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Bertie Quincampoix
142 abonnés
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3,5
Publiée le 23 novembre 2015
Cette comédie horrifique extrêmement bien rythmée et assez jouissive prend le pari de réhabiliter le mythe des sorcières. Si humour et absurdité sont présents de bout en bout, Alex de la Iglesia n'hésite pas non plus à nous offrir des séquences glauques et trash bien comme il faut – pour notre plus grand plaisir. Comme souvent dans le genre de l'épouvante, le film aborde aussi en creux et de manière détournée la complexité des rapports familiaux, tant les rapports mari/épouse que père/fils, mère/fils et mère/fille.
En tant que fan des films de Alex De La Iglesia (Le jour de la bête, Mes chers voisins ou encore Le crime farpait), j'avais hâte de découvrir "Les sorcières de Zugarramurdi". Malgré les mauvaises critiques lues par ci par là, et bien moi, j'ai bien aimé! Ce film est un pur délire qui mélange les genres: Comédie, horreur, fantastique.. Un petit bijou outrancier, il ne faut pas le nier, mais complètement assumé. On ne s'ennuie pas un seul instant, le rythme est soutenu. Décalé, noir, foufou, provocateur, trash, je me suis vraiment amusé. La photographie et les effets spéciaux sont réussis. Frais!
De la Iglesia au pays des sorcières ! Le sulfureux cinéaste espagnol Alex de la Iglesia mélange à nouveau film social et film de genre en plongeant ses personnages de braqueurs de banques au cœur d'un village de sorcières ! De la Iglesia reste un maître dans son genre, malheureusement son dernier opus repose sur un scénario trop inégal sans pour autant être dénué d'humour trash ! Pour en savoir plus, lisez notre critique complète NoPopCorn !
Complètement loufoque ce film, on aime ou pas, difficile de rester neutre. Les acteurs jouent plutôt pas mal donc personnellement j'ai bien apprécié et la vf est très correcte ce qui est rare donc à souligner.
Ca y est l'humour s'invite dans la série B de Alex De La Iglésia. José père divorcé fait le braquage d'une bijouterie avec son fils et l'aide de Tony. Pour ne pas se faire aretter par la police ils prennent en otage Manuel chauffeur de taxi. Au fil de leur route pour aller en France ils tombent sur le village de Zuggaramurdi. Le village hanté des sorcières. Le scénario est écrit de sorte que le spectateur ne s'ennuye pas. Le film mélange gore séquence folles et un grand nombre d'idée géniale. Le cinéaste espagnol fait exploser les limites du politiquement correct avec ce film et prend parti pour la cause féministe. La violence, la poésie et le gore sont de mise dans ce film et ce n'est pas a en déplaire le public. Les surprises de ce réalisateur sont très heureuse à voir. Des grandes explosions de sang qui sont drôle. Un film plaisant.
Un film d'Alex de la Iglesia qui se laisse regarder tranquillement, sympatoche mais qui part un peu dans tous les sens. Mélange de comédie un peu loufoque et d'horreur, quelques passages un peu lourdingues et un scénario pas toujours bien maitrisé plombent le dynamisme qu'apporte le réalisateur. Dommage car on sent bien qu'il ne fallait pas grand'chose pour en faire un film culte; ceci étant, il ne faut pas bouder son plaisir, il se laisse regarder, assez divertissant dans l'ensemble.
De la série B comme on les aime: dans la lignée des Tarentino ou Rodriguez, du cinoche sans complexe, bien décalé, trash, aux dialogues assez percutants, aux situations improbables mais jouissives. Ce n'est pas du cinéma d'auteur pour intello-bobo, mais du "gros qui tache". Et c'est çà qu'est bon...
Rythme trépidant, mise en scène inventive, action non stop, De La Iglesia est sans conteste un cinéaste généreux. Mais pour ses sorcières, il l'est vraiment trop. Retrouvant le ton déliro gothico gore de ses débuts, le cinéaste ibérique nous saoule dès la première demi heure. Trop de plans, trop de bla bla, trop de blagues pouet pouet, trop de tout en fait. Pour le réal, les spectateurs sont peut être devenus de grosses larves amorphes qu'il faut à tout prix réveiller. Regarder ce film, c'est un peu comme subir les blagues potaches qui foisonnent sur youtube, celles où des mecs jettent des pétards à 5 cm de la tronche d'un gars qui pionce et qui ne demandait qu'à continuer dans son élan. Et j'oserais même définir ce film en trois mots, des mots que je n'aurais jamais imaginé employer pour un film de De La Iglesia, aller je me lance, Les sorcières de Zugarramurdi est un film un peu ringard...Les sorcières qui marchent au plafond, les blagounettes, le gore gentiment inoffensif, l'atmosphère dark cheap, le village hanté, ouais...hmmm...bon...En tant que véritable fan d'Alex de La Iglesia pour des films comme Muertos de risa, La communidad et Le crime farpait qui sont des chefs d'oeuvre d'humour noir, je ne peut être que déçu face à la tournure que prend la carrière du maestro. Balada Triste et un jour de chance, ses derniers efforts cinématographiques n'étaient déjà pas digne de l'auteur du Crime farpait. On dirait bien que De La Iglesia n'a plus la rage qui l'animait ni la fougue qui faisait de lui un grand cinéaste. Attendons encore son prochain film pour juger si la sortie d'un De La Iglesia mérite encore l'impatience. Mention spéciale quand même pour le braquage du début avec bob l'éponge. Seul gag sympa du film.
Les sorcières de Zugarramurdi est une comédie un peu spéciale qui se regarde sans aucun mal. Malheureusement, ce film n'a pas fait un carton en France et est resté inconnu pour la plupart des Français. Je pense que ce film mériterait un peu plus de célébrité bien que ce ne soit pas un chef d'œuvre. Il reste une comédie intéressante avec un scénario très improbable. Il ne faut pas regarder ce film en mode sérieux. Mais plus pour passer un bon moment avec quelques potes à déconner.
Alex De la Iglesia est toujours aussi en forme et son oeil porté sur ses congénères est toujours aussi aiguisé et affuté. La preuve avec cette nouvelle folie mariant comédie noire et fantastique à la lisière de l’épouvante avec un Salem espagnol, des braqueurs en fuite, tout plein de gens qui les pourchassent, des sorcières maléfiques, et surtout une analyse acide et drolatique des relations hommes-femmes dans notre société moderne. C'est juste un peu long et "Les Sorcières…" est moins gracieux dans son dernier tiers qui fatigue.
Auteur des immenses Balada Triste et Un Jour de chance en 2011 et 2012, le génial cinéaste espagnol Alex de la Iglesia revient cette semaine en DVD et Blu-Ray avec son douzième long-métrage, le délirant Les sorcières de Zugarramurdi, comédie horrifique aussi jouissive que subversive. Après avoir exploré les troubles d'un pays en crise et torpillé la société de consommation, le réalisateur livre avec cette nouvelle bombe un hymne féministe grand-guignolesque des plus jubilatoires.
Très attendu de la part de ses fans, le nouveau délire d'Alex de la Iglesia a su se hisser à la hauteur de toutes nos espérances. Œuvre politiquement incorrecte et totalement décomplexée, cette guerre des sexes déjantée assume pleinement ses outrances et vient étoffer une filmographie déjà incroyablement riche et pourtant sous-estimée. Comme à son habitude De la Iglesia manie habilement les genres et les codes pour accoucher d'une oeuvre complexe et furieuse enchainant les gags à la seconde, qui puise sa force dans les obsessions les plus intimes de son auteur. Regorgeant d'idées visuelles démentes, le film amorce son rythme infernal par une scène de braquage hilarante où Jésus Christ arrose la police à coups de fusil à pompe et où Bob l’Éponge ou encore Mickey et Minnie tirent sur tout ce qui bouge. Dès cette introduction hallucinante et culte à en devenir, le réalisateur pose tout son humour noir, son ironie et sa fantaisie. Complètement fou, Les sorcières de Zugarramurdi jouit d'une mise en scène électrisante et contient tout le génie d'Alex de la Iglesia dans un récit généreux, galvanisant et puissamment anticonformiste.
Œuvre faussement misogyne, le film témoigne de l'amour et de l'obsession du cinéaste espagnol pour ces étranges créatures ensorcelantes. Ici symbole du mal, la femme est placée au centre du récit, mais est toujours traitée avec un profond respect. Si visiblement Alex de la Iglesia a eu du mal à digérer son divorce, les hommes en prennent aussi pour leur grade, et sont dépeints comme des êtres niais, irresponsables, voire primates. Une véritable ode à la femme dissimulée derrière le film de genre badass et macho, où (comme dans ses précédents films) tout le monde est logé à la même enseigne. Malgré ses légères imperfections comme son rythme parfois inégal, le film déploie une énergie folle et propose une galerie de personnages délirants et profondément attachants, interprétés par les excellents Hugo Silva, Mario Casas, Jaime Ordóñez, Carolina Bang (compagne du réalisateur) ou encore Carmen Maura, l'héroïne de Mes chers voisins. Le film, trash et constamment inventif dans sa mise en scène, traduit le regard noir mais humaniste du cinéaste sur la société et les rapports humains.
Avec la même rage subversive qui fait la force de son cinéma, Alex de la Iglesia revient donc à un genre plus concret, la comédie horrifique de ses débuts, en transcendant ses références avec intelligence et en livrant une critique acerbe de la société européenne (comme en témoigne la présence d'Angela Merkel au générique du début). Fun, osé et d'une drôlerie imparable, Les sorcières de Zugarramurdi est une véritable tuerie qu'on aurait tort de vouloir réduire à un Hansel & Gretel : Witch Hunters du pauvre. Un gros bordel jouissif et joyeusement jusqu'au-boutiste, qui permet à Alex de la Iglesia de s'imposer comme le cinéaste espagnol le plus important du moment. Pour son humour, sa générosité et sa beauté visuelle, on peut à peu près tout pardonner aux Sorcières de Zugarramurdi.
Très bonne comédie fantastique satyrique ! Servi par un bon casting, avec une très bonne mise en scène ! La première partie est assez roadmovie, puis la seconde partie est orientée sorcière ! A noter le charme de la jolie Carolina Bang... Excellent film de La Iglesia (encore une fois)
Ca part sur les chapeaux de roue avec l'attaque à main armée de la bijouterie en intro, très drôle avec les braqueurs déguisés en Jésus, Soldat de plastique, Homme Invisible...pour passer inaperçus sur la célèbre Puerta del Sol à Madrid. Mais ça s'égare très rapidement dans le n'importe quoi dès l'apparition des sorcières, jusqu'au final dans la grotte trop long, ni horrifique ni comique, avec cette sorcière-mère inutile. Trois étoiles pour un humour présent tout le long, et parce que j'habite à une demi-heure en balai-volant de Zugarramurdi (mais du côté de la frontière que les sorcières ne franchissent pas)
Un nouveau De La Iglesia sous hallucinogène et une réalisation sous amphétamines, oui c'est bien ca c'est devant les anciennes fêtes de la sorcière à Zugarramurdi qu'on se trouve!! Après plusieurs films riches mais sans la folie de son premier film, on retrouve enfin du "Dia de la bestia" dans ce film et ca fait plaisir.
Le film est mené tambours battants avec 2 parties, d’une part, le braquage à Madrid d’un comptoir d’achat et de vente d’or (provenant notamment d’alliances) et la fuite des malfaiteurs amateurs (un père divorcé, son fils, un ami et un chauffeur de taxi) vers la France en passant par le village basque de Zugarramurdi, haut lieu de la sorcellerie. C’est très drôle si on aime le Grand Guignol et le réalisateur y a mis tout son ressentiment contre les femmes puisque le film s’est fait après son divorce (2010) : il vit depuis avec l’une des actrices, la jeune et belle Carolina Bang, de 20 ans sa cadette ! Le film dure 1h59 et aurait pu être écourté (la scène quasi finale de la caverne avec la déesse mère callipyge est un peu longue).