Tommy Lee Jones démontre, dans ce film décevant, son machisme d'un autre âge. Les femmes sont réduites à des folles ou, pire, à des chasseuses de maris désespérées au point de se pendre quand elles ont enfin réussi à mettre un vieillard (TLJ lui-même) dans leur lit l'espace d'une nuit. Pathétique.
J'ai vu un film... vraiment incroyable. L'histoire est puissante, imprévisible et réellement touchante. Tommy Lee Jones réalise et joue un film au plus près des émotions humaines, avec une force incroyable. Hillary Swank est vraiment touchante, attachante et émouvante... Et ce convois de femmes croisent la route de tout ce que le wild wild west peut proposer (indiens, outlaws, personnages troubles parfois en quête de respectabilité,...). Chaque situation est l'occasion d'approfondir la psychologie des personnages. Pour un western, on y place une dose de psychologie incroyable, le tout avec des images magnifiques qui montrent la petitesse de l'homme... et la petitesse de l'homme face à la nature. La très belle réalisation de Tommy Lee Jones est un bijou de maîtrise et de subtilité, et donne vraiment envie de voir d'autres de ses oeuvres. Il convient également de souligner la qualité du casting. Un très grand film.
Survivre dans l'Ouest américain. Cultiver une terre ingrate, affronter les conditions climatiques. Ne pas sombrer. Trouver un mari. Rester forte et droite. Être choisie pour transporter des femmes qui ont sombré. Trouver un fou pour l'accompagner. Ne pas sombrer. Essayer de se trouver un mari pour faire des enfants, et ne trouver personne. Surtout ne pas sombrer. Chanter pour se donner de la joie. Pleurer quand on est à bout de nerf. Penser à ne pas sombrer. Affronter ses peurs, utiliser l'humour en cas de désespoir. À partir de la, le film oblique, à la grande surprise du spectateur. Le "grand relâchement" fait son œuvre, le film se concentre sur un personnage. TLJ réussi à faire un mélange subtil de néo-western réaliste, comme Kelly Reichart, ainsi qu'un récit d'aventure ou la violence, la folie, la religion se mêlent. Et où ne pas sombrer vire à l'obsession... Du grand art !
Dire que ce western est âpre est un euphémisme. Les personnages sont très atypiques par rapport aux westerns que l'on a l'habitude de voir; ils sont d'ailleurs peut-être plus proches de la réaliste que le côté carte postale de la majorité des films de ce genre. Les paysages et la photographie sont somptueux. Hilary Swank et Tommy Lee Jones sont énormes.
On aime Tomy Lee Jones en vieux bougon pince sans rire et bien soyez heureux car en tant que réalisateur il se met en scène de nouveau dans ce rôle dans lequel il excelle ! Homesman est un film qui se déroule du temps de la conquête de l'Ouest, époque où l'argent et la religion prennent place dans ces contrées gigantesques. Le film cherche à dénoncer la place prépondérante prise par ces deux choses et cela n'est donc pas une surprise de voir les deux protagonistes prendre la route de l'est comme pour souhaiter faire machine arrière et effacer les erreurs prises par ces colons. L'histoire quant à elle est assez confuse et vous decontenance au début mais vous passionne tout de même jusqu'à vous surprendre totalement au 2/3 du film avec un événement aussi soudain que brutal... Le film ne manque également pas de qualité dans sa réalisation soignée, sa belle photographie et sa douce musique qui en font un beau film bien que souvent dur. Enfin, mention spéciale à Hillary Swanks encore une fois parfaite !
Loin d'un western classique bien que tous les ingrédients à l'image y soient, l'allumage est progressif, entre présentation et préparatifs, avec une musique moins grandiloquente que pour affronter les grands espaces dans des chevauchées spectaculaires mais tout de même de jolis plans étirés. Le couple conduisant les trois égarées promet, on pressent à quelles extrémités cette terre inhospitalière en plus de leurs caractères aguerris, va les amener, les échanges humains de ces contrées étant plus proches du grognement que de la parole. Mary se défend au mieux en tant qu'individu, cantonnée entre sainte et/ou mégère apprivoisée. Elle intrigue à juste titre. Il y a des pics de qualité, quelques gags bienvenus, mais le voyage manque du piment qui ferait décoller ce couple empêtré dans les façons de ce temps-là... Après tant de veulerie, voir Meryl Streep en femme de pasteur est le lot de consolation. Même si Tommy Lee Jones analyse sans complaisance le retour à l'animalité la plus crasse, même s'il sait implicitement dire "voyez à quoi on peut revenir un jour dans toute société en perdition", sa pirouette d'ivrogne fait un peu réalisateur qui se réfugie dans l'acteur, trop facile...
Produit par Luc Besson, tout comme son premier film; Tommy Lee Jones, pour son deuxième long métrage, réalise encore un western, qui lorgne du côté d'un drame choquant, et avec un jolie casting dont il fait soigneusement partie. Encore, un film d'aventure, où une mégère illuminée, se voue a emmener trois femmes dont la raison s'en est allée, dans un asile de fou pour les faire soigné, et aidé par vieux criminel, que la mort attend. Des personnages haut en couleur. Changement de situation, en plein milieu du film, assez étonnant d'ailleurs, pousse, alors, une deuxième partie plus violente. La présence de Meryl Streep, dans les derniers instants, ajoute une couche supplémentaire à cette tragédie. Et on peut compter également sur James Spader, William Fichtner, John Lithgow, Jesse Plemons, Grace summer, Miranda Otto, et surtout Hilary Swank, qui joue un rôle assez complexe. Un finale, lourd de sens, qui ne se termine pas...
THE HOMESMAN est un sublime western empli de folie douce, où Tommy Lee Jones encre son talent de metteur en scène en brouillant avec talent les limites entre réalisme et fantastique, âpreté et comédie. Constamment hanté par les traumatisantes visions subjectives de spéculatives folies, le film décale habilement les attentes dans un flot d'images tantôt sublimes tantôt farfelues, assemblées dans un montage parfois audacieux, et une ambiance parfaite associant l'aventure à l'inquiétude. Et tandis que nous passions de l'Ouest aux grandes villes, l'épopée inversée d'une conquête, on ne peut échapper à une aigre et radicale vision de l'Amérique d'aujourd'hui, sobrement absurde. Jusqu'à son irrévocable dernier tiers et une ultime séquence obsédante, THE HOMESMAN est une étourdissante réussite qui n'hésite pas à nous prendre au dépourvu, les sens épuisés, l'inopinée raison démolie.
Passé presque inaperçu au festival de Cannes, The Homesman est le deuxième film de Tommy Lee Jones à sortir en salles, neuf ans après un très bon Trois Enterrements. On retrouve d'ailleurs un point commun entre les deux films, l'omniprésence de l'imposante nature, à chaque fois traitée quasiment comme un personnage à part entière, qui serait capable de faire le bien comme le mal. Ici, l'action se passe au milieu du 19ème siècle, et une poignée de femmes rendues folles par la perte de proches est confiée à la géniale Hilary Swank, qui a pour mission de les escorter du Nebraska où elles se trouvent vers l'Iowa où un pasteur et sa femme pourront les prendre en charge. C'est dans cette entreprise qu'elle rencontre un Tommy Lee Jones en bien mauvaise posture et qui apparaît vieilli, rabougri et apparemment inoffensif. Le duo hétéroclite parvient tant bien que mal, essuyant les épreuves humaines et naturelles, à faire avancer la calèche dans le désert hostile américain. Les deux acteurs principaux sont extraordinaires, et les voir évoluer dans un tel décor est un délice. Quelques scènes, notamment celle de l'hôtel-restaurant trouvé en plein désert, feront date et marqueront le cinéma. En revanche, le film comporte quelques longueurs et mériterait d'être plus court. Toujours est-il qu'on ressort de la salle dépaysé et marqué par cette grande aventure.
Autant le dire tout de suite, The Homesman est réservé à un public de connaisseurs, amateurs de films d'auteur et capable de percevoir à travers un vide apparent toutes sortes d'images ou significations. Dès les première plans, nous sommes dans l'esprit que Tommy Lee Jones a voulu retranscrire: de longs plans calme et peu chargés. Très peu d'informations sur les personnages, décors dépouillé sur fond de plaines désertiques, ici tout se veut authentique... Mais du coup quel ennui! Certes nous découvrons très tôt quelques scènes d'une rare cruauté mais s'en suit un interminable périple à travers le désert dont la finalité est peu perceptible. La relation entre les deux protagonistes est étrange et les décisions prises sont plusieurs fois invraisemblables. La réalisation reste agréable et le jeu des acteurs très juste mais la faiblesse des paysages (vides et sans ciel), la lenteur du déroulé, la bizarrerie du scénario plombent totalement ce film.
Tommy Lee Jones disposait d'un scénario en or pour son nouveau film. L'idée d'un western "réaliste" relatant la condition des femmes qui devenaient folles sur la Frontière était à la fois intéressant et original. Malheureusement, il ne réussit que partiellement à transformer sa matière première en film intéressant... la suite ici :
Un Western assez sobre ce film. L’histoire est un poil déprimante mais a le mérite de mettre en avant la vie des femmes à cette époque dans ces coins reculés des US (je pense pas qu’elle ait beaucoup changé malheureusement). Un film qui peut paraître un peu longuet, mais en fait le rythme est parfaitement maîtrisé du début à la fin. On suit les personnages, l’évolution de leur relation sans brusquerie, en y allant petit à petit. On voit ce que chacun apporte à l’autre et ce qu’il pourrait apporter. En revanche, je concède que la fin est dramatique et constitue l’essentiel du côté un peu déprimant du film. On en arrive là et on a presque envie de dire : « Euh…ouais, d’accord…mais pourquoi ? ». Cette fin résumé parfaitement ce qui fait la sobriété du film et son atmosphère si particulière. Malgré ces points, l’histoire n’en reste pas moins très intéressante. Le casting est également une bonne cuvée : Hillary Swank est parfaitement crédible dans son rôle de femme austère, mais le clou du spectacle réside en Tommy Lee Jones qui s’éclate complètement dans son rôle de loup solitaire complètement barré mais également terriblement pragmatique, un de ses meilleurs rôles de ces dernières années. L’alchimie entre les deux acteurs fonctionne également à merveille. Les rôles secondaires sont également bien portés. Techniquement, The Homesman se dote d’une musique pas mal complètement en accord, d’une mise en scène tout aussi sobre que l’histoire jouant à merveille avec les décors magnifiques du Nebraska et de l’Iowa (réservant quelques plans de toute beauté). Bref, un film qui se révèle être bien chouette, même s’il n’est pas exceptionnel non plus.
Etrange, énigmatique, envoûtant par moments... Difficile de mettre un simple qualificatif à ce film déroutant qui nous laisse pantois devant un final encore plus déstabilisant que l'ensemble...