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E.nigma
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2,0
Publiée le 19 février 2015
C'est assez intéressant de voir comment un film aussi pauvre sur tous les fronts peut cependant se relever efficace sur des thèmes comme l'ennui, la lâcheté et la confiance en soi. Inutilement long les aventures de cette famille de suédois désespère autant qu'elle énerve puisque 2h de film pour finalement subir une classique histoire d'amour à reconstruire alors que les ingrédients sont là pour réaliser si ce n'est une comédie amère au moins un huis-clos passionnant sur le rôle du père prophétique. Car ici les codes du théâtre Song réunis sans jamais porter leurs fruits. Dialogues et réflexions insipides, personnages vraiment transparent... Ce n'est pas une thérapie comme celle ci que vous allez vous requinquer.
Aucun intérêt . Réalisation prétentieuse qui laisse le spectateur sur le bas-côté , intrigue superficielle et surjouée, fin complètement hors sujet . A éviter absolument.
Dans un beau et froid décor hivernal Alpin avec ses hôtels de luxe au style design, une famille de suédois à l’éducation et l’attitude codées, se retrouve face à un comportement instinctif basique du père de famille.
J’ai trouvé le film assez ennuyeux, avec certains plans inutiles et longs, même si l’ambiance glaciale de la station de ski, amplifiée par de la musique de Vivaldi, a quelque chose d’envoûtant et d’intéressant.
L'idée était bonne mais ça ne fonctionne pas bien. Les personnages ne sont pas crédibles. La mère est totalement tordue, toujours à rire nerveusement, incapable de parler en face à son mari, il lui faut nécessairement un couple en face d'elle pour déballer ses griefs, et aucun des deux couples ne l'arrête. Le père est un peu plus vraisemblable mais excessif dans son genre. Finalement on reste à l'extérieur de leur histoire et passablement agacé.
L'idée de départ de ce film suédois est intéressante : la réaction lâche d'un père de famille devant un événement imprévu va totalement bouleverser les vacances d'une famille modèle venue passer quelques jours de ski dans les Alpes. Le scénario, qui questionne le rôle de l'homme et de la femme au sein du couple actuel et illustre l'incompréhension profonde qui peut naître au sein d'un ménage, donne lieu à quelques (trop rares) scènes cocasses. Car en effet, Ruben Östlund rate son film. Le réalisateur ne parvient à aucun moment à maintenir la tension de la – très forte – scène de l'avalanche et se perd dans des séquences qui cassent complètement le rythme de son long-métrage. En outre, il manque complètement son final.
Typiquement le genre de film pour lequel on s'interroge en sortant de la salle. Avons-nous vu un chef d'œuvre ou un navet ? Franchement, la réponse n'est pas facile. La mise en scène quelque peu aseptisée n'aide pas à s'attacher à des personnages froids comme la glace dans laquelle ils évoluent. C'est très esthétique, un peu lent, un peu agaçant et en même temps, souvent fascinant. La désagrégation de cette famille est représentée avec beaucoup de subtilité, et pourtant une scène à l'emporte-pièce dans laquelle l'héroïne craque complètement détruit ce lent processus progressif pour installer une sorte d'urgence qui n'est plus en phase avec la première partie du film. Aussi, mon avis restera mitigé et je reste persuadée que le réalisateur aurait pu sacrifier un peu d'esthétisme pour apporter plus de chaleur à son histoire. Le film en serait sorti grandi, le potentiel était bon.
Malgré quelques bonnes idées de mise en scène(j'ai beaucoup aimé les interludes paysagers ou la scène de brouillard-le blanc qui irradie l'écran)il faut reconnaître que la symbolique est lourdingue(Freud continue à faire des ravages)et qu'on s'y ennuie comme dans un film de Hanneke.
Il y a des films à découvrir, pour voir autre chose, s'évader... mais là c'est trop dramatique pour tirer vers la comédie. L'histoire est sympa, mais c'est parfois long, lent, avec une envioe de savoir au plus vite où ils veulent en venir... ...Moi j'ai la réponse, mais c'est poussif pour y arriver !
Une fois dit que ce film n'est pas un chef-d’œuvre il n'en reste pas moins qu'il aborde plusieurs pans de notre société avec une certaine jubilation. La lâcheté, mais pas seulementcelle du père est mise en avant. Les amis, la femme, les femmes des amis etc.et même les enfants arrivent à nous sembler antipathiques tant ils sont mal élevés. Et c'est bien là pour moi le sujet du film : "le charme discret de la bourgeoisie". L'argent et la préservation des privilèges ! Les images le montrent par leur faux aspect de vieux films mal montés et d'effets grossiers. L'avalanche en premier qui n'est que le symbole de la catastrophe annoncée mais dont on se remettra parce qu'on ne va pas quitter un si bon niveau de vie pour ça ! Regardez la dernière scène, où tout le monde (où presque) fait preuve de la même lâcheté, abandonnant le car pour se retrouver sur une petite route de montagne, à pied, avec un plan qui nous ramène à Luis Buñuel et au dernier plan (aussi) charme discret de la Bourgeoisie.
Un pitch diablement malin - une famille en vacances, une avalanche et... papa qui s'enfuit comme un gros lâche, laissant les siens se débrouiller seuls - mais finalement une énorme déception. Snow Therapy, sur un rythme d'une lenteur effarante, ne tient pas ses promesses. Le film se complaît en effet dans une lenteur exécrable. Avec, par exemple, des scènes haletantes où l'on suit la progression, en temps réel, d'un tire-fesses paralytique. Et jusqu'en haut s'il-vous-plaît ! Cela vous fait saliver ? Alors sachez que, quelques temps plus tard, vous avez le remake avec le télésiège... Mais sans le pays merveilleux qui va avec. On a méchamment envie de foutre un coup de boost à tout ça, et ce ne sont pas les ponctuations intempestives de quelques-uns des mouvements des Quatre Saisons de Vivaldi qui vont y changer grand-chose.
Découvert sur Arte, ce film sympa avec une belle scène d'action au début celle de cette avalanche mais globalement je trouve un enchantement et une mise en avant beaucoup trop importante pour ce film car il reste très moyen. Peu d'action, beaucoup trop ennuyeux et des séquences sans intérêt. En revanche en point positif : les acteurs sont correct, les plans et cadrages sont irréprochables et cette touche d'humour et de cette fracture du couple apporte heureusement un peu de punch au film avec quelques scènes agréables. Une déception tout de même pour ma part auquel je m'attendais à beaucoup mieux
C'est d'un ennuyeux... je ne m'attendais pas à ça. Ni décapant, ni implacable comme le dit l'affiche du film. Et en plus, ça dégoute des vacances à la neige :) Ce genre de film pseudo-psychologique, on aime ou on déteste. Le sujet de la discorde et ce qui s'en suit est carrément démesuré.
Autopsie du délitement d’un couple à l’occasion de vacances au ski. Un drame psycho-familial aussi subtil que glaçant, porté par une interprétation pleine de justesse.
Chronique familiale acerbe sur le rôle du père et de la virilité mise à mal dans le schéma classique, la puissance de R.Östlund pour faire monter au fur et à mesure dans un cadre exceptionnel où les décors viennent sublimer l’ensemble pour être un personnage important du film en lui-même. Un choc à la norme et à la moralisation actuelle de la société.
La famille de Thomas est soudainement chamboulée par son comportement à la limite de la couardise lors d’une avalanche. Le fait d’avoir privilégié l’instinct de survie à l’amour familial est impardonnable pour sa femme Ebba en même temps que cet événement va mettre en exergue un malaise plus profond chez Tomas, celui de la remise en question de son couple et de son statut de mâle occidental dominant. Mais le pire, c’est qu’il est dans le déni alors que son épouse, afin de sauver son couple qui bat de l’aile, essaie de lui faire admettre la vérité et ce, lors de deux scènes de dîner magnifiques, chacune en présence d’un autre couple comme témoin. Excellemment bien joué (dont le surprenant Kristofer Hivju vu dans la série « Game of thrones » campant habituellement des rôles de guerriers impitoyables et incarnant ici un copain essayant de prendre les choses avec philosophie), nanti d’un morceau musical répétitif prenant (Presto final du concerto pour violon de la saison « L’été » de Vivaldi) et doté d’un humour parfois grinçant fort appréciable, le film de Ruben Östlund aurait toutefois gagné en rythme et en profondeur avec vingt minutes en moins, car il s’égare parfois dans quelques séquences un peu inutiles (cf. celle de la fausse drague en terrasse de café).