Avis : Les Enquêtes du Département V : Miséricorde - Page 3
Les Enquêtes du Département V : Miséricorde
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Pauline G.
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4,0
Publiée le 13 août 2015
Le premier volet des Enquêtes du Département V pose les jalons d'une saga captivante si peu qu'on soit amateur(trice) de polar scandinave et de son lot de révélations malsaines sur fond de décor glauque et sombre à souhait. La violence n'est pas en reste non plus, d'ailleurs, vaut mieux s'abstenir pour les plus sensibles. Et sur ce fond déjà bien solide et confortable en lui-même, le duo Nikolaj Lie Kaas/Fares Fares incarne des personnages attachants car réalistes et d'une touchante humanité. Je ne peux par contre pas comparer avec les écrits, dont on peut supposer qu'ils constituent un ancrage plus que respectable (à voir !). Les images sont belles, les ambiances prenantes et le scénario captivant. Tout, dans le fond comme dans la forme, est soigné et efficace. Les Enquêtes du Département V, c'est donc plus qu'un chouette film à voir, c'est aussi la satisfaction de savoir que le plaisir durera puisqu'il s'agit aussi d'une excellente saga à suivre !
Adapté des romans de Jussi Adler-Olsen, ce polar Scandinave sert une intrigue sombre, efficace et captivante au final haletant, une ambiance de qualité, et une mise en scène maitrisée solidement interprétée. Du très bon cru.
nul et au vu des notes je m'attendait a un super film. très vite les scènes banal s'enchaine: mange va se coucher, pose des question, ses collègue lui demande souvent un café t'accélère encore et encore en espérant que cela devienne intéressant mais non, le film est bourré de situation banal.
Ce polar danois ne souffre d'aucune fausse note : réalisation brillante et plans travaillés, bon jeu d'acteur, crescendo de la tension, atmosphère froide bien transcrite, etc. Bon divertissement.
Un tres bon polar scandinave assez fidèle au livre. Une atmosphère oppressante et un duo d'enquêteurs inédit. Le scénario est solide et prenant. A voir.
Le roman policier venu du nord de l’Europe est aujourd’hui un gage de qualité mais aussi et surtout de succès. La trilogie Millenium de Stieg Larsson publiée à titre posthume, le journaliste écrivain décédant d’une crise cardiaque en 2004 sans avoir pu goûter au succès d’édition mondial de son travail, avait ouvert la voie. La déclinaison cinématographique ne s’est pas fait attendre, trois films sortant coup sur coup pour faire du journaliste enquêteur taciturne Mikael Blomkvist (Mikael Niqvist) et de sa collègue de fortune Lisbeth Salander (Noami Rapace), les deux rénovateurs du traditionnel buddy movie à l’américaine. Comme souvent dans pareil cas Hollywood jamais en peine d’opportunisme n’est jamais loin pour se réapproprier les bonnes recettes susceptibles d’alimenter la machine à cash. C’est David Fincher très à l’aise dans le thriller glauque qui s'est collé au projet. Le succès sera bien sûr au rendez-vous. Depuis, tout ce qui vient des rives de la mer du Nord est regardé avec un œil bienveillant, les danois, suédois ou norvégiens ayant étendu leur savoir-faire aux séries télévisées à suspense (« Borgen », « Clown »,..). Opportuniste, l’écrivain danois Jussi Adler-Olsen a poursuivi dans la veine de Stieg Larsson en proposant un cycle de six livres sur les enquêtes du département V de la police de Copenhague en charge de clore administrativement les vieilles enquêtes non résolues. « Miséricorde » est le premier film inspiré de cette série d’enquêtes. La société de production Zentropa fondée par Lars Von Trier jusqu’alors plutôt spécialisée dans les films à connotation intellectuelle des réalisateurs affiliés au fameux Dogme 93 s’est adjoint les services de Nikolaj Arcel déjà scénariste sur le premier Millenium et de Mikkel Norgaard metteur en scène de télévision ayant officié sur la série à suspense politique « Borgen ». Toutes les assurances ont donc été prises en amont pour fournir au spectateur l’ambiance si particulière qui fait le succès du roman noir nordique devenu un genre à lui tout seul. Un nouveau genre qui a déteint sur une série américaine comme « True detective ». Le duo de flics est constitué de Carl Mork (Nikolaj Lie Kaas), flic à l’humeur plus que maussade, placardisé au département V après qu’il a été jugé responsable d’une bavure consécutive à ses méthodes musclées et d’Assad (Fares Fares) autre exclu dont on ne saura pas grand-chose du passé hormis que sa bonne humeur et son optimisme vont formidablement se marier avec l’ours mal léché qui vient de débarquer dans les sous-sols du département V où il écoutait tranquillement de la techno. Sans plus de préambule après une mise en situation ultra-rapide, la première enquête se pointe. Il n’aura pas fallu longtemps pour que le nez un peu endolori de Mork se débouche. C’est la disparition d’une jeune politicienne en vue qui va sceller l’union du duo déjà en désobéissance hiérarchique à peine constitué. Le scénariste Nikolaj Arcel en choisissant le décalage temporel donne d’emblée un léger temps d’avance au spectateur qui en sait toujours un peu plus que les deux enquêteurs qui avance en aveugle. Ce procédé repris de la série « Columbo » qui dévoilait toute l’intrigue en préambule est ici fragmenté pour le plus grand plaisir ou l’agacement de chacun selon le cas. Mikkel Norgaard qui a bien retenu les leçons des maîtres américains du thriller distille ce qu’il faut de suspense et d’images choc tout en n’oubliant pas de nous intéresser aux relations fraternelles qui doucement se créent entre les deux hommes. Le directeur de la photographie Eric Kress (« Millenium », « Borgen », « Taken 3 ») donne au film une tonalité morodorée qui se démarque un peu de la froideur habituelle des films scandinaves. Quant à l’intrigue qui puise ses sources dans le passé lointain de la victime et de son bourreau, elle est en revanche beaucoup plus attendue. Nous sommes donc en face d’un film complètement pensé pour viser un certain public qu’il cherche à fidéliser sur plusieurs épisodes mais qui se révèle particulièrement efficace sans effet racoleur ce qui n’est pas toujours le cas dans d’autres entreprises du même acabit.
Même si l’on a TOUJOURS le même schéma des policiers à la marge, non soutenus par leurs supérieurs, des rebelles quoi, il faut reconnaître que l’enquête est passionnante: les décors, l’ambiance tout est vraiment remarquable et le suspense haletant.
Première enquête d’une série qui pourrait perdurer, Miséricorde a tout du polar nordique froid et désespéré. Rien ne vient le différencier des nombreuses séries dont nous abreuvent les chaînes de télé, surtout pas son héros taciturne caricatural et sa mise en scène impersonnelle.
Premier volet d'une adaptation d'une saga littéraire de thrillers nordiques, "Miséricorde" pose les personnages et sait proposer une enquête passionnante dans une ambiance sombre et pesante. A conseiller vivement aux amateurs de polars glauques.
Bon polar scandinave, assez noir sur une histoire de vengeance au long cours bien filmé et bien joué. Petit reprocha, l'enquête est un peu rapide et la vie privée des protagonistes traitement trop succintemr.