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4,0
Publiée le 31 mars 2026
Avec L’Inconnu du lac, Alain Guiraudie construit un thriller minimaliste d’une radicalité remarquable, où le désir et la mort coexistent dans un même espace. La mise en scène, épurée jusqu’à l’obsession, transforme le décor unique du lac en théâtre clos, presque abstrait. Guiraudie filme les corps avec une frontalité assumée, faisant du regard un enjeu central, à la fois moteur du désir et source de danger. Le film installe un malaise progressif, où l’attirance trouble du protagoniste se confond avec une forme d’aveuglement volontaire. Une œuvre dérangeante et hypnotique, qui interroge avec acuité les zones troubles du désir et de la fascination.
Totalement insipide voire même ridicule dans sa pseudo enquête policière « L’inconnu du lac » est un drame naturalisme qui ressemble davantage à un porno gay chic qu’autre chose. Les personnages sont des caricatures grossières, l’interprétation peu aidé par des dialogues ratés est désastreuse. La réalisation, longue suite de plans fixes ne profite qu’à peine du cadre idyllique de ce lac en pleine période estivale.
Un film ovni qui m'a intéressé à défaut de m'avoir passionné. Ce faux-polar (car là n'est pas l'essentiel) a le mérite de montrer qu'on peut créer une œuvre cinématographique sans trop de moyen quand on a du talent. Une très belle photographie pour ce film qui fait le récit d'une passion très dangereuse sur un lieu de drague homosexuelle.
Une claque émotionnelle ! L'amour, ce sentiment si beau si complexe !
Je crois que je n'ai jamais ressenti autant de passion, autant d'amour pur dans une romance au cinéma. Nos envies sentimentales, amoureuses, sexuelles sont mises à nu (c'est le cas de le dire).
Le décor est magnifique tout comme la photographie.
Une grande mise en scène. Il y a cette impression constante d'éloignement entre nous, spectateurs, et les personnages comme si nous étions des voyeurs à l'image de cet homme qui se fait plaisir personnellement en regardant des hommes se faisant aussi plaisirs. Les seuls moments où la caméra se rapproche c'est lorsque le désir s'installe entre les deux individus, un désir fort, puissant, inexplicable, l'amour tout simplement.
Le spectateur n'est qu'un autre “inconnu“ assis autour de ce lac, à attendre qu'un autre inconnu le drague. J'attends, Il attend, nous attendons.
À l'orée d’un lac, Guiraudie nous offre un huis clos cru mais répétitif où les dialogues échangés semblent flotter, dérisoires. La caméra s'attarde, dévoilant lentement les codes d'une communauté, sa chorégraphie implicite de regards et de rencontres éphémères.
La répétition des gestes (nages et scenes de sexe), des plans, impose un rythme lancinant, au point que l’ennui s’invite, dénudant le film de toute illusion dramatique.
Mais derrière cet écran de trivialité se cache un monde vibrant, une galerie de personnages dont les détails, aussi subtils (ou peu intéressant) soient-ils, révèlent plus qu’il n’y paraît, un portrait brut et impitoyable d’une micro-société.
Ce film brillant est d'une audace et d'une simplicité déconcertantes. La mise en scène est épurée, les personnages d'une grande crédibilité et l'atmosphère du film est superbement rendue. Un film magnifique réservé au public adulte.
Très bon fillm sensuel, romantique et dramatique. Le scénario est correct, spoiler: je comprend pas trop le personnage fou amoureux et naïf à tel point de négliger sa propre sécurité. Agréablement surpris, c'est excellent !
Quand j'ai vu, après avoir visionné le film, la critique élogieuse qui en avait été faite dans l'émission de Beigbeder avec ces qualificatifs grandiloquents, j'ai cru à une parodie. L'intrigue n'en est pas vraiment une mais sert plutôt de prétexte pour nous montrer du sexe d'une manière particulièrement crue. L'inspecteur Damroder est à mourir de rire tant il fait tâche dans le paysage. On parle d'une histoire d'amour mais on ne voit pas une once de tendresse dans ce film. Heureusement, le personnage d'Henri vient apporter un peu de nuance et fait quelques tirades plutôt réfléchies.
Quel film ! Ou comment un cinéaste qui n'était pas destiné à faire du cinéma redynamise et revivifie le cinéma français - qui plus est en passant par une oeuvre tout à la fois simple et radicale, radicalement simple, directe, sans effet de mise en scène superfétatoire. Comment expliquer qu'un simple plan sur l'ondoiement de l'eau à la surface d'un lac ne soit pas un énième plan vide, car essayant uniquement de faire beau ? Difficile à dire. Peut-être cela tient-il au montage qui fait que ce plan fait secrètement écho à un autre, et à un autre... Tout ce qui fait qu'un film est un grand film est présent dans l'inconnu du lac : des comédiens justes, un propos clair et direct, une mise en scène tout aussi directe... Avec en prime une peinture qui semble si juste et documentaire de ces rencontres au bord du lac et à l'orée du bois : les sentiers qu'on arpente, les chaussures qu'on renfile sur la plage, les corps qu'on met à nu... Et cela sans se priver de filmer et montrer le pourquoi de ces allers et venues : le sexe. Eh oui le sexe ! car ça fait partie de la vie - n'en déplaise aux entrepreneurs de morale qui se sont tordus la gorge en découvrant l'affiche et le film...
Bon. Parfois il faut m’expliquer l’emballement qu’il peut y avoir pour un film à Cannes. C’est tellement loooooonnggg. Mon dieu, on en pleurait presque. Des petits scènes comiques … un suspens digne d’un téléfilm… des scènes de sexe qui basculent à l’overdose et qui n’apportent rien à l’histoire.
Il convient de reconnaître qu’avec peu de moyens et un scénario minimaliste, le réalisateur Alain Guiraudie parvient à créer une certaine tension dans ce thriller. Néanmoins, au-delà de l’exploration de l’univers gay, avec notamment des scènes de sexe très crues, ce film porté aux nues par la critique demeure limité dans son intrigue. Le récit se concentre sur un homosexuel (Pierre Deladonchamps, César du meilleur espoir masculin en 2014 pour son rôle) qui se retrouve au cœur d’une relation avec deux autres hommes, un pour lequel il éprouve une simple amitié et l’autre un désir charnel. Bref, un huis-clos dont les tenants et les aboutissants restent à déchiffrer.
Je ne me suis ennuyée+++ que devant 2 films dans ma vie dont celui-ci (et je ne suis vraiment pas difficile mais là...). L'ambiance du film est très bizarre, les dialogues sont d'une mollesse incroyable, un énorme manque de rythme. Il n'y a pas de musique et on ressent comme une vide, il manque quelque chose. Pour développer cette histoire le film aurait pu durer seulement 20 minutes puisqu'en fait, il ne se passe presque rien pour en plus au final avoir une fin incompréhensible. Et puis la scène où on voit la voiture arriver sur le parking 45927 fois pendant 5 minutes à chaque fois euh bon, je pense qu'on a saisi l'idée. Bref, je ne vois sincèrement pas ce qu'il y a à récompensé là-dedans...