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Un visiteur
4,0
Publiée le 30 mars 2015
Très peu de lumière au propre comme au figuré dans ce film, mais suffisamment pour éclairer ce qui est bon en nous. C'est noir, très noir, dur voire désespérant... Mais j'ai beaucoup aimé. Atmosphère, acteurs tous remarquables, super musique. A ne pas regarder si déjà déprimé ! Mais à regarder, vraiment.
Ca fait plaisir de revoir Nicolas Cage à ce niveau d'interprétation, celui de "Joe", un ex-taulard du sud américain tentant de se racheter une conduite en prenant sous son aile le fils (joué par le touchant Tye Sheridan) d'un vieil alcoolique ultra-violent, férocement joué par Gary Poulter. David Gordon Green signe ici un film âpre, sombre et puissant, dont la réalisation sobre et sans concession ne peut laisser indifférent. Malheureusement, le film souffre de pas mal de longueurs et d'un dénouement un peu attendu, ce qui est bien dommage étant donné la force et l'émotion de certains passages à vous glacer le sang. Implacable.
JOE c'est une sorte de Jacques Audiard à la Eastwood. Eastwood puisque l'action du film ce passe au coeur du Texas actuel et l'histoire du film fait un peu penser à GRAN TORINO. Audiard puisque comme dans beaucoup de ses films, le héros, interprété par Nicolas Cage, est un homme "mauvais" qui finira par trouver la rédemption. Ici grâce à la rencontre avec un jeune et courageux garçon Gary, interprété par Tye Sheridan, un acteur prometteur. David Gordon Green nous signe un film puissant, touchant, réaliste et beau.
Violence désespérée d’une ruralité sudiste qui repose sur de pauvres bougres alcooliques et dégénérés. Espoir dans les yeux d’un adolescent qui donne des envies de rédemption pour un père de substitution, admirablement campé par un Joe en Cage. De la noirceur surgira le réconfort, de la poussière poisseuse un GMC tout neuf roulera vers l’avenir.
Ce film est la preuve que le cinéma indépendant Américain se porte bien à coté des gros studios qui font en gros des blockbusters souvent médiocres !! Réalisé par David Gordon Green qui alterne film d'auteur et comédie, le cinéaste nous plonge avec "Joe" dans le milieu crasseux des pauvres dans l'état du Texas ou ça boit, ça fume ça se tape dessus jusqu'à même tuer, ambiance particulière. L'histoire raconte aussi l'amitié entre un jeune de 15 ans dans une situation familiale chaotique avec un père paresseux et malhonnète, une mère désabusée et une sœur muette, qui se lie avec un chef d'équipe barbu, alcoolique, fumeur à grosse quantité qui va souvent chez les prostituées. Le gamin est bosseur et trouve en son patron un second père mais la violence du coin fait ravage. J'aime bien ce genre de film qui n'a pas de limite. La mise en scène est maitrisé. Il offre aussi un bon role à Nicolas Cage, qu'on sentait perdu ses derniers temps en acceptant n'importe quelle longs métrages pour payer ses impots, il transforme l'essai magistralement. Tye Sheridan, révélé par Jeff Nichols dans "Mud, sur les rives du Mississippi" est excellent. Un film poignant à voir.
Cela fait plaisir de voir un Nicolas Cage qui a laissé de côté ses problèmes capillaires et ses films de série B mous et sans saveur, pour nous livrer une belle prestation dans un film d'auteur. Il apparait avec une barbe mal taillée, le visage buriné dans le rôle de cet ex-taulard au grand cœur et à fleur de peau. De son côté, Tye Sheridan confirme tout le bien que l'on pouvait pensé de lui après l'excellent Mud. Difficile d'ailleurs de ne pas voir des similitudes entre les deux films : un film noir qui traite d'une Amérique en marge de la société dans laquelle survivent comme ils le peuvent des bons gars qui doivent faire face aux coups durs. Magnifiquement filmé, hypnotique, le film aurait cependant gagné à aller un peu plus en profondeur car il semble qu'il traite plutôt en surface des problèmes de ses personnages.
Dans cette chronique du fin fond du sud américain où la pauvreté, l'alcoolisme chronique, le sordide social et la violence font cause commune et où l'avenir ne sera pas un jour meilleur, "Joe" remplit pleinement son cahier des charges noir en matière de crade, de stupidités humaines ou de faux espoirs. Les trognes de ce casting parfaitement choisi ainsi que les interprétations accentuent un réalisme poignant à l'ensemble, à l'image d'un N.Cage en mode acteur inspiré et habité. Si le sujet de "Joe" n'avait pas été maintes fois rebattu, si le traitement efficace de D.Gordon Green avait été plus incisif, si ce film avait été le premier dans le genre, il aurait fait date. Son manque d'originalité ne nuit en rien à la qualité de l'ensemble et "Joe" côtoie des hauteurs cinématographiques connues mais intéressantes à revisiter.
Cela peut surprendre, mais oui : il arrive encore de temps en temps à Nicolas Cage de jouer dans un bon film ! Alors OK, cela faisait quatre ans que ça n'était pas arrivé (« Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle-Orléans » et « Kick-Ass »), mais quand même ! Après, autant vous prévenir : « Joe » nous présente un spectacle souvent brutal, peu aimable au possible et dépeignant avec beaucoup de crudité l'Amérique profonde, le tout dans des décors à se pendre au milieu de personnages oscillant entre l'inquiétant et le carrément abject. David Gordon Green pousse peut-être même la démonstration un peu trop loin, le but n'étant clairement pas de nous prendre dans le sens du poil. Mais il y a un regard, une force, faisant qu'on croit à ce tableau pessimiste et froid, où l'espoir n'apparaît qu'à de rares moments, mais suffisamment pour ne pas rendre l'œuvre carrément sinistre (on n'en est pas loin quand même). Et ce bon Nicolas dans tout ça ? Et bien celui-ci livre une prestation de qualité, qui lui ressemble mais qu'il maîtrise avec talent, sa complémentarité avec le jeune Tye Sheridan renforçant la cohérence de l'ensemble. Bref, sans provoquer l'enthousiasme, ce film au vitriol un peu déjà vu dans son discours garde toutefois suffisamment de talent pour ne pas laisser indifférent : c'est déjà une satisfaction. Sinon, rassurez-vous : Nicolas a depuis enchaîné quatre nanars, tout va bien.
touchant, dur, sombre...l’Amérique profonde comme on l'a jamais vu, au début du film je pensais même que ça se passait dans un pays du tiers monde. une histoire simple et cruelle dans un univers lourd. tye sheridan efface presque un nicolas cage excellent et retrouvé, sans oublier gary poulter (1 film pour un sdf décédé). secoué.
je mets cette note moyenne uniquement pour la qualité de travail exemplaires des comédiens, dans des rôles choc dans cette environnement noseabonde perdu.... Après je le trouve trop long à se mettre en place, j'ai bien failli m endormir il n est pas sans intérêt mais si vous voulez de l action passer votre chemin
Dans la série des films de daube de Cage, en voilà un autre. Chronique psychologique à 2 francs (euros maintenant). Ca n'a ni queue ni tête. Il se passe des trucs sans raisons, on se demande pourquoi telle ou telle chose arrive. C'est chiant, mou et nul.
Le film en lui même a rien d'inoubliable. Dans le genre "fiction au grand air, avec des alcooliques et des baraques pourries", Winter's bone est bien plus passionnant. Mais ça faisait tellement longtemps que Nicolas Cage n'avait pas fait l'acteur qu'on en avait oublié à quel point il est bon. Rien que pour lui, ce film vaut le coup.
Joe est un film sombre est immersif. Le scénario est lent mais rend le film très réel. Toujours à la limite de la brèche, on sent que la situation va déraper. Le bon jeu des acteurs et la musique bien stressante ajoutent à la qualité du film.
Moins envoutant/poétique que Mud et virevoltant/saignant que Killer Joe, cette nouvelle descente dans le quotidien dépravé/poisseux de la classe décadente blanche américaine confirme le talent de Tye Sheridan et de Nicolas Cage (!). Il manque juste un soupçon de dynamisme/inventivité dans la réalisation pour l'élever au niveau de 2 autres oeuvres. Mais le voyage imprime durablement la rétine...
"Joe" est terriblement juste, on y découvre l'évolution de personnages durs dans une Amérique profonde. Le film repose sur un brillant trio d'acteurs: outre ce bon vieux Nick Cage dans le rôle du mentor, on a la jeune star montante d'Hollywood, Tye Sheridan, dans le rôle du fils; ce dernier nous livre de nouveau une interprétation bouleversante, et puis il y a Gary Poulter, un comédien amateur qui était SDF, au jeu hyperréaliste. Enfin à travers le film nous assistons à la fois au réveil de Nicolas Cage, qui, après une décennie de navets, nous revient pratiquement d'entre les morts et également un retour au source du réalisteur David G. Green. A voir!