pour rien... Beaucoup de bruit pour acoucher d'une souris...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 juin 2013
L’inconnu du lac…C’est donc un film gay qui met en scène des homosexuels de province. Premier bon point, il en existe ailleurs qu’à Paris, ailleurs que dans le Marais, ailleurs que dans les grandes villes. Deuxième bon point : ce ne sont pas des mecs branchés, la plupart son moches, gros, vieux et pas glamour, à part deux des personnages principaux. Le pitch ? Un lac, lieu de drague pour hommes. Des rencontres, des plans culs, du sexe dans les bois. Un flash entre Frank et Michel, une histoire d’amour qui démarre. Un cadavre remonte à la surface…Frank sait que Michel est le tueur, mais l’attirance reste plus fort que tout, jusqu’à perdre la raison.
C’est un film sans femme, sans musique, et sans intérieur, qui respecte les trois unités du théâtre classique. C’est un film où l’on prend le temps de regarder, où certains plans durent plus de 5 minutes, comme la scène de la noyade, qui est d’ailleurs filmée à des kilomètres des comédiens, dans une sorte de discrétion glaciale. Il y a une vraie mise en scène, contemporaine, modeste et humble, qui ne ressemble à rien de connu, une mise en scène solaire et sombre à la fois, une lumière sublime, un rythme parfait et des comédiens extraordinaires. Guiraudie montre ce que sont aujourd’hui les rapports entre personnes de même sexe, rapports violents, tendres, méchants parfois, tant modifiés par les années sida, mais souvent teintés d’humour malgré tout, humour noir bien sur.
Rares sont les metteurs en scène qui laissent le réel s’inviter dans leurs films, comme ce plan où la lumière change, parce qu’un nuage passe devant le soleil…tout s’assombrit, pour revenir lumineux au bout de quelques secondes.. Les raccords ? Guiraudie s’en fout comme s’en foutait Cassavetes…d’ailleurs cette référence ne me fait pas peur, on y est presque dans le côté « urgence de filmer » et dans la façon de raconter une histoire apparemment simple. C’est un film sincère, honnête, certes à ne pas mettre entre toutes les mains…ici on ne triche pas et parfois la vérité peut être dérangeante. Prudes et autres coincés du cul, s’abstenir ! Ici on montre tout ! Tout le temps, longtemps, et sous toutes les coutures, vous serez prévenus !
Je ne comprends toujours pas pourquoi ce film ne figurait pas dans la sélection officielle au dernier festival de Cannes…mais lorsque j’entends qu’à Versailles et St Cloud l’affiche (un dessin où l’on voit deux mecs se rouler une pelle) a été interdite, je commence à avoir une petite idée…Sinon vous l’avez compris, je recommande plus fort que d’habitude !
gjolivier1982
gjolivier1982

70 abonnés 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2013
Certes L'inconnu du lac est un film très cru et les âmes sensibles devraient s'abstenir. Cette réserve mise a part, ce film est véritablement étonnant. J'hésiterais encore un peu avant de le mettre dans la case chef d'œuvre comme certains critiques mais c'est une œuvre tout a fait remarquable qui dépasse très largement le cadre de film pour public gay. Le film est assez splendide d'un point de vue esthétique, l'utilisation des plans en contre-jour et le travail sur la lumière sont véritablement sublimes. C'est avant tout une œuvre simple et plutôt très intelligente qui parle de désir et de mort sous un mode suspense. Un peu a la façon d'Hitchcock, le réalisateur est assez malin pour déplacer le suspense pour en faire quelque chose de beaucoup plus intéressant et viscéral. En effet on connait l'identité du tueur très rapidement, le suspense (psychologique) est ailleurs... La réponse est donnée dans une scène finale assez remarquable après un climax épatant. A découvrir!
Robin M
Robin M

84 abonnés 283 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 juin 2013
Alain Guiraudie livre avec L’Inconnu du Lac le conte qu’il manquait au cinéma français. C’est par ce charme, cette dialectique enfantine, que son œuvre marque le spectateur qui se laisse presque naïvement plonger dans cette relecture des codes du conte. « L’Inconnu », c’est ce qui est extérieur au lac : lieu unique à la manière des tragédies grecques. L’Inconnu du lac ne s’inscrit dans aucune géographie, dans aucune vision politique ou idéologique. Les personnages ne s’expliquent et n’axent leur comportement qu’en fonction de ce lieu et de l’intrigue qui s’y dessine progressivement à travers la valse des voitures. Le superflues des vies, des métiers et des situations préalablement effacé permet à l’œuvre de Guiraudie d’atteindre une douceur et de focaliser le spectateur sur ce monde diurne ou nocturne qui peuple le lac.

Du conte, Alain Guiraudie garde la dualité de la forêt, aussi bien lieu d’attraction que de danger. Côté face, l’excitation et la fascination d’un lieu caché dans lequel les hommes errent, presque de manière surnaturelle, pour assouvir leur bestialité charnelle. Côté pile, le danger morbide avec le monstre prédateur (Michel) qui rôde autour des proies. La forêt, comme le lac, dispose ainsi d’une aura séduisant mais morbide que le réalisateur unit habilement filmant de manière identique les ébats sexuels et la mise à mort. La nature, chez Guiraudie, est un personnage à part entière qui suit les âmes humaines. La lumière est maîtresse dans L’Inconnu du Lac. Le monde diurne et nocturne s’oppose. Ainsi le crépuscule devient un moment clé où les masques tombent. La nuit pour Franck signifie la fin d’une journée d’idylle et de sa relation puisque Michel n’est envisagé que par le lac et le jour ; pour Michel, c’est le réveil de ses instincts et de sa brutalité. C’est dans la pénombre que se joue le film et que le drame survient.

La nature se quadrille alors par des frontières factices. D’abord celle du lac qui sépare ce monde érotique et enchanteur de la « normalité » des vacances familiales et dont Henri fait le lien. Puis, la limite visible et palpable du bois faisant tomber aussi bien les masques que les vêtements. A cela s’ajoute les frontières de convention humaine : celle faîte par Henri qui s’exile loin du « lieu de drague », ou encore celle du copain de Eric avec les buissons séparant les hommes volages des couples libertins. Les personnages hissent ainsi eux-mêmes des limites et des conventions dans un lieu qui pourtant en était dépourvues. En découle alors une vision pour les personnages d’un bien et d’un mal malléable à merci et répondant seulement aux envies de l’instant. C’est de ces limites qu’Alain Guiraudie tire également la partie sarcastique et humoristique de son film par le biais des décalages et des confrontations entre les différentes sphères de pensées qui s’y créent.

L’Inconnu du Lac fonctionne également autour d’un trio de personnages rappelant les contes. Franck est le protagoniste naïf et sentimental (le seul finalement à parler d’amour ou à y croire) qui amène le spectateur dans l’histoire. Une histoire qui sera conté que par son biais, Alain Guiraudie ne se sépare jamais de son personnage principal même lors de la noyade de l’amant de Michel. Ce n’est que de derrière les buissons que le long plan séquence saisissant se déroule, et donc de Franck. La question bien/mal s’axe par le personnage enivrant de Michel, sorte de Barbe-bleue homosexuel, qui séduit et amène Franck dans le mensonge, le déni. S’oppose alors Henri, personnage moral et docile qui tente de se faire une place d’acolyte et qui n’y parviendra que par un ultime sacrifice.

Alain Guiraudie se rapproche, dans le traitement de la passion amoureuse, paradoxalement d’un réalisme cru. L’Inconnu du Lac se fiche de la séparation arbitraire et bien-pensante entre une passion charnelle et une passion platonique devenu le symbole d’un romantisme de papier glacé au cinéma. Plus d’ « amour-amitié » comme il la nomme, mais l’apparition (enfin) d’une passion humaine et finalement également sexuelle. L’Inconnu du Lac ne livre pas une sexualité gratuite ou outrancière mais montre la passion charnelle de deux hommes répondant aussi bien par leur corps que par leur parole à ce qui les dévore.

L’Inconnu du Lac est une œuvre au charme fou qui subjugue et qui entraîne le spectateur dans un monde réel mais peuplé de légende (silure) et conte. Alain Guiraudie livre un long-métrage réussi qui divertit à la manière de ses voitures sur le parking dont le spectateur tente de trouver les propriétaires se posant à son tour la question : « Michel sera-t-il là ? ».
leoufdefilm1
leoufdefilm1

27 abonnés 22 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juin 2013
Quoi de plus bandant dans la vie qu'un beau film qui allie l'aspect charnel et platonique de l'amour.
Bref, à classé dans les chefs d'oeuvres.
saxoman
saxoman

18 abonnés 180 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 septembre 2013
Film très intense ; étonnante et magnifique interprétation de nos deux protagonistes (qui ne sont pas homo dans la vie !). Personnages d'Henri et de l'inspecteur interprétés avec justesse et brio.
Dommage que la fin nous laisse... sur notre faim !
Guiciné
Guiciné

206 abonnés 1 340 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 juin 2013
Un film qui aurait très bien pu servir de documentaire sur la drague Gay, tant le scénario et dialogues sont maigres et les acteurs peu convaincants. La soit disante énigme policière semble anecdotique et secondaire. Seul intérèt minime de ce film, est de pouvoir se rincer l'oeil durant 1H30 en voyant des mecs a poils du début à la fin. C'est dire l'intérèt!!!!!!!
Penda K
Penda K

74 abonnés 34 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2017
L'inconnu du lac : le bel au bois dormant
Film vu mercredi 12 juin 2013 à a la séance de 20h40 à l’UGC Ciné des Halles – Paris
Penda Traoré
Marc  Régis
Marc Régis

52 abonnés 244 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 juin 2013
L’homme est un prédateur, un chasseur. Le film l'illustre parfaitement, jusqu'à dans son décor de forêt et de lac. Il s’agit de la drague homosexuelle : une véritable chasse à l’homme est lancée chaque jour jusqu’à la tombé de la nuit. Ne compte que l’engloutissement de la proie, l’assouvissement de son désir. "Une drôle de façon de vous aimer." dira l’inspecteur de police (l’unique élément extérieur, l’élément policé)... La proie consommée, on disparaît pour réapparaître le lendemain. La mise en scène de cette chasse est construite comme un rituel immuable qui sera perturbé par un chasseur non respectueux du rite.
mielik
mielik

14 abonnés 6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juin 2013
On peut se demander durant tout le film: qui est-donc l'inconnu du lac? Très belles interprétations pour ce film calme mais angoissant, j'y retrouverais presque un rythme hitchcockien. A voir!
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 12 juin 2013
Aucun intérêt !! C'est long long long long long long et vide vide vide vide vide! Un seul décors: le lac avec des scènes similaires qui se répètent encore encore encore et encore ! Insupportable !! De qui se moque t-on sincèrement ? Chef d'œuvre ?? Non mais vous vous moquez du monde ???? Comment le CNC peut il participer à l'élaboration de ce genre de m..... invraisemblable et consternante!! Filmer le périph parisien pendant une heure aurait été plus intéressant. C'est du foutage de gueule !!!! Ne perdez ni votre temps ni votre argent!
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