Eastern Boys
Note moyenne
3,6
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150 critiques spectateurs

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tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 janvier 2015
Un bourgeois aborde un jeune sans papier Gare du Nord. Il lui donne RV chez lui dans son bel appartement, mais c’est sa bande de loubard qui débarque et dévalise son appartement sans qu’il ne lève le petit doigt, n’appelle la police ni même ne tente d’alerter les voisins… Il va jusqu’à faire la fête avec ses cambrioleurs… Déjà cette entame est consternante, voire ridicule dans un film qui n’est pas une fable. Daniel, le bourgeois, amoureux de Marek, le jeune sans papier, sera beaucoup plus assuré dans le dernier chapitre dès lors qu’il faudra sauver Marek. Daniel n’est donc pas une serpillère quand même. Et puis ensuite, des scènes d’amour entre hommes pas forcément utiles ; on se retrouve dans un film étrange comme aime en faire le cinéma français. Et celui là a dû plaire à ceux qui ont aimé « L’inconnu du lac » ; c’est un copié collé de ce thriller érotico homo. La menace du groupe sur Malek est palpable et constitue à mon sens le seul réel intérêt du film. Et dans la dernière partie où Daniel met tout en œuvre pour sauver son amour est donc, à part la mise en place très documentaire dans la Gare, la seule des quatre chapitres à trouver grâce à mes yeux. Désincarné au possible, on a du mal à croire à cette histoire d’amour. Khechiche dans « La vie d’Adèle » ne lésinait pas sur les scènes de sexe entre les deux héroïnes, mais la relation entre elles deux vivait ; là, on aurait aimé y croire, mais non.
Un film qui surfe sur une tendance actuelle du cinéma français ; mais Khechiche avait déjà tout dit.
E.nigma
E.nigma

16 abonnés 183 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 février 2015
Ma curiosité.

Peut-on considérer ma curiosité comme stupide ou bien illustrant un élan de fierté purement égocentrique sur la ville de Pau ?

Car oui tourné en grande partie à côté du centre commercial leclerc et de l'université ce film désolant et ennuyeux à en mourir affirme encore plus ma vision réactionnaire sur les oeuvres du cinéma indépendant ou l'intelligentsia s'amuse à nous narguer avec des propos purement masturbatoire. Mais allant jusqu'à réaliser un film sur un tapin qui s'amuse non pas à arnaquer des pervers ce qui aurait vraiment pu donner un film très plaisant mais qui préfère plutôt s'attacher à nouer une relation d'amour abracadabrantes sans queue ni tête avec l'un d'entre eux, croyez moi on aura tout vu, enfin sauf le bas puisque c'est le fond qu'on touche.

Effleurant la monstruosité de la prostitution en la glorifiant. Ce film qui se veut libertaire par ses idées et dans l'ère du temps réussi à finalement être affreusement réactionnaire. (confère la scène où le client apprend à dire " Je te suce " au norvégien la moralité sur le test du VIH après le rapport sexuel non protégé, quoi de plus logique) On est donc presque à deux doigts de voir apparaître des figurants comme le célèbre Robert Ogier pour ne citer que lui afin que la décomposition soit maximale c'est vous dire. (Le lycée du zouave se situant juste à côté du lieu de tournage des scènes en extérieur.)
Oui je ne sais pas vraiment pas ce qui me pousse à perdre mon temps devant des trucs comme ça.

Peut-on considérer ma curiosité comme stupide ? J'ai déjà ma réponse.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 27 mai 2014
Un très très mauvais SHAME français, lent, long, gris, noyé par un camion citerne de bons sentiments pour les pauvres russes victimes de la guerre en Tchétchénie terminée il y a 10 ans. Egrenant les clichés comme les perles d'un chapelet. Enchaînant les situations invraisemblables plus rapidement qu'une série Z. Parasité par des références aux fantasmes homos mal digérées et non assumées. Le tout recouvert d'un vernis qui rend l'ensemble lisse, neutre, inintéressant au possible. A faire murir d'ennui un neurasthénique sous morphine.
Antoineeeee
Antoineeeee

9 abonnés 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 avril 2014
Ovni, j'adore. Ambiance periph et hotel ibis. Sex, émotions, suspens, musique...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 mars 2014
Vu ce film en avant première à Paris. Bluffant. J'avais déjà aimé Les revenants, le précédent film de Robin Campillo, (adapté en série pour Canal+). Son deuxième essai en tant que réalisateur est un coup de maitre. Le scénario est d'une grande intelligence, à la fois surprenant et inventif. On est sans cesse surpris par la tournure que prend l'histoire. Les acteurs sont tous formidables, (mention spéciale à Olivier Rabourdin et à l'incroyable acteur qui interprète Boss, le chef de bande).
La séquence d'ouverture dans la gare du Nord à Paris est d'anthologie. A voir absolument.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 8 avril 2015
Plutôt déçu sur l'ensemble. Ce qui me chiffonne le plus, c'est de ne pas comprendre quel est le message principal que l'auteur a voulu faire passer, et donc quelle a été sa motivation première. On ne sait pas trop s'il s'agit de s'intéresser à la thématique homosexuelle, à la différence d'âge, de milieux, ou au sort des enfants ou des jeunes sans-papiers venant des pays de l'est. Rien ne semble être réellement approfondi ou mis en avant.
On ne sait pas non plus quelle est l'intention générale, s'il s'agit d'un récit engagé, d'un fantasme ou encore d'un conte. Il n'y a que peu de place pour le rationnel, le réalisme, et l'environnement manque de matière : tout a l'air neuf et aseptisé, comme si l'essentiel du film ne se déroulait qu'entre des cloisons de contre-plaqué, en des lieux ternes manquant cruellement de vécu, d'originalité et de caractère, meublés façon Ikea.
Du début à la fin, on voit les deux personnages principaux agir et interagir sans jamais comprendre leur état d'esprit vis-à-vis de l'autre, ce qui m'a fortement dérangé car au final, rien n'est expliqué. Laisser certaines choses libres d'interprétation d'accord, mais pas sur des pierres angulaires.
La charge émotionnelle est insuffisante et a même tendance à se disloquer sur une fin peut-être un peu trop lisse et "bien pensante", voir décevante. Au mieux, il s'agit d'une volonté d'happy ending totalement abracadabrantesque, au pire cela reflète une sorte de fantasme pervers qu'on légitimise en assurant qu'il n'y a plus aucun rapport amoureux/physique entre les deux protagonistes. Dans tous les cas, quelque chose n'est pas clair sur ce qu'il est advenu des sentiments et désirs qui ont pris le temps de se développer entre eux.
L'ensemble manque surtout de vie, de joie, d'énergie, de relief, et ... de dialogues. Cela aurait pu être une jolie oeuvre contemplative si on avait laissé de côté cette intrigue plus ou moins policière et trop française, mais là encore, les silences, les vides, les instants laissés à l'interprétation ou à l'imaginaire du spectateur manquent de profondeur et d'atmosphères. Mon plus grand regret, même si le jeu d'acteurs n'est pas à mettre en cause, c'est qu'il n'y a rien d'attendrissant, rien de poignant, rien de véritablement remuant.
Au final, j'ai trouvé ce film assez monotone, mono-expressif, sans être pour autant ennuyeux. La symétrie inversée entre la situation de départ et celle d'arrivée reste intéressante mais le cheminement est trop exceptionnel pour être aussi peu stimulant.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 avril 2014
Pour son second film, le réalisateur Robin Campillo pose un regard déstabilisant sur une relation amoureuse entre deux hommes séparés par leur âge et dont on a du mal à ressentir les motivations. Pendant que l’on se demande lequel de ces deux personnages, un parisien homosexuel impassible et un prostitué ukrainien, est en train de manipuler l’autre en l’aveuglant, se dresse une peinture sans complaisance de la situation d’un groupe de jeunes sans-papiers manipulés par un effrayant leader charismatique. Plus que de misère humaine ou d’intégration sociale ce sont donc des effets de groupe et des réseaux mafieux que nous parle la dernière des parties de ce scénario déroutant. Avec son système de chapitrage, la narration réussit à accentuer petit à petit le suspense et le malaise de ses protagonistes. Beaucoup de thèmes sont donc abordés dans Eastern Boys, trop peut-être car on n’en vient à se demander quel message veut y faire passer son auteur et si son récit est vraisemblable mais on aime en apprécier la poésie et l’émotion.
aymericl
aymericl

19 abonnés 160 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2014
Ce film de Robin Campillo est un petit bijou plein de subtilité et de finesse. Le film débute par une magnifique scène à la Gare du Nord au cours de laquelle Marek et Daniel se rencontrent. Leur destin va basculer à partir de ce moment. Une relation amoureuse dans un premier temps qui évolue progressivement vers une relation beaucoup plus paternelle. Le personnage de Daniel n'a jamais les réactions qu'on pourrait prévoir et surprend par ses choix, ses décisions. Robin Campillo signe un film non conventionnel, avec une esthétique originale (scène du "cambriolage"), et des acteurs qui se donnent corps et âme dans leurs rôles. Je déplore seulement quelques longueurs à certains moments mais cela reste un très bon film.
César D.
César D.

39 abonnés 616 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 avril 2014
bien joué et plutôt réaliste, sauf pour la première partie où toute cette bande de voleurs volent tous le mobilier du héro chez lui, sous ses yeux et qu'il ne réagit pas. complètement ridicule.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 avril 2014
"Eastern boys" est un film malaisant qui s'ouvre par deux scènes d'anthologie.
La première est filmée en plongée au téléobjectif à la gare du Nord. Des jeunes sans papiers, originaires d'Europe de l'Est, déambulent à l'affût d'un mauvais coup au milieu de la foule estivale des voyageurs. Ils croisent Daniel, un quinquagénaire propre sur lui, qui, attiré par la beauté d'un des leurs, lui propose un plan cul à 50 euros à on domicile le lendemain.
La seconde scène est donc celle du rendez-vous. A la place de son mignon, c'est tout le groupe menaçant que Daniel voit débarquer dans son appartement. Toute résistance serait inutile face à leur nombre et à leur violence qu'on sent prête à éclater. Passif sinon consentant, Daniel les laisse déménager son mobilier, lui dérobant tous les objets de valeur depuis la chaîne Hi-fi jusqu'au lustre.
Rompant avec l'intensité et l'unité de ces deux longues scènes d'ouverture, le reste du film raconte le lien qui se noue entre Daniel et le jeune prostitué : le sexe mécanique des premières passes, la tendresse qui peu à peu s'instille, la confiance qui lentement s'installe ...
Cette histoire est plus banale, à mi-chemin du thriller social et de l'histoire d'amour altruiste.
Mais restent ces deux premières scènes impressionnantes qui, à elles seules justifient l'intérêt qu'on peut porter à ce film dérangeant.
spoty753
spoty753

4 abonnés 67 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 avril 2014
EASTERN BOYS : Film attendrissant et touchant bien qu'un peu facile à certains moments. Le casting est surprenant de justesse (à une exception près). Une jolie histoire à laquelle on aimerait croire se concluant par une fin qui, reprise de façon mal intentionnée, pourrait donner raison à un débat nauséeux et glissant dangereusement vers l'amalgame. Un peu plus de profondeur n'aurait pas fait de mal à ce mythe de la putain et son prince à la sauce ukrainienne. #movie #review
donniedarko1
donniedarko1

72 abonnés 258 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 avril 2014
Merveilleux film, surprenant, empruntant divers registres dans une ambiance hypnotique on frôle le polar parfois, le roman chevaleresque à la fin, mais aussi le drame social. Bravo a la réalisation. Happant.
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 octobre 2014
Véritable coup de cœur, ce film d'une rare intensité aborde avec finesse et intelligence toute la complexité entre un homme mature qui rencontre un jeune ukrainien déraciné à la gare du Nord, et dont la relation s'enrichira tout au long du film en passant par diverses phases. Aucun manichéisme ni gratuité, des acteurs d'une justesse incroyable, Eastern Boys raconte ces deux destins dont le balbutiement s'apparente à une simple rencontre entre un micheton et son tapin sans papier; mais très vite, après une scène d'une intensité et d'une violence digne d'un passage de "orange mécanique" (le personnage de boss est porté par un comédien dangereusement beau et inquiétant), les deux hommes vont se découvrir, s'apprivoiser, se rendre indispensables l'un à l'autre dans une tension de chaque instant. les silences et les non-dits, les regards et les absences filmées avec subtilité par une caméra fluide apportent une force supplémentaire au film. le déracinement, la reconstruction, le besoin de filiation sont autant de thèmes qui enrichissent ce long-métrage. Une réussite absolue, qui pour moi n'a rien à voir avec l'artificiel "Inconnu du Lac", sur lequel je n'avais absolument pas fonctionné. Un bijou de film... 5/5
issanissa1
issanissa1

20 abonnés 149 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 avril 2014
peut-être abusé sur le fond, le film est d'une très grande beauté plastique et tente de nous montrer que l' homophobie, sournoise, reste un sujet de base et devrait donner une leçon à certains sur la théorie du genre qui, hélas pour le moment, est mise en stand bye (voir les propos d'hier de sainte boutin)
nicperpignan
nicperpignan

47 abonnés 253 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 mars 2014
après la daube d'adèle voici la même chose en masculin c'est nullissime ! à éviter d'urgence !
on est en crise, et un sou est précieux !
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