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Bertie Quincampoix
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4,0
Publiée le 20 janvier 2015
Film populaire du cinéma français d'avant-guerre, Boudu est d'abord et avant-tout une excellente comédie dans laquelle l'immense talent de Michel Simon – qui s'en donne à cœur joie, enchaînant pitrerie sur pitrerie – explose. Mais cette transposition d'une pièce de théâtre constitue aussi une belle réflexion sur la valeur des êtres humains – considérés différemment selon qu'ils sont riches ou pauvres – sur la générosité et sur le droit à la différence. Surtout, ce film est une magnifique ode à la liberté, que l'argent et les conventions sociales ne font qu'entraver.
Mais quel deception ce film ! J'attendais un chef-d'œuvre, vif, enlevé, critique sociale, des rires . . . Mais rien ! C'est mauvais, sur-joué et caricatural, un découpage à la tronçonneuse, certaines scènes longues et ch..., d'autres inutiles . . . Ça enfonce des portes ouvertes sans aucun tact. Et la morale plus que douteuse. Du mauvais théâtre mal retranscrit en film. Je ne comprend pas les éloges portés à ce film. Ce n'est pas parce qu'il y a un bon réalisateur avec un bon acteur que ça donne un bon film !
Un film très déséquilibré à tous les niveaux. Après un début très réussi le film s'essoufle rapidement et cela ne va pas en s'arrangeant. On se lasse de plus en plus et à la fin on s'ennuie profondément. A ne regarder donc que si l'on est très motiver. Une étoile tous de même pour la réalisation de Renoir et l'excellent jeu de Michel Simon.
Bonne comédie avec de bons acteurs et un énorme Michel Simon parfait dans le rôle de ce rustre clochard. On rit bien et on passe un moment bien divertissant. Je mettrais à ce film un 16,5/20.
Jugement mitigé sur ce grand classique. Grande mise en scène, très technique mais bien vieillotte aujourd’hui. Une fable qui permet d’excuser l’invraisemblance du scénario, mais pour dire quoi ? Que Boudu, clochard anarchiste, refuse la société petite-bourgeoise, certes. Mais où est la critique de cette société où le bourgeois est d’une immense générosité, sans retour de gratitude ? Où les “bourgeoi(se)s” font preuve de plus d’empathie et de tolérance que le marginal ? Reste un modèle d’interprétation entre l’immense Michel Simon qui avait déjà joué le rôle au théâtre et Charles Granval, vedette de la Comédie-Française. Cela dit, il garde de l’avance sur les piètres remakes faits par la suite, y compris avec Gérard Depardieu.
« Boudu sauvé des eaux » de Jean Renoir (1932). Boudu (Michel Simon), clochard parisien ayant perdu son chien, se jette dans la Seine mais Mr Lestingois (Charles Granval), libraire, bourgeois aux idées libérales, sera – malgré toute la foule présente sur le pont des Arts - le seul à plonger et à le sauver. Il installe ce SDF chez lui au grand déplaisir de sa bonne Anne-Marie (Séverine Lerczinska) qui est bien sûr sa maîtresse, et de sa femme Emma (Marcelle Hainia). Lestingois cherchera à civiliser Boudu mais ce dernier outrageusement vulgaire, finira par prendre toutes ses aises et par semer le désordre dans la maison en séduisant la bonne et même Mme Lestingois… Pour satisfaire la morale, on décide alors de marier Boudu à la bonne. Les noces se déroulent au bord de la Marne mais la barque des mariés de se renverser et Boudu de disparaître… pour retrouver sa vie d’antan. Comme souvent chez Renoir le théâtre n’est jamais très loin : le film s’ouvre d’ailleurs sur la scène d’un satyre courant après une jeune fille et ensuite les différents « actes » du film sont marqués par la musique : la flûte du voisin ; un air de fifre ; l’orgue de barbarie dans la rue ; le clairon (lorsque Boudu « s’occupe » de Mme Lestingois) ; une valse lors du mariage et à la fin un long coup de sifflet de train comme pour rayer la vie « parisienne » de Boudu avant qu’il ne retrouve sa vie de clochard alors qu’il est devenu riche : « C’est sa destinée, il a repris le fil de l’eau » dira Mr Lestingois. Ce grand film de Jean Renoir qui n’a rien à voir avec le pale remake – réadaptation dit Gérard Jougnot (2005) – comporte cependant une certaine lenteur et quelques lourdeurs : les mimiques et pantomimes de Michel Simon qui en fait souvent trop ; la longueur de la scène du cirage des chaussures ; l’attitude de Mme Lestingois lorsqu’elle voit son mari avec la petite bonne…
Première adaptation de la pièce de théâtre de 1925, dans laquelle Michel Simon incarnait déjà le fameux Boudu. Ici il reprend son rôle avec beaucoup de facilité, il incarne parfaitement son rôle, celui d’un clochard qui se jette dans la Seine, mais qui se retrouve repêché par un libraire qui pensait faire là une bonne action, mais c’était sans connaître le fameux Boudu ! En effet, depuis qu’il est recueilli chez ce gentil couple parisien, Boudu n’en fait qu’à sa tête, malpoli, méprisant, moqueur, il abuse de leur gentillesse et va en profiter jusqu’au bout ! Bizarrement, l’œuvre de Jean Renoir fut un bide à l‘époque de sa sortie, alors que bien des années après, son film a grandement intéressé bon nombre de cinéastes, qui ont vu là, l’occasion d’en faire un remake ! Ainsi, on a eu droit à une version US en 1986 avec Le Clochard de Beverly Hills et dernièrement, c’est Gérard Jugnot qui grimait Gérard Depardieu en Boudu (2005). Mais que l’on ne s’y trompe pas, l’œuvre originale est bien plus réussie et bien plus drôle que ses copies ! L’humour, les répliques, le jeu d’acteur de Michel Simon ne passe pas inaperçu, il s’impose face caméra et on rit de le voir dans pareilles situations !!
Sorti sur les écrans français en 1932, « Boudu » de Jean Renoir nen demeure pas moins aujourdhui dune grande modernité. Si Michel Simon y joue un clochard absolument sidérant de sans-gêne et de drôlerie burlesque, il ne faut pas non plus lui attribuer la seule responsabilité de la réussite de ce film. Jean Renoir, au sommet de son art, livre ici une mise en scène absolument prodigieuse, sous des airs de comédie débonnaire. Tourné en partie en décors naturels, notamment sur les quais de Seine à hauteur du Pont des Arts, là où le clochard Boudu tente de se suicider après avoir perdu son chien, et là où le sauvera un libraire aisé chez qui Boudu squattera plus que de raison et dont il séduira lépouse, le film brille par son intelligence de raisonnement cinématographique chaque plan, chaque mouvement de caméra a un sens et par la pertinence de son propos, plus que subversif pour lépoque. Cest sans doute à cause de tout cela que ce film fut un échec commercial à sa sortie et que celui-ci marqua la fin de la collaboration entre Michel Simon et Jean Renoir (qui comprend notamment le sublime « La Chienne »). Le spectateur dalors nétait peut-être pas prêt à recevoir tant de modernité et tant de liberté de ton. En revanche, celui du début du 21ème siècle, grâce à cette très belle édition en dvd qui comprend dans ses bonus un entretien avec le maître Renoir, en jouit pleinement et avec une fraîcheur que le poids des ans nest pas parvenu à altérer.
Découverte tardive pour moi de ce qui est considéré comme un classique de Jean Renoir et je dois bien avouer que je n ai pas accroché plus que cela. Je suis passé complètement à côté de la satire sociale et le film ne m a ni amusé, ni ému. Je reconnais tout de même la magnifique interprétation de Michel Simon qui traverse plutôt bien le temps.
Ce classique de Jean Renoir ne m'a pas plus emballé que cela. Scénario et dialogues sont bien écrits mais ne présentent rien de transcendant. L'humour y est assez lourd et le personnage qui le véhicule, Boudu (incarné par Michel Simon), est insupportable. Dans l'ensemble, "Boud sauvé des eaux" se regarde sans déplaisir mais pour du Renoir, je m'attendais à nettement mieux.
Un clochard sucidaire est sauvé par un bourgeois qui l'accueille chez lui. Une satire piquante signée Jean Renoir, magnifiée par l'interprétation prodigieuse et si touchante de l'immense Michel Simon.