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Julie Farfetan
5 critiques
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4,5
Publiée le 5 juillet 2014
1854, dans le Nebraska. Mary Bee Cuddy, jeune femme solide et énergique, tient seule sa ferme. "Autoritaire et rude", elle effraie les hommes. C'est pourtant un grand coeur. Trois femmes de la communauté ont perdu la raison, et devraient recevoir des soins dans un asile.... dans l'Iowa : à plusieurs semaines de route. Tous les hommes se débinant, Mary Bee propose de se charger du convoi, malgré les dangers de l'expédition. Par hasard, elle croise un vagabond sur le point d'être pendu et lui propose un marché : elle le décroche de sa corde s'il promet d'effectuer le travail qu'elle lui confiera. Et voilà cet équipage improbable improbable parti pour un étrange voyage. Dans le chariot, les trois folles poussent des hurlements et risquent de s'entretuer. Les relations évoluent peu à peu au cours du voyage, sans jamais rien de mièvre ni de miraculeux. Les cinq voyageurs sont dépeints avec une grande délicatesse, et un certain humour qui allège les moments les plus graves. Peu à peu, les rôles s'inversent entre Mary Bee et George : merveilleuse d'humanité envers les trois malheureuses, Mary Bee est pathétiquement seule et désespérée. George Briggs évolue, et ce n'est plus seulement pour les 300 $ promis qu'il mènera finalement la caravane à bon port. Le film prend son temps, sans aucun esthétisme prétentieux : on voit des paysages magnifiques, on entend les bruits de la nature. Comme dans La dernière piste, de Kelly Reichardt. Et ce film m'a fait découvrir deux excellents acteurs : Hilary Swank et Tommy Lee Jones.
Neuf longues années après Trois enterrements, Tommy Lee Jones repasse brillamment derrière la caméra, aux commandes d’un film lunaire et torturé. En compétition cette année au Festival de Cannes, "The Homesman" confirme que Tommy Lee Jones est bien un grand cinéaste.
pas le meilleur western que j'ai vu mais pas pas si mal que ça avec parfois quelques longueurs. il y a un scénario assez original mais un peu étrange. en effet, histoire délicate à traiter au far west sur la vie de 3 femmes malheureuses qui sont devenus plus que folles au point que leur mari respectif ne peuvent plus s'occuper d'elles, donc elles sont transportés dans le far west par 2 acteurs qui s'associent pour faire un grand bout de chemins ensembles face aux difficultés qu'ils rencontreront durant leur escapade routière afin de trouver une endroit sécurisant pour redonner une meilleure vie à ses dames. très bonne interprétation de hillary swank en femme autoritaire et célibataire mais très courageuse battante et généreuse et un vagabond " tommy lee jones"un peu cynique mais avec un très bon fond sentimentalement et moralement qui font équipes à merveille , mais j'ai préféré les westerns précédents comme "django unchainned"ou "lone ranger".
En 1854, on suit le voyage de Mary Bee Cuddy, interprétée par Hilary Swank, une femme célibataire de 35 ans à travers le désert du Nevada. Elle doit effectuer un trajet de cinq semaines pour amener trois femmes devenus folles à un institut psychiatrique. Elle est accompagnée par George Bings, un solitaire joué par Tommy Lee Jones himself. Se déroulant comme un road-movie, le film nous plonge corps et âme dans l’Ouest sauvage, avec de superbes décors naturels donnant des frissons. La dureté du mode de vie au Nevada à cette époque est montrée dans les moindres détails, au point qu’on se demande ce qui passait par la tête de ceux voulait tenter leur chance dans l’Ouest.
Mais le film décrit aussi la condition de la femme dans cet environnement hostile, et montre trois cas extrêmes où des femmes basculent progressivement vers la folie, dans des passages qui pourraient presque tendre vers le film d’épouvante. Effrayant. D’ailleurs, le film est pourvu d’un ton résolument pessimiste, et l’on voit rarement un sourire sur le visage des personnages, entre un Tommy Lee Jones impassible et flegmatique et Hilary Swank, sèche et autoritaire. Dans la mise en scène, le réalisateur prend très souvent du recul par rapport aux acteurs, pour laisser plus de place aux décors, un peu à la manière de John Ford. Et pour couronner le tout, on a même droit à une situation cocasse avec Tim Blake Nelson, méconnaissable. Sans oublier un règlement de compte quasi gratuit, qui en choquera plus d’un.
Distillant l’espoir par petite touche au milieu du drame, ce western d’un réalisme captivant, avec une ambiance visuelle remarquable et des acteurs criant de vérité passionne de bout en bout. A noter une dimension féministe touchante toute à l’honneur de notre cher Tommy. Seul bémol : des musiques trop peu nombreuses, surtout pour un western.
Passé presque inaperçu au festival de Cannes, The Homesman est le deuxième film de Tommy Lee Jones à sortir en salles, neuf ans après un très bon Trois Enterrements. On retrouve d'ailleurs un point commun entre les deux films, l'omniprésence de l'imposante nature, à chaque fois traitée quasiment comme un personnage à part entière, qui serait capable de faire le bien comme le mal. Ici, l'action se passe au milieu du 19ème siècle, et une poignée de femmes rendues folles par la perte de proches est confiée à la géniale Hilary Swank, qui a pour mission de les escorter du Nebraska où elles se trouvent vers l'Iowa où un pasteur et sa femme pourront les prendre en charge. C'est dans cette entreprise qu'elle rencontre un Tommy Lee Jones en bien mauvaise posture et qui apparaît vieilli, rabougri et apparemment inoffensif. Le duo hétéroclite parvient tant bien que mal, essuyant les épreuves humaines et naturelles, à faire avancer la calèche dans le désert hostile américain. Les deux acteurs principaux sont extraordinaires, et les voir évoluer dans un tel décor est un délice. Quelques scènes, notamment celle de l'hôtel-restaurant trouvé en plein désert, feront date et marqueront le cinéma. En revanche, le film comporte quelques longueurs et mériterait d'être plus court. Toujours est-il qu'on ressort de la salle dépaysé et marqué par cette grande aventure.
Ce road-movie du far west a pour points forts le jeu des acteurs et le thème (de façon générale : les enjeux moraux, émotionnels...). Plusieurs sortes de marginaux se retrouvent à devoir voyager ensemble, c'est l'occasion pour eux de tisser des liens inattendus, et pour nous de sentir comment ces folles, solitaires et asociaux, sont avant tout humains, en dépit des apparences. Le film contient aussi plusieurs "faits sociaux" plutôt intéressants (la terre promise de l'ouest sauvage est presque stérile, la vie y est austère, certains colons rentrent au pays pour "prendre femme", les indiens veulent avant tout se nourrir, on voit aussi les riches du nouveau monde, etc...) Si l'on n'apprécie pas les habituels déboires de l'ouest sauvage, même aussi loin du bon vieux cliché cow-boys et indiens que l'est The Homesman, on aura malgré tout du mal à accrocher. Et si l'on n'aime pas non plus les road-movies lents, mieux vaut passer son chemin, car le film ne recèle pas de trésors de réalisation qui le rendraient incontournable.
Troisième long métrage réalisé par Tommy Lee Jones, j'avais bien aimé son précédent film "Trois enterrements" sortit en 2005, c'était une sorte de Western contemporain alors que son nouveau film, "The homesman" est dans le temps des cow-boys qui se veut plus réaliste loin des œuvres du genre que l'on a connu à l'age d'or d'Hollywood. Il y a de bonnes choses ici comme la lumière qui reflète bien les paysages superbement filmé et une belle musique de Marco Beltrami mais ce long métrage comporte des longueurs dans le milieu du film, une ambiance étrange avec ses trois femmes devenues folles récupérés par les deux personnages principaux du film mais c'est largement sauvé rattrapé par la dernière demi heure ou le personnage de Tommy Lee Jones qu'on croyait homme bourru au début révèle une autre identité. J'avoue aussi dans les défauts que j'ai eu du mal à imaginer le personnage d' Hillary Swank qui a du mal à trouver un mari à cause de sa laideur, ah bon !! (rire). En tout cas, bonnes interprétations des comédiens, notamment les trois femmes folles sans oublier Meryl Streep. Avis partagé.
Tommy Lee Jones nous offre un western inhabituel. Rares sont les films qui montrent avec autant de réalisme et de poésie la beauté et la cruauté de l'Ouest américain. Un peu longue à se mettre en place, l'intrigue arrive tout de même à nous accrocher.
Il y a les Feel Good movies et il y a "The Homesman". Une vision âpre et quasi désespérée de l'Ouest américain. Et accessoirement un film qui vous donne envie de vous tirer une balle, quelle que soit la qualité du scénario et de l’interprétation.
Voila un film qui ne pète pas plus haut que son c**. Tommy Lee Jones nous livre une sorte de Western glauque mettant en scène la rencontre d'une dévote célibataire frustrée qui se voit flanquée par le destin d'un roublard ronchon et vénal. La paire formée par Tommy Lee Jones et Hilary Swank fonctionne à merveille, les décors du midwest sont superbe, le scénario est bien ficellé. La mise en scène est sobre mais efficace. Ne pas s'attendre à des mouvement de caméra virtuose ou des plans séquences à couper le souffle. Un film modeste, divertissant comme on aimerait en voir plus souvent.
Homesman magnifiquement interprété par Tommy lee Jones, bon western dans la région des grandes plaines sur la pauvreté et la dureté de cette époque film tout en finesse ,sans effet de caméra, sans VFX, uniquement le jeu des acteurs. Bravo Dick