The Homesman
Note moyenne
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440 critiques spectateurs

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Truman.
Truman.

273 abonnés 1 364 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mai 2014
Troisième réalisation de Tommy Lee Jones et nouvelle réussite, allons au vif du sujet, c'est un western mais pas un western qui canarde à tout va, c'est un western qui pose son rythme et fait avancer doucement son scénario pour mettre en avant deux choses, les personnages et les paysages (enfin la réalisation) .

Sous des airs de road movie on passe d'un début gris à de magnifiques étendus désertiques, chacun des plans est soignés, c'est beau, parfois même somptueux .
La réalisation est l'un des points fort de ce film, les couchers de soleil, les flammes et la nuit sont montrés avec soin et délicatesse, le tout est d'une grande beauté .

Coté scénario il est vrai que c'est un peu convenu et que ça ne prend pas trop de risque, en dehors d'une chose assez surprenante et inattendu on avance en sachant ou l'on va mettre les pieds .
Malgré tout le coté humain est mis en avant, personnages pieux, désespérés, détruits, perdus ou tout simplement mystérieux The Homesman se garde de violence et d'action pour de la sobriété et un coté humain fortement prononcé .

Une des autres grandes forces de ce film qui le façonne de bout en bout dans sa réussite serait les acteurs, un Tommy Lee Jones en vieil homme solitaire chargé d'une mission qu'il n'aurait jamais imaginé face à une Hilary Swank sévère et rude . .
Les acteurs sont époustouflants de justesse et de sincérité .

Le seul point vrai point négatif selon moi est au début, on nous montre comment les femmes deviennent folles, mais le tout est assez brouillon et maladroit dans son traitement, ce qui rend le truc un peu confus .

Même si The Homesman ne renouvelle pas le genre et plonge un peu trop dans le classicisme par moment, l'ensemble se révèle fort réussit grâce à sa réalisation et ses acteurs, un bon moment de cinéma et une preuve que le western n'est pas mort en 2014 .
Flaw 70
Flaw 70

276 abonnés 422 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mai 2014
9 ans après son très réussi Trois enterrements, son premier film, Tommy Lee Jones revient derrière la caméra avec ce western mélancolique et crépusculaire qui a fait sensation sur la Croisette. Il y avait énormément de procédés tirés du western dans son premier film et il était donc naturelle qu'il s'attaque à ce genre de façon frontale dans son deuxième long métrage surtout qu'ici il transcende le genre par un mélange de tons des plus maîtrisé. Le scénario nous fait donc passer de la comédie au drame avec une aisance qui force le respect tous en respectant scrupuleusement les codes du western, ce qui offre un récit classique mais peu orthodoxe qui arrivera même à surprendre par les risques que celui-ci prend. Ici le récit traite de sujet universelle rarement exploité dans ce genre de films comme la folie, la solitude et l'isolement et en cela il va créer un des plus beaux portraits de femme du cinéma car avant tous c'est un film féministe que nous livre Jones, un féminisme brutal et désespéré. On ne peut qu’être touché et ému par ce crie de colère que pousse Jones face à une société qui broie les femmes, elles croulent sous les responsabilités sans avoir le droit de se plaindre, elles doivent constamment rester forte et souffrir en silence alors que les hommes ne sont que des pleurnichards lâches et faibles qui ont constamment besoin de ses femmes fortes pour les remettre dans le droit chemin et qu'ils montrent toute la noblesse dont ils sont capables. Ce message est donc toujours d'actualité car le traitement subi par ces femmes à cette époque n'est pas totalement différent du traitement qu'elles subissent actuellement. De plus traité ce sujet sous l'angle de la folie et du désespoir permet de composer des personnages intéressants et totalement bien écrit notamment le duo principal qui apprendront à ce connaitre et à s'amadouer. Mary Bee Cuddy, personnage principal du film, est donc une femme solitaire et pragmatique, elle ne veut pas ce marier par amour mais par pur besoin pratique, ce qui rend incroyablement complexe cette femme au grand cœur mais qui est rude et autoritaire, on ne saisira que rarement ce personnage à la personnalité forte et à la carapace dur qui sera d'ailleurs à l'origine d'une des surprises la plus déstabilisante et brutale du film. Pour George Briggs le traitement est différent mais tous aussi réussi, d'abord noyau comique du récit grâce à son introduction hilarante, il se montrera comme un personnage lâche avant d’apparaître pour ce qu'il est vraiment une caricature du monde dans lequel il vit. Lui aussi en a vue trop dans sa vie mais il a décide de tout laisser tomber, il n'a plus d'attache et il fuit constamment lorsqu'il commence à être trop impliqué émotionnellement, c'est un personnage juvénile qui se protège derrière l'humour spoiler: ( ses deux scènes de dance sont très évocatrice sur sa personnalité, il fait le pitre pour adoucir l'horreur du monde )
. Il est remarquablement écrit et son parcours psychologique est un des plus intéressants du film. Il est par contre dommage que certains aspects du récit soit trop classique et qu'un certain académisme ce dégage de l'ensemble surtout après avoir composer des personnages aussi attachant, avoir traité de la folie avec une justesse et une pudeur émouvante ainsi que de nous avoir bluffer en nous détournant du vrai désespoir avant de nous le jeter à la figure sans concession ce qui créer un des plus beaux et des plus surprenants chocs du cinéma depuis bien longtemps. Le casting est sinon impeccable même dans les plus petits rôles notamment Meryl Streep qui est excellente mais on retiendra surtout Hilary Swank qui est bouleversante de maîtrise et de justesse, Tommy Lee Jones dans un de ses meilleurs rôles qui montre un talent comique insoupçonné ainsi qu'une gravité saisissante sans oublier les trois actrices qui ont jouer les femmes folles qui ont des rôles difficiles et qu'y s'en sortent à merveille. Pour la réalisation on notera la magnifique photographie de Rodrigo Prieto ainsi qu'une excellente excellente partition musicale. Sinon le mise en scène de Jones est très classique même si il à le mérite de filmer la folie de face sans jamais détourné le yeux, ce qui nous gratifie de scènes chocs d'une brutalité parfois insoutenable spoiler: ( les viols ainsi que le meurtre du bébé et le travelling sur la découverte du cadavre d'un bébé )
et il offre même un morceau de bravoure magnifiquement filmé caméra à l'épaule spoiler: ( La revanche à l’hôtel )
. En conclusion The Homesman est un excellent western qui arrive même à transcender son genre pour trôner aux panthéons de ceux-ci, malheureusement certains défauts l’empêche d’être le chef d'oeuvre qu'il aurait pu être mais on reste devant une belle leçon de cinéma, à la fois film d'auteur et film populaire, qui marquera et qui est pour moi une des plus belles surprises de cette année.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mai 2014
Beaucoup plus classique que "Trois enterrements", ce nouveau film de Tommy Lee Jones, en lice pour la Palme d'Or, explore cependant un aspect assez méconnu ou peu traité de l'histoire de la conquête de l'ouest américain. Sait-on en effet ce que vivaient, ce que supportaient les pionnières, les femmes qui avaient osé s'aventurer jusqu'à ces terres encore sauvages, jusqu'à ces contrées de solitude et d'extrême rudesse? Celles qui ne trouvaient pas de maris risquaient de sombrer dans la dépression. Mais celles qui en trouvaient un n'étaient pas davantage à l'abri: les conditions de vie étaient si rudes que plus d'une en perdaient la raison.
C'est précisément le sujet de ce film: avec l'aide d'un rustre prénommé George (Tommy Lee Jones), Mary Bee (Hilary Swank) entreprend le long voyage qui ramènera sur des terres plus hospitalières trois femmes devenues folles. Pour Mary Bee il s'agit d'un acte de charité, mais pour George seul compte l'appât du gain, c'est-à-dire les 300 dollars de récompense qui lui ont été promis.
Le sujet est assez original donc, mais le traitement, mais la mise en scène le sont beaucoup moins. Tantôt élégiaque, tantôt rude, parfois ponctué de scènes de violence d'une grande brutalité, le voyage séduit le spectateur sans vraiment le passionner. C'est intéressant, mais ce n'est pas vraiment captivant. Un beau western, mais un western un peu pépère! 7,5/10
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 mai 2014
Dans la lignée de la cinématographie de Tommy Lee Jones, la mise en scène est centrée sur des personnages haut en couleurs, parfois au détriment de la narration elle-même. Ainsi, malgré les nombreuses longueurs, on s'attache aux personnages principaux, dont les échanges sont excellents, ce qui nous maintient en éveil tout au long du film.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 20 mai 2014
Avec "The Homesman", objet hybride mi-indé mi-hollywoodien, Tommy Lee Jones signe un western de facture classique dans son ensemble mais avec des touches d'originalité qui tendent à tirer le film vers le haut. "The Homesman" dépeint la conquête de l'ouest d'un point de vue assez novateur, exposé dans toute sa rudesse et sans lyrisme superflu à travers l'histoire de ce convoi qui (paradoxalement) repart vers l'est, débarrassant du pays fraîchement conquis les éléments qui n'ont pas pu ou pas su s'adapter aux éprouvantes conditions de la vie de pionnier. Cette remontée à contre-courant de l'histoire de la construction d'un pays a son lot de rencontres symboliques : les natifs encore plus ou moins insoumis (et dont le massacre est un peu évoqué), le convoyeur sans foi ni loi qui s'approprie ce qui lui tombe sous la main ou, alors qu'on se rapproche de la civilisation, les promoteurs affairistes bâtisseurs de villes. Dans le convoi lui-même, les portraits de ces femmes d'immigrants ayant sombré dans la folie sont superbement rendus (magistrales Miranda Otto, Grace Gummer et Sonja Richter qui jouent les aliénées toujours à la limite du caricatural mais sans jamais la dépasser) même si les courts flashbacks retraçant leurs parcours vers la démence sont insérés un petit peu n'importe comment et pas toujours à bon escient dans le montage. Quant au couple ayant la charge de conduire cet attelage original, il l'est beaucoup moins, lui, original : la vieille fille bigote, autoritaire et déterminée en quête désespérée d'un mari et le vieux baroudeur bourru qui fait le job juste par appât du gain, c'est vu et revu (ça rappelle un peu "True Grit", par exemple, même s'il y a une différence d'âge importante entre les personnages féminins des deux films). Mais là encore, l'interprétation d'Hilary Swank (exceptionnelle) et de Tommy Lee Jones dans ces rôles certes assez familiers pour eux dépasse tous les clichés et mérite toutes les louanges. Et puis il y a ce changement de ton assez brutal au deux-tiers du film. Brutal mais salutaire et surtout extrêmement bien géré. Parce que jusque là, il faut bien le dire, "The Homesman" tenait plus de "La petite Maison dans la Prairie" que de John Ford ou Sam Peckinpah et que, malgré une photo et une musique irréprochables, on pouvait commencer à s'emmerder ferme. Pire, Jones se laissait aller en se vautrant par moments dans une forme de comédie à l'humour pourave qui n'est pas sans rappeler ce que son producteur français sait faire de pire quand il pond ses scénarios. Mais alors, dès que les évènements prennent une tournure dramatique, la dernière partie du film est comme touchée par la grâce, de la superbe scène de la rivière jusqu'à ce final génial où le personnage interprété par Tommy Lee Jones s'en retourne à nouveau vers l'ouest sauvage et quitte l'est policé en lui tirant dessus, en nous tirant dessus, face caméra. Tout un symbole.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 mai 2014
Magnifique western pur jus un peu dans la même veine que "True Grit". Les acteurs sont épatants et les paysages magnifiques. Bon, évidemment, ce n'est pas très gai, la folie des femmes met mal à l'aise et on est en plein dans la dureté de la vie de l'époque, mais les personnages finissent par être vraiment attachants. A voir sur grand écran en tous cas !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 mai 2014
Superbe ! émouvant, beauté du paysage et moraliste. J'ai adoré !! ça change des films français
Mondocine
Mondocine

82 abonnés 293 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2014
Outre sa saisissante beauté formelle, un drame westernien d’une pureté magistrale, épris d’une humanité bouleversante et d’un enivrant parfum de liberté vis-à-vis de son affranchissement des genres définis, des codes, des conventions, du traitement des mythes fondateurs de l’Amérique… Audacieux, fascinant, et porté par un duo de comédiens exceptionnels.

La critique complète sur Mondociné...
gjolivier1982
gjolivier1982

70 abonnés 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2014
The Homesman est une grande réussite et une excellente surprise. C'est très certainement le meilleur western depuis True Grit des frères Coen. Il pourra même très certainement plaire aux spectateurs peu friands de ce genre cinématographique.
Porté par des acteurs excellent (et on salue le retour en forme d'Hilary Swank qui n'avait pas trouvé de pareil rôle depuis Million Dollar Baby) et bénéficiant d'une beauté visuelle stupéfiante, le film est très original dans le choix des thèmes qu'il développe. Quelques longueurs n'enlèvent en rien la force émotionnelle de l'ensemble. Et si l'on regrette une fin qui s'éternise, on est devant un excellent film.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 19 mai 2014
Présenté en compétition au Festival de Cannes 2014 et déja nommé "Film du Mois" par Premiere, le dernier film de Tommy Lee Jones enchante les critiques. Et malgrè cela, THE HOMESMAN offre un bilan mitigé.

THE HOMESMAN c’est d’abord un scénario intéressant adapté du roman éponyme de Glendon Swarthout. Le scénario nous transporte à travers cette envolée sauvage d’un ouest rude où les femmes pleine de désespoir sombrent dans la folie pure. THE HOMESMAN dévoile alors la face caché du mythe américain, un aspect féminin peu porté à l’écran. THE HOMESMAN montre avec justesse comment la solitude peut détruire une personne.

En revanche, la caméra de Tommy Lee Jones est trop lente et entrave le départ du film. En effet, la mise en place de l’intrigue prend trop de temps et THE HOMESMAN a du mal à démarrer. Mis à part cette réalisation peu dynamique, qui a tout de même son intérêt artistique dans le développement du film, on peut reprocher à Tommy Lee Jones de rester superficiel dans sa réalisation, peinant le spectateur à s’immerger dans le film. Et, on regrette une fin sans fin trop abrupte et maladroite. Mais THE HOMESMAN reste beau à voir avec ses longs plans sur un ouest sauvage immaculé. Aussi, on salue le contraste entre le désert de l’ouest et les villes de l’est qui est très bien porté à l’écran.

Le casting offre une belle surprise avec une Hilary Swank parfaite dans son rôle de femme forte et un Tommy Lee Jones délicieux en vieil homme bourru. Les trois folles présentent un jeu d’actrice puissant et sont parfaitement crédible. Et, on apprécie les guests stars tout au long du film : William Fichtner, James Spader, Hailee Steinfield et Meryl Streep.

Pour conclure, THE HOMESMAN est un road movie lent et contrasté entre cet ouest sauvage et cet est moderne. Un film qui reste à voir pour les fans de Tommy Lee Jones.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 19 mai 2014
C'est long c'est lent, ça part dans tous les sens
Ok c'est tiré d'un livre mais je ne comprends pas d'où on vient et ou on va. Plutôt que de passer des heures à zoomer sur le visage des trois femmes folles ou faire des flashbacks dont on ne comprend rien, il aurait peut être fallu y mettre quelques scènes pour expliquer le background, ou ajouter un narrateur en voix off... Au lieu de ça on est dans le flou et on ne comprend pas les réactions des personnages, c'est vraiment dommage.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mai 2014
Un western qui fait la part belle aux grands espaces et vastes ciels de l'Ouest états-unien (superbe photo de Rodrigo Prieto). Un récit qui chemine façon road-movie, lentement mais sûrement. Deux thèmes - grâce et rédemption - qui sont symboliquement les moteurs dramatiques du film (littéralement aussi, puisque ce sont les prénoms des deux mules qui tirent la carriole transportant les personnages principaux...). Voilà pour la dimension classique. Le reste est plutôt atypique. À commencer par le tandem qui est au centre du film : une vieille fille à forte tête, frustrée dans sa générosité, frustrée d'amour, et un vieux cow-boy pragmatique, pas vraiment du genre humaniste, mais un peu justicier quand même. Tandem inédit et beaux numéros d'acteurs, avec une mention spéciale à Hilary Swank, magnifique et touchante. Ces deux-là nous embarquent dans une histoire sans gunfight, sans chevauchée fantastique, mais avec un tableau social singulier, qui évoque non seulement la dureté de la vie dans le Far West du XIXe siècle, l'envers du rêve américain, mais aussi et surtout la rudesse de la condition féminine dans ce contexte, la pression sociale et morale autour du mariage et de l'enfantement, qui poussent certaines femmes à la folie ou autres extrémités. Thématique rare dans un cinéma de genre à dominante bien virile. Et ponctuée ici, aux trois quarts du film, par un événement aussi inattendu que déchirant. Au final, grâce et rédemption s'effacent au profit d'une forme de nihilisme qui balaie tout, les serments, la dignité, la mémoire, le pouvoir de l'argent... Tommy Lee Jones offre une vision bien désabusée de la conquête de l'Ouest. The Homesman est un film amer à souhait. Il lui manque peut-être quelque chose de plus âpre et chaotique, dans sa forme, pour coller davantage au sujet. Quelques variations de rythme, aussi, pour s'emballer et nous emballer complètement. Mais la qualité est là, bien tenue d'un bout à l'autre.
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mai 2014
Survivre dans l'Ouest américain. Cultiver une terre ingrate, affronter les conditions climatiques. Ne pas sombrer. Trouver un mari. Rester forte et droite. Être choisie pour transporter des femmes qui ont sombré. Trouver un fou pour l'accompagner. Ne pas sombrer. Essayer de se trouver un mari pour faire des enfants, et ne trouver personne. Surtout ne pas sombrer. Chanter pour se donner de la joie. Pleurer quand on est à bout de nerf. Penser à ne pas sombrer. Affronter ses peurs, utiliser l'humour en cas de désespoir. À partir de la, le film oblique, à la grande surprise du spectateur. Le "grand relâchement" fait son œuvre, le film se concentre sur un personnage. TLJ réussi à faire un mélange subtil de néo-western réaliste, comme Kelly Reichart, ainsi qu'un récit d'aventure ou la violence, la folie, la religion se mêlent. Et où ne pas sombrer vire à l'obsession... Du grand art !
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mai 2014
Pas complètement convaincu par "The Homesman", ce western qui ne tient pas toutes ses promesses. L'histoire, à la base, est bonne mais se perd dans un scénario parfois brouillon, parfois facile mais néanmoins accrocheur. De plus, Tommy Lee Jones n'exploite pas tout le potentiel dont est pourtant dôté ce "road movie" du XIXème siècle que cela soit dans les personnages rencontrés ou dans le caractère épique de ce genre d'aventure. Sur ces deux points, on ne peut que rester sur sa faim. De plus, la réalisation déçoit par son manque d'ambition et se maintient dans une direction bien trop classique. Si Tommy Lee Jones Réalisateur déçoit, Tommy Lee Jones Acteur assure un max dans la peau de cet outlaw vagabond qui donne du piquant et une dose d'humour au long métrage. Si "The Homesman" n'est clairement pas un film abouti et aurait mérité un peu plus de travail, le résultat n'en demeure pas moins acceptable avec son histoire captivante.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 mai 2014
Fabuleux Tommy Lee Jones. Encore un western qui change totalement de ce que nous sommes habitués à voir et ceux qui ont vu son 1er film comprendront ce que je veux dire.
Cet homme est un monument ! il a un côté « brut de décoffrage » qui lui donne cet air bourru et son phrasé sec et un peu haché avec son timbre inimitable et son autre versant, intelligent, fin, subtil, d’un humour décapant et qui fait mouche.

Son histoire est une sorte de road movie, elle célibataire de 30 ans qui a réussi dans le midwest, elle a ferme, élevage, agriculture, elle est rude, elle est dure, elle a du caractère, elle est pleine d’amour, d’espoir, elle rêve d’un mari, d’enfants mais elle ne trouve pas à se caser, extraordinaire Hilary Swan + 3 femmes mariées de cette communauté qui ont perdu totalement la raison, que les époux ne peuvent plus assumer et qui doivent être ramenées dans leurs familles, et enfin une espèce de vagabond qui va faire la route avec les 4.

Le chemin sera long et rude dans des paysages qui donnent la chair de poule (et pas parce qu’il y fait froid), des plaines jaunes-ocres à perte de vue, sans eau, sans arbres, sans aucune vie si ce n’est quelques indiens ou autres personnages pas très reluisants. Ce serait presque un huis clos si cela ne se passait pas au milieu de l’infini, au milieu de rien ! les âmes s’ouvrent, les langues se délient, on en apprend un peu plus. C’est beau, c’est profond, l’émotion est là, à chaque tour de roue, à chaque feu de camp et même si le film est très lent, à aucun moment l’attention ne retombe, on sait qu’il va se passer quelque chose.

Je vais arrêter là, j’ai presque envie de tout raconter tant c’est beau.
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