117 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
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Captain Igloo
1 critique
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2,5
Publiée le 8 novembre 2025
A l'origine, le film devait s'appeler "2 nuits". Il s'appellera finalement "Le Règne de la beauté". Ce premier titre nous permet de comprendre une chose. Arcand pense ici le terme de "règne" dans sa temporalité, dans sa durée. Combien de temps dure la beauté? Qu'est-ce qui la fait durer? Il oppose ensuite les arts et les corps. L'ambition est grande, autant que futile, Et on peut se demander s'il ne se moque pas de nous, s'il n'essaye pas de nous piéger, en nous proposant des personnages tellement superficiels, incarnés par des acteurs magnifiques, qui évoluent dans un décorum qui plaît à l’œil, Et pourtant, à l'usure, on se lasse de cette beauté extérieure, tant les personnages sonnent faux, creux, vains et vides. Si c'était le premier film d'Arcand, j'aurais plaidé l'innocence, la naïveté ou la bêtise. Mais cet homme sait ce qu'il fait. Ça ne m'empêche pas de trouver ce film trop moyen. Perdu entre hyper et hypo-réalisme, il ne permet plus au spectateur non-averti d'y voir autre chose qu'une mauvaise histoire de couple.
spoiler: Dès que le gars voit sa blonde frencher son amie dans le buisson et ne dit rien ( ni à elle ni à personne) cest franchement pas crédible. Un film creux et plate
Affiche racoleuse, alors qu'il n'y a pas beaucoup de scènes de sexe. Mise en scène lente, qui ravira les adeptes. Casting correct (Melanie Merkosky étant la plus charismatique) et musique bien choisie. Le film dépeint les conquêtes de Luc, architecte bourgeois qui vit dans une maison luxueuse avec sa jolie femme et qui n'est malheureusement pas capable d'apprécier sa chance. Pas incontournable, le seul côté vraiment sauvable de l'ensemble ce sont les rues de Québec, superbe ville.
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1,5
Publiée le 24 octobre 2020
Rien ne se passe dans Le règne de la beauté. Il s'agit simplement d'un gars qui trompe sa femme avec une autre femme qu'il a brièvement connu dans son passé. Certes elle est aussi sexy mais je m'attendais à ce que sa femme qui était au bord d'une dépression nerveuse pendant tout le film découvre l'affaire. Ou peut-être vous attendez à ce que cette femme tue la femme du gars en lui donnant l'air d'un accident. Je suppose que ce scénario est mauvais car comme je l'ai dit rien ne se passe vraiment dans ce film. À la fin c'est une séparation à l'amiable pour le couple marié et personne n'est blessé en fait ils s'épanouissent tous les deux dans leurs relations et leur carrière. Quel gaspillage de 100 minutes de ma vie...
" Le Règne de la beauté ", une Comédie Dramatique, écrite et mise en scène par Denys Arcand qui nous offre de belles images, une bonne progression de la dramaturgie et de bonnes prestations d'acteurs d'Eric Bruneau et de Mélanie Thierry. Le scénario démarre gentiment avec de belles séquences de sport : tennis, golf, pêche, chasse, ski ... Et puis, malheureusement souhaité par l'histoire, le film s'enlise dans un malaise constant, donnant une réalisation sans tonus, sans émotion, poésie ni humour.
J'ai ADORE ce film... bon c'est vrai que j'aime beaucoup Eric Bruneau alors ça ne gâche rien mais surtout j'ai trouvé l'histoire intense et prenante ! Voir cet homme tromper sa femme & la voir sombrer dans la dépression m'a beaucoup touché et je n'ai pas vu le temps passer... bon certes, Mélanie Thierry m'a un peu soulé car je ne l'aime pas beaucoup & la voir au milieu de ce superbe casting québécois m'a contrarié mais hormis ça, tout est parfait dans ce film de Denys Arcand... comme toujours d'ailleurs !! Vive la famille Arcand !
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2,0
Publiée le 25 septembre 2017
Amour, beautè, jeunesse bourgeoise et architecture! Les films de Denys Arcand ne sont pas des films à gros budgets! Le metteur en scène quèbècois ne peut donc pas travailler avec des stars! Du coup, Arcand doit bosser avec des acteurs « ordinaires » qui ne demandent pas des millions, avec cette idèe (bien à lui) de famille, d 'amour et de confort. "Le règne de la beautè" ne dèroge pas à la règle et s'inscrit (comme chacune de ses oeuvres) dans une grandeur presque anthropologique! Ici, Arcand s'intèresse davantage aux trentenaires en tournant avec une nouvelle gènèration d'acteurs! Mais aussi avec deux sujets fondamentaux dans la dramaturgie de l'histoire du monde : la mort ("Les invasions barbares") et le sexe ("Le règne de la beautè"). Et si le mèlo romantique sans vie et superficiel n'a jamais engendrè de bons films, "Le règne de la beautè" en est une preuve supplèmentaire même avec une louable intention de scènario! Dommage car les acteurs sont convaincants et les paysages canadiens de toute beautè...
Si en plus il faut se coltiner les bobos québécois maintenant ! Plus sérieusement le film est creux, il faut attendre trois-quarts de visionnage pour avoir un début de scénario qui ne donne pas grand chose au final. Why?
J'attendais un film de Denys Arcand avec impatience, car j'ai particulièrement aimé la trilogie du Déclin de l'Empire américain, et la critique acerbe de la société; les petits jugements de valeur, les éclairages sur une réalité quotidienne. Un instant dans la vie nord-américaine et ses codes. Avec le temps, l'auteur a pris de la maturité, c'est évident. Il a épuré les choses pour donner au sens que l'on accorde à la vie une finesse et une délicatesse, un certain raffinement. S'agit-il d'un film sur les architectes ? Non, pas du tout, mais le prétexte à la beauté est ici repris dans le discours, la bouche, des architectes et de l'architecture. On y voit beaucoup de bâtiments modernes, en arrière plan. Parce que l'on baigne dans ce monde. Je trouve qu'il y a comme une filiation avec la trilogie précédente. D'abord par les clins d’œil très sympathique. Ensuite, parce qu'il est question du même pays, de la même décadence, de la confrontation de deux mondes : le monde de l'argent, de la beauté et du "tout va bien", et l'autre, celui justement que l'on voit dans l'Empire des ténèbres. S'agit-il d'un réveil ou bien le monde continue-t-il de tourner ainsi ? Ce film pose donc beaucoup de questions sur l'essentiel, je dirai une sorte de sociologie de l'existence livrée dans le banal et le quotidien d'un architecte qui grimpe.
On ne retrouve pas dans ce film l'originalité des rares québécois qui se font connaître en France. Le scénario est très banal. Les décors pourtant exceptionnels sont peu exploités. Quelques scènes de sport ressemblent à des publicités pour déodorant anti-transpirant. Le métier des architectes n'est pas décrit. La fin du film n'en n'est pas une.
Le film est à l'image des lieux et des bâtiments qu'habitent les protagonistes, froid et vide. Quelques scènes sortent du lot comme lorsque Arcand moqueur et drôle nous décrit les manières pompeuses et suffisantes d'un jury de critiques d'architecture ou lorsque enfin la protagoniste révèle sa folie. Des instants de générosité dans un film retenu et esthétique. Arcand voulait sûrement créer une architecture des sentiments, des amours croisées, mais le tout est creux.
Un film très étrange, qui soigne l'esthétique , la mise en image , mais dont le scénario est un peu laissé de côté et au final n'est pas crédible du tout.La montagne québequoise , les lacs, les rivières ,les pistes de ski sont magnifiquement filmées , avec une image très claire, très contrastée, au cadrage très soigné . Une attention particulière aussi est porté aux bâtiments , à l'architecture moderne ( c'est le job du héros principal, architecte designer) comme un très beau catalogue sur papier glacé. De même pour les plans assez surpernant de sport : Le swing de golf filmé au ralenti, superbe .La doublure de Mélanie Thierry au tennis, les jeunes filles qui jouent au foot, le héros au hockey . Tout cela est filmé de manière très clinique,très documentaire , original d'une certaine manière. Mais l'histoire ne tourne pas rond. Cette "fausse passion" soudaine n'est pas crédible. Le héros fait l'amour à sa maîtresse , il lui dit qu'il l'aime ,et le lendemain il l'abandonne . La maladie schizophrène de Thierry n'est pas claire non plus, la peur de son attirance homosexuelle est étrange, presque risible . De nos jours cela parait un peu énorme. Même le mari est surpris , le baiser fait à une autre femme n'était pas si grave, surtout dans un mileu bobo libéré, pourquoi voudrait-elle se suicider ? . Et puis le final est complètement absurde. Alors que Mélanie Thierry est guérie , que la maîtresse est abandonnée, on découvre 10 ans plus tard que nos héros ont divorcés, à contre-courant de la narration du film. On a l'impression que Arcand s'est perdu, et tourne un peu en rond. Le film reste agréable à regarder grâce au très bon jeu des acteurs, sutout des actrices : Marie Josée Croze illumine l'écran , comme d'habitude , excellente en lesbienne trompée, et les scénes de sexe avec Mélanie Thierry et Mélanie Merkovski sont belles , filmées en plan fixe, caméra éloignée, mais serrant les corps au plus près.
C'est un joli voyage à la recherche de soi et de son bonheur. Pas de grands mots ni de grande philosophie mais des tentations simples, un questionnement universel. Et quels paysages, quelle architecture ! Cela ne gâche rien au plaisir. Bon film !
Vu en VOD aujourd'hui: des paysages magnifiques pour des personnages sur laquelle la vie semble couler sans difficulté. Pour la 1ère fois, leur vie connaîtra quelques aspérités. C'est simple et sensuel, et plus profond qu'il n'en parait... et c'est toujours un plaisir de voir Mélanie Thierry et Marie-Josée Croze.