La Vénus à la fourrure
Note moyenne
3,9
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333 critiques spectateurs

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52 critiques
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Charles G
Charles G

35 abonnés 627 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2013
Dans la continuité des semaines précédentes, voici un nouveau film sélectionné au dernier festival de Cannes. Celui-ci est l’œuvre de Roman Polanski, illustre réalisateur qui, même quand son nom est entaché lors d'une affaire de mœurs, reste une référence dans le monde du cinéma. Très actif depuis le début des années 10, il s'agit de son troisième film après les bons The Ghost Writter et Carnage. Or, si le cadre de La Vénus à la Fourrure diffère de celui des deux précédents films, le thème et l'ambiance ont ceci en commun qu'ils traitent du malaise provoqué lorsque plusieurs personnes qui ne sont apparemment pas compatibles se retrouvent contraintes à la cohabitation dans un espace confiné. Ce dernier long-métrage pousse même l'exercice à l'extrême, puisque seulement deux personnages sont mis en scène et que l'espace confiné est une salle de théâtre vide. Autrement dit, aucun échappatoire n'est disponible, que ce soit spatial ou relationnel. Pendant une heure et demi, nous aurons l'occasion de voir l'excellent Mathieu Amalric et celle qui n'en finit plus de faire pleuvoir les éloges (après Dans La Maison), Emmanuelle Seigner, interagir, se rentrer dedans, rire, disserter, jouer sur scène, se remettre en question, se provoquer, plaisanter, tout cela pour le plus grand plaisir des spectateurs. Le film est rempli de lectures au second et au troisième degrés, ce qui crée une richesse formidable de niveaux d'interprétation. De la même façon, puisque nos deux comédiens s'évertuent à répéter une pièce de théâtre dans le cadre de l’audition de madame, nous avons le droit à une histoire (la pièce de théâtre) encastrée dans une autre (le temps de narration du film). Or, l'une comme l'autre sont rapidement passionnantes, et finissent inexorablement par se confondre de la plus intéressante façon qui soit. L'humour est au rendez-vous et les renversements de situation sont nombreux. Le spectateur est régulièrement suscité, bichonné dans son fauteuil par les prestations de haute volée des deux acteurs et par les clins d’œil scénaristiques. On prend son pied et on en redemanderait lorsque défile le générique de fin.
Le cinéphile

795 abonnés 2 797 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2014
Étrange, déroutant, ovni, multiples interprétations possibles, envoûtant, hypnotisant, difficile a critiquer, intelligent, bien mené, excellemment interprété, dialogues superbes, huit clos entonnant, arrière goût de Bergman dans la mise en scène, dans l'aspect psychologique des personnages, et dans le côté huit clos! Polanski raconte beaucoup ici en peu de temps, il crée des situations inattendues, des retournements, des parallèles entre l'homme, la femme, la séduction, la domination, la soumission, l'érotisme, la masochisme! Assez dur d'y voir clair la dedans, assez dur de savoir a quoi pensait le monsieur, je suis quelque peu dérouté a l'issue de ce film, et les mots en cette heure tardive ne viennent pas comme c'est habituellement le cas... Je pourrai ajouter que je regrette la fin, où Polanski change de ton d'un seul coup et nous balance sans prévenir une scène finale d'une bizarrerie sans nom comme un paquet de merde, qui ajoute a la déroute, essayait il de nous dire que tout ceci était une blague, un avertissement, un rêve? Comme si le film n'avait jamais vraiment existé et qu'on n'était simplement rien allé voir...
Didier A.
Didier A.

20 abonnés 48 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2013
Aimez vous les Huit clos entre deux acteurs magnifiques? Si oui, allez voir "La Vénus à la fourrure". Mathieu Amalric et l'enivrante Emmanuelle Seigner rivalisent singulièrement dans un jeu d'acteur qui frise la perfection.
Le scénario quant à lui, monte très rapidement en puissance pour que très vite nous ne sachions plus si Polanski parle de théâtre ou de la vie de ses acteurs . Troublant, tourbillonnant, époustouflant...
Seul quelques petites longueurs au 3/4 du film auraient pu être évitées.
Jean Marc Dinaut
Jean Marc Dinaut

24 abonnés 314 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2013
Roman Polanski a, sans nul doute, une expertise aiguisée de l'art théâtrale et cinématographique. Que ce soit dans: Carnages, La jeune fille et la mort, Cul de Sac ,Le locataire, jamais, et c'est bien là son génie, il ne mélange les deux. C'est du vrai cinéma et pas du théâtre filmé. Ici il transcrit la pièce de David Ives, et encore une fois, dans un style de plus en plus épuré, il nous emmène avec ses deux fabuleux comédiens dans les méandres mystérieux, faits de domination, de soumission, de perversité de l’âme humaine. L'intensité de jeu entre réalité et fiction, nous emporte dans un abyme où se mélange le vrai, le faux, le théâtre, la vie, l'amour, le masochisme. Tout est visible et troublant. Dans un décor, des costumes et des lumières que les comédiens s'inventent au cours du film, Ceux ci se subliment et s'amusent avec un texte qui ne faiblit jamais. Bravo!
gaetan1.arnould
gaetan1.arnould

62 abonnés 387 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2013
Etrange ! Difficile de parler de ce film sans en révéler l'histoire . L'ambiguïté ( l'ambivalence = private joke ) est omniprésente ( spoiler: pièce ou film ? qui est qui ?
) et la réalisation ( spoiler: quasi huis clos , continuité entre les scènes , seulement 2 personnages
) est atypique d'autant que je ne savais quasi rien du film avant d'aller le voir . Je ne connaissais pas vraiment Polanski mais au vu de ce film , il y a clairement un style chez ce réalisateur ! On a un peu de mal à se mettre dedans mais au fur et à mesure que le film se complexifie, que les ambiguïtés se multiplient et que les situations "inconfortables" émergent, on est plongé dans l'intrigue , avec une fin pour le moins bizarre comme apothéose de l'invraisemblable .En bref, un film a part qui vaut le détour pour son originalité .
Laurent Guiraud
Laurent Guiraud

12 abonnés 9 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 novembre 2013
Performance des acteurs remarquable mais cela reste un huis clos ennuyeux. Un peu déçu car les derniers Polanski vous tenaient plus en haleine.
labellejardinière
labellejardinière

97 abonnés 276 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 novembre 2013
Du théâtre filmé à nouveau, comme pour "Carnage" - et même une pièce de théâtre en répétition, dans un théâtre ! Le sujet flirte avec l'érotisme le plus échevelé, mais force sur les chichis "intellos". Quelques heures, entre deux averses, dans un Paris désert, et une salle tout aussi déserte. Un duo (metteur en scène en plein casting/candidate) mélangeant très vite fiction et réalité - à moins que ce ne soit qu'un songe de l'homme, tournant au cauchemar - masochiste, évidemment ("la Vénus à la fourrure", de Sacher-Masoch, est l'oeuvre qui est adaptée, puis mise en scène par Thomas), puis à la transe. Polanski s'est fait plaisir : Amalric est son double, et d'abord au physique, et la "Vénus", alias Vanda, est son épouse, Emmanuelle Seigner. Le spectateur jubile moins : c'est verbeux, à la lisère du grotesque souvent (même en tenant compte de l'exagération théâtrale), et Mlle Seigner peine à créer l'artifice en "déesse" (face B), autant qu'en comédienne gouailleuse au naturel (face A).
guifed
guifed

76 abonnés 288 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 décembre 2013
Wouah! Quelle claque! J'en suis ressorti tout éberlué, incapable de prononcer un mot. Polanski nous revient plus en forme que jamais avec ce film, qui reprend brillamment une pièce de théâtre de David Ives, adaptation du roman de Sacher-Masoch, Venus in Furs. C'est un huis-clos, qui enferme Emmanuelle Seigner et Mathieu Amalric, pour un formidable duel cinématographique entre deux acteurs au sommet. Vanda (Emmanuelle Seigner) arrive pour passer l'audition du rôle de Vanda(le personnage) dans la pièce de La Vénus à la Fourrure. En jeune femme vulgaire et roublarde, Seigner énerve plus qu'elle ne fait rire (son interprétation de la djeun d'aujourd'hui est à la limite du ridicule - est-ce voulu?). Mais bien évidemment, elle se transforme dès qu'elle entre dans la peau de son rôle. Ce qui est moins évident, c'est le degré de transformation. C'est une réelle transfiguration qui, comme elle sortira souvent de son rôle, aura lieu à plusieurs reprises. Certains déplorent ce retour systématique de la Vanda "moderne". Mais j'y vois plus une pièce indispensable de l'édifice qu'a voulu construire Polanski. Soyons clairs, au-delà des thèmes du désir et de la domination, le réalisateur a souhaité montrer toutes les dimensions du jeu d'acteur, ainsi que sa frontière ténue avec le réel. Et ce à travers d'habiles détails dans la mise en scène (les bruitages, les lumières constamment modulées par Vanda elle-même, le montage qui donne vraiment l'impression que le film a été tourné d'une seule traite). Si on avait eu une Vanda unique et singulière, une Vanda qui ressemble à la Vanda fictive, comment distinguer le réel du jeu, et surtout comment apprécier la lente fusion des deux dimensions du jeu d'acteur? Car c'est au fur et à mesure que la Vanda fictive prendra le dessus sur la Vanda réelle. Pour mourir dans une apothéose artistique, une orgie "cinémaco-théâtrale".
Autour de l'étrange idylle qui se trame entre les deux protagonistes, on a une vraie structure romanesque. D'où vient cette femme? Comment se fait-il qu'elle ait le même prénom que l'héroïne de Masoch? Comment en sait-elle autant sur la vie de Thomas? Et l'orage qui gronde au début, à chaque moment de tension, comme le tocsin qui sonne dans un lugubre effroi? Une atmosphère sombre et obscure, qui grandit à mesure que Vanda se transfigure et que l'audition prend la forme du fantasme.
Quant à ce désir vibrant, de plus en plus palpable à travers des scènes toutes plus sensuelles les unes que les autres (quand il lui met son manteau, ou la couvre de son écharpe noire), il constitue le point d'ancrage entre le réel et le jeu. Que ce soit dans la réalité ou dans l'interprétation, Thomas sent naître un furieux désir en lui. Et il profite du théâtre pour le laisser s'exprimer pleinement, balayant joyeusement tous les principes qui le hantent dans la réalité. Qui peut me juger? Je ne fais que mon travail..se dit-il. Oui, sauf qu'on sent tous approcher le moment où l'audition dépassera largement les bornes éthiques de son travail et même de sa propre vie. Le moment où Vanda laissera définitivement tomber son masque d'effrontée pour celui de déesse. Le moment où les virtuosités de la BO s'emballeront dans une ode au désir. Le moment où les lumières de la scène éclipseront les ombres du quotidien.
Coup de coeur!
Serge V
Serge V

88 abonnés 446 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 novembre 2013
film encensé en majorité par la critique , je me demande pourquoi , je me suis ennuyé pendant tout le film malgrè un toujours excellent almaric ! je serais bien parti avant la fin si je n'avais pas fait la bétise de me mettre au milieu de la rangée de spectateurs !!!
tixou0

788 abonnés 2 046 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 novembre 2013
Après "Carnage" (un huis clos à 4, en 2011), Polanski nous livre un huis clos à 2, en 2013. Son film précédent était une pièce adaptée, d'un auteur français (Yasmina Reza), transposée à New York (mais tournage à Bry-sur-Marne - Polanski ne pourra jamais plus aller aux E-U, comme chacun le sait). Cette "Vénus" est adaptée d'une pièce américaine (par David Ives), transposée en France. Laquelle est inspirée par le livre homonyme de Sacher-Masoch en 1870, "La Vénus en fourrure", un curiosa "classique".
L'espace dévolu aux deux acteurs est encore plus réduit que dans "Carnage" - un théâtre (Hébertot), scène (encombrée des décors d'un spectacle annulé, se passant au far-west) et salle vide, un jour de pluie. Thomas a terminé ses auditions (35 !) pour sa pièce, et se désespère de n'avoir pas trouvé la "Vénus" adéquate, quand arrive (avec des heures de retard selon ses dires - même pas sur la liste des candidates cependant..) une nommée "Vanda", comme l'héroïne de la pièce et du livre. Commence alors un jeu du chat et de la souris, où Vanda est le prédateur et Thomas la proie. En n'écartant pas l'hypothèse d'une simple rêverie de ce dernier, laissant libre cours à ses fantasmes sexuels, à partir de la frustration du metteur en scène, ne trouvant pas de comédienne convenable. Cet échange, de plus en plus trouble, voire carrément malsain, nous est "vendu" comme une friandise délectable, érotico-intello. Las ! Sans arrêt sur la ligne de crête séparant l'extase et le ridicule, c'est le second qui l'emporte le plus souvent. Si Amalric (clone saisissant de Polanski - rajeuni) est un interprète convenable (Louis Garrel, pressenti, aurait été lamentable), Emmanuelle Seigner, restant à 47 ans une Vanda plausible au physique (exhibé complaisamment), n'a aucune crédibilité en "maîtresse" - qu'elle surjoue, incapable de la jouer !
Nouvelle déception que cette oeuvrette narcissique, qui fait (pour moi) tache dans l'ensemble de la filmo polanskienne. 1 étoile pour Amalric.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 août 2013
Un duo et un huis clos incroyable ! Une femme passe un casting pour être comédienne dans la pièce "la Venus à la fourrure". Tout pourrait être normal, si ce n'est que la comédienne se révèle bien plus à l'aise sur les planches qu'elle ne l'est dans la réalité. Et que le metteur en scène se retrouve bien embêté face à son personnage idéalisé, si parfait sur scène, et si exécrable dans la réalité. Qui joue quoi ? La comédienne joue t-elle la femme, ou la femme joue t-elle la comédienne ? Où s'arrête la comédie ? Où commence la réalité ? Des dialogues passionnants, des acteurs (comédiens ?) accessibles, des belles images (comme si le film n'était composé que de photographies de studio), dans un spectacle où chaque mot compte, le spectateur est complètement pris dans l'histoire et dans l'envie de l'interpréter. A voir absolument !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 14 novembre 2013
Les deux acteurs sont remarquables, mais c'est un film où l'on s'ennuie fermé!!!!
defleppard

487 abonnés 3 700 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 mars 2014
Très beaux dialogues, mais ce huis clos finit par lasser et devient ennuyeux, j'ai arrêté au bout de 40 minutes. 1 étoile et demie.
Cand.Ice
Cand.Ice

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 novembre 2013
Alors la je dis non ! Polanski offre un film à sa femme, ok, mais pourquoi vouloir le sortir en salle ? Très gênant d'être spectateur, j'ai détesté ça.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 14 novembre 2013
c est celui ci , carnage.

certaines scènes mal post synchronisées, musique épouvantablement inutile. C'est pas un huis clos c'est un cloaque
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